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--anonyme--

Bonjour à tous, 

Je suis nouvelle sur ce forum où j'ai pu lire pleins de posts intéressants.

Je viens écrire aujourd'hui pour vous parler de mal être de cette année et de la détresse dans laquelle je suis. Je suis PES. 

Cette année a été vraiment difficile pour moi, j'ai quitté le cocon familial pour aller vivre ailleurs, tout est nouveau pour moi. J'avais beaucoup d'espoir en ce métier que j'aimais tant, je pensais adorer cette année mais tout cela c'est transformé en vrai cauchemar. 

Je n'arrive plus à aller en classe, j'ai une classe difficile avec des élèves d'ULIS, ça ne se passe pas super bien avec ma binôme et je me rends compte que je suis vraiment pas faite pour ce métier. 

Très vite dans l'année je me suis dis que j'allais me réorienter l'année prochaine mais en avançant j'ai bien compris que je j'arriverai pas à la terminer...

J'ai été en arrêté quelques jours, ce qui m'a laissé du temps pour me remettre en question. Je pensais que j'allais reprendre plus sereinement la semaine de la rentrée (où je suis en classe) mais en fait ça fait déjà 2 jours que j'ai une grosse boule au ventre, des angoisses nocturnes et cette envie de pleurer dès que j'y pense. 

Si je viens raconter mes problèmes c'est que je suis complètement perdue, je ne sais pas quoi faire ni à qui en parler. 

Savez-vous si dans les ESPE il y a une personne de référence avec qui on peut discuter ? 

Savez-vous comment on fait pour démissionner et quel est le délai pour arrêter ? 

Savez-vous si c'est possible d'arrêter la classe mais de tout de même continuer l ESPE pour valider son année de master, en étant par exemple sur le titre d'étudiant ? 

Quelqu'un aurait des conseils pour m'aider ? Je ne sais pas comment je vais faire pour reprendre, j'aimerai aller jusqu'aux vacances de février histoire de trouver du boulot pour la fin d'année.

Merci.

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javanaise

Coucou,

J'ai malheureusement peu de conseils à te donner....Cependant comme je suis débutante dans le métier et néanmoins assez âgée pour avoir du recul dur la place du travail dans la vie en général, je t'offre quelques pistes :

 

1-J'adore ce métier et à moi aussi, il me pousse la boule au ventre quand la reprise s'annonce. En en parlant à mes collègues plus expérimentés, je me suis rendu compte que c'était vrai pour un paquet de collègues, même les T 312......

Cette sensation s'estompe quand on se remet en action. 

2-Tu ne peux pas dire "j'aimerai aller jusqu'aux vacances de février histoire de trouver du boulot pour la fin d'année". Dans cet état d'esprit, tes chances de retrouver un travail intéressant semblent assez mince, vu d'ici.

Tu auras peut être un préavis à respecter, au delà de février.

Et puis, en te lisant, j'ai l'impression que tu n'acceptes pas de t'être trompée d'orientation. Tu veux vite fait retrouver un autre boulot et même terminer ton master actuel pour donner un sens immédiat à ton parcours actuel. Tu as peut être besoin de temps pour penser à toi et à ton futur de manière réaliste et durable, non?

Et cela vraiment, seul un médecin peut te le donner. N'hésite pas à aller consulter pour prolonger ton arrêt (ou partir sur un autre) ou le cas échéant pour t'entendre dire qu'il faut y retourner pour voir ce que cela donne.

Et ne reste pas seule. Ta collègue n'est pas top. Mais qu'en est il des personnes qui te suivent (directeur/trice, MF, CPC), et les syndicats, les profs de l'ESPE, les camarades de l'ESPE, tes parents, tes amis. Je répète : NE RESTE PAS SEULE.

Bon courage !

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chatnoir

Ton message m'a vraiment touchée, aussi je me permets de te répondre bien que, très ancienne dans le métier, je ne sache que te conseiller pour une éventuelle réorientation.

Je voulais simplement te dire que les débuts dans ce métier sont souvent très durs, les postes qui nous sont attribués sont difficiles à gérer pour diverses raisons. Tu es, de plus, éloignée de ta famille ce qui n'arrange rien car tu le dis toi-même, tu te sens loin du "cocon familial". 

J'ai eu aussi beaucoup de mal à me faire à ce métier durant les premières années de ma carrière et je me rappelle qu'il a fallu s'accrocher, malgré ce que je ressentais être une vocation. Cette sensation d'être dépassée peut perdurer un certain temps, jusqu'à ce que tu obtiennes un poste qui te convienne mieux et que l'expérience te donne confiance en toi. 

Javanaise t'a bien conseillée, je pense, en te disant d'essayer de prendre du recul pour réfléchir encore, et surtout de t'entourer. Tu découvriras peut-être plus tard les bonnes raisons qui t'ont attirée vers ce métier, ou alors tu décideras qu'il n'est pas fait pour toi, mais ce genre de décision ne se prend pas dans la panique ou la précipitation. Tu dois te dire que tu es loin d'être la seule à ressentir ce découragement en début de carrière, malheureusement. Je te souhaite bon courage et un bon début d'année plein d'espoir et de projets !

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aleytys

Malheureusement tu n'es pas la seule PES, ni même la seule PE à qui cela arrive.

On ne découvre la face cachée de l'EN qu'une fois qu'on y est! Et pour certains toutes leurs études ont été orientée vers ce métier, et aucune autre possibilité n'est envisageable.

A l'ESPE il y a plein de monde avec qui tu peux en parler : les autres PES!!! Tu te rendras vite compte que tous les autres sont dans la même détresse que toi. Des heures de travail, des nuits blanches, du stress, de la fatigue, des classes difficiles...

ça passe avec le temps. Pour moi c'est la première année que je prends sereinement, et encore, c'est parce-que j'ai dit stop! J'ai eu un 3ème enfant, et celle-là j'avais envie de la voir grandir plutôt que de passer son enfance derrière mon bureau à bosser.

Les conseils que je peux te donner, c'est de t'accrocher, cette année est vraiment difficile, la suivante ira mieux et tu seras un peu plus libre dans tes choix d'enseignement. Appuie toi sur les manuels pour ne pas passer trop de temps de préparation de fiches, et parles en avec d'autres collègues, en ULIS il faut se serrer les coudes, ça peut être vraiment rude. Je comprends ta collègue, on ne met pas un PES sans expérience sur un poste en ULIS où ça peut vite dégénérer selon le profil des élèves. Après tu n'y es pour rien, c'est à l'inspection qu'elle doit s'en prendre!

Contacte ton CPC, et dis lui clairement que tu ne vas pas bien.

Je trouve ça dingue qu'on mette un PES sur ce type de poste, qui nécessite une préparation folle et des nerfs solides!!!

Je t'envoie un mp pour d'autres conseils.

 

Bon courage.

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salazie

Je pense que pour démarrer en Ulis avec une classe difficile n'est pas le meilleur moyen pour aimer ce métier! Pour ma part je suis en décharge de direction depuis 10 ans maintenant et si j'avais continué à bosser en maternelle ne serais-ce qu'une ou deux journée j'aurai changé de poste car je ne suis vraiment pas faite pour cette tranche d'âge! Je m'éclate en cycle 3! J'adore enseigner du ce2 au cm2 un peu avec les cp en fonction des élèves (pendant 2 ans j'ai eu des classes de cp et je détestais y aller même pour une journée) alors j'imagine toute l'année en Ulis avec des élèves difficiles!!!!!

Je ne sais pas comment fonctionne aujourd'hui le système de recrutement mais ne peux tu pas changer de classe en en discutant avec les professeurs qui te suivent? L'année prochaine tu devras surement participer au mouvement et tu ne seras donc plus en Ulis. N'arriverais-tu pas à finir ton année et voir si tu as le même problème dans un autre niveau de classe? Il ne suffit pas de grand chose tu sais. Si ça se trouve tu prendrais grand plaisir à travailler dans une autre école et un autre niveau de classe.

Je n'aurai pas aimé commencé en Ulis, je trouve ça vraiment difficile pour des PES et ça n'aide pas à aimer cee métier qui est un métier enrichissant quand on y a trouvé son niveau!

Bon courage et réfléchis bien avant de prendre une quelconque décision pour ne pas avoir à regretter plus tard!

salazie

 

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Fababa

Bonjour Nolwenn, je suis T1, ce qui veut dire que j'étais PES l'année dernière.

J'ai vécu aussi une année difficile, avec le M2 à boucler et une classe très très compliquée pour une débutante...

Alors c'est dur de donner des conseils, mais je voudrais te dire ceci :

Pour les binômes, en général, ils n'ont pas demandé à être avec un PES et ça leur fait un peu peur (car cela leur donne de fait plus de travail), certains sont très incorrects, et t'enfoncent par peur qu'on juge leur travail en voyant que la classe n'avance pas etc. Peut-être qu'il faudrait prévoir un dédommagement pour les binômes travaillant avec un PES et se baser sur le volontariat, en les aidant à comprendre ce que vivent les stagiaires actuellement.

Une prof à l'espe nous a dit qu'il faudrait environ 5 ans pour qu'on soit à l'aise devant une classe. Et comme dit Javanaise, même les collègues expérimentés ont une appréhension avant de reprendre... Et tu n'as pas 3 mois d'expérience derrière toi, mais la moitié car tu étais à l'espe le reste du temps. C'est comme si tu avais été en classe jusqu'à la toussaint seulement, ce qui est bien peu encore...

Mais tu as réussi un concours difficile, à Bordeaux en plus où les places sont chères. Les jurys du concours ont jugé que tu étais apte à enseigner.

Cette année est super dure, mais elle n'est pas représentative des années suivantes et des classes suivantes. Même des profs avec 20 ans d'expérience peuvent se trouver confrontés à des classes certaines années pour lesquelles ils sont démunis. Nous en plus, en tant que débutants, on manque de ressources, de gestes professionnels, de réflexes... Tout est plus dur !

Si tu y arrives, te laisser un peu de temps pour apprendre le métier, ce serait bien. En faisant abstraction de ta binôme :si tu étais expérimentée et que tu te trouvais à mi-temps avec une PES, te comporterais-tu comme elle le fait avec toi ?

Ce qui m'a aidée l'année dernière, ce sont les syndicats, car ils ont l'habitude depuis 3-4 ans, de voir les difficultés de la formation actuelle.

Mais aussi ma PEMF, qui m'a mise en soutien renforcé, ce qui m'a beaucoup aidée. Mon tuteur ESPE aussi, et la CPC qui me suivait.

A toi de voir qui peut t'aider le mieux dans ton entourage pro, selon sur qui tu es tombée. Ça peut être un enseignant bienveillant à qui tu peux demander des conseils, un prof à l'espe qui te semble ouvert. Mais ne reste pas toute seule avec ces questions. On peut t'aider, on doit t'aider. Pour que tu puisses finir cette année si tu peux et te poser l'été prochain pour réfléchir.

Dans ma classe, l'année de stage, on a tous voulu arrêter, à part une ou deux personnes, on pleurait en cours, on se sentait nuls, pas adaptés, pas faits pour ce métier... L'estime de soi en a pris un gros coup... Entre la surcharge de travail (70h par semaine, ça n'aide pas...), le manque de sommeil, le manque de temps pour les relations sociales en dehors de l'espe et de l'école... tout est plus sensible.

Mais si tu y arrives, te laisser un peu de temps, pour décider à la fin de l'année, ce serait plus juste par rapport à toi-même !

Et pour la peur de reprendre, aller voir quelqu'un, un ostéopathe, un sophrologue, un psychologue qui te correspond... prendre de l'homéopathie, la pommade "rescue" des fleurs de Bach, se construire un petit rituel pour prendre le chemin de l'école et souffler un grand coup avant de rentrer en classe. Si tu trouves le temps, mais je sais que c'est dur sur cette année-là, faire du yoga, de la sophrologie ou de la boxe, ce qui te va pour t'accompagner et te décentrer de l'école/espe...

Bon courage, tiens-nous au courant !

 

 

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éowin

Pas mieux que les collègues, mais je t'apporte tout mon soutien :wub:

Etre PES, n'avoir la classe que la moitié du temps me semblent des critères pour que tout soit compliqué. Quand tu as ta classe à temps plein, que tu es la maîtresse, les choses s'installent plus calmement. Et en ULIS ou avec des enfants d'ULIS intégré une partie de la journée, ce n'est simple pour personne.

Je te dirais, essaie d'aborder des thèmes ou des sujets que tu aimes (pas toujours simple surtout si tu es en ULIS). Un truc qui m'a aidé quand cela n'allait pas, en rentrant je me changeais, tenue toute douillette, petit chocolat chaud, la musique que j'aime etc. Cela ne fait pas tout, mais c'est un petit plus qui aide bien.

Et j'oubliais ne t'isole pas, parle. Ton binôme bof, bof, mais je suis certaine qu'il y a dans l'équipe une personne avec qui tu as plus d'affinités. 1) cela fait du bien, 2) tu vas te rendre compte que tu n'es pas seule avec des doutes et des difficultés, nous en avons et en vivons tous!

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Argon
Le 04/01/2018 à 13:46, --anonyme-- a dit :

Savez-vous si dans les ESPE il y a une personne de référence avec qui on peut discuter ? 

Il y a trois interlocuteurs naturels : ton conseiller pédagogique, ton IEN, et le responsable du master MEEF.  

Ensuite, ça dépend beaucoup des personnes — mais, à Bordeaux, tu as la chance d'avoir une responsable de master très à l'écoute des étudiants.

N'hésite pas non plus à contacter les syndicats, qui ont beaucoup d'expérience de tous les cas de figure possibles...

Bon courage en tout cas !

 

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Nodle

Je tiens à tous vous remercier pour vos réponses rapides et qui m'ont beaucoup réconfortées. 

J'ai oublié de le préciser mais à Bordeaux ma binôme est aussi une PES, on alterne une semaine - une semaine. Mais personne est là pour nous aider, on est vraiment lâchée dans une classe et c'est vraiment dur. J'ai l'impression qu'avec ma binôme la classe se tient mieux qu'avec moi. J'ai un élève qui passe son temps debout, qui refuse de s'assoir et de travailler avec moi, qui me met à bout de nerf, que je n'arrête pas de virer de ma classe alors que j'avais juste envie de l'aider. J'ai été trop gentille en classe, mais du coup je me sens maintenant dépassée par ma classe. Je n'y arrive pas et je ne prends plus de plaisir à enseigner.

J'ai toujours adoré travailler avec les enfants, j'ai été animatrice pendant plusieurs années, je donnais des cours de roller dans un club à des petits, des cours particuliers aussi et j'adorais ça. Mais cette année je ne retrouve aucun de ces plaisirs, je me sens m'enfoncer petit à petit. 

C'est depuis les vacances de la Toussaint que je réfléchis à ce que je peux bien faire, on se sent un peu nulle d'avoir fait autant de sacrifices et de boulot pour lâcher comme ça. Je sens bien que ma famille est déçue, surtout que j'ai une famille d'enseignants. Ils ont essayé de m'aider, de me conseiller mais ça ne m'a pas permis d'avancer. 

Je réfléchis à une réorientation pour l'année prochaine. Je n'ai que 22 ans, je sais que tout est possible et que j'ai encore le temps. Mais j'ai cette impression de vide, comme si plus rien ne m'intéressait. Je pense être trop jeune pour ce métier, je manque de confiance en moi et d'expérience. 

En tout cas ça me fait du bien de pouvoir en parler avec d'autres enseignants. Je sais que je ne suis pas la seule PES a galérer autant, on en discute beaucoup à l ESPE. Mais par contre j'ai essayé d'en parler aux professeurs ou à mon PEMF mais j'ai l'impression d'être jugée plutôt qu'être aidé. 

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Maethina

Je n'ai pas grand chose à ajouter aux excellents conseils qui t'ont été donnés, je t'apporte juste mon soutien et je suis aussi effarée de constater qu'on peut placer des PES en Ulis, c'est vraiment n'importe quoi ! Alors forcément, tu fais avec les moyens du bord, c'est à dire pas grand chose, c'est sûr que si on voulait casser la motivation de quelqu'un, on ne s'y prendrait pas autrement. 

Ne prend pas de décisions hâtives que tu risquerais de regretter, la démission n'est peut-être pas la solution. Fixe-toi des objectifs "raisonnables" pour tes élèves, ne met pas la barre trop haute : c'est source de désillusions. 

Tu as besoin de prendre du recul pour analyser ton ressenti, n'hésite pas à t'arrêter une, voire deux semaines, ça peut être salvateur. 

Je t'envoie plein d'ondes positives. 

 

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électron-enchaîné

Tu as une classe d'Ulis ou tu intègres dans une classe d'ordinaire des élèves d'Ulis ? (Ou encore tu estimes avoir des élèves en grande difficulté que tu les vois plutôt en Ulis ?).

Si ta binôme est une PES également c'est "normal" qu'elle ne puisse pas t'aider. Elle est aussi surchargée de travail et doit tout de même bien galérer même si elle semble s'en sortir un peu mieux. Tourne toi vers d'autres collègues de l'école, vers ton maitre-formateur. Ils t'apporteront quelques billes concernant la gestion de classe. 

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Nodle
il y a 2 minutes, électron-enchaîné a dit :

Tu as une classe d'Ulis ou tu intègres dans une classe d'ordinaire des élèves d'Ulis ?

J'intègre des élèves d'ULIS les après midi et j'ai rarement une AVS qui vient m'aider. 

On a déjà travailler avec leur maîtresse d'ULIS pour les avoir un peu moins en classe, ce qui a déjà été une grande aide mais ça reste difficile. 

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éowin

Tout d'abord, tu as l'impression que ta collègue s'en sort mieux , mais  je pense qu'elle doit galérer autant que toi. Elle prend peut-être les choses avec plus de recul ou est moins sensible, c'est tout.

Il y a aussi la marge entre notre rêve de ce métier et la réalité, il y a des petites déceptions et aussi de belles découvertes tu verras...

Bon, ça je ne devrais pas le dire et c'est une généralité, je ne connais pas les personnes, mais les profs à l'espe, la vie de classe pour certains, elle est loin. Alors si leur parler te met mal à l'aise, essaie de voir plutôt tes collègues. 2 jeunes PES dans une classe difficile, je pense qu'elles ne demandent qu'à aider et apporter un peu de soutien.

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Maethina

J'avais compris que tu étais en charge d'une classe ULIS, pas que tu intégrais des élèves d'ULIS. Il y a certainement possibilité que ces élèves ne soient pas du tout intégrés dans ta classe, y a-t-il possibilité qu'ils le soient dans d'autres classes de l'école ?

L'intégration à tout va des élèves d'ULIS qui ont plus besoin d'un cadre rassurant et structurant est vraiment pitoyable... mais c'est un autre débat qui ne fait pas avancer ta problématique. 

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Fababa

2 PES ensemble, c'est dur dur ! Et puis tu sais, tous ceux qui manquent de confiance en eux trouvent toujours que les autres font mieux. ;-)

Et même si c'est vrai qu'elle fait "mieux" que toi, laisse tomber la comparaison : dans une classe, les enfants n'apprennent pas de la même façon, certains démarrent en turbo, d'autres en diesel, certains ont  besoin de beaucoup d'aide, d'autres moins... chacun son chemin ! Pour toi qui apprends à enseigner, c'est pareil, tu n'es pas comme ta collègue, elle réussit mieux... ça ne veut pas dire que tu n'as pas ta place, avec tous tes doutes et questions... Enlèverais-tu un enfant de Cp de ta classe parce qu'il ne sait pas lire du premier coup ? C'est pareil pour les enseignants qui débutent !

L'année dernière, nos tuteurs nous demandaient à chacun de chercher un moment, un seul moment qu'on avait apprécié dans la classe (parce qu'il y avait beaucoup de moments où on n'était pas du tout ce qu'on aurait aimé être avec les enfants !)

Appelle le rased pour tes élèves "fragiles". Parfois les élèves comme celui que tu décris ont du mal à avoir 2 enseignants. Ils ont plus besoin de sécurité et stabilité que les autres, ce qu'on a du mal à apporter en débutant... Il arrive qu'ils "choisissent" (insconsciemment) un des 2 enseignants pour être moins sages.

Le rased peut t'aider, peut venir observer en classe, travailler avec un élève en particulier : prends les coordonnées du rased qui intervient sur ton école et appelle le-la psycho scolaire, le-la maîtres(se) G, celui que tu sens le plus apte à t'aider par rapport à ces élèves.

Pour la gestion de classe, 2 livres m'aident bien car ils sont concrets et pratiques :

- 100 idées pour bien gérer sa classe / Alain Corneloup - ed. Tom Pousse 14.5€

- Agir et communiquer avec ses élèves : pratiques pour mieux gérer sa classe / Benjamin Chemouny - Hachette "pédagogie pratique" 20€ environ

Trouve une autre personne référente qui peut te conseiller, t'écouter sans jugement.

La maîtresse d'Ulis ? quelqu'un du rased ? quelqu'un d'un syndicat ? Un autre PEMF que tu sens bien ? Un ou une enseignante que tu rencontres dans une formation ou autre chose ? Et nous sur EDP !!

Pas forcément la famille, car il y a souvent sur tes épaules le poids de ce que ta famille attend de toi, surtout s'ils sont enseignants !!!

 

 

 

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Argon

Pour répondre à une autre de tes questions : dans l’hypothèse d’une démission (dont j’espère que tu pourras l’éviter !), rien ne s’oppose _a priori_ à ce que tu valides malgré tout ton master MEFF. La plupart des démissionaires préfèrent tout plaquer en bloc, mais c’est dommage : en termes de réorientation, être titulaire d’un master peut faire une grosse différence.

Concrètement, il n’y a pas de règle générale, mais la plupart des masters MEFF proposent deux parcours de M2, « PES » et « étudiant » pour ceux qui n’ont pas eu le concours en M1.  Il te faudrait donc sans doute basculer d’un parcours à l’autre (même s’ils s’appellent autrement), avec l’accord du responsable du master.

Cela dit, tout est en effet possible, et d’abord que tu retrouves tes marques, et que tu reprennes confiance en toi. Tout le monde passe par des crises de doute. Ça t’arrive juste plus tôt qu’à d’autres — en grande partie, sans doute, parce que tu as simplement eu la malchance d’hériter d’une classe trop dure pour toi _à ce stade de ta carrière_...

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électron-enchaîné

Tu as quel niveau ?

Tu intègres les élèves d'ULIS combien de fois par semaine ? Essaie de négocier une intégration le lundi matin ou les matinées. Les élèves sont en général plus posés qu'un vendredi après-midi. Idéalement il faudrait renégocier encore à la baisse les intégrations compte tenu de vos difficultés à toutes les deux.

Ils sont intégrés dans quelles matières ? Estimes-tu qu'ils ont le niveau pour suivre ces matières ?

as-tu fait un stage massé dans une autre classe ? Normalement dans certains espe tu quittes ta classe pour faire un stage massé dans un autre niveau (en maternelle si tu es en élémentaire par exemple). Cela permet d'avoir une autre vision du métier car tu seras dans une autre classe.

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mp31

Demande de l'aide à tes collègues de l'école. Bon courage et profite de la fin de ces vacances.

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eric_123

Ton message m'a ému et m'a fait penser à moi et à bien d'autres lors de leur première année. C'est difficile de faire classe et les gestes professionnels se construisent petit à petit. Tu te rendras compte que tu vas être de plus en plus à l'aise, mais quand l'année commence difficilement, c'est compliqué pour redresser la situation. Néanmoins ce n'est pas impossible rassure-toi.

Normalement tu es suivie par un PEMF, quels sont ses conseils ? Quels sont les points que tu maitrises, ceux où tu as plus de mal ?

Tu peux demander de l'aide auprès des CPC mais il me semble que ce sont les PEMF qui suivent les PES, à moins que ce soit différent selon les départements.

Ton changement de région te pose problème, tu te sens isolée, pourquoi as-tu passé le concours loin de chez toi ?

La reconversion est difficile et quand on sort de fac, même avec un master, ce n'est pas évident de trouver sa voie. Ce métier est passionnant, il faut lui donner sa chance même si c'est difficile. Alors mon conseil serait de t'accrocher au maximum pour réussir à passer cette première année difficile. Tu verras que quand tu commenceras la suivante, avec ce que tu auras appris, expérimenté, tu partiras sur de bonnes bases. Et si vraiment tu te sens incapable de l'exercer, si tu es malheureuse quand tu y vas, si tu penses qu'il te faut être en arrêt pour supporter cette année scolaire, effectivement, il faudra peut-être songer à autre chose.

Mais pour l'instant mets toutes tes chances de ton côté.

Pars de conseils de la personne qui te suit, si ces visites sont trop rares, réclame-en. Un oeil extérieur aide à progresser.

Prépare minutieusement et analyse tes journées, essaie des choses. Analyse ta façon de parler, de passer les consignes. Observe les élèves quand ils sont en autonomie. Se mettent-ils au travail ? Si non pourquoi ? Peut-être que c'est trop difficile ? Trop facile ? Qu'ils ne comprennent pas l'intérêt ? Passe auprès d'eux et essaie de comprendre en leur posant des questions.

Un geste, un ton, une phrase peut permettre de gérer un groupe ou un élève. Rien n'est jamais acquis mais rien n'est perdu non plus.

Bon courage ! 

 

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miaous

bonjour,

 

difficile d aider de loin même si ta détresse transpire beaucoup. j ai moi aussi failli tout plaquer dès ma deuxième année de titularisation. c est souvent difficile de se confronter à une réalité qu'on imaginait bien différente. et encore maintenant, après presque 20 ans, j'ai toujours la boule dans la gorge à l'approche de chaque rentrée de vacances ;)

j' ai fait un burn out l'année dernière et très honnêtement la psychologue de la mgen m'a beaucoup aidé à remettre les choses à leurs justes places. y a t il un service de ce type dans ton département ? si oui c'est gratuit, n'hésites pas

 

je te souhaite beaucoup de courage quelque soit ta décision

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Courfeyrac

C'est quand même incroyable que des PES soient nommés sur des postes aussi spécialisés que les ULIS !!! :blink:
C'est tellement spécifique comme poste, il est peut-être là le soucis ?! Tout le monde n'est pas fait pour travailler en ULIS !
As-tu fait des stages d'observation ou de pratique accompagnée en M1 ? Si oui, ces stages se sont-ils déroulés dans de bonnes conditions ? Qu'est ce que tu as pu apprécier ?
Je sais bien qu'avec des "si" on referait le monde, mais ton appréciation du métier n'aurait probablement pas été la même si tu avais été placée dans un niveau classique ?
Dans tous les cas : bon courage, même si l'année de PES est très difficile (surtout dans ton cas), il faut te dire que tu as quand même passé de grosses épreuves pour en arriver là !!
 

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Nodle

J'intègre des élèves d'ULIS les après midi et j'ai parfois une AVS qui vient m'aider. 

On a déjà travailler avec leur maîtresse d'ULIS pour les avoir un peu moins en classe, ce qui a déjà été une grande aide mais ça reste difficile car on ne sait pas quoi leur proposer comme travail. 

La semaine après les vacances s'est finalement mieux passé que les autres semaines, je pensais que ça allait aller mieux pour la suite mais juste de penser que je dois y retourner demain j'ai super mal au ventre. 

Et j'ai été mise dans le dispositif d'aide PIFIR. Ça veut que maintenant pendant certains cours d'ESPE et tous les mercredi matin je serais dans une autre classe que je devrais prendre en charge. C'est pour soi disant me mettre en confiance en moi ... Ça n'était pas la meilleure solution, ça va surtout m'ajouter un stress en plus. 

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Lucille2ily

Je suis également PES cette année et j'ai également plusieurs élèves à besoin particulier sans aucune AVS et 'en continu'....et je comprends tes difficultés et doutes.

Je te conseillerai d'en parler calmement avec ta CPC ou ta tutrice terrain, de tes peurs, de tes craintes...la personne avec qui tu te sens le mieux...sans dire que tu veux claquer la porte ou sans animiosité contre les enfants, parce qu'au final, ils n'y sont pour rien, c'est des choix d'adultes si on les met comme ça pour servir de cobayes avec deux adultes en alternance alors qu'ils ont besoin de cadre et qu'en plus ces mêmes adultes débutent...rassure toi, visiblement elles sèchent des larmes de 95% des PFSE toute la journée (quoiqu'il te semble en apparence) et que crois moi, ta situation n'est peut-être pas des plus faciles parmi les stagiaires....Et puis, n'hésite pas à en parler d'autres stagiaires de ton age, à plus t'appuyer sur les livres du maître, les séances déjà prêtes, à mutualiser avec d'autres votre travail, ce qui a marché, pas marché, et à te préserver du temps pour toi! Sans ça, tu ne pourras pas tenir, personne ne peut!

Certains ont de la chance de tomber dans une super équipe qui les aide vraiment, leur réserve une classe un peu plus facile ou les protège des parents/ des services en continu...et d'autres pas...Et puis tu dégages peut-être aussi une image qui n'est pas celle que tu as de toi même...ma tutrice terrain a fait une mine complètement surprise quand je lui ai demandé si elle pensait vraiment que je pouvais y arriver...:blink: ça lui semblait tellement évident!!! qu'elle n'avait aucun doute mais bon fallait voir ma classe!!! n'importe qui se remettrait en cause!....c'est bête, ça lui est sorti tout seul comme ça spontanément et moi, ça m'a fait un bien fou...De même qu'aller dans sa classe, alors que j'étais super sceptique, ça m'a fait un bien fou de voir une classe qui marche, qui a été crée avec cohérence...

Je t'envoie beaucoup de courage

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Argon
Le 21/01/2018 à 12:27, NolwennLB a dit :

Et j'ai été mise dans le dispositif d'aide PIFIR. Ça veut que maintenant pendant certains cours d'ESPE et tous les mercredi matin je serais dans une autre classe que je devrais prendre en charge. C'est pour soi disant me mettre en confiance en moi ... Ça n'était pas la meilleure solution, ça va surtout m'ajouter un stress en plus. 

Essaie de le prendre de façon positive, à la fois comme une respiration occasionnelle loin de ta classe difficile et comme une reconnaissance par ta hiérarchie que ton poste est difficile...

Le PIFIR n'est assurément pas une solution miracle mais c'est au moins une tentative de t'aider, et certainement pas de te rajouter du stress !

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Fababa

C'est sûr, ça va t'ajouter du stress (on se demande toujours :"est-ce que je suis capable ?" quelle que soit la classe je pense, quand on débute...)...

Mais ça veut dire aussi qu'ils sont conscients que ta classe est dure, et qu'ils essaient de te permettre d'être dans une autre configuration.

Est-ce que tu seras seule dans cette classe ou accompagnée ? Est-ce que ce sera toujours la même classe ?

Dans mon académie, ce dispositif n'existait pas : l'accompagnement renforcé (que j'ai eu) permettait au PEMF de venir plus souvent en visite.

Moi ça m'a aidée à fond, même si sur le moment, ça rajoutait beaucoup de stress.

Et essaie si tu peux de  lâcher le plus possible l'image de soi pour se concentrer le plus possible sur ce que nous disent nos tuteurs (qui sont ceux qui nous valident à la fin de l'année) et demander des conseils au plus grand nombre de gens (bienveillants) possible si tu peux..

Dans  ma classe d'espe, ceux qui ont redoublé (prolongation) ne sont pas ceux qui ont eu un dispositif d'aide renforcée.

Et dans ceux qui ont redoublé, ils ont tous été titularisés l'année d'après.

Courage, tiens-nous au courant !

 

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Balustrade

Pas grand chose à ajouter à tout ce qui a été dit. 

Il y a juste deux choses qui sont typiques des premières années d'enseignement et qui disparaissent avec l'expérience, et qu'il faut donc voir comme un passage désagréable certes, mais seulement et simplement un passage (à relativiser, donc) : 

- l'angoisse de la gestion de classe : est-ce que je vais "tenir" les élèves aujourd'hui ? ; 

- le manque de recul sur la classe : tu penses travail en permanence, tu as l'impression d'avoir toujours quelque chose à faire, préparer, réfléchir... Tu rêves même parfois des élèves !

Ces deux trucs qui peuvent te pourrir ton début de carrière disparaissent vraiment complètement avec le temps, si si !

Bon courage !

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