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Ce qui est "trop dur" pour des maternelles


183 réponses à ce sujet

#21 calia

    Chef de bande

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Posté 05 juillet 2009 - 14:55

Voilà ce que je ne comprends pas en maternelle :
- les projets qui me semblent à mille lieux de leurs préoccupations (5 continents, presse, astronomie, préhistoire...). Des fois, on dirait que c'est l'enseignant qui veut se faire plaisir, en mettre plein la vue à ses collègues et aux parents.
- les instits qui commencent certains apprentissages très tôt dans le but de "tirer les élèves vers le haut", sans penser que certains enfants n'en sont pas du tout à ce point-là, et la majorité aurait d'autres choses à apprendre avant (les phonèmes en MS, alors que certains enfants n'ont pas encore compris que lire, c'était lire des mots et non pas inventer l'histoire.
- le travail par thème (quand il n'est pas réfléchi) : par exemple, on travaille sur l'automne, alors on va écrire automne en cursive, alors qu'on n'a pas appris à écrire les lettres (je caricature volontairement).
- ce que j'appelle l'élémentarisation : que l'enfant soit passif (on lui explique, il applique sur fiche) sans rechercher, sans manipuler pour comprendre.

Voilà maintenant comment je fonctionne :

- Je travaille souvent en projets, en essayant de rester proche de leur vécu ou de ce qui nous entoure : jardin, cuisine, matérialisation d'histoires, spectacle, création d'outils pour la classe... Je dis aux enfants pourquoi on fait l'activité (but final) et ce qu'ils vont apprendre.
- Je travaille aussi souvent en séquences d'apprentissage qui ne sont liées à aucun projet. On passe d'abord par la manipulation ou le vécu dans l'espace, puis on s'entraine en variant les supports, et enfin on laisse une trace-bilan (fiche, affiche) sur laquelle on essaie de revenir régulièrement.
- J'aime aussi bien rebondir sur des évènements de la classe en DDM plutôt que de faire des leçons de chose. Par exemple, à un moment de l'année, il y a toujours un enfant qui va trouver un escargot dans la cour. Je trouve alors plus intéressant de prendre cette occasion pour essayer de l'installer quelques temps dans la classe, de le nourrir, d'observer comment il se déplace, éventuellement d'observer l'accouplement ou la ponte, plutôt que d'amener un jour un escargot et de débiter ma leçon. Au final, le résultat sera le même puisqu'on produira une trace écrite avec le vocabulaire et les résultats des observations.
- J'essaye au maximum de pousser chacun le plus loin possible en différenciant pour ne laisser personne sur le côté. Pour ça, je fais un temps l'AM qui pourrait s'appeler "remédiation" pour certains et "pour aller plus loin" pour d'autres.

Quant aux méthodes et livres cités :
- "apprentissage progressif de l'écrit..." (Brigaudiot), je l'ai trouvé très intéressant notamment parce qu'il m'a bien fait prendre conscience que ma posture d'adulte face à l'écrit pouvait induire des petits en erreur sur leur représentation de ce que veut dire "lire". Il faudrait que je le relise maintenant pour voir si je peux en retirer de nouvelles choses.
- J'ai trouvé "le geste d'écriture" très intéressant, il m'a aussi permis de me rendre compte compte de certaines nécessités pour l'apprentissages de l'écriture qui ne m'avaient pas sautées au yeux avant (positions des doigts et de la main, gestion et maîtrise de l'espace feuille, etc...). Pour autant, après avoir essayé, je ne suis plus cette méthode qui est effectivement très (trop) ambitieuse en PS-MS.
- J'ai utilisé les alphas en GS, les enfants ont adoré et fait beaucoup de progrès avec cette méthode

Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi vous les instructionnistes (Akwabon, Volubilys...), à chaque fois qu'on parle de projet ou de jeu, vous avez l'impression qu'il s'agit d'un enseignement complètement déstructuré, illogique, sans cohérence...
Ca fait 6 ans que je suis en maternelle, j'avoue qu'au début, je partais un peu dans tous les sens, je me suis aussi lancée dans des projets trop ambitieux, j'ai tâtonné... Mais ce n'est plus le cas maintenant, je sais où je vais, je sais où les élèves doivent arriver. Bien sûr, c'est encore loin d'être parfait... :wink:

#22 nenuphar

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Posté 05 juillet 2009 - 18:23

Voir le messagevolubilys, le 05/07/2009, 18:54, dit :

Citation

Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi vous les instructionnistes (Akwabon, Volubilys...), à chaque fois qu'on parle de projet ou de jeu, vous avez l'impression qu'il s'agit d'un enseignement complètement déstructuré, illogique, sans cohérence...
Car c'est ce que je constate sur le forum, c'est aussi ce que j'ai constaté dans les différentes écoles où je suis passée (j'ai été ZIL deux ans, j'ai vu un certain nombre de classes), c'est aussi ce que promeuvent les conseillers péda et les conférences péda...

Je me permets d'intervenir dans cette discussion très intéressante au sujet du travail en "projet".

Lorsque j'étais à l'IUFM, la mode des "projets" battait son plein, elle s'est un peu calmée depuis (heureusement).
Dans les quelques classes que j'ai vu travailler en projet, cela donnait lieu à un enseignement "éclaté" où l'enseignant ne travaillait que les notions qui collaient à son projet.
De fait certains champs notionnels n'étaient pas travaillés du tout, car ils ne cadraient avec aucun des "projets". Et il n'y avait plus aucune progression cohérente.
Cette "pédagogie du projet" finissait donc par ressembler à une grosse marmite où bouillonnait une mixture notionnelle sans queue ni tête...

Je n'en ai pas gardé un excellent souvenir... :glare:

#23 dhaiphi

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Posté 05 juillet 2009 - 18:33

Voir le messagenenuphar, le 05/07/2009, 19:23, dit :

Cette "pédagogie du projet" finissait donc par ressembler à une grosse marmite où bouillonnait une mixture notionnelle sans queue ni tête...

Voilà une définition comme je les apprécie. :thumbsup:

#24 cuobelita

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Posté 05 juillet 2009 - 20:24

Voir le messagecalia, le 05/07/2009, 15:55, dit :

Voilà ce que je ne comprends pas en maternelle :
- les projets qui me semblent à mille lieux de leurs préoccupations (5 continents, presse, astronomie, préhistoire...).
J'ai une collègue qui a travaillé sur le thème de la préhistoire avec ses élèves et contrairement à ce que tu a l'air de croire cela a beaucoup intéressé les élèves, même si temporellement parlant c'est effectivement loin d'eux. Tout dépend comment on aborde les choses... C'est sûr qu'en GS on ne rentre pas dans les détails mais c'est bien que les enfants aient cette culture de l'homme d'avant :smile:
Moi non plus je ne suis pas fan de certains projets qui concentrent un certain nombre de domaines et laissent trop de choses sur la touche pendant une durée trop longue...et je me rappelle l'avoir évoqué quand j'étais à l'iufm.
Voici la réponse que l'on m'a faite: ben c'est pas grave vous pouvez faire votre projet et travailler les notions non reliées à ce dernier parallèlement sur le temps de classe... donc projet +...+.... ben ça limite l'intérêt assez rapidement finalement.

#25 Akwabon

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Posté 05 juillet 2009 - 20:29

Je réponds à Calia par "petits bouts", d'abord parce que je suis un peu fatiguée en ce moment, ensuite pour ne pas lasser et laisser parler les autres...

Citation

Voilà ce que je ne comprends pas en maternelle :
- les projets qui me semblent à mille lieux de leurs préoccupations (5 continents, presse, astronomie, préhistoire...). Des fois, on dirait que c'est l'enseignant qui veut se faire plaisir, en mettre plein la vue à ses collègues et aux parents.
C'est aussi un peu l'effet que cela me fait. A part dans des zones très favorisées culturellement, je ne connais pas beaucoup de classes où tous les élèves ont déjà suffisamment de repères dans l'espace et dans le temps pour que ces projets leur apportent réellement quelque chose et qu'ils y soient réellement acteurs.
Ce qui m'inquiète aussi pour eux, c'est que le temps passé à réaliser les "productions" auxquelles mène ce projet diminue d'autant le temps d'apprentissage nécessaire pour les "vrais savoirs de l'école maternelle".


- les instits qui commencent certains apprentissages très tôt dans le but de "tirer les élèves vers le haut", sans penser que certains enfants n'en sont pas du tout à ce point-là, et la majorité aurait d'autres choses à apprendre avant (les phonèmes en MS, alors que certains enfants n'ont pas encore compris que lire, c'était lire des mots et non pas inventer l'histoire.
Là encore, d'accord avec toi. Je le ressens particulièrement avec les nombreux travaux autour des prénoms en PS, copie comprise, alors que les enfants ne dessinent pas encore, qu'ils n'ont encore construit aucun repère spatial sur l'espace de la feuille de papier, qu'ils ne sont même pas encore sensibles au fait que l'on peut symboliser une action, une personne ou une chose par un signe aléatoire qui pourra être réutilisé aussi bien pour le codage que le décodage.
Pour l'apprentissage des lettres, plutôt que des phonèmes en MS, cela dépend. Maria Montessori décrit très bien les activités qu'elle suggère dès quatre ans dans "Pédagogie scientifique (1) : La maison des enfants" et, avec une toute autre approche, Célestin Freinet dans "La méthode naturelle : l'apprentissage de la langue".
Un enfant de quatre ans, sensibilisé depuis la Petite Section, à des exercices visant à solliciter ses sens et dans le cas présents tout particulièrement son ouïe, sa vue et son toucher, comme chez Montessori, peut très bien commencer à éprouver de l'intérêt et du plaisir à manipuler d'une part les lettres et d'autre part les sons de sa langue.
Un autre, dictant quotidiennement depuis son entrée à l'école maternelle, des mots et des phrases pour raconter son dessin, les entendant relire par le maître, participant même parfois avec ses camarades à l'impression de textes collectifs, peut aussi éprouver suffisamment d'intérêt envers l'écrit pour avoir envie de s'y investir de manière plus structurée.

- le travail par thème (quand il n'est pas réfléchi) : par exemple, on travaille sur l'automne, alors on va écrire automne en cursive, alors qu'on n'a pas appris à écrire les lettres (je caricature volontairement).
Tu ne caricatures même pas ! Combien de "Joyeux Noël et Bonne Année" en cursive au mois de décembre alors que jusque là, personne n'a encore fait la moindre ligne de boucles, de ponts ou de vagues ?
- ce que j'appelle l'élémentarisation : que l'enfant soit passif (on lui explique, il applique sur fiche) sans rechercher, sans manipuler pour comprendre.
Ce n'est absolument pas la pédagogie que j'applique, ni en élémentaire, ni en maternelle. Il est selon moi totalement impossible d'apprendre quoi que ce soit à quelqu'un de passif. Bien sûr, dans les grandes classes du collège, au Lycée, dans les études supérieures, les élèves sont suffisamment mûrs pour que l'on puisse faire confiance à leur écoute active lors d'un cours magistral, écoute active qui leur permet ensuite d'appliquer ce qu'ils viennent d'apprendre dans des exercices, des problèmes, des dissertations...
Mais, même en 6° ou 5°, je suppose que les professeurs ont de tous temps compris que, pour obtenir plus tard cette écoute active, il était nécessaire de la préparer en sollicitant les autres capacités des élèves et qu'aucun bon professeur n'a jamais imaginé laisser ses élèves écouter ou faire semblant sans les solliciter et leur demander des exemples, des explications, de rapides exercices de recherche.

C'est encore bien plus vrai en maternelle et dans les petites classes de l'élémentaire. L'enfant doit être actif d'un bout à l'autre de la "leçon" que ce soit pour manipuler, pour questionner, pour expliquer ou pour appliquer.
L'idéal pour moi est d'amener une notion seulement lorsqu'elle est maîtrisée intuitivement par tous les élèves de la classe. La leçon consiste alors à formaliser avec eux ce qu'ils savent déjà.
C'est ainsi je pense que le concevaient Montessori et Freinet lorsqu'ils permettaient à leurs petits élèves de quatre ans de manipuler les lettres et les sons qu'ils fréquentaient (Freinet) ou dont la découverte sensible avait été longuement préparée (Montessori) depuis bien longtemps déjà.


#26 Lady Oscar

    1er d'la classe

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Posté 05 juillet 2009 - 20:45

De rien :)

Pour moi "élémentarisant" c'est un ensemble de clichés (table à son nom dès la petite section, peu de coin jeu voir pas du tout, des gros groupes d'élèves qui suivent une leçon magistrale et parfois la tendance à moins différencier).

Ce que je cite ne me convient pas mais c'est une façon de travailler et je la respecte à partir du moment que l'enseignant ne le fait pas par hasard mais dans le souci des élèves.

J'ai plutôt tendance à essayer d' inclure des aspects de la maternelle en élémentaire (travail de groupe, je me questionne sur la façon de "noter", de mettre l'enfant en situation de réussite en marquant plus les progrès que les échecs, différencier, bref pas facile, un idéal pour moi mais tellement loin)


#27 calia

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Posté 05 juillet 2009 - 20:52

Voir le messagevolubilys, le 05/07/2009, 18:54, dit :

Voir le messagecalia, le 05/07/2009, 15:55, dit :

- les instits qui commencent certains apprentissages très tôt dans le but de "tirer les élèves vers le haut", sans penser que certains enfants n'en sont pas du tout à ce point-là, et la majorité aurait d'autres choses à apprendre avant (les phonèmes en MS, alors que certains enfants n'ont pas encore compris que lire, c'était lire des mots et non pas inventer l'histoire.
la phonologie en MS n'a rien à voir avec la lecture... Pour moi, non, mais j'ai vu des classes où on faisait beaucoup de phono en MS, histoire d'en faire de petits déchiffreurs, au détriment du reste

Citation

- ce que j'appelle l'élémentarisation : que l'enfant soit passif (on lui explique, il applique sur fiche) sans rechercher, sans manipuler pour comprendre.
Quelle étrange conception de l'école et de l'enseignement élémentaire :blink: Je dis ça d'après ce que j'en ai vu (comme toi pour la maternelle)
-

Citation

J'aime aussi bien rebondir sur des évènements de la classe en DDM plutôt que de faire des leçons de chose. Par exemple, à un moment de l'année, il y a toujours un enfant qui va trouver un escargot dans la cour. Je trouve alors plus intéressant de prendre cette occasion pour essayer de l'installer quelques temps dans la classe, de le nourrir, d'observer comment il se déplace, éventuellement d'observer l'accouplement ou la ponte, plutôt que d'amener un jour un escargot et de débiter ma leçon. Au final, le résultat sera le même puisqu'on produira une trace écrite avec le vocabulaire et les résultats des observations.
mais comment proposer quelque chose de structuré? Comment être sûr de respecter les programmes? J'utilise aussi les aléas de la vie de classe mais c'est anecdotique. et puis il y a des domaines difficilement abordables par ce biai. Je n'ai pas dit que j'abordais tout comme ça, mais en DDM, j'essaye de partir de ce qui nous entoure, de ce qu'on observe plutôt que de proposer quelque chose qui n'a rien à voir avec la vie de la classe. Je fais un petit jardin : cycle de vie de la plante; élevage d'escargot : vie animale et grandes fonctions; les enfants ramassent des feuilles mortes : on aborde les saisons; on fait de la cuisine, on a besoin d'une balance : utilsation objet technique (avec élargissement à différents types de balances et expérimentations...

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- J'essaye au maximum de pousser chacun le plus loin possible en différenciant pour ne laisser personne sur le côté. Pour ça, je fais un temps l'AM qui pourrait s'appeler "remédiation" pour certains et "pour aller plus loin" pour d'autres.
concrètement comment fais-tu car cela tient du préceptorat. J'essaie aussi de mener chacun le plus loin possible mais en tâchant de différencier le moins possible (j'ai déjà 5 niveaux, je ne tiens pas à en avoir 10 ou 15 via la différenciation). J'ai des doubles niveaux depuis le début. L'AM je ne regroupe pas les enfants par section mais par niveau. Je prépare alors 3 ou 4 niveaux différents. Quand j'avais des MS-GS, c'était sous forme de plan de travail (une liste des activités à faire), en TPS-PS et en PS-MS, j'installe des ateliers autonomes et j'appelle les enfants par petis groupes.

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Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi vous les instructionnistes (Akwabon, Volubilys...), à chaque fois qu'on parle de projet ou de jeu, vous avez l'impression qu'il s'agit d'un enseignement complètement déstructuré, illogique, sans cohérence...
Car c'est ce que je constate sur le forum, c'est aussi ce que j'ai constaté dans les différentes écoles où je suis passée (j'ai été ZIL deux ans, j'ai vu un certain nombre de classes), c'est aussi ce que promeuvent les conseillers péda et les conférences péda... Je n'ai jamais entendu de conseiller péda ou de conférencier prôner cela... Mais je suis tout de même d'accord sur le fait qu'à l'IUFM, on m'a beaucoup parlé de projets sans mettre en évidence qu'il y a forcément un ordre dans les apprentissage (peut-être que c'était évident pour eux?), tout comme on m'a beaucoup parlé de phase de découverte/manipulation et bien moins de la phase d'entraînement (sans laquelle ça rentre par une oreille, ça sort par l'autre).


#28 calia

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Posté 05 juillet 2009 - 21:03

Voir le messagecuobelita, le 05/07/2009, 21:24, dit :

Voir le messagecalia, le 05/07/2009, 15:55, dit :

Voilà ce que je ne comprends pas en maternelle :
- les projets qui me semblent à mille lieux de leurs préoccupations (5 continents, presse, astronomie, préhistoire...).
J'ai une collègue qui a travaillé sur le thème de la préhistoire avec ses élèves et contrairement à ce que tu a l'air de croire cela a beaucoup intéressé les élèves, même si temporellement parlant c'est effectivement loin d'eux. Tout dépend comment on aborde les choses... C'est sûr qu'en GS on ne rentre pas dans les détails mais c'est bien que les enfants aient cette culture de l'homme d'avant :smile:
Mes élèves de PS-MS croient que j'ai 10 ans (15 ans pour ceux qui poussent le bouchon le plus loin), les programment de cycle 2 (ceux de 2002, j'avoue que je n'ai pas lu les derniers) préconise d'aborder le temps des parents/le temps de grands-parents. Ce n'est qu'en C3 qu'on commence l'Histoire.
Alors aborder la Préhistoire en maternelle, ça me laisse pantoise :blink: . Ca les a sans doute intéressé si ça parlait de mammouths, de chasse, de vie dans une grotte, mais pour eux, ça ne pouvait être qu'une histoire, pas l'Histoire.

#29 dhaiphi

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Posté 05 juillet 2009 - 21:32

Voir le messagecalia, le 05/07/2009, 22:03, dit :

Ca les a sans doute intéressé si ça parlait de mammouths, de chasse, de vie dans une grotte, mais pour eux, ça ne pouvait être qu'une histoire, pas l'Histoire.

On ne pouvait mieux dire. :applause:

#30 Moustache

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Posté 05 juillet 2009 - 23:46

Voir le messageAkwabon, le 05/07/2009, 21:29, dit :

Ce qui m'inquiète aussi pour eux, c'est que le temps passé à réaliser les "productions" auxquelles mène ce projet diminue d'autant le temps d'apprentissage nécessaire pour les "vrais savoirs de l'école maternelle".
D'un côté il y aurait les productions inutiles et de l'autre les apprentissages des vrais savoirs ?
désolé, je ne partage absolument pas ce point de vue. C'est aussi à travers des productions diverses que se font les apprentissages.
Il est vrai que si on ramène les "vrais savoirs" à lire, écrire compter... :wink:

Quelqu'un demandait un exemple des échanges au sujet de "l'élémentarisation" : http://forums-enseignants-du-primaire.com/...p;#entry3924964





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