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Enseigner à un élève trisomique


joelafrite
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Bonjour,

J'aurai l'an prochain dans ma classe une élève porteuse de trisomie 21, scolarisée en Grande section (classe de GS - CP).

Je souhaite commencer à me former dès maintenant, histoire d'avoir les idées claires lorsqu'arrivera la rentrée de septembre.

J'ai fait quelques recherches, j'ai récupéré une brochure chez "Trisomie France", une autre de "Association romande Trisomie 21".

Si des collègues ayant scolarisé des enfants trisomiques de cet âge auraient quelques conseils, je suis preneur ! je précise que cette enfant bénéficie d'une AESH mutualisée 12h.

Merci :) 

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Je ne suis pas spécialiste mais les conséquences d'une trisomie 21 sont très disparates. Des personnes pouvant vivre de manière autonome à certains enfants de l'IME où je travaille qui sont non verbaux et ont une déficience intellectuelle importante.

 

Je pense donc qu'il vaut mieux se renseigner sur les besoins en particulier de ton futur élève et donc se renseigner auprès des collègues de maternelle et éventuellement de la famille (prévoir une équipe éducative peut-être).

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Il y a 7 heures, joelafrite a dit :

je précise que cette enfant bénéficie d'une AESH mutualisée 12h.

Un scandale !

Une présence la totalité du temps est indispensable.

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Cet élève est déjà scolarisé? Tu peux voir avec son enseignante , ce qu'elle lui propose comme activités, ses centres d'intérêt, son autonomie quant à la propreté, son niveau de langage.... et faire un point avec l'aesh.

Le développement du langage, de la motricité , de l'autonomie, la socialisation...

J'ai souvent eu des élèves porteurs de trisomie dans ma classe sans problème.

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Il y a 15 heures, Goëllette a dit :

Un scandale !

Une présence la totalité du temps est indispensable.

Pas forcément, c'est très très disparate la T21... mon petit voisin qui vient de fêter ses 6 ans va au centre aéré sans aménagement particulier si ce n'est qu'il est avec le groupe des petits et qu'on ne lui demande pas de courir vite mais sinon il parle/mange tout seul/joue. Transposé à l'école il a +12H d'AESH mais parce qu'il a besoin d'être accompagné dans ses apprentissages pour entrer dans l'écrit (on a bon espoir). Ok je sais qu'il est dans la fourchette haute haute mais n'empêche, c'est aussi un trisomique. Ne généralisons donc pas.

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Bonjour,

je trouve que la démarche de te renseigner sur la trisomie 21 est un bon début. Les brochures que tu as suffiront surement puisque comme l'ont dit les collègues l'important est de partir des besoins de l'élève (personne ne te demandera d'être un spécialiste de la trisomie 21, et dans le contexte scolaire ça n'aurait que peu d'intérêts). 

Effectivement discuter avec les collègues qui l'ont ou l'ont eu, se renseigner aussi pour savoir si un service de soins est partenaire. 

Après je dirai que le plus important à mon sens est de ne pas avoir peur de tenter des choses, on prend le risque que ça ne fonctionne pas mais on s'ouvre aussi la porte à de belles avancées. 

J'espère que ma réponse t'aura apporté. 

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Il y a 8 heures, NancyDrew a dit :

Pas forcément, c'est très très disparate la T21... mon petit voisin qui vient de fêter ses 6 ans va au centre aéré sans aménagement particulier si ce n'est qu'il est avec le groupe des petits et qu'on ne lui demande pas de courir vite mais sinon il parle/mange tout seul/joue. Transposé à l'école il a +12H d'AESH mais parce qu'il a besoin d'être accompagné dans ses apprentissages pour entrer dans l'écrit (on a bon espoir). Ok je sais qu'il est dans la fourchette haute haute mais n'empêche, c'est aussi un trisomique. Ne généralisons donc pas.

Mais les enseignants qui les accueillent méritent que ces enfants soient accompagnés pour chaque minute passée en classe.

Cessons d'apporter les bâtons pour se faire battre ! Soyons exigeants !

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Bonjour, 

Je rejoins sur le fait qu'une présence sur la totalité du temps devrait être la base pour le bien de cet enfant et celui du reste de la classe. Mes élèves adoraient leur camarade car avec lui on pouvait faire plein de choses grace à la presence de l'Aesh. L'adulte voyait aussi les signes de fatigues et l'isolait pour qu'il se repose plutôt qu'il ne devienne brusque avec les autres= ça évite d'avoir une mauvaise image de lui.

Les personnes ayant une trisomie ont des capacités tellement différentes qu'il te faudra t'adapter à ton élève car il n'y a pas de marche à suivre toute faite. Il y a parfois des types de trisomie dites "partielles" qui permettent d'acceder à la lecture et de suivre en élémentaire.

Dans ma situation, mon élève était peu scolaire (quasi non verbal) et bien intégré (joyeux, sociable, calme, interressé). On faisait en sorte d'avoir toujours quelqu'un pour le surveiller car il faisait des bêtises (se déshabiller, se tremper de la tête au pied au lavabo...) et parce qu'il avait besoin de temps de repos au calme régulièrement.

J'édite: prendre contact avec la famille et l'école est la meilleure solution pour connaître les besoins de ta future élève ;)

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Les élèves trisomiques que j'ai eus étaient très têtus et souvent taquins, toujours attachants.

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Bonjour !

Merci de vos réponses :)

Pour préciser un peu, c'est une élève et une famille que je connais bien, l'enfant est scolarisée dans la classe de ma collègue en MS. Ma collègue m'a donné quelques pistes.

Mon stress vient plutôt d'une crainte de ne pas trop savoir quoi proposer à cette élève en classe. Ça n'a pas l'air de vous avoir posé plus de problèmes que ça, ça me rassure :)

 

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Le 03/03/2022 à 23:24, Goëllette a dit :

Un scandale !

Une présence la totalité du temps est indispensable.

Pour la petite histoire,  nous avions demandé une AESH individuelle,  l'enseignant référent avait bon espoir, mais ...

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il y a 46 minutes, joelafrite a dit :

 

Mon stress vient plutôt d'une crainte de ne pas trop savoir quoi proposer à cette élève en classe. Ça n'a pas l'air de vous avoir posé plus de problèmes que ça, ça me rassure :)

 

J'avais une présence adulte tout le temps et une salle disponible à côté (pour se reposer, bouger, lire un livre avec l'AESH, réinvestir un atelier avec l'aesh, faire un jeu avec 2 ou 3 camarades). Je pense que la base est de prendre en compte sa fatigabilité, sa sensibilité au bruit, son besoin de développer la motricité globale et fine, le langage oral, peut-être aussi un besoin d'ordre à la limite du toc pour certaines choses comme le rangement-fermer les portes... les adaptations pédagogiques suivront naturellement. ;) 

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Il y a 1 heure, joelafrite a dit :

Mon stress vient plutôt d'une crainte de ne pas trop savoir quoi proposer à cette élève en classe. Ça n'a pas l'air de vous avoir posé plus de problèmes que ça, ça me rassure :)

Alors, soyons honnête, les bénéfices en seront surtout tirés par les autres élèves (l'apprentissage du vivre ensemble) que par cette élève, qui serait, à n'en pas douter, bien plus heureuse et surtout bien mieux encadrée, dans un IME !

Donc comme écrit plus haut, l'intégrer au maximum mais prendre en compte son besoin d'être seule, donc lui aménager un coin pour se reposer, qui sera interdit aux autres ... sauf si elle les y invite.

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Je vois ...

Merci :)

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Ca serait bien que tu puisses participer à l'ESS de l'année de MS pour assurer la liaison... sauf si elle a déjà eu lieu.

Récupère son Gevasco, son PPS pour que tu vois ce qu'elle sait faire, les objectifs pour qu'elle progresse, les tâches aidées par l'aide humaine, son projet de scolarisation...

Peut-être si l'enfant a un suivi, prendre contact avant la fin de l'année scolaire avec les personnes qui interviennent auprès d'elle pour connaitre ses besoins.

Comme dit plus haut, il peut y avoir des différences très importantes chez les personnes trisomiques. Chez tous les élèves trisomiques qu'on a accueilli, la difficulté principale était la communication. Certains avaient acquis un petit bagage de langage des signes pour communiquer, d'autres des gestes particuliers pour exprimer ses besoins, d'autres utilisaient des supports visuels. Ce sont toujours les orthophonistes qui nous ont guidé.

 

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Il y a 22 heures, Goëllette a dit :

Alors, soyons honnête, les bénéfices en seront surtout tirés par les autres élèves (l'apprentissage du vivre ensemble) que par cette élève, qui serait, à n'en pas douter, bien plus heureuse et surtout bien mieux encadrée, dans un IME !

Donc comme écrit plus haut, l'intégrer au maximum mais prendre en compte son besoin d'être seule, donc lui aménager un coin pour se reposer, qui sera interdit aux autres ... sauf si elle les y invite.

Je ne vois pas en quoi cet enfant serait mieux en IME! 

Certains enfants sont en souffrance à l'école, n'ont pas accès aux soins nécessaires, et l'absence de place en IME est un scandale. 

D'autres bénéficient réellement d'une scolarisation en milieu ordinaire ou en Ulis. 

J'ai pu suivre 2 enfants trisomiques pendant plusieurs années. L'un des deux avait d'autres troubles associés, et les parents se battaient pour tenter d'obtenir une place en IME. L'autre progressait réellement dans sa scolarité, et suivait les apprentissages de maternelle avec un décalage d'une année (programme de MS en GS par exemple, avec un maintien prévu en GS et un passage en Ulis envisagé à l'issue. Je l'ai ensuite perdu de vue). Ce deuxième enfant, qui a commencé une scolarité à temps partiel, a vu le temps de présence augmenter régulièrement à la demande des enseignants, y compris hors de la présence de l'AVS, jusqu'à un temps plein. 

J'ai également encadré des jeunes trisomiques il y a 25 ans, à une époque où l'inclusion n'était pas la norme. Quand tu vois un jeune trisomique participer à un projet sur le handicap et transcrire en braille l'alphabet latin (après avoir évidemment lu le support et commenté le  contenu), tu tires un trait sur tes préjugés. 

Ne pas oublier qu'en IME, ce sont essentiellement les éducateurs qui s'occupent des enfants. 

Les suivis médicaux et paramédicaux sont souvent insuffisants (exemple local : 2 demi-journées de présence de psychomotricienne pour la totalité de l'IME, pas d'ergothérapie, pas de kiné, ... C'est très courant pour des raisons de budget et de difficultés de recrutement). Et les jeunes accueillis ont très peu de temps de classe. Alors qu'ils ont besoin de répétition, plus qu'un enfant sans handicap, on leur réduit de manière drastique l'accès à la scolarisation. 

N'oublions pas que, même avec une déficience, beaucoup peuvent apprendre. À leur rythme, avec un niveau attendu totalement différent évidemment. Certains peuvent mettre des années à acquérir des bases de lecture ou de numération. D'autres n'y arriveront jamais. Mais si on leur retire l'enseignement, il est certain que ces jeunes n'y parviendront pas. 

 

Dans le domaine du handicap, il faut raisonner en terme de besoins, pas se figer sur un diagnostic. En terme de besoin individuel, en fonction des capacités et du projet de vie de la personne ou de sa famille, pas d'un fourre-tout collectif. 

Le diagnostic est utile (il faut cesser de proposer des psychothérapies aux jeunes autistes en traitant un pseudo trouble anxieux), et donne des pistes pour accompagner, mais il n'est pas suffisant. 

Il n'y a pas un mais DES handicaps. 

Généraliser comme tu le fais est choquant. 

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Il y a 2 heures, mamm gozh a dit :

Je ne vois pas en quoi cet enfant serait mieux en IME! 

Pour tout un tas de raisons !

Il y a 2 heures, mamm gozh a dit :

 

Ne pas oublier qu'en IME, ce sont essentiellement les éducateurs qui s'occupent des enfants. 

Mais pas que, et chaque éducateur a bien moins d'enfant à sa charge !

Il y a 2 heures, mamm gozh a dit :

Les suivis médicaux et paramédicaux sont souvent insuffisants (exemple local : 2 demi-journées de présence de psychomotricienne pour la totalité de l'IME, pas d'ergothérapie, pas de kiné, ... 

Parce qu'ils en ont plus quand ils sont scolarisés en milieu ordinaire ?

Il y a 2 heures, mamm gozh a dit :

N'oublions pas que, même avec une déficience, beaucoup peuvent apprendre. À leur rythme, avec un niveau attendu totalement différent évidemment. Certains peuvent mettre des années à acquérir des bases de lecture ou de numération. D'autres n'y arriveront jamais. Mais si on leur retire l'enseignement, il est certain que ces jeunes n'y parviendront pas. 

Et pourtant, ma trentaine d'années d'expérience m'a montré que, au contraire, et particulièrement les trisomiques, apprenaient bien moins maintenant qu'ils sont en milieu ordinaire que lorsqu'ils avaient la chance de pouvoir être accueillis jeunes en IME.

Actuellement, je ne connais AUCUN élève trisomique de 11 ans sortant d'école classique sachant lire.

A mes débuts, en IME, beaucoup savaient lire, et même avant.

L'idéal serait un IME inclus dans l'école ordinaire.

Il y a 2 heures, mamm gozh a dit :

Dans le domaine du handicap, il faut raisonner en terme de besoins, pas se figer sur un diagnostic. En terme de besoin individuel, en fonction des capacités et du projet de vie de la personne ou de sa famille, pas d'un fourre-tout collectif. 

Le diagnostic est utile (il faut cesser de proposer des psychothérapies aux jeunes autistes en traitant un pseudo trouble anxieux), et donne des pistes pour accompagner, mais il n'est pas suffisant. 

Il n'y a pas un mais DES handicaps. 

Généraliser comme tu le fais est choquant. 

Je ne généralise pas. C'est toi qui le fais. Ici, il est question de trisomiques.

Et pour conclure, comme je l'ai écrit plus haut, j'ai adoré avoir des enfants trisomiques en classe avec moi.

Mais je n'ai pas eu la sensation de leur être utile en tant qu'enseignante.

J'ai été une animatrice, une éducatrice, une maman de substitution, mais quasiment jamais une enseignante.

Et RIEN de ce que j'ai fait faire à ces enfants n'aurait pas pu être fait par un éducateur.

Le besoin d'un élève à l'école, c'est d'en sortir en ayant appris des choses qu'il n'aurait pas pu apprendre ailleurs, et en particulier lire, écrire et compter.

Pas que l'Etat fasse des économies, que ses parents soient contents que leur enfants aient un semblant de normalité.

Mais Macron (et ses prédécesseurs) sont contents que certains enseignants manquent à ce point d'ambition pour l'école, leur métier, les élèves. Ca l'aide à continuer la casse de l'école publique. Youpi !

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Il y a 2 heures, mamm gozh a dit :

N'oublions pas que, même avec une déficience, beaucoup peuvent apprendre. À leur rythme, avec un niveau attendu totalement différent évidemment. Certains peuvent mettre des années à acquérir des bases de lecture ou de numération. D'autres n'y arriveront jamais. Mais si on leur retire l'enseignement, il est certain que ces jeunes n'y arriveront pas.

 

il y a 16 minutes, Goëllette a dit :

Mais je n'ai pas eu la sensation de leur être utile en tant qu'enseignante.

J'ai été une animatrice, une éducatrice, une maman de substitution, mais quasiment jamais une enseignante.

C'est surtout ça qui me questionne. L'acte d'enseignement avec cette enfant.

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Il y a 6 heures, joelafrite a dit :

C'est surtout ça qui me questionne. L'acte d'enseignement avec cette enfant.

Qui devrait être au centre de notre métier ...

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Quand j'étais à l'IUFM, j'avais visité une clis avec une collègue qui faisait un travail formidable avec sa classe d'enfants trisomiques. Et ils apprenaient à lire. C'est donc possible. 

Seulement, moi, je ne suis pas spécialisé, gros besoin de formation donc. J'ai appelé la circo ASH, j'attends des réponses. On verra bien. 

  • Solidaire 1
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Il y a 11 heures, mamm gozh a dit :

Je ne vois pas en quoi cet enfant serait mieux en IME! 

Certains enfants sont en souffrance à l'école, n'ont pas accès aux soins nécessaires, et l'absence de place en IME est un scandale. 

D'autres bénéficient réellement d'une scolarisation en milieu ordinaire ou en Ulis. 

J'ai pu suivre 2 enfants trisomiques pendant plusieurs années. L'un des deux avait d'autres troubles associés, et les parents se battaient pour tenter d'obtenir une place en IME. L'autre progressait réellement dans sa scolarité, et suivait les apprentissages de maternelle avec un décalage d'une année (programme de MS en GS par exemple, avec un maintien prévu en GS et un passage en Ulis envisagé à l'issue. Je l'ai ensuite perdu de vue). Ce deuxième enfant, qui a commencé une scolarité à temps partiel, a vu le temps de présence augmenter régulièrement à la demande des enseignants, y compris hors de la présence de l'AVS, jusqu'à un temps plein. 

J'ai également encadré des jeunes trisomiques il y a 25 ans, à une époque où l'inclusion n'était pas la norme. Quand tu vois un jeune trisomique participer à un projet sur le handicap et transcrire en braille l'alphabet latin (après avoir évidemment lu le support et commenté le  contenu), tu tires un trait sur tes préjugés. 

Ne pas oublier qu'en IME, ce sont essentiellement les éducateurs qui s'occupent des enfants. 

Les suivis médicaux et paramédicaux sont souvent insuffisants (exemple local : 2 demi-journées de présence de psychomotricienne pour la totalité de l'IME, pas d'ergothérapie, pas de kiné, ... C'est très courant pour des raisons de budget et de difficultés de recrutement). Et les jeunes accueillis ont très peu de temps de classe. Alors qu'ils ont besoin de répétition, plus qu'un enfant sans handicap, on leur réduit de manière drastique l'accès à la scolarisation. 

N'oublions pas que, même avec une déficience, beaucoup peuvent apprendre. À leur rythme, avec un niveau attendu totalement différent évidemment. Certains peuvent mettre des années à acquérir des bases de lecture ou de numération. D'autres n'y arriveront jamais. Mais si on leur retire l'enseignement, il est certain que ces jeunes n'y parviendront pas. 

 

Dans le domaine du handicap, il faut raisonner en terme de besoins, pas se figer sur un diagnostic. En terme de besoin individuel, en fonction des capacités et du projet de vie de la personne ou de sa famille, pas d'un fourre-tout collectif. 

Le diagnostic est utile (il faut cesser de proposer des psychothérapies aux jeunes autistes en traitant un pseudo trouble anxieux), et donne des pistes pour accompagner, mais il n'est pas suffisant. 

Il n'y a pas un mais DES handicaps. 

Généraliser comme tu le fais est choquant. 

Tout ton message je dis bien tout ton message prouve bien que l'IME est indispensable à l'enfant. Avec une prise en charge spécialisée et adaptée à chaque enfant par des enseignants spécialisés qui vu des effectifs réduits et une prise en charge intégrale de l'enfant et non seulement de l'élève peuvent gérer chacune de ses particularités en se calant sur SON rythme.  

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Je crois qu'elle voulait juste dire que certains enfants porteurs de trisomie pouvaient très bien se retrouver en classe normale parce que ça leur ferait du bien et que ce serait bon pour eux, même si l'enseignant n'enseignerait pas vraiment à cet enfant comme il le voudrait.

Elle regrettait juste qu'on considère qu'un enfant trisomique doit nécessairement aller en IME, tout ça parce qu'il est trisomique. Alors qu'en adaptant un tant soit peu sa pédagogie, il pourrait très bien trouver sa place parmi les autres.

Les besoins de l'enfant sont quand même plus importants que les états d'âme de l'enseignant...

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En la matière, ce qu'on apprend en formation et qu'on vérifie très vite sur le terrain, c'est qu'il faut se méfier absolument des discours généralisateurs et définitifs. La trisomie, comme l'autisme ou d'autres problématiques, recouvrent des réalités très différentes d'un individu à l'autre.

Un seul conseil, si tu entends quelqu'un te dire ex cathedra que trisomie=IME, trisomie=24h d'aesh (tiens, ça me rappelle quelqu'un..), tu peux être à peu près sûre qu'il ne sait pas de quoi il parle, même chose pour quelqu'un qui affirmerait l'exact opposé avec la même absence de nuance. Je te conseille de rencontrer ta future élève, sa famille, de te procurer son dossier, de connaitre les aides déjà engagées (sessad, libéral, cmp...)  et de voir ce qu'il est possible d'envisager dans la situation telle qu'elle est en lien avec l'enseignant référent en charge du dossier.

 

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Bonjour, merci de ces conseils. 

Oui, je connais bien cette enfant et sa famille.

Mon interrogation était plus sur l'enseignement proprement dit, mais si j'ai bien compris il n'y aurait pas vraiment de spécificité avec la trisomie. Bien connaître l'enfant pour adapter au mieux l'enseignement, comme avec tous les enfants "particuliers", en fait.

Pour elle, acquisition du langage, déjà, et selon ma collègue qui s'en occupe actuellement : tris et classements.

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il y a une heure, joelafrite a dit :

Bonjour, merci de ces conseils. 

Oui, je connais bien cette enfant et sa famille.

Mon interrogation était plus sur l'enseignement proprement dit, mais si j'ai bien compris il n'y aurait pas vraiment de spécificité avec la trisomie. Bien connaître l'enfant pour adapter au mieux l'enseignement, comme avec tous les enfants "particuliers", en fait.

Pour elle, acquisition du langage, déjà, et selon ma collègue qui s'en occupe actuellement : tris et classements.

Voilà.

Les personnes atteintes de trisomie peuvent avoir des déficiences marquées ou plus discrètes, dans certains cas on est tout près de la normale en ce qui concerne les éléments psychométriques. Ce qui est parfois compliqué c'est de trouver une juste positionnement relationnel avec ces personnes qui aspirent souvent l'affection des tiers et d'éviter l'effet "mascotte" pour le groupe.

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il y a 21 minutes, papillon2704 a dit :

Ce qui est parfois compliqué c'est de trouver une juste positionnement relationnel avec ces personnes qui aspirent souvent l'affection des tiers et d'éviter l'effet "mascotte" pour le groupe.

Ah oui, je n'avais pas pensé à ça. Oui, cela promet d'être compliqué, je suis assez affectif moi aussi.

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il y a une heure, papillon2704 a dit :

Voilà.

Les personnes atteintes de trisomie peuvent avoir des déficiences marquées ou plus discrètes, dans certains cas on est tout près de la normale en ce qui concerne les éléments psychométriques. Ce qui est parfois compliqué c'est de trouver une juste positionnement relationnel avec ces personnes qui aspirent souvent l'affection des tiers et d'éviter l'effet "mascotte" pour le groupe.

A l'inverse de l'effet mascotte il faut aussi veiller à l'effet inverse. La fille de mes amis était régulièrement harcelée mais n'en avait pas pour autant conscience. Le collège fut un passage très douloureux pour ses parents.

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Il y a 11 heures, Pablo a dit :

A l'inverse de l'effet mascotte il faut aussi veiller à l'effet inverse. La fille de mes amis était régulièrement harcelée mais n'en avait pas pour autant conscience. Le collège fut un passage très douloureux pour ses parents.

Tout à fait, merci, ça me rappelle des souvenirs sordides de ma vie de collégien, lorsqu'un de mes camarades de classe se faisait martyriser par une bande de ...  bref.  Il y a un travail à mener dans chaque collège contre le harcèlement et les discriminations en général. Bien souvent les élèves différents en sont les premières victimes tant l'adolescence et un lieu de confrontation avec les "normes". dans mon collège de secteur avec Ulis et Segpa, c'est un sujet pris très au sérieux par la direction et la vie scolaire. Des actions d'information et de prévention sont régulièrement menées.

Ne croyons pas pour autant que ce genre de phénomène serait absent des établissements spécialisés.

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