Babouille Posté(e) mercredi à 16:08 Posté(e) mercredi à 16:08 J'adore comment elle écrit cette nana!!! "Humour d'une Psycho" LES SOLDES D'ÉTÉ : 30 MINUTES EN CABINE POUR COMPRENDRE POURQUOI TU RESTES CÉLIBATAIRE Il y a deux types de personnes pendant les soldes. Celles qui trouvent des pépites à -70 %. Et celles qui ressortent avec un déo, une crise existentielle et un short qu'elles n'aiment même pas. Moi, je suis la deuxième. Évidemment. J'étais partie acheter un petit short sympa avant Bali. Un truc qui dit "vacances". Pas un truc qui hurle "j'ai abandonné le combat contre la gravité." J'entre dans le magasin. Il faisait déjà 38 degrés dehors. Dedans, j'avais l'impression d'être entrée directement dans un four à pizzas. À ce stade, le magasin ne vendait plus des vêtements... il cuisait les clientes. Premier obstacle : le bac à soldes. Enfin... "bac"... C'est une fosse commune textile. Des femmes plongées jusqu'aux épaules dans des montagnes de fringues comme si le dernier short de la planète était caché dessous. Une dame attrape le même short que moi. Je tire. Elle tire. On s'est regardées dans les yeux pendant trois secondes. Trois secondes où j'ai sincèrement pensé finir au journal de 20 heures pour un H&M à 4,99 €. Les soldes transforment des mères de famille en gladiatrices. Les Jeux olympiques devraient vraiment ajouter l'épreuve "fouille de bac à -70 %". Je prends le short en trois tailles : S, M et L. Pas parce que j'hésite. Parce que je n'ai plus aucune confiance dans l'industrie du textile. Un 40 chez l'un, c'est un 36 chez l'autre. Ils tirent les tailles au loto. Aux soldes, tu ne connais plus ta taille. Tu ne connais plus ton âge. Tu ne connais plus ton prénom. Tu deviens juste une femme en sueur qui négocie avec son bourrelet comme un diplomate de l'ONU. Puis arrive... la cabine. Un mètre carré. Un rideau qui ferme autant qu'une promesse de politicien. Un miroir qui te rajoute huit kilos, deux mentons et trois pensions alimentaires. Et cette lumière... On dirait qu'ils ont installé les néons d'une salle d'autopsie. Les miroirs des cabines, ce sont les seuls employés du magasin qui travaillent vraiment. Leur mission, c'est de te convaincre que tu ressembles à une patate emballée sous vide pour que tu achètes une robe longue. J'enfile le S. J'y rentre. Enfin... une partie de moi y rentre. Je ressemble à une chipolata sous vide. Je ne respire plus. Mon bourrelet fait connaissance avec mon soutien-gorge. Ils échangent leurs numéros. Le short me regarde avec mépris. "On croyait en toi... mais visiblement, toi tu croyais un peu trop aux apéros." J'essaie le M. Ça ferme. Techniquement. Mais si je m'assois, il explose. Si je mange une frite, il explose. Si quelqu'un éternue à moins de cinq mètres... il explose. C'est pas un short... c'est un garrot homologué par les urgences. Mes cuisses ont commencé à rédiger leur testament. J'essaie le L. Il est trop grand. J'ai l'air d'un sac-poubelle qui a gagné un peu trop de liberté. On dirait que je porte la tente Quechua du voisin moldave. À côté de moi, il y a une fille de 22 ans. Elle essaie tout. Tout lui va. Même le cintre lui affine la taille. Elle n'a même pas besoin de remonter son short. C'est ses fesses qui remontent jusqu'au short. Les miennes ont posé un arrêt maladie depuis la ménopause. Les siennes sont encore en CDI. Je ressors de la cabine. J'ai perdu trois litres d'eau. Mon mascara est descendu plus vite que ma dignité. J'ai des traces d'élastique gravées sur le ventre comme des fossiles. J'ai essayé douze shorts. J'en achète un que je n'aime pas à 19,99 €. Parce qu'après quarante minutes de souffrance, ton cerveau finit par appeler ça une bonne affaire. Le pire, c'est qu'en rentrant chez toi, tu le réessayes devant ton miroir. Et là... Il te va mieux. Parce que chez toi, le miroir ne travaille pas pour le magasin. Les soldes, c'est le seul endroit où tu pars pour économiser de l'argent... et où tu repars avec une estime de toi en liquidation totale. Team "Je suis partie acheter un short pour Bali... je suis revenue avec un short, un déo et un traumatisme." P.-S. : Si vous me croisez à Bali, je serai en paréo. Le paréo, c'est le seul vêtement qui te regarde encore avec bienveillance. Il ne juge pas. Il contourne le problème. 2 1
Ljub Posté(e) mercredi à 16:58 Posté(e) mercredi à 16:58 Il y a 2 heures, Lnjovir a dit : Trop fort, le matou. 😄 Il y a 2 heures, Lnjovir a dit : Tous les chemins mènent là-bas en ce moment. 🥹 1
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