Jump to content
étoile82

envisager un 2ème saut de classe?

Recommended Posts

Goëllette
Le 20/12/2016 à 19:52, lilie2fr a dit :

Et donc on laisse un enfant s'enfoncer en dépression (ce qui arrive très souvent chez les EIP, et ce même avant 10 ans)?

Apparemment, là, il n'est pas question de dépression.

Et ça arrive peut-être très souvent aux EIP (et d'ailleurs, quel pourcentage mets-tu dans ton "très souvent" ?), mais l'entière origine de cette dépression n'est pas forcément "l'inadaptation de l'école" et le fait de vouloir éviter à son enfant toute frustration n'est pas forcément une solution. Car tôt ou tard, ils en auront, et plus dure sera la chute !

De ce que je lis du fils d'étoile82, c'est un petit garçon avec des capacités importantes (qui l'ont amené à sauter une classe et à parfois s'ennuyer à l'école) mais plutôt bien dans ses baskets. Il a des parents à l'écoute et il se confie à eux. Pourquoi noircir la situation et inquiéter, même si je comprends et déplore que ça puisse arriver ? 

Je connais plusieurs enfants très doués (testés ou non) qui sont également très heureux. Ils sont très différents mais leur point commun est d'avoir des parents qui, même s'ils sont restés à leur écoute, ont fait confiance à l'école et ont plutôt compensé ses "manques" par des activités à côté (individuelles ou familiales : théâtre, musique classique, sorties culturelles, conférences, sports, ...) que par des visites chez les psys et "spécialistes" de tous poils.

 

  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
Goëllette
Le 20/12/2016 à 22:54, étoile82 a dit :

Apparemment il dessine et colorie quand il a fini...:scratch:Il ne déteste pas, mais voilà quoi...

J'espère qu'il ne va pas se mettre à l'écart des autres, ce soir il m'a avoué s'être vanté auprès d'un copain qu'il faisait des maths de 5ème. Le copain lui a dit que c'était pas vrai, et lui a rétorqué qu'il n'avait qu'à me demander ou demander à son frère. :dry: Bof, bof son attitude, c'est pas très malin...Surtout qu'il n'a jamais été trop embêté par les autres à propos de son âge (et il sait se défendre si on le traite de bébé ou de petit). 

Et que lui as-tu répondu ?

C'est sûr que colorier et dessiner, au bout d'un moment, c'est pénible ! Il pourrait prendre un roman dans son casier. Ou des petits fascicules comme les "bons vieux" BT dans lesquels on apprenait des tas de choses passionnantes et cultivantes !

 BT-Biblioth%C3%A8que-de-Travail-n%C2%B0-   BT-Biblioth%C3%A8que-de-Travail-n%C2%B0-

 

 

Une chose me vient à l'esprit: C'est plutôt par rapport à ton fils dys qu'il me semble important de réfléchir à l'intérêt d'un deuxième saut de classe de ton plus jeune, car ça raccourcirait leur écart scolaire par rapport à leur écart d'âge et pourrait causer un sentiment d'échec au premier. 

Share this post


Link to post
Share on other sites
majo22
Il y a 7 heures, Goëllette a dit :

Apparemment, là, il n'est pas question de dépression.

Et ça arrive peut-être très souvent aux EIP (et d'ailleurs, quel pourcentage mets-tu dans ton "très souvent" ?), mais l'entière origine de cette dépression n'est pas forcément "l'inadaptation de l'école" et le fait de vouloir éviter à son enfant toute frustration n'est pas forcément une solution. Car tôt ou tard, ils en auront, et plus dure sera la chute !

De ce que je lis du fils d'étoile82, c'est un petit garçon avec des capacités importantes (qui l'ont amené à sauter une classe et à parfois s'ennuyer à l'école) mais plutôt bien dans ses baskets. Il a des parents à l'écoute et il se confie à eux. Pourquoi noircir la situation et inquiéter, même si je comprends et déplore que ça puisse arriver ? 

Je connais plusieurs enfants très doués (testés ou non) qui sont également très heureux. Ils sont très différents mais leur point commun est d'avoir des parents qui, même s'ils sont restés à leur écoute, ont fait confiance à l'école et ont plutôt compensé ses "manques" par des activités à côté (individuelles ou familiales : théâtre, musique classique, sorties culturelles, conférences, sports, ...) que par des visites chez les psys et "spécialistes" de tous poils.

 

La question de départ était bien par rapport à un deuxième saut de classe. Aucun directeur ne fera sauter une deuxième fois sans avis du psychologue scolaire.            

Share this post


Link to post
Share on other sites
majo22
Il y a 7 heures, Goëllette a dit :

Et que lui as-tu répondu ?

C'est sûr que colorier et dessiner, au bout d'un moment, c'est pénible ! Il pourrait prendre un roman dans son casier. Ou des petits fascicules comme les "bons vieux" BT dans lesquels on apprenait des tas de choses passionnantes et cultivantes !

 BT-Biblioth%C3%A8que-de-Travail-n%C2%B0-   BT-Biblioth%C3%A8que-de-Travail-n%C2%B0-

 

 

Une chose me vient à l'esprit: C'est plutôt par rapport à ton fils dys qu'il me semble important de réfléchir à l'intérêt d'un deuxième saut de classe de ton plus jeune, car ça raccourcirait leur écart scolaire par rapport à leur écart d'âge et pourrait causer un sentiment d'échec au premier. 

Moi je dirai surtout de ne pas faire les choses en fonction du frère ! Chaque enfant a son propre fonctionnement et donc ses propres besoins. C est aux parents d expliquer cela à leurs enfants et de faire vivre la "tolérance" face aux différences au sein de la famille. 

Share this post


Link to post
Share on other sites
borneo
Le 20/12/2016 à 18:53, Goëllette a dit :

J'adore !

Se lasser de l'école est quelque chose qui arrive à tous les élèves ou presque, et accepter la frustration fait partie de l'éducation.

On n'est pas toujours heureux d'être là où on est et de faire ce qu'on fait. C'est la vie !

Dans le monde du travail, il sera amené à côtoyer des gens moins intelligents que lui, et à s'ennuyer autant qu'à l'école, sinon plus.

  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
borneo

Les enfants d'aujourd'hui ne savent plus ne rien faire, ou s'évader par la pensée. A peine l'exercice fini, ils lèvent le doigt pour dire "J'ai fini." A la rentrée, il me faut bien un mois pour leur faire passer cette mauvaise habitude, probablement héritée de la classe précédente ou de la maternelle. J'affiche une liste de ce qu'on peut faire quand on a fini, et je leur dis aussi qu'ils peuvent se reposer un peu. Au bout d'un moment, ils apprennent à soigner leur travail au lieu de vouloir avoir fini le premier. Jamais je ne rends un autre travail à faire, car ça fait entrer dans un cercle infernal de celui qui en fait le plus.

Je me suis énormément ennuyée à l'école primaire, où jusqu'au cours moyen on ne faisait que du français et des maths. Je regardais les grandes cartes de géographie, j'apprenais le nom des fleuves, et j'imaginais la vie au bord de la Volga ou de la Léna. Au collège, en douce, j'écrivais des romans. Je m'en suis sortie en m'évadant par la pensée, ce que je fais toujours pendant les réunions interminables ou les récréations.

A l'époque, j'avais bien compris qu'il ne fallait pas dire "J'ai fini", sans quoi on vous remettais des exos à faire... :heat:

Share this post


Link to post
Share on other sites
sosogirafe

"Bibliothèque de Travail", ça m'intéresse je ne connais pas :) Je vais aller fouiller ;)

Share this post


Link to post
Share on other sites
lilie2fr
il y a 2 minutes, borneo a dit :

Les enfants d'aujourd'hui ne savent plus ne rien faire, ou s'évader par la pensée. A peine l'exercice fini, ils lèvent le doigt pour dire "J'ai fini." A la rentrée, il me faut bien un mois pour leur faire passer cette mauvaise habitude, probablement héritée de la classe précédente ou de la maternelle. J'affiche une liste de ce qu'on peut faire quand on a fini, et je leur dis aussi qu'ils peuvent se reposer un peu. Au bout d'un moment, ils apprennent à soigner leur travail au lieu de vouloir avoir fini le premier. Jamais je ne rends un autre travail à faire, car ça fait entrer dans un cercle infernal de celui qui en fait le plus.

Je me suis énormément ennuyée à l'école primaire, où jusqu'au cours moyen on ne faisait que du français et des maths. Je regardais les grandes cartes de géographie, j'apprenais le nom des fleuves, et j'imaginais la vie au bord de la Volga ou de la Léna. Au collège, en douce, j'écrivais des romans. Je m'en suis sortie en m'évadant par la pensée, ce que je fais toujours pendant les réunions interminables ou les récréations.

A l'époque, j'avais bien compris qu'il ne fallait pas dire "J'ai fini", sans quoi on vous remettais des exos à faire... :heat:

Toujours aussi aberrant...Il ne te faut aucun enfant à besoin éducatif particulier, c'est impressionnant.Un enfant EIP qui apprend à soigner son travail avec ta façon de faire, tu es un miracle pour les spécialistes de la précocité comme le pr Revol.Ne sommes nous pas là pour nous adapter aux élèves? Différencier?

Share this post


Link to post
Share on other sites
étoile82

Il soigne très bien son travail grâce à l'instit hyper exigeante qu'il a eu l'an dernier: elle faisait recommencer jusqu'à ce que ce soit très bien fait très bien écrit et très propre, elle nous avait dit au début de l'année: même s'ils ne font qu'une phrase au début, ils la feront bien et recommenceront jusqu'à temps. En écriture elle ne laissait rien passer: en dictée si une lettre était mal faite (genre boucle du l pas à la bonne hauteur), ça comptait comme une faute. Il a appris à bien faire attention aux erreurs de copie. 

Cette année aussi d'ailleurs, si c'est mal écrit, il faut tout recommencer. Le mien écrit vite et correctement (je ne dirais pas que l'écriture est magnifique ça va, il n'a que très rarement eu à copier). 

Sinon au début de l'année il écrivait des livres qu'il illustrait pour s'occuper, mais apparemment la maîtresse ne veut plus leur donner de feuilles blanches pour ça, je ne sais pas pourquoi (gaspillage de certains sans doute). 

Ca me fait sourire la carte de géographie: mon 2ème a passé son année de ce1 à regarder la carte sur le mur au fond de la classe (pour lui il avait été question d'un saut de cp qu'on n'avait pas fait car il est de fin d'année (et ça me faisait peur à l'époque) et l'écriture c'était pas ça). 

Sinon pour le frère en 5ème, je me demande s'il n'y aurait pas du HP associé à la dyslexie (d'où les tests prévus): certes il rame, on passe du temps aux devoirs mais il comprend tout très bien, il a 15 de moyenne, en maternelle il était plutôt en avance, en primaire la dyslexie aurait presque pu passer inaperçu, donc je pense qu'il compense quand même pas mal. 

Quand à l'écart d'âge et de classe, je ne sais pas, ça dépend tellement des enfants: j'ai 20 mois d'écart avec ma soeur et j'ai sauté une classe, on n'avait donc plus qu'une classe d'écart, notre rêve c'était qu'elle redouble pour qu'on soit dans la même classe ...

Share this post


Link to post
Share on other sites
borneo
il y a 42 minutes, lilie2fr a dit :

Toujours aussi aberrant...Il ne te faut aucun enfant à besoin éducatif particulier, c'est impressionnant.Un enfant EIP qui apprend à soigner son travail avec ta façon de faire, tu es un miracle pour les spécialistes de la précocité comme le pr Revol.Ne sommes nous pas là pour nous adapter aux élèves? Différencier?

Qu'est ce qui te dit que je ne différencie pas ? Que je ne m'adapte pas ? Différencier, ce n'est pas du tout redonner un exo à celui qui a fini.

Share this post


Link to post
Share on other sites
borneo

Je n'ai d'ailleurs aucun enfant EIP dans ma classe. Je pense que c'est toi qui as dévié là-dessus, ce n'était aucunement mon propos.

Merci de ne pas m'agresser. Les forums sont là pour échanger des idées dans la cordialité. Pas pour faire passer ceux qui ne pensent pas comme vous pour des nuls.

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Goëllette
Il y a 9 heures, sosogirafe a dit :

"Bibliothèque de Travail", ça m'intéresse je ne connais pas :) Je vais aller fouiller ;)

C'était des fascicules culturels multi-sujets édités par l'association promotion de la pédagogie Freinet. Ils avaient essayé de les relancer dans les années 2000, si je me souviens bien, mais la Culture, de nos jours ... :sad: Même les enseignants ne sont pas toujours persuadés de ses bienfaits. 

Il y a toujours le site (http://www.icem-pedagogie-freinet.org/), avec des références d'anciens numéros et beaucoup de documents et articles très intéressants, que ce soit pour les enseignants que pour les parents.

 

Il y a 8 heures, étoile82 a dit :

Il soigne très bien son travail grâce à l'instit hyper exigeante qu'il a eu l'an dernier: elle faisait recommencer jusqu'à ce que ce soit très bien fait très bien écrit et très propre, elle nous avait dit au début de l'année: même s'ils ne font qu'une phrase au début, ils la feront bien et recommenceront jusqu'à temps. En écriture elle ne laissait rien passer: en dictée si une lettre était mal faite (genre boucle du l pas à la bonne hauteur), ça comptait comme une faute. Il a appris à bien faire attention aux erreurs de copie. 

Cette année aussi d'ailleurs, si c'est mal écrit, il faut tout recommencer. Le mien écrit vite et correctement (je ne dirais pas que l'écriture est magnifique ça va, il n'a que très rarement eu à copier). 

Sinon au début de l'année il écrivait des livres qu'il illustrait pour s'occuper, mais apparemment la maîtresse ne veut plus leur donner de feuilles blanches pour ça, je ne sais pas pourquoi (gaspillage de certains sans doute). 

Il a de a chance d'avoir des enseignants exigeants.

Le gâchis, ça doit être la raison ... Tu peux lui acheter des petits cahiers de travaux pratiques, pour qu'il continue cette activité riche et intéressante.

Citation

 

Quand à l'écart d'âge et de classe, je ne sais pas, ça dépend tellement des enfants: j'ai 20 mois d'écart avec ma soeur et j'ai sauté une classe, on n'avait donc plus qu'une classe d'écart, notre rêve c'était qu'elle redouble pour qu'on soit dans la même classe ...

Et tu lui as demandé comment elle vivait cette situation ?

C'est ce que j'écris : ça dépend vraiment de cet enfant, de sa personnalité, de son ressenti de ses difficultés, et vous êtes les meilleurs juges pour savoir si le deuxième saut de classe de son frère ne lui sera pas préjudiciable.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Goëllette

Sur M6 ce soir, il y a une émission sur les "petits génies" ... ;)

Share this post


Link to post
Share on other sites
étoile82

Zut j'ai loupé! 

Il en a à la maison des cahiers où il écrit des histoires (il a commencé à 5 ans à en écrire). Il n'ose pas les emmener à l'école, il  dit qu'il n'y a pas le droit mais je poserais la questions, c'est sûrement lui qui interprète ça comme ça, la maîtresse a peut-être dit quelque chose de ce genre pour éviter que les gamins ramènent tout un tas de choses inutiles de la maison. 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Janelyne
il y a 10 minutes, étoile82 a dit :

Zut j'ai loupé! 

Ce sera en replay ! 

Share this post


Link to post
Share on other sites
sosogirafe

Merci pourle lien, j'irai voir!

Share this post


Link to post
Share on other sites
étoile82

Je n'ai pas trouvé l'émission bien terrible: gamins hyper poussés par les parents, ça faisait très "bête de concours". 

Sinon mon loustic accroche à fond avec les bouquins kangourous des maths, ça pourrait être une piste pour l'occuper en classe. 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Goëllette

Je n'ai pas regardé.

Oui, les Kangourous, c'est super ! Il y a aussi des énigmes de Français, qui pourraient l'intéresser.

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
dameoiselle
Le 22/12/2016 à 12:28, borneo a dit :

Je n'ai d'ailleurs aucun enfant EIP dans ma classe. Je pense que c'est toi qui as dévié là-dessus, ce n'était aucunement mon propos.

Merci de ne pas m'agresser. Les forums sont là pour échanger des idées dans la cordialité. Pas pour faire passer ceux qui ne pensent pas comme vous pour des nuls.

 

Statistiquement, il est possible, mais peu probable que tu n'ais aucun enfant EIP dans ta classe..

Ceci étant, je me permets de rebondir sur la seconde partie de ton intervention, en gras, à laquelle j'oppose ces propos que tu as tenus précédemment 

Le 21/12/2016 à 08:43, borneo a dit :

C'est assez courant que les élèves avec un an d'avance s'en vantent en classe, puisque c'est valorisé chez eux. Ce n'est pas forcément apprécié par les copains (un euphémisme).

J'ignore d'où sort cette assertion, qui ne repose sur rien et qui est profondément blessante à lire. 

Par ailleurs, j'avoue avoir du mal à lire que les enfants précoces n'ont qu'à s'ennuyer parce que la frustration fait partie de l’existence. C'est bien mal connaître la question de la précocité que de croire que ces enfants ne sont pas confrontés à la frustration ... Et si je suis d'accord que l'ennui a un intérêt (développement de la curiosité, de l'imaginaire...) , lorsqu'il se caractérise par un décrochage scolaire, c'est qu'on a dépassé le stade où l'ennui sert à quelque chose. Or, l'échec scolaire est plus important chez les élèves précoces que chez les autres. C'est expliqué ici et ici et sans doute ailleurs, mais pour ma part, je me limite à parler de ce que je connais.

Nous, enseignants, devons nous adapter à tous types de profils particuliers. Cela fait partie de notre métier. Cela ne signifie par faire de l'école à la carte, cela signifie prendre en compte des fonctionnements différents, des rythmes de travail différents ... comme on le fait pour les élèves lambda comme pour ceux présentant un profil particulier.

Je finirais par une remarque sur le passage suivant :

Le 22/12/2016 à 11:34, borneo a dit :

Je m'en suis sortie en m'évadant par la pensée, ce que je fais toujours pendant les réunions interminables ou les récréations.

On est tous capable de s'évader pendant une réunion interminable, maintenant si cette "réunion interminable" durait 24 heures par semaine, que ferais-tu ? Moi personnellement, je changerai de boulot...

 

Dameoiselle, mère indigne d'une EIP (suivie par une psy et en instance de saut de classe, ouuhhh la vilaine) et enseignante médiocre d'élèves à HP de surcroît...

Share this post


Link to post
Share on other sites
lilie2fr
Il y a 12 heures, dameoiselle a dit :

Statistiquement, il est possible, mais peu probable que tu n'ais aucun enfant EIP dans ta classe..

Ceci étant, je me permets de rebondir sur la seconde partie de ton intervention, en gras, à laquelle j'oppose ces propos que tu as tenus précédemment 

J'ignore d'où sort cette assertion, qui ne repose sur rien et qui est profondément blessante à lire. 

Par ailleurs, j'avoue avoir du mal à lire que les enfants précoces n'ont qu'à s'ennuyer parce que la frustration fait partie de l’existence. C'est bien mal connaître la question de la précocité que de croire que ces enfants ne sont pas confrontés à la frustration ... Et si je suis d'accord que l'ennui a un intérêt (développement de la curiosité, de l'imaginaire...) , lorsqu'il se caractérise par un décrochage scolaire, c'est qu'on a dépassé le stade où l'ennui sert à quelque chose. Or, l'échec scolaire est plus important chez les élèves précoces que chez les autres. C'est expliqué ici et ici et sans doute ailleurs, mais pour ma part, je me limite à parler de ce que je connais.

Nous, enseignants, devons nous adapter à tous types de profils particuliers. Cela fait partie de notre métier. Cela ne signifie par faire de l'école à la carte, cela signifie prendre en compte des fonctionnements différents, des rythmes de travail différents ... comme on le fait pour les élèves lambda comme pour ceux présentant un profil particulier.

Je finirais par une remarque sur le passage suivant :

On est tous capable de s'évader pendant une réunion interminable, maintenant si cette "réunion interminable" durait 24 heures par semaine, que ferais-tu ? Moi personnellement, je changerai de boulot...

 

Dameoiselle, mère indigne d'une EIP (suivie par une psy et en instance de saut de classe, ouuhhh la vilaine) et enseignante médiocre d'élèves à HP de surcroît...

+1 et même pour la signature

Share this post


Link to post
Share on other sites
borneo
Il y a 12 heures, dameoiselle a dit :

J'ignore d'où sort cette assertion, qui ne repose sur rien et qui est profondément blessante à lire. 

 

Elle repose sur plusieurs décennies comme PE, tout simplement. On est sur un forum d'enseignants, finalement :angel_not:

Ce n'est pas la première fois que je remarque qu'on se fait vilipender alors qu'on a simplement fait part de expérience ou de son opinion.

Je ne vois pas ce qu'il y a de "profondément blessant" à remarquer que bien souvent les enfants qui ont un an d'avance en parlent en classe (= version soft de "s'en vantent"), et que ce n'est pas forcément bien vu par les autres. C'est une constatation de cycle 2, je pense qu'ensuite les élèves concernés comprennent le problème, et qu'ils n'en parlent plus.

Je pense que les parents d'enfants en avance ont le droit d'être au courant, et qu'il ne sert à rien de cacher ce phénomène.

Share this post


Link to post
Share on other sites
dameoiselle

Bon alors de mon expérience je constate exactement l'inverse. Ce comportement serait-il alors peut-être influencé par la posture de l'enseignant de la classe? Le mystère reste entier...

Ce phénomène d'enfants vantards mal vus par les autres, je ne le vois pas. Personnellement je ne l'ai jamais dit, ce sont mes professeurs qui le remarquaient à ma date de naissance et ma fille a plutôt tendance à vouloir faire profil bas sur ce plan, tout comme les élèves que j'ai eu dans ce cas-là d'ailleurs. Et "en parler" n'est pas la version soft de "s'en vanter", l'enseignante de plusieurs décennies que tu es le sait très bien. Mais comme tu insistes maintenant sur "le problème", je vois bien que ce sujet reste péjoratif pour toi quelque soit la façon dont il est présenté.

Par ailleurs, j'en suis revenue aussi de mon "expérience d’enseignante " car si, à l'usage dans ce métier, on apprend des choses sur les enfants, dans les faits, on en apprend tous les ans de nouvelles qui contredisent parfois ce que l'on croyait savoir, donc je me garderai bien de penser qu'enseigner depuis des années me permet de préjuger. Je sais aussi que je ne suis pas médecin, ni psychologue, ni parent de mes élèves et que chaque personne qui est amenée à travailler/vivre avec un enfant peut donner des pistes pour que je puisse ensuite adapter ma pratique afin que cet enfant progresse au mieux.

"Les parents d'enfants en avance" ont en tout cas grâce à toi bien compris que certains enseignants voyaient la chose d'un très mauvais œil et je le déplore profondément. Ils font de leur mieux pour leur enfant, souvent en concertation avec un panel d'intervenants divers afin de prendre en compte tous les aspects de l'enfant, car, est-il besoin de le préciser, ce que nous en percevons à l'école n'en est qu'une petite partie.

Maintenant pour le "vilipender", je passe mon tour. Les edépiens qui ont, comme moi, lu tes différentes interventions sur tous les posts traitant de précocité et/ou de passage anticipé savent bien avec quels termes choisis tu évoques les choses.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Goëllette
Il y a 18 heures, dameoiselle a dit :

Et si je suis d'accord que l'ennui a un intérêt (développement de la curiosité, de l'imaginaire...) , lorsqu'il se caractérise par un décrochage scolaire, c'est qu'on a dépassé le stade où l'ennui sert à quelque chose. Or, l'échec scolaire est plus important chez les élèves précoces que chez les autres. C'est expliqué ici et ici et sans doute ailleurs, mais pour ma part, je me limite à parler de ce que je connais.

Encore une fois, ce n'est pas le cas pour la situation évoquée, donc même si ça existe, on n'en est pas là. Et l'échec scolaire des enfants précoces (enfants et non élèves) vient aussi en partie de l'attitude de la famille vis-à-vis de l'école. Plus la première fait confiance à l'école et plus les enfants y sont épanouis, donc ça se passe bien. 

 

Il y a 18 heures, dameoiselle a dit :

Nous, enseignants, devons nous adapter à tous types de profils particuliers. Cela fait partie de notre métier. Cela ne signifie par faire de l'école à la carte, cela signifie prendre en compte des fonctionnements différents, des rythmes de travail différents ... comme on le fait pour les élèves lambda comme pour ceux présentant un profil particulier.

Je suis d'accord (surtout avec ce que j'ai mis en gras), et je le fais, mais l'école est aussi un lieu de collectivité, dans lequel les élèves (élèves et non enfants) doivent apprendre à vivre, aidés en cela par leurs parents qui doivent accepter que leur "trésor unique" soit un des éléments de cette collectivité. 

Share this post


Link to post
Share on other sites
dameoiselle
il y a une heure, Goëllette a dit :

l'école est aussi un lieu de collectivité, dans lequel les élèves (élèves et non enfants) doivent apprendre à vivre, aidés en cela par leurs parents

Je suis totalement d'accord avec cela mais ça n'a aucun rapport avec la précocité. 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Goëllette

Oui et non, car je veux simplement dire que les enfants précoces doivent être considérés à l'école comme (autant que) les autres.

Share this post


Link to post
Share on other sites
dameoiselle
Il y a 2 heures, Goëllette a dit :

Oui et non, car je veux simplement dire que les enfants précoces doivent être considérés à l'école comme (autant que) les autres.

Ah non, justement. Les enfants précoces doivent être considérés à l'école comme des élèves à besoins éducatifs particuliers, ce n'est pas moi qui le dit, c'est à lire ici :

Citation

Prendre en compte les besoins éducatifs particuliers des élèves intellectuellement précoces

Les élèves intellectuellement précoces font partie des élèves à besoins éducatifs particuliers. Si un grand nombre de ces élèves poursuit une scolarité sans heurt, certains peuvent rencontrer des difficultés passagères ou durables pouvant aller jusqu'à l'échec scolaire. C'est pourquoi, il est important de se préoccuper de ces élèves et de prendre en compte leurs besoins éducatifs particuliers.

Les actions de prévention et de remédiation des troubles sont rendues possibles grâce à la formation des différents personnels. Il s'agit de proposer des aménagements appropriés au profit des élèves intellectuellement précoces ou manifestant des aptitudes particulières, afin de leur permettre de développer pleinement leurs potentialités.

Les élèves intellectuellement précoces doivent donc bénéficier de réponses individualisées, dans le cadre de la personnalisation des parcours scolaires.
Dans chaque académie, un référent EIP est l'interlocuteur privilégié pour les parents et la communauté éducative.

Pour assurer le suivi et la prise en charge de ces élèves dans les meilleures conditions, outre la formation des personnels, le développement de dispositifs dédiés doit se poursuivre, pour les EIP qui ne peuvent bénéficier pleinement d'une scolarité dans leur établissement de référence.

La suite sur éduscol, ici : http://eduscol.education.fr/cid59724/eleves-intellectuellement-precoces.html

Share this post


Link to post
Share on other sites
dameoiselle

J'ajoute ce passage tiré d'une des deux circulaires sur le sujet :

Citation
Un premier objectif : conduire chacun à mieux connaître les élèves intellectuellement précoces pour développer à leur égard une attitude ouverte et positive.
La méconnaissance de cette problématique induit une inattention à l'égard de ces élèves, voire un refus de principe de toute prise en compte. Le rôle de la formation est donc avant tout d'apporter une information dénuée d'a priori et de favoriser une attitude accueillante et ouverte à cette « différence ». Il s'agit, d'une part, de dépasser les approches idéologiques et affectives, sans faire l'économie d'une présentation claire de celles-ci, d'autre part, d'attirer l'attention, par une analyse objective, sur la situation spécifique des élèves dits intellectuellement précoces, sur les potentialités qu'elle implique et sur les difficultés ou les souffrances qu'elle peut engendrer.
Par ailleurs, la découverte de ce besoin éducatif particulier ne peut que contribuer à une ouverture plus large à la diversité et à la complexité des profils des autres élèves

La circulaire date de 2009... 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Goëllette

Mais dans mes classes, TOUS mes élèves ont toujours bénéficié d'un accompagnement particulier ! Et j'y tiens. 

Mais cette individualisation ne doit pas concourir à en faire des êtres incapables de s'adapter à la collectivité et de considérer leur évolution par rapport à des objectifs généraux.

Comme expliqué maintes fois sur d'autres sujets, j'ai parfois lutté contre mes collègues pour imposer un passage anticipé, parfois en cours d'année. Par contre, une fois dans le niveau supérieur, l'élève doit se conformer aux exigences de ce niveau : écriture, soin, conduite, assiduité. Donc autant l'y préparer pendant l'année de transition (cf autre sujet actuel sur la question mais vu du côté enseignant), une fois que le passage anticipé est accepté comme étant la solution pour lui.

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
dameoiselle
Il y a 23 heures, Goëllette a dit :

Comme expliqué maintes fois sur d'autres sujets, j'ai parfois lutté contre mes collègues pour imposer un passage anticipé, parfois en cours d'année. Par contre, une fois dans le niveau supérieur, l'élève doit se conformer aux exigences de ce niveau : écriture, soin, conduite, assiduité. Donc autant l'y préparer pendant l'année de transition (cf autre sujet actuel sur la question mais vu du côté enseignant), une fois que le passage anticipé est accepté comme étant la solution pour lui.

 

Je suis totalement d'accord avec toi.

Share this post


Link to post
Share on other sites
étoile82

Moi aussi je suis d'accord: si saut de classe il y a, l'enfant doit se conformer aux exigences du niveau. Ceci dit pour le saut de GS, l'école m'avait parlé de faire un PPRE, notamment pour l'écriture mais il n'y a jamais eu besoin, il a tout de suite été bien adapté dès le début et dans les meilleurs de la classe. 

Share this post


Link to post
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now

  • Recently Browsing   0 members

    No registered users viewing this page.

×
×
  • Create New...