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Un collaborateur de Macron identifié en train de frapper un manifestant le 1er mai à Paris


prof désécol
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il y a 29 minutes, jeanounette a dit :

 

:happy:

 

Dans la série "Les couvertures auxquelles vous avez échappé", celle-ci n'est pas mal non plus :

Citation

7794268935_montage-de-jimhemaer.jpg

 

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Article intéressant qui fait prendre conscience de la légèreté que constitue pour un responsable de la sécurité d'un président le fait d'utiliser ce type d'application :

https://www.numerama.com/politique/403440-affaire-benalla-quels-risques-y-a-t-il-a-utiliser-tinder-quand-on-est-le-charge-de-mission-du-president.html

Citation

Affaire Benalla : quels risques y a-t-il à utiliser Tinder quand on est le chargé de mission du Président ?

[...]

Géolocalisation ultra-facile

Car l’une des problématiques récurrentes avec Tinder porte sur la géolocalisation des individus. En cas de « match », c’est-à-dire lorsque les propriétaires de deux profils s’apprécient mutuellement, il est possible d’accéder à des informations utiles, notamment la distance approximative qui sépare les deux individus. C’est ce qu’expliquait Libération en 2016, pour localiser un « match » avant de lui parler. [...]

Malgré ces barrières, il existe des guides et des procédures sur le net qui décrivent la façon de faire pour pister relativement facilement un profil avec un navigateur Chrome, grâce à l’emploi d’extensions spécifiques. Pour une personne qui aurait la patience suffisante (ou du temps à perdre), pister un individu bien précis est techniquement possible, à condition que les prérequis de  « match » soient remplis. [...]

Si l’on ne sait pas si Alexandre Benalla se sert encore de Tinder (Closer évoque un usage en 2017), le fait qu’une telle application ait été utilisée dans l’entourage resserré du président de la République, par l’un de ses plus proches collaborateurs, soulève naturellement des questions légitimes sur la sécurité — des interrogations qui valent d’ailleurs pour le reste de l’aréopage entourant le chef de l’État. [...]

Pour une personne au cœur du réacteur, habilitée secret défense et bénéficiant visiblement de facilités d’accès, le risque est non nul. En forçant le trait, le profil d’Alexandre Benalla pourrait conduire des puissances étrangères à se servir d’espionnes usant de leurs charmes (Anna Chapman est un cas d’école) pour glaner des informations. Et la France est concernée. [...]

 

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Il y a 2 heures, isabelle478 a dit :

Comment enterrer une affaire :

https://m.20minutes.fr/amp/a/2317323

Affaire Benalla: Pas d'élargissement des investigations à la disparition du coffre contenant des armes

Le parquet a refusé d’élargir le champ d’investigation des juges d’instruction à une dissimulation de preuves, a indiqué vendredi une source judiciaire...

Ah ...la légendaire indépendance de la justice française.

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Il y a 16 heures, prof désécol a dit :

Oui et non.

Que ce monsieur s'amuse sur Tinder, tant mieux pour lui.

Qu'il utilise des photos prises en service alors qu'elles font apparaître des chefs d'état à ses côtés pose problème.

 

Ah oui ! Ce dernier point m'avait échappé !!! Effectivement !

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[RussEurope-en-Exil] De quoi Macron est-il le nom ? Jacques Sapir

L’affaire Benalla et l’histoire romaine
https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-de-quoi-macron-est-il-le-nom-jacques-sapir/

Extraits:

Citation

L’affaire Benalla a suscité de nombreux commentaires. Certains se concentrent sur ce que nous dit cette affaire sur l’usage du pouvoir par Emmanuel Macron. Ce n’est pas faux. Mais, cette affaire n’est pas le symptôme d’une souveraineté « devenue folle » comme l’a écrit Fréderic Lordon[1]. C’est, au contraire, le symptôme d’une tentative de mise en surplomb d’un pouvoir à faible légitimité par un détournement de souveraineté, ou plus précisément un détournement de l’apparence de la souveraineté par la Président de la République. En cela, effectivement, cette affaire est révélatrice d’une dérive du pouvoir. Cette dérive devient d’ailleurs, chaque jour, plus évidente.

Car, au-delà des actes délictueux commis par Alexandre Benalla (les coups et blessures multiples, l’usurpation de fonction), il y a bien sûr les actes qui ont visé à faire obstruction à la justice et à camoufler cette affaire et toutes ses implications. De fait, ce que l’action du pouvoir, et disons le celle d’Emmanuel Macron, donne à voir c’est bien un processus d’appropriation de l’apparence de la souveraineté. Ce processus se combine alors avec un processus d’autonomisation vis-à-vis des conflits politiques et sociaux, avec la construction d’un pouvoir en surplomb de la société.

Ce n’est pas la première fois dans l’histoire que cela se produit. Mais, ce double mouvement d’appropriation de l’apparence de la souveraineté et d’autonomisation du pouvoir par rapport aux conflits et aux institutions a toujours correspondu à un moment de grave crise politique sur fond de crise sociale devenue ingérable. En un sens Emmanuel Macron est tout autant acteur de ce double mouvement que symptôme de la crise profonde qui l’engendre. Mais, à chaque fois, les conséquences de ces actions furent dramatiques.

...

Une souveraineté devenue folle ?

Fréderic Lordon écrit dans son texte publié le 23 juillet sur le blog du Monde Diplomatique : « Assez curieusement, on pourrait y voir aussi, et plus classiquement, une parfaite illustration de la souveraineté devenue folle, c’est-à-dire en fait se comprenant elle-même dans la pureté de son concept, comme puissance absolue et absolument déliée, n’ayant à répondre de rien à personne, faisant valoir l’arbitraire de sa volonté comme acte politique par construction licite, le pur « je veux » d’un pouvoir complètement désorbité. » On comprend bien ce à quoi il pense, le fameux « l’Etat c’est moi » attribué à Louis XIV, ou le « car tel est mon bon plaisir », bref l’expression d’une puissance absolue qui n’a à répondre de rien à personne. Et, il n’est pas peu probable que ce sentiment de toute puissance habite Emmanuel Macron. Ce sentiment s’enracine dans une culture de l’impunité, ce qu’a très bien démonté Régis de Castelnau sur son blog « Vu du droit » le 19 juillet[2]. Pourtant, sur ce point, Frédéric Lordon se trompe, tant sur le registre des actes que sur ce qu’ils révèlent.

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On voit bien ici ce que le parallèle avec la Rome antique nous dit sur Emmanuel Macron. De nombreux commentateurs se sont ainsi saisis de certains comportements d’Emmanuel Macron, en particulier par rapport au Général de Villiers, ou de ces déclarations (les « gens qui ne sont riens » ou les « fainéants »), qu’ils soient politiques ou non (comme lors de la fête de la musique ou de la réception de l’équipe de France après sa victoire à la coupe du monde), pour instruire un procès en indignité[12]. D’autres comportements, comme justement la déclaration qu’il fit au soir du 23 juillet, peuvent donner le sentiment qu’il agit porté par un sentiment de toute puissance. Néanmoins, on passerait ce faisant à côté de l’essentiel ; problème n’est pas là. Le problème n’est donc pas le « mauvais » usage, voire l’usage dégradant, que Macron fait de la fonction de Président, et donc implicitement de la souveraineté. Le problème réside bien plus dans la captation de la souveraineté à laquelle il se livre.

...

Macron : Caligula ou Sylla?

On peut donc montrer ce qui dans le comportement d’Emmanuel Macron rappelle le personnage de Caligula, en particulier celui de la pièce d’Albert Camus[13]. Mais, tracer un parallèle entre le comportement de Macron dans l’affaire Benalla et Caligula, que ce soit le véritable[14] ou le romancé, c’est faire fausse route. Régis de Castelnau, encore lui, pointe le fait que Macron est à la fois un symptôme et un instrument dans l’autonomisation du « bloc bourgeois » qui domine la France[15]. L’opération qui a été réussie par certains des dirigeants de ce « bloc bourgeois » a été de créer une personnalité et un pouvoir « en surplomb » des contradictions tant de la société française que du « bloc bourgeois » lui-même, pour opérer une restructuration décisive de ce dernier. Dès lors se pose la question : et si Emmanuel Macron ne devait pas être comparé à Caligula mais bien à Sylla ?

...

On ne peut, quand on se plonge dans cette période de la Rome républicaine, qu’être frappé par des parallèles avec notre situation actuelle, où la finance, et plus spécialement la financiarisation de l’économie, mais aussi les pressions exercées par les représentants de cette sphère financière sur le pouvoir politique et qui conduisent à des abus fiscaux et redistribuais de multiples sortes, conduisent à un accaparement des richesses inouï. Il est symptomatique que, depuis maintenant une vingtaine d’années, on ait vu ressurgir l’ancien terme d’oligarchie et d’oligarques pour désigner, de manière péjorative, les régimes de nombre de pays occidentaux, et de la France en particulier. Le détournement de la souveraineté est bien devenu l’un des objectifs des classes possédantes et en particulier des plus riches, comme on l’a vu autour du résultat du référendum de 2005.

...

Reprenons ici le parallèle avec la situation actuelle. On voit bien, que ce soit avec l’emploi par Emmanuel Macron de l’image de la « souveraineté européenne »[42] ou par son comportement politique dont il donna un magnifique exemple devant les députés du groupe LREM[43], que l’on assiste à la même volonté de détournement de la souveraineté. D’ailleurs, Emmanuel Macron, qui s’affiche comme issu de la sphère financière (ce qui est largement inexact, ses fonctions n’ayant pas dépassée celles d’un entremetteur) est bien le représentant politique de ce groupe social qui entend désormais faire la loi car il cumule déjà une grande partie des richesses. Mais, pour cela, il lui faut un pouvoir qui s’établisse en surplomb au-dessus des classes sociales et des légitimes intérêts des différents groupes sociaux. En réalité, il n’y a nulle « folie » dans l’usage des apparences de la souveraineté par Emmanuel Macron, et ce quelles que soient les interrogations que suscitent son comportement personnel. Il s’affirme en réalité, au prix d’un détournement complet, comme le détenteur de la souveraineté, une souveraineté qu’il entend bien désormais remettre à ses véritables mandants, soit la classe des « hyper-riches ».

La comparaison avec Caligula s’avère alors purement de forme et ainsi futile et vaine. Ce qu’il y a en Macron, et le traitement de plus en plus violents de manifestations de discordes et d’opposition en témoigne, c’est bien plus le personnage de Sylla. Et, de là peut-on comprendre sa volonté de constituer une police et une haute administration qui soit entièrement sous ses ordres[44], qui ne réponde plus à aucun contrôle démocratique.

De fait, l’affaire Benalla, pour aussi scandaleuse qu’elle soit, pour aussi déplorables qu’aient été les tentatives de la part de la Présidence de la République de la masquer, ou d’en diminuer l’importance, n’est qu’un symptôme[45]. Ce qui se révèle au travers de cette affaire et du comportement du Président est bien le projet d’Emmanuel Macron de se constituer comme pouvoir en surplomb de la société française, par le biais d’une usurpation de la souveraineté.

Macron n’est pas le lointain écho de Caligula mais bien celui de Sylla.

 

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