Chakana Posté(e) hier à 08:37 Posté(e) hier à 08:37 Les lectures des otages – Yôko Ogawa J’étais un peu hésitante à lire à nouveau un roman de cette autrice. Les 2 que j’avais déjà lu m’avaient convaincue d’un certain goût pour les histoires morbides… Même si la mort est toujours plus ou moins présente dans celui-ci, c’est plutôt une bonne surprise. Surtout grâce à la forme du texte : il s’agit plus d’un recueil de nouvelles que d’un roman. L’autrice prend le prétexte d’une prise d’otages, pour rapporter les récits posthumes laissés par chacun d’eux. J’ai donc tout de même apprécié le style lent, parfois onirique et décalé, ainsi que la description minutieuse des petites choses du quotidien qui font les souvenirs. Que sont nos amis devenus ? – Antoine Sénanque Pierre, médecin et directeur d’une maison de retraite, aperçoit un revolver dans le tiroir de son psychiatre. Par curiosité, il s’en saisit et le manipule avant de le reposer. Le soir même, le thérapeute se suicide, faisant de Pierre le coupable idéal. Ce roman traite de l’amitié, de la trahison, de la place que l’on donne aux évènements que nous vivons. J’ai beaucoup aimé cette lecture. J’ai apprécié l’humour et le style, le ton décalé, et la construction du roman. Sans oublier des passages pleins de tendresse et de poésie et malgré quelques paragraphes non politiquement corrects (sur les femmes, l’écologie, ..etc..) Entre toutes – Franck Bouysse Ce livre raconte, avec des mots simples, l’histoire simple de Marie et sa famille. Elle est née n 1912, et va traverser le XXème, connu des joies, et des douleurs. Collectives et personnelles. J’ai beaucoup aimé. Il n’y a ni intrigue, ni suspens, mais c’est un peu notre histoire qu’on voit se dérouler sous nos yeux. Les évènements historiques sont racontés du point de vue des paysans de l’époque (d’où des approximations que j’attribue aux communications de l’époque qui n’étaient pas celles d’aujourd’hui). Ce texte est surtout un témoignage sur le quotidien d’une famille de paysans. Les chapitres sont courts, et je l’ai lu comme on feuillette un album photos. Le livre interroge aussi sur ce que nous portons en nous de l’histoire de ceux qui nous ont précédés. Sous le parapluie d’Adélaïde – Romain Puértolas Martine est avocate (on ne sait son prénom qu’à la fin) et défend un homme noir accusé d’avoir étranglé une femme lors d’un spectacle de rue, le soir de Noël. Quelle bizarrerie que ce roman ! Un ton à la fois humoristique et décalé ; une héroïne délurée qui ne se laisse pas détourner de son objectif. Cette lecture m’a fait penser à l’atmosphère de la série TV « Les petits meurtres d’Agatha Christie ». L’action se déroule dans un lieu et une époque non identifiés, et les imprécisions sont nombreuses (ce que je n’ai pas apprécié). Les situations décrites, l’enchaînement des faits ne permettent pas au lecteur de réellement s’impliquer dans le récit. J’ai trouvé le style trop dépouillé et les procédés de narration trop grossiers. Lecture facile, mais sans enthousiasme. 1
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