Goëllette Posté(e) 27 mai Posté(e) 27 mai Il y a 3 heures, SepH a dit : Il faut surtout leur apprendre à apprendre les mots. Tout ne s'apprend pas dans un mot, seulement la lettre muette ou l'encodage complexe du son. Je pense aussi (mais ce n'est pas une généralité car ça ne marche pas pour tout le monde) que le fait que les élèves lisent moins qu'avant (et des textes simplifiés à l'extrême) et donc rencontrent moins souvent les mots pour les enregistrer de manière transparente à travers la lecture leur demande de fournir davantage d'efforts quand il s'agit de mémoriser l'orthographe. Sans compter que maintenant il devient difficile de lire des écrits sans erreur d'orthographe. Lorsque j'étais élève, nous apprenions des règles d'orthographe par cœur dont je me souviens encore de l'époque ("Les mots en ap- prennent deux p, sauf ...") dès le CE1, et de façon progressive jusqu'au CM2, pas en recommençant tout chaque début d'année et en continuant à "découvrir" au CM2 qu'il faut une cédille entre le C et le A pour faire SA alors que ça devrait être su depuis le CE1. Les leçons étaient à revoir de façon systématique à la maison et nous devions les réciter le lendemain, avec notation. Les cahiers du jour (dans lequel on travaillait au propre chaque jour) étaient à signer chaque fin de semaine. Chaque exercice était corrigé individuellement par l'enseignant puis par l'élève, ... C'est cela qui manque bien souvent désormais : la rigueur, la répétition, la régularité. Et c'est cela qu'il faut retrouver si on veut réellement faire progresser les élèves. Pas besoin de leur infliger des dictées fleuves (dont ils ne comprennent bien souvent pas tous le sens) dans lesquelles il y a une floppée de mots et règles non vus et pour lesquelles il n'est pas possible qu'ils aient tout juste. Par contre, faire apprendre par cœur tous les mots invariables dès le CP, être intraitable dessus dans tous les domaines, privilégier les dictées de mots ou de phrases courtes avec l'objectif que la majorité des élèves puissent avoir tout juste, faire réinvestir ces mots en expression écrite, faire recopier en classe les mots faux(dans tous les domaines) de façon à inciter les élèves à se relire, ..., ça, ça fonctionne.
gégé82 Posté(e) 28 mai Posté(e) 28 mai Il y a 11 heures, Goëllette a dit : La règle de 3 est géniale pour ça ! Je me suis mal exprimée, ce n’était pas pour avoir la formule de calcul😉mais pour savoir si on tient compte de tous les mots de la même manière. et surtout, si on fait plusieurs fautes dans un mot, comment cela est pris en compte dans le pourcentage. Ici avec mes ce1-ce2, je corrige dans la foulée avec eux. Je les appelle un par un à mon bureau et je souligne devant eux les mots faux, en leur faisant dire la bonne orthographe avec les explications. Puis ils retournent s’asseoir pour se corriger. La dictée est quotidienne, on apprend en classe, collectivement, + révisions le soir à la maison. Malgré tout, ils font encore beaucoup de fautes, et réfléchir avant d’écrire n’est pas un réflexe. La faute aux écrans, aux parents pas sérieux, aux troubles neuro, à la société, que sais-je encore… Nous devons tout faire pour qu’ils apprennent et progressent car c’est notre mission, tout simplement. Après avoir tout lu sur les fameux pourcentages, je me dis que ce sont bien des notes déguisées, et c’est leur mentir que de les laisser croire qu’ils ne sont pas si mauvais en orthographe. En ce sens je trouve qu’on les dupe, sous couvert de ne pas froisser leur petit ego, pourtant déjà bien sur-dimensionné. Ils sont là pour apprendre à écrire correctement, pas pour qu’on les caresse dans le sens du poil.
ratatouille Posté(e) 28 mai Posté(e) 28 mai Il y a 8 heures, Goëllette a dit : Lorsque j'étais élève, nous apprenions des règles d'orthographe par cœur dont je me souviens encore de l'époque ("Les mots en ap- prennent deux p, sauf ...") dès le CE1, et de façon progressive jusqu'au CM2, pas en recommençant tout chaque début d'année et en continuant à "découvrir" au CM2 qu'il faut une cédille entre le C et le A pour faire SA alors que ça devrait être su depuis le CE1. Les leçons étaient à revoir de façon systématique à la maison et nous devions les réciter le lendemain, avec notation. Les cahiers du jour (dans lequel on travaillait au propre chaque jour) étaient à signer chaque fin de semaine. Chaque exercice était corrigé individuellement par l'enseignant puis par l'élève, ... C'est cela qui manque bien souvent désormais : la rigueur, la répétition, la régularité. Et c'est cela qu'il faut retrouver si on veut réellement faire progresser les élèves. Pas besoin de leur infliger des dictées fleuves (dont ils ne comprennent bien souvent pas tous le sens) dans lesquelles il y a une floppée de mots et règles non vus et pour lesquelles il n'est pas possible qu'ils aient tout juste. Par contre, faire apprendre par cœur tous les mots invariables dès le CP, être intraitable dessus dans tous les domaines, privilégier les dictées de mots ou de phrases courtes avec l'objectif que la majorité des élèves puissent avoir tout juste, faire réinvestir ces mots en expression écrite, faire recopier en classe les mots faux(dans tous les domaines) de façon à inciter les élèves à se relire, ..., ça, ça fonctionne. Il y a (au moins) une chose essentielle dans ce que tu écris : les élèves étaient interrogés sur la règle. Ils devaient aller la rechercher dans leur mémoire, ce qui permettait de l'y inscrire plus durablement. Cela aurait été encore mieux si à la place d'une phrase apprise par coeur, ils avaient eu à expliquer la notion, mais c'était déjà bien.
SepH Posté(e) 28 mai Posté(e) 28 mai Il y a 19 heures, Goëllette a dit : Lorsque j'étais élève, nous apprenions des règles d'orthographe par cœur dont je me souviens encore de l'époque ("Les mots en ap- prennent deux p, sauf ...") dès le CE1, et de façon progressive jusqu'au CM2, pas en recommençant tout chaque début d'année et en continuant à "découvrir" au CM2 qu'il faut une cédille entre le C et le A pour faire SA alors que ça devrait être su depuis le CE1. Si c'était si simple ... La règle du m devant m b p, ils me la récitent par cœur. Et juste après, ils m'écrivent "la chanbre" Il y a 19 heures, Goëllette a dit : Par contre, faire apprendre par cœur tous les mots invariables dès le CP, être intraitable dessus dans tous les domaines, privilégier les dictées de mots ou de phrases courtes avec l'objectif que la majorité des élèves puissent avoir tout juste, faire réinvestir ces mots en expression écrite, faire recopier en classe les mots faux(dans tous les domaines) de façon à inciter les élèves à se relire, ..., ça, ça fonctionne. ça fonctionne si tu parviens à faire que les élèves s'investissent. Mais quand les parents déjà, n'investissent pas l'école, ne s'occupent ni des devoirs, ni des cahiers à signer ni des mots dans le cahier, difficile pour les élèves de ne pas suivre l'exemple de leurs parents. Et je te garantis que je suis pénible. Je corrige les dictées avec des codes pour qu'ils sachent si l'erreur est grammaticale ou lexicale. Ils doivent ensuite prendre la correction, que je revérifie puisque celui qui ne l'a pas prise ou bâclée a le devoir de la recorriger pendant la récréation (vu qu'il s'est pris sa récréation sur le temps de classe au lieu de faire le travail). Idem pour les exercices de grammaire qu'ils copient. 2
B i b Posté(e) 28 mai Posté(e) 28 mai Il y a 12 heures, gégé82 a dit : Après avoir tout lu sur les fameux pourcentages, je me dis que ce sont bien des notes déguisées, et c’est leur mentir que de les laisser croire qu’ils ne sont pas si mauvais en orthographe. En ce sens je trouve qu’on les dupe, sous couvert de ne pas froisser leur petit ego, pourtant déjà bien sur-dimensionné. Ils sont là pour apprendre à écrire correctement, pas pour qu’on les caresse dans le sens du poil. Le pourcentage c’est évidemment une note. J’y ajoute une appréciation écrite ce qui relativise par exemple un 90 % de réussite.
Goëllette Posté(e) 28 mai Posté(e) 28 mai Il y a 14 heures, ratatouille a dit : Il y a (au moins) une chose essentielle dans ce que tu écris : les élèves étaient interrogés sur la règle. Ils devaient aller la rechercher dans leur mémoire, ce qui permettait de l'y inscrire plus durablement. Cela aurait été encore mieux si à la place d'une phrase apprise par coeur, ils avaient eu à expliquer la notion, mais c'était déjà bien. Ca dépendait des leçons et des années. Mais bon, "Les mots en ap- prennent deux P sauf ...", je ne vois pas ce qu'on peux expliquer de plus ... Et le par cœur est une gymnastique indispensable. Il y a 10 heures, Josy45 a dit : Juste cette phrase.............. Leur faire apprendre une fois qu'ils ont appris les sons qui les composent..... Bah non, justement, puisque ce sont des mots invariables... En plus, ils structurent les phrases donc ils sont essentiels à la compréhension. Il y a 10 heures, Josy45 a dit : Je parle en connaissance de cause, les miens ont dû apprendre les mots "et dans est aussi un deux " etc..... avant d'apprendre les sons "et" "an" "au" et ça les a fait caler...................... On m'a dit que j'étais une maman trop stressée que mes enfants étaient excellents. Résultat : 2 ans d'orthophonie en CM pour les deux (un des deux lisait même tout par coeur malgré l'apprentissage en syllabique, va savoir, son cerveau s'est dit "en fait photographie et retiens" sauf que ça marche qu'un temps, oui il avait aussi appris toutes les syllabes par coeur....... En CM1 incapable de déchiffrer). Je ne vois pas trop le rapport, ni le problème de faire apprendre par cœur un mot qu'on voit dans tous les textes. Lire, c'est avant tout comprendre. Et je suis ravie qu'on revienne à l'apprentissage par graphèmes plutôt que par phonèmes. Il y a 9 heures, SepH a dit : Si c'était si simple ... La règle du m devant m b p, ils me la récitent par cœur. Et juste après, ils m'écrivent "la chanbre" ça fonctionne si tu parviens à faire que les élèves s'investissent. Si tu sanctionnes systématiquement, crois-moi qu'ils penseront à mettre leur M ! Il y a 9 heures, SepH a dit : Mais quand les parents déjà, n'investissent pas l'école, ne s'occupent ni des devoirs, ni des cahiers à signer ni des mots dans le cahier, difficile pour les élèves de ne pas suivre l'exemple de leurs parents. Ca aussi, ça se travaille. Si tu exiges que les cahiers de liaison et de leçons soient signés tous les soirs, que tu donnes les cahiers du jour (dans lequel tu fais écrire tes élèves au propre tous les jours) à signer chaque fin de semaine, que tu montres aux élèves que tu vérifies systématiquement et que tu signales chaque mot ou cahier revenu non signé, tes parents d'élèves seront beaucoup plus investis dans la scolarité de leur enfant que si tu leur rends un fatras de feuilles photocopiées tous les deux mois. Il y a 9 heures, SepH a dit : Et je te garantis que je suis pénible. Je corrige les dictées avec des codes pour qu'ils sachent si l'erreur est grammaticale ou lexicale. Ils doivent ensuite prendre la correction, que je revérifie puisque celui qui ne l'a pas prise ou bâclée a le devoir de la recorriger pendant la récréation (vu qu'il s'est pris sa récréation sur le temps de classe au lieu de faire le travail). Idem pour les exercices de grammaire qu'ils copient. C'est pas mal, mais je te l'ai déjà écrit plus haut : tu te donnes beaucoup trop de travail. Souligne les mots erronés et laisse-leur trouver la correction.
SepH Posté(e) 28 mai Posté(e) 28 mai il y a 5 minutes, Goëllette a dit : Si tu exiges que les cahiers de liaison et de leçons soient signés tous les soirs, que tu donnes les cahiers du jour (dans lequel tu fais écrire tes élèves au propre tous les jours) à signer chaque fin de semaine, que tu montres aux élèves que tu vérifies systématiquement et que tu signales chaque mot ou cahier revenu non signé, tes parents d'élèves seront beaucoup plus investis dans la scolarité de leur enfant que si tu leur rends un fatras de feuilles photocopiées tous les deux mois. Les cahiers sont rendus toutes les semaines (tous les soirs, ce n'est pas possible, je veux pouvoir corriger le travail). Je note systématiquement les cahiers non signés et je demande aux élèves s'ils ont bien pris la peine de montrer à leurs parents. Et pourtant, il y a également le comportement de la semaine collé dedans. Je relance les cahiers de liaison non signés, mais non, les parents qui ne veulent pas s'investir ne s'investissent pas. Et ceux qui te signent le cahier du jour sans regarder juste pour que la maîtresse leur fiche la paix ... Par contre, ces parents savent venir me trouver ou retrouver le chemin du cahier de liaison si j'ai osé confisquer un objet interdit en classe ou sanctionner un comportement contraire au règlement. il y a 12 minutes, Goëllette a dit : C'est pas mal, mais je te l'ai déjà écrit plus haut : tu te donnes beaucoup trop de travail. Souligne les mots erronés et laisse-leur trouver la correction. Oh non, je ne me complique pas la tache. Je ne change pas de couleur et faire un signe ou un autre, ça revient au même.
epona Posté(e) 3 juin Auteur Posté(e) 3 juin La dictée est toujours aussi sujette à débat. Je constate qu'il existe plusieurs façons de faire. Ma collègue a deux dictées pour un même texte: la version pour les élèves en difficulté est une dictée à trous avec des trous pour les mots à mémoriser, des mots à mémoriser incomplets, les sujets et verbes soulignés, les homophones en QCM, les accords S/V et dans les GN à compléter. Je trouve cette façon de faire intéressante. Dans sa version dictée de texte entier, elle demande aux E de souligner le sujet et le verbe et de colorier en jaune la fin des GN. Étonnamment, les E ne font pas beaucoup d'erreurs, sauf pour les E en difficulté pour qui les dictées à trous ne changent pas grand chose. Elle utilise un code couleur pour le nombre de mots correctement orthographiés, les accords et les homophones, ce qui revient pour moi à donner une note. Je vais m'inspirer de sa façon de faire. Je n'utiliserai pas les couleurs. Comme je vais utiliser les dictées de Picot, je vais repérer les homophones dans les dictées, puis établir ma progression en fonction de ces points d'orthographe. Je demanderai aux E d'écrire en dessous par quoi ils remplacent l'homophone pour l’orthographier correctement. Les évaluer une fois sur des homophones ne permet de savoir s'ils les distinguent vraiment en situation. Je ferai une relecture-vérification à fort guidage. Je n'ai pas envie d'utiliser les dictées de Retz. Je me méfie toujours de ce qui tendance sur les blogs. Je ne pense pas qu'il ait une méthode de correction meilleure plus qu'une autre. Ne vaut-il pas mieux de se sentir bien avec ce que l'on fait ?
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