Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Forums Enseignants du primaire

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Meirieu n'aime plus les compétences...

Featured Replies

Posté(e)

Qu'est-ce que j'aimerai ne plus lire cet affreux terme de "compétence"... "savoir attacher une pièce jointe à un courriel", c'est vraiment dans des programmes ?

B2i, compétence 4 du socle commun, niveau collège, domaine 5 : "Communiquer, échanger", item : "Recevoir un commentaire, un message y compris avec pièces jointes", compétence : "Il sait manipuler une pièce jointe à un message reçu".

Voilà voilà...

Détail cocasse: mon père (bac -4, 84 ans) maîtrise cette compétence.

  • Réponses 125
  • Vues 17.7k
  • Created
  • Dernière réponse

Membres les plus actifs

Most Popular Posts

  • Goëllette
    Goëllette

    Il a passé le CAPI pour ...enseigner dans un collège, privé de surcroît. Ça, il peut nous donner des leçons pour nous en tirer avec nos classes hétérogènes de ZEP !

  • LouisBarthas
    LouisBarthas

    Dans l'Éducation nationale, quand il s'agit de détruire quelque chose qui marche bien les choses se font vite, quand il s'agit de réparer quelque chose de mal ça a plutôt tendance à traîner....

  • Goëllette
    Goëllette

    Quand j'ai lu ce titre pour la première fois, ça m'a rappelé l'album : "Monsieur Lapin n'aime plus les carottes.". Je ne sais pas si c'est fait exprès.

Posté(e)

Bonjour,

Exactement. D'autant plus que l'acquisition des "compétences" est traduite en pourcentage qui n'est rien d'autre qu'une note...

Si c'est pour fonctionner comme ça, effectivement, aucune différence entre les deux et autant se contenter simplement de mettre des notes.

En ce qui me concerne, j'observe le travail de l'élève et, en fonction des réussites et des erreurs, de leur nombre mais aussi de leur type, j'attribue un code à la dite compétence : Acquis, A renforcer, En cours d'acquisition, Non acquis. Et ça a beaucoup plus de sens qu'un 14 ou un 15 ou un 16 sur 20.

Posté(e)

Bonjour,

Exactement. D'autant plus que l'acquisition des "compétences" est traduite en pourcentage qui n'est rien d'autre qu'une note...

Si c'est pour fonctionner comme ça, effectivement, aucune différence entre les deux et autant se contenter simplement de mettre des notes.

En ce qui me concerne, j'observe le travail de l'élève et, en fonction des réussites et des erreurs, de leur nombre mais aussi de leur type, j'attribue un code à la dite compétence : Acquis, A renforcer, En cours d'acquisition, Non acquis. Et ça a beaucoup plus de sens qu'un 14 ou un 15 ou un 16 sur 20.

Ben pas pour moi ! Comme quoi ...

et je parle aussi en tant que parent!

Posté(e)

Comme AJ, je trouve que les compétences apportent vraiment quelque chose pour l'évaluation. Entre une note sur 20 en "Français" puis en "maths" etc, et un codage (A/AR/EA/NA) sur des compétences précises, pour moi y'a pas photo. Le bilan de compétences me donne une vision rapide et précise du niveau scolaire d'un élève. Je vois précisément les notions qui sont à retravailler.

Oui on peut calculer un taux de réussite pour retomber sur une note qui donne un niveau "général" et qui permet de faire un classement mais perso cela ne m'intéresse pas.

Bon par contre, je précise que je me base sur des compétences précises et évaluables, pas forcément celles du "socle commun" et je ne dis pas que le savoir se réduit à une accumulation de "compétences", le bilan de compétences est pour moi un outil d'évaluation.

Posté(e)

Si les compétences étaient réellement fiables, une liste précise avec des indicateurs de réussite existerait depuis bien longtemps. Si ces deux conditions ne sont pas remplies et que l'anarchie la plus complète prévaut selon les circos, les école voire les classes, c'est tout simplement parce que l'évaluation par compétences n'est pas opérationnelle et que donc personne dans notre hiérarchie ne souhaite se mouiller: on préfère laisser les collègues se débrouiller, quitte à les critiquer.

On peut le vérifier facilement. Qui est capable de lister les compétences nécessaires pour "savoir lire"?

Edit: Pour ceux que le sujet intéresse, le travail le plus complet à ma connaissance est celui qui a été conduit pour élaborer le Cadre pour l'enseignement des LV, et je vous promets qu'on peut y mettre à peu près ce qu'on veut malgré tout (dans certaines limites,OK). Un locuteur natif peut très bien ne pas être au niveau maximal (C2) dans sa langue natale.

Edit bis:

Exemple de compétence trouvé dans le LPC (http://media.education.gouv.fr/file/27/02/7/livret_personnel_competences_149027.pdf):

Maîtriser l’orthographe grammaticale

Rien que ça. Vous vous sentez d'évaluer ça objectivement? Si oui, vous pouvez expliquer les indicateurs que vous utilisez?

Posté(e)

Si les compétences étaient réellement fiables, une liste précise avec des indicateurs de réussite existerait depuis bien longtemps. Si ces deux conditions ne sont pas remplies et que l'anarchie la plus complète prévaut selon les circos, les école voire les classes, c'est tout simplement parce que l'évaluation par compétences n'est pas opérationnelle et que donc personne dans notre hiérarchie ne souhaite se mouiller: on préfère laisser les collègues se débrouiller, quitte à les critiquer.

On peut le vérifier facilement. Qui est capable de lister les compétences nécessaires pour "savoir lire"?

Edit: Pour ceux que le sujet intéresse, le travail le plus complet à ma connaissance est celui qui a été conduit pour élaborer le Cadre pour l'enseignement des LV, et je vous promets qu'on peut y mettre à peu près ce qu'on veut malgré tout (dans certaines limites,OK). Un locuteur natif peut très bien ne pas être au niveau maximal (C2) dans sa langue natale.

Edit bis:

Exemple de compétence trouvé dans le LPC (http://media.education.gouv.fr/file/27/02/7/livret_personnel_competences_149027.pdf):

Maîtriser l’orthographe grammaticale

Rien que ça. Vous vous sentez d'évaluer ça objectivement? Si oui, vous pouvez expliquer les indicateurs que vous utilisez?

Je ne dis surtout pas que l'utilisation des compétences est LE système d'évaluation fiable mais très sincèrement je ne vois pas en quoi cela est moins "fiable" qu'une note :idontno:

L'évaluation est qqch de très complexe et quasi impossible à réaliser de manière "fiable à 100%" tant une multitude de paramètres devraient être pris en considération pour ne pas interférer dans le résultat ! ça va de la manière de donner la consigne, la présentation des exercices identique ou non de d'habitude, le fait que l'élève a passé ou non une bonne nuit, son niveau de stress...

La compétence "maîtriser l'orthographe grammaticale" est difficilement évaluable car c'est très général, on n'évalue qu'à partir d'indicateurs genre "maîtriser les homonymes grammaticaux a / à" ce n'est qu'une toute petite partie de la compétence générale citée ci-dessus mais au moins on sait de quoi on parle. Une note pour la matière "français" est encore bien plus générale ! On peut faire les mêmes critiques à la note qu'à l'évaluation d'une compétence générale telle que celle-ci, non ? :idontno:

Posté(e)

Je ne peux que redire ce que j'ai écrit plus haut: entre deux systèmes peu fiables (et il n'existe aucun système d'évaluation parfaitement fiable), autant choisir le plus simple. Décomposer la maîtrise de l'orthographe grammaticale en une multitude de sous-compétences, le Grévisse à la main, n'est pas plus objectif ou plus fiable que d'établir une moyenne des notes (ou pourcentage de mots corerctement orthographiés) de dictées calibrées pour couvrir le programme.

De même, les compétences en lecture n'indiquent pas mieux les capacités des élèves que des questionnaires de compréhension bien établies et notées (sur 10, sur 20, en pourcentage, en lettre, ça n'a aucune importance).

La rédaction (très vague) des compétences du LPC ministériel montre bien l'embarras des technocrates apôtres des compétences quand il s'agit d'en faire un outil opérationnel dans les classes. D'ailleurs, pour se prémunir de toute critique, ils choisissent de ne pas se mouiller.

Pourquoi choisir le système d'évaluation le plus compliqué s'il n'amène aucune amélioration pour les élèves? Quant à ceux qui osent cocher "Acquis", une bonne fois pour toute, dans le livret scolaire d'un enfant de 3 ans, j'avoue ne pas avoir leur courage ou leur inconscience.

Soyons bien clair: les petites cases sont une commande institutionnelle, donc je les coche 2 ou 3 fois par an, comme tout le monde. Je ne donne pas de notes puisque, là encore, l'intitution tend à vouloir les supprimer; Je suis fonctionnaire donc je fonctionne, mais je ne suis pas dupe pour autant, et les parents non plus, d'ailleurs.

Ce sont des changements chronophages et cosmétiques: la réussite des élèves n'est en rien améliorée. Gardons notre énergie pour des choses plus importantes.

Edit: Tu remarqueras que mon opinion coincide avec celle de Meirieu... enfin, du Meirieu 2.0, version 2014. Je suis moderne. ;)

Posté(e)

L evaluation des competences n est efficient qu avec une auto evaluation mise en place et donc une approche metacognitive...mais pour fela il faut du temps et donc des programmes alleges. L approche par competences facilite le dialogue avec les eleves et les parents si on le fait completement et pas uniquement pour repondre a l institution. Les competences sont de l ordre du pedagogique avt d etre institutionnel...mais comme le MEN a tendance a faire les choses a l envers...

Posté(e)
  • Auteur

D'autant plus vrai qu'une compétence acquise signifie qu'elle l'est pour toujours ! Le système par note est beaucoup plus humble, elle reflète un instantané... Comment peut- on dire qu'un éleve maîtrise l'orthographe grammaticale ? Qu'elle est définitivement acquise ??

Posté(e)

L evaluation des competences n est efficient qu avec une auto evaluation mise en place et donc une approche metacognitive...mais pour fela il faut du temps et donc des programmes alleges. L approche par competences facilite le dialogue avec les eleves et les parents si on le fait completement et pas uniquement pour repondre a l institution. Les competences sont de l ordre du pedagogique avt d etre institutionnel...mais comme le MEN a tendance a faire les choses a l envers...

Il faut surtout de la formation pour les enseignants, et ça.....

Posté(e)

Tout a fait d accord

Posté(e)

L evaluation des competences n est efficient qu avec une auto evaluation mise en place et donc une approche metacognitive...mais pour fela il faut du temps et donc des programmes alleges. L approche par competences facilite le dialogue avec les eleves et les parents si on le fait completement et pas uniquement pour repondre a l institution. Les competences sont de l ordre du pedagogique avt d etre institutionnel...mais comme le MEN a tendance a faire les choses a l envers...

Il faut surtout de la formation pour les enseignants, et ça.....

Je rejoins totalement Montagny. Je mesure la chance que j'ai de bosser en SEGPA et de pouvoir mettre en oeuvre ce type de travail sans que quiconque vienne m'emm... puisque je ne suis pas tenu par un programme strict. Je peux me permettre d'avancer au rythme de mes élèves et non à celui décidé par les gros cerveaux du haut de la pyramide. Je ne suis pas certain que cela demande une formation très particulière; du bon sens et l'adaptation au rythme d'apprentissage des élèves sont suffisants. Un autre point clé (avis personnel et non partagé par nos chef...) est de ne pas plonger dans l'évaluation à outrance. Au rythme où nous allons, EN ne signifiera plus Education Nationale mais Evaluation Nationale. On veut tout évaluer, tout disséquer, couper en tranche. Certains, sous la pression hiérarchique, confondent évaluation et IRM... Mon gamin, élève en GS, m'a ramené son livret en février puis en juin avec à chaque fois 130 compétences évaluées. Je ne sais qui je dois plaindre le plus : mon gamin, disséqué comme un rat de laboratoire, ou son instit qui ne fait pas cela par plaisir mais seulement pour répondre à la demande de son IEN.

Et si la seule et unique réforme qui pourrait sauver la maison Education Nationale était l'arrivée d'une énorme dose de bon sens et cela, à tous les étages de la pyramide??? Ce n'est pas une réforme qu'il faudrait faire mais une révolution : la révolution du bon sens, vaste programme...

Créer un compte ou se connecter pour commenter

En ligne récemment 0

  • Aucun utilisateur enregistré regarde cette page.

Account

Navigation

Rechercher

Rechercher

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.