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Violences, insultes, jets d'objets en classe


--anonyme--
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Bonjour,

En tant que formatrice, je dois aider une PES qui a demandé un accompagnement renforcé pour la gestion de classe. Cette PES est venue dans ma classe en observation et a bien remarqué que tout fonctionne et que les conditions favorables aux apprentissages sont réunies.

Mais le profil de ma classe est loin de ressembler au sien: plus de la moitié des élèves passent leurs journées à s'insulter (gros mots bien choisis et d'une grande violence, doigts d'honneur continuels insultes en tout genre) , à avoir des accès de colère et de violence (jets d'objets divers, tables et chaises renversées, refus de sortir de la classe quel on leur demande de le faire- des adultes ont dû s'y prendre à plusieurs pour sortir un élève). Ces derniers refusent catégoriquement de se mettre au travail et ne font rien. Seul un petit tiers de maclasse semble avoir une attitude plus sereine mais ce même tiers en est en très très grande difficulté. 

Je vais observer le comportement de ces élèves demain matin; j'ai lu pas mal de choses (protocoles notamment de notre département à suivre relatif aux gros troubles de comportements), mais je me tourne malgré tout vers vous qui avez peut-être déjà vécu des expériences similaires. En REP +, j'ai déjà vécu ce genre de situation, mais seulement un ou deux élèves présentaient ces grands troubles du comportement et non une moitié de classe rendant ainsi tout apprentissage impossible. 

Je vous remercie pour vos partages d'expériences et de solutions si vous en avez, car la situation est urgente (le titulaire de la classe est au bord de l'arrêt...). 

je précise que l'équipe de circonscription est au courant mais semble impuissante face à l'ampleur des problématiques...

 

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C'est quel niveau de classe?

Si ces élèves étaient déjà connus, pourquoi avoir mis un PES face à une classe aussi ingérable et visiblement sans soutien efficace?

Dans notre métier, il n'y a pas de coup de baguette magique et face à l'ampleur de la situation que tu décris, il faut une équipe complète en ordre de bataille : directeur, conseillers pédagogiques, RASED, collègues, psychologue, médiateur prévention violence, CASEH.

La vraie question sera donc : sur qui pouvez vous compter et quand vous réunissez vous?

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Je réunirais parents et élèves en présence de l'inspecteur qui pourrait mener la réunion pour rappeler les conduites à tenir car cela relève de l'éducatif. Des mesures d'exclusions temporaires d'élèves pourraient être prises! C'est quel niveau de classe?

Y a-t-il une Equipe Mobile de Sécurité qui pourrait intervenir plusieurs semaines en classe?

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Pareil, ici on avait ajouté le médecin de la PMI (maternelle) mais vous pourriez voir avec le médecin scolaire + psy scol. Des parents policiers avaient pris la parole (2 avaient très bien parlé) et ça avait eu un impact positif.
Les enfants étaient présents.

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Comme les réponses précédentes, il faut mobiliser les parents qui doivent reprendre en main le comportement de leur enfant !

Et après, c'est aussi un travail d'équipe au sein de l'école, pour permettre de retrouver une ambiance de travail dans la classe, en dispatchant les pénibles avec du travail dans les autres classes avec le soutien des collègues qui eux aussi leur mettent la pression...

Bon courage !

J'ai eu une classe comme ça pendant mon année de stage (4 semaines en responsabilité à l'époque)... J'ai fini épuisée, dégoûtée et avec une estime de moi même bien affectée... Je me trouvais complètement nulle et incapable en entendant les collègues qui avaient fait des projets géniaux dans leurs classes pendant leur stage...

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D'abord je salue le souci d'aide que tu as. De ce que j'ai pu voir, "descendre" l'enseignante est plutôt la règle.

Rien à ajouter à ce qui est dit.

Mais peut-être dans le cadre de ton observation, repérer les meneurs; parfois ceux-là sanctionnés, les autres se calment.

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Il y a 5 heures, borneo a dit :

Et avec le titulaire, ça se passe comment ?

Oui, ça me semble être un point important.

Ensuite, pourquoi tous ces élèves sont-ils réunis dans la même classe ?

Qu'en dit le directeur ? Que fait-il ?

Que penses-tu de la responsabilité de la jeune collègue et-ou du titulaire dans la situation (pratique pédagogique, attitude,...) ? 

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Il y a 12 heures, javanaise a dit :

C'est quel niveau de classe?

Si ces élèves étaient déjà connus, pourquoi avoir mis un PES face à une classe aussi ingérable et visiblement sans soutien efficace?

Dans notre métier, il n'y a pas de coup de baguette magique et face à l'ampleur de la situation que tu décris, il faut une équipe complète en ordre de bataille : directeur, conseillers pédagogiques, RASED, collègues, psychologue, médiateur prévention violence, CASEH.

La vraie question sera donc : sur qui pouvez vous compter et quand vous réunissez vous?

La directrice avait demandé à ce qu'il n'y ait plus de PES sur cette école, car toutes les classes (excepté le CP cette année) posent souci.

Sa demande n'a pas été entendue...

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Je vous remercie pour toutes vos réponses. 

Je n'ai que peu d'informations sur l'école, les collègues, les parents, la gestion de ces classes difficiles. Je ne suis pas la tutrice officielle de la PES en question, mais dans le cadre d'un accompagnement renforcé, elle est venue en observation dans ma classe et a demandé à ce que je vienne moi même constater le profil particulier de sa classe. 

Il s'agit d'un niveau CE2, elle n'y intervient qu'une fois par semaine. Le titulaire (très jeune dans le métier) semble tout aussi démuni. 

Lors de son observation dans ma classe, je lui avais en effet proposé de venir dans sa classe afin d'établir un profil plus précis des élèves perturbateurs.

La difficulté est de bien analyser les situations. Certaines pistes peuvent concerner des élèves qui perdent effectivement le contrôle suite à des angoisses  ou autres problématiques (je pense alors à une information préoccupante pour un élève de leur classe) Certains autres élèves ont besoin de tester que le cadre proposé est solide et invariant pour se rassurer et des pistes pourraient ne pas être adaptées à ces derniers.

Les élèves perturbateurs ne sont pas concentrés dans cette classe mais dans toutes les classes apparement; l'école accueille un public très difficile. 

Je pourrai vous en dire plus demain je pense, après ma visite dans cette classe. 

 

 

 

 

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Il y a 11 heures, Anna59 a dit :

Comme les réponses précédentes, il faut mobiliser les parents qui doivent reprendre en main le comportement de leur enfant !

Et après, c'est aussi un travail d'équipe au sein de l'école, pour permettre de retrouver une ambiance de travail dans la classe, en dispatchant les pénibles avec du travail dans les autres classes avec le soutien des collègues qui eux aussi leur mettent la pression...

Bon courage !

J'ai eu une classe comme ça pendant mon année de stage (4 semaines en responsabilité à l'époque)... J'ai fini épuisée, dégoûtée et avec une estime de moi même bien affectée... Je me trouvais complètement nulle et incapable en entendant les collègues qui avaient fait des projets géniaux dans leurs classes pendant leur stage...

Apparemment, il est difficile de répartir les élèves perturbateurs dans les autres classes dans lesquelles il y a aussi beaucoup d'élèves avec des troubles du comportement ...

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Il y a 16 heures, éowin a dit :

D'abord je salue le souci d'aide que tu as. De ce que j'ai pu voir, "descendre" l'enseignante est plutôt la règle.

+ 1

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Des nouvelles ?

Pour avoir déjà connu une année très difficile avec plusieurs enfants relevant d'itep, je peux juste te dire que la dernière chose dont on a besoin, c'est que des gens viennent nous donner de faux conseils à base de "yaka, fokon, petêtrekesi". Quand on est à deux doigts de s'arrêter, on n'a plus ni la force ni l'envie de préparer de nouveaux outils et de remplir des registres d'événements. On le vit comme une double punition : tu as une classe de merde, tu vas passer de sales journées et remplir des documents tous les soirs chez toi pour te rappeler que tu as passé de sales journées.

Les seuls conseils que je donnerais à quelqu'un avec une classe pourrie, c'est de serrer les dents jusqu'en juillet, d'assurer la sécurité des enfants, de ne faire que de la discipline, de viser des objectifs d'apprentissage simples comme faire de la copie dans le calme et surtout de lever le pied niveau boulot pour se rappeler qu'on a quand même une vie sympa à côté.

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Je vois ce que tu veux dire.

Je me permets de faire un parallèle avec l'élève harcelé, qu'on enfonce dans sa position de harcelé en pensant le défendre, quand on intervient auprès des harceleurs.

L’autorité extérieure qui vient dire aux perturbateurs de se conduire correctement avec la maîtresse leur font passer le message qu'elle n'y arrive pas seule.

Voir cette vidéo :

 

 

Bref, on doit pouvoir dire aux enseignants malmenés de montrer les dents, mais surtout pas devant les élèves. 

 

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Il y a 8 heures, *Random* a dit :

 

Les seuls conseils que je donnerais à quelqu'un avec une classe pourrie, c'est de serrer les dents jusqu'en juillet, d'assurer la sécurité des enfants, de ne faire que de la discipline, de viser des objectifs d'apprentissage simples comme faire de la copie dans le calme et surtout de lever le pied niveau boulot pour se rappeler qu'on a quand même une vie sympa à côté.

+1  ;)

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il y a 3 minutes, borneo a dit :

Bref, on doit pouvoir dire aux enseignants malmenés de montrer les dents, mais surtout pas devant les élèves. 

 

Et c'est bien le problème de la (non) formation des jeunes collègues, c'est que, non seulement on les met sur le terrain avant d'avoir été formés à un métier, ce qui est une marque d'irrespect à leur égard mais également à l'égard des élèves, des parents et des collègues, mais, en plus, on leur envoie régulièrement des gens en classe qui peuvent, pour les élèves, laisser penser que leur maître n'en est pas tout à fait un.

Ceci n'est pas une critique des PEMF, PIESPE, CPC ou autres en eux-mêmes, mais simplement un constat.

Les élèves ne sont pas idiots et, selon l'attitude des personnes qui "visitent" leur enseignant, et la régularité de ces visites, selon les propos qu'ils entendent, ils peuvent rapidement comprendre (à tort ou à raison) que celui-ci n'assure pas. Avec les conséquences que ça peut avoir, surtout maintenant que les parents les soutiennent.

 

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Mais dans dans quelle mesure a-t-on pouvoir là-dessus ?

Jeune ou plus expérimenté dans la profession, formé ou pas. 

Cela dépend beaucoup de l’IEN et de la direction de l’école.

La politique actuelle est à l’écoute, enfin surtout pour les parents et les enfants très souvent perturbateurs, quand il y a problème. On n’est pas infaillible parce que enseignant mais le contraire non plus. 

Et chez ces personnes: écoute = soutien. 

Pour ce qui est du cas initial du post, est-ce la jeune enseignante qui est en difficulté ou toute l’école? Je pencherais plutôt pour la seconde hypothèse....

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Il y a 11 heures, borneo a dit :

Je me permets de faire un parallèle avec l'élève harcelé, qu'on enfonce dans sa position de harcelé en pensant le défendre, quand on intervient auprès des harceleurs.

J'aime beaucoup cette petite conférence. Je la recommande régulièrement aux parents d'élèves pour qu'ils changent leur façon de concevoir une intervention dans le cas d'un harcèlement.

Pour en revenir au sujet, c'est vrai qu'on peut faire un parallèle. Pour ma part, j'avais contacté l'inspection cette année-là pour me couvrir en cas de problème grave comme une fugue. Bien mal m'en a pris. Ça a été le défilé des conseillers pédas toute l'année et je me rappelle avoir très mal vécu ce flicage. C'était culpabilisant. Ce genre de classe cauchemardesque, on pense que ça n'arrive qu'aux autres jusqu'à ce qu'on s'en coltine une. Cela dit, ça fait grandement relativiser par la suite quand on récupère une classe difficile.

Norah, ta jeune PES a sûrement des choses à revoir dans sa posture et sa gestion de la classe, comme beaucoup de PES, mais ce n'est pas la bonne année pour ça. Elle a juste besoin qu'on reconnaisse qu'elle a une classe horrible et que ce n'est pas de sa faute.

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  • 9 months later...

Bonjour, 

Je remonte ce post car, peut-être que comme moi, vous vivez des situations tendues ! 

J'ai besoin de vos avis et retours d'expérience car nous vivons dans l'école une situation très tendue à cause d'élèves de CM qui sont violents et extrêmement vulgaires ce qui met à cran les autres élèves et leurs parents. 

Quelles sanctions (ns en avons déjà épuisé pas mal, rencontre les parents...), quelle procédure afin de ramener le calme ? Le climat de l'école se détériore trop vite à mon goût ! On n'a aucun moyen de pression comme ds le secondaire et c'est bien dommage parfois ! 

Merci pour vos avis. 

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C'est maintenant aux parents de ces élèves de faire quelque chose ! Ce sont LEURS enfants avant d'être vos élèves.

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il y a 13 minutes, Goëllette a dit :

C'est maintenant aux parents de ces élèves de faire quelque chose ! Ce sont LEURS enfants avant d'être vos élèves.

Oui je suis bien d'accord ! Mais justement, s'ils en sont là c'est qu'il y a un manque flagrant de repères... 😕 Les bons ! 

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Il y a 4 heures, Titepoule a dit :

Bonjour, 

Je remonte ce post car, peut-être que comme moi, vous vivez des situations tendues ! 

J'ai besoin de vos avis et retours d'expérience car nous vivons dans l'école une situation très tendue à cause d'élèves de CM qui sont violents et extrêmement vulgaires ce qui met à cran les autres élèves et leurs parents. 

Quelles sanctions (ns en avons déjà épuisé pas mal, rencontre les parents...), quelle procédure afin de ramener le calme ? Le climat de l'école se détériore trop vite à mon goût ! On n'a aucun moyen de pression comme ds le secondaire et c'est bien dommage parfois ! 

Merci pour vos avis. 

Il y a 2 ans, on en est arrivé à la solution extrême de privation de cour de récré à la semaine, 2 ou 3 élèves passaient donc régulièrement leurs récrés seuls, chacun dans une pièce, avec des livres, sous la surveillance d'adultes bien sûr (mais sans priver les adultes de pause : salles visibles depuis la salle des maîtres ou le bureau par des baies vitrées). La priorité, c'était préserver les autres élèves.

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Il y a 1 heure, Titepoule a dit :

Oui je suis bien d'accord ! Mais justement, s'ils en sont là c'est qu'il y a un manque flagrant de repères... 😕 Les bons ! 

Mais c'est tout de même à leur niveau que se situe la solution.

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Le 11/10/2020 à 17:30, Titepoule a dit :

Bonjour, 

Je remonte ce post car, peut-être que comme moi, vous vivez des situations tendues ! 

J'ai besoin de vos avis et retours d'expérience car nous vivons dans l'école une situation très tendue à cause d'élèves de CM qui sont violents et extrêmement vulgaires ce qui met à cran les autres élèves et leurs parents. 

Quelles sanctions (ns en avons déjà épuisé pas mal, rencontre les parents...), quelle procédure afin de ramener le calme ? Le climat de l'école se détériore trop vite à mon goût ! On n'a aucun moyen de pression comme ds le secondaire et c'est bien dommage parfois ! 

Merci pour vos avis. 

Rien a apporter car dans la même situation.... Récompense : ils s'en tapent ; Sanction : rien à faire ; Voir les parents : c'est pas de sa faute... Et à côté de ça, mes mignons bosseurs qui en patissent....

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il y a 29 minutes, mamankiwi a dit :

Et à côté de ça, mes mignons bosseurs qui en patissent....

Concentre-toi sur ceux-là.

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il y a 16 minutes, Goëllette a dit :

Concentre-toi sur ceux-là.

J'essaye (et ils le savent, valorisation +++ ) mais les autres foutent tout en l'air..

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Le 15/10/2020 à 14:07, mamankiwi a dit :

J'essaye (et ils le savent, valorisation +++ ) mais les autres foutent tout en l'air..

C'est clair que quelques uns suffisent à bousiller la journée 😕. Moi aussi j'essaye de me focaliser sur les mignons mais malgré tt les situations conflictuelles pourrissent tout 🤔... 

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Il est important d'avoir aussi des discussion avec juste ces élèves-là (en l'absence des plus affreux), pour les féliciter, les encourager, et faire le point avec eux sur l'attitude qu'il convient d'avoir.

C'est utile pour la frange susceptible de basculer d'un camp à l'autre.

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Le 11/10/2020 à 17:30, Titepoule a dit :

Bonjour, 

Je remonte ce post car, peut-être que comme moi, vous vivez des situations tendues ! 

J'ai besoin de vos avis et retours d'expérience car nous vivons dans l'école une situation très tendue à cause d'élèves de CM qui sont violents et extrêmement vulgaires ce qui met à cran les autres élèves et leurs parents. 

Quelles sanctions (ns en avons déjà épuisé pas mal, rencontre les parents...), quelle procédure afin de ramener le calme ? Le climat de l'école se détériore trop vite à mon goût ! On n'a aucun moyen de pression comme ds le secondaire et c'est bien dommage parfois ! 

Merci pour vos avis. 


Il faut en parler en CM, tous ensemble. Il y a différentes possibilités. Tu n’expliques pas ce que vous avez déjà mis en place, et ne détailles pas les soucis exacts que vous rencontrez... Alors je te donne quelques pistes, mais vous les avez peut-être déjà essayées. 

Les élèves qui posent problème à l’école entière, le calme qui n’est plus là, font penser qu’il y a un souci aux récréations. Dans ce cas, vous pouvez faire le choix de les isoler, pour une durée déterminée, en prévenant les parents que leur enfant est trop dangereux pour les autres en ce moment et qu’à chaque fois qu’il aura un comportement inapproprié ou violent, il en sera de même. Vous pouvez commencer par une semaine pour voir. Et il faudrait, dans l’idéal, que cet isolement soit pénible. Quand j’étais directrice, je prenais ces élèves dans mon bureau avec des conjugaisons à recopier. En silence. Assez rapidement, le gros des fauteurs de troubles, pour ne pas passer du temps en ma compagnie, se calmait vite. Et je prévenais les parents, en demandant leur soutien : ils devaient être punis à la maison.


Si vous avez à faire à des enfants encore plus compliqués, vous pouvez aussi décider de dédoubler les récréations, une pour le cycle 2, une pour le cycle 3. Chez nous, ecole difficile, nous avons 3 séries de récré, sur 2 cours. Cela permet des récrés plus calmes, plus faciles à surveiller, et on tient mieux les élèves. De plus, cela évite au cycle 2 de voir certains mauvais exemples, et on a moins de risque d’accident (les plus grands jouent trop forts). 
Il faut des règles simples précisées en CM, afin que chaque enseignant soit informé, et il est indispensable que chacun s’oblige à les faire respecter. 
 

Si le problème est aussi durant la classe : il faut faire tourner les cas lourds, avec du travail. 
 

Les parents doivent être tenus au courant au quotidien. Chez nous, on met en place un contrat : le parent vient chercher son enfant chez le directeur, chaque soir, et il doit lire puis signer le document indiquant le déroulement de la journée. Il est prévenu que nous informons régulièrement l’inspection du comportement de son enfant.

L’enfant, en concertation avec la mairie, peut être renvoyé pour une durée déterminé de l’étude, garderie, cantine... 

Il faut renvoyer à leur responsabilité les parents de cette manière à chaque fois que c’est possible. Si ce n’est pas le cas, il ne te reste plus que la solidarité du CM, et des réponses fortes pour cadrer le mieux possible les trouble-fête. En CM, discutez bien du profil de vos élèves : souvent, on se rend compte qu’on a aussi des « suiveurs ». Si vous isolez le meneur, vous gagnez. Et les autres reviennent du côté des élèves landa. 
 

Pensez à faire des fiches RSST, en cas d’incident important. C’est fondamental pour espérer du soutien de votre hiérarchie.

Voilà, j’espère que ces quelques pistes t’aideront. Dans mon école, nous avons retrouvé un certain calme lorsque nous avons mis en place tout cela. Bien sûr, cela nécessite plus de services, une vigilance accrue, plus de boulot pour faire le lien avec les familles, une bonne organisation entre les collègues... mais cela enlève aussi pas mal de stress, cela soulage certains collègues, et cela redonne un certain apaisement à l’école pour tout le monde. 

 

  • Merci 2
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