Posté(e) 2 avril 200620 a mes élèves disent sans arrêt "c'est qu'est-ce uqe je dis" "si je voudrais..." "y n'a plein" (super, l'accent du nord!!)
Posté(e) 2 avril 200620 a Se pose aussi le problème des petites particularités régionales : chez nous, les prénoms sont précédés d'un déterminant. Ca donne : "Le Paul il est tombé", "L'Agathe elle m'embête !" ... Là, dur dur de s'en défaire . J'essaie au maximum d'être modélisante même si moi aussi toute ma vie j'ai placé des déterminants devant les prénoms :P , donc je me fais violence.
Posté(e) 2 avril 200620 a Moi, je reprends, et je reprends sans cesse à tel point que j'ai peur un jour de reprendre un adulte. <_< Il y a aussi les : ils voyent (ils voient), ils croivent (ils croient).
Posté(e) 5 avril 200620 a Et que faites-vous pour les enfants qui parlent "bébé"? exemple: une de mes CM1 (d'ailleurs en âge d'être en CM2), "fait atchoum", , aime les "minous", etc... Même en la reprenant régulièrement, cela continue... Je ne peux quand même pas faire venir ses parents pour leur rappeler que leur fifille a déjà 10 ans! Reprendre oralement, cela marche vraiment, à la longue?
Posté(e) 5 avril 200620 a J'ai eu droit à une petite particularité locale que je ne connaissais pas: "Elle a attrapé accident" . J'ai fait reformuler l'élève qui ne savait pas du tout qu'on pouvait le dire autrement.
Posté(e) 5 avril 200620 a Et quand on travaille à la frontière? J'ai parfois besoin d'un traducteur pour comprendre mes élèves: "j'ai perdu ma bonnette" (bonnet), "il est monté sur l'escabelle" (escabeau), "j'ai rebuté" (vomi)... La joie d'habiter d'exercer à 500 mètres de la Belgique!
Posté(e) 7 avril 200620 a Moi, je reprends, et je reprends sans cesse à tel point que j'ai peur un jour de reprendre un adulte. <_< Il y a aussi les : ils voyent (ils voient), ils croivent (ils croient). J'ai repris un jour un prof d'Ecole Normale pendant un cours...(il fait dire que je venais de passer deux ans sur le terrain à reformuler pour mes élèves )Il a "modérément" apprécié :P !
Posté(e) 7 avril 200620 a Et que faites-vous pour les enfants qui parlent "bébé"? exemple: une de mes CM1 (d'ailleurs en âge d'être en CM2), "fait atchoum", , aime les "minous", etc...Même en la reprenant régulièrement, cela continue... Je ne peux quand même pas faire venir ses parents pour leur rappeler que leur fifille a déjà 10 ans! Reprendre oralement, cela marche vraiment, à la longue? Quand ma fille parle bébé, je fais semblant de ne pas comprendre "hein quoi ça veut dire qui "Atchoum"" Elle m'explique et "Ah d'accord tu as éternué" A force... Et je reprend les adultes (famille, ass mat...) qui lui parle bébé "Alors Elodie on va faire dodo ?" "Non elle va dormir comme tout le monde <_< ". Il n'y a que "bobo" que j'accepte.
Posté(e) 8 avril 200620 a Comme vous, je reprends mes élèves dès qu'ils disent des "horreurs"... Une qui m'insupporte : "Madame, je vais vous faire montrer" !
Posté(e) 8 avril 200620 a Il faut aussi garder à l'esprit que nos élèves passent tout de même davantage de temps à la maison, qu'en classe avec nous. Donc, d'accord, et, oh combien!, pour corriger sans en avoir l'air les formulations approximatives. D'accord pour utiliser un langage très policé pour éviter d'entretenir certaines erreurs. Mais surtout, sachons apprécier tout ce que nous transmettons et que les enfants nous font l'hommage de retenir. Je travaille en maternelle, et le problème du langage se situe à un autre niveau que celui que je vais évoquer. Mais, j'ai, jusque-là, toujours travaillé en primaire. Et quand, dans le poste que j'occupais précédemment, il m'arrivait de discuter avec ma collègue, (école rurale, deux classes, en RPI), de ce problème, je ne manquais jamais de lui faire remarquer comment la maman du petit Loïc, par exemple, l'accueillait parfois: "Putain, mais tu l'as mis où ton cartable? Ce con de drôle, si on lui dit pas tout... Allez, magne-toi, et monte dans la bagnole!" Bien sûr, ce n'est pas une généralité que j'énonce, mais ce Loïc, en classe, je suis persuadée qu'il était très en alerte par rapport au langage qu'il utiliserait. Dernière chose: en Gironde, l'un des travers les plus fréquents, c'est l'utilisation d'un pronom personnel "me" pour "moi", et son inversion par rapport au C.O.D. exemple: donne-me-le, passe-me-le, etc. et la pronominalisation, je m'offre un néologisme barbare à l'occasion, mais je compte sur vous pour comprendre, de verbes. exemple: je me mets mon manteau, je me pèle une orange et je me la mange, tu vas pas te manger toute seule la boîte de bonbons? Ma belle-soeur, en Charente, elle a des "ça pleut" et surtout l'auxiliaire avoir au lieu de l'auxiliaire être au passé composé: "j'ai tombé dans l'escalier. Ils ont allé(s?) à la foire, dimanche.
Posté(e) 8 avril 200620 a Vous n'avez pas droit au verbe "yaller", vous ? Ben oui : "tu y es allé ? Oui, je suis yallé" ! Avec les "si j'aurais", je crois que c'est celle qui m'insupporte le plus. En même temps, que voulez-vous faire, lorsque leurs parents et la cantinière parle avec les même erreurs (pas celle du "yaller", mais le "si j'aurais") ? Je ne compte plus le nombre de parents que j'ai entendu dire ça...
Posté(e) 8 avril 200620 a Vous n'avez pas droit au verbe "yaller", vous ? Ben oui : "tu y es allé ? Oui, je suis yallé" ! Avec les "si j'aurais", je crois que c'est celle qui m'insupporte le plus.En même temps, que voulez-vous faire, lorsque leurs parents et la cantinière parle avec les même erreurs (pas celle du "yaller", mais le "si j'aurais") ? Je ne compte plus le nombre de parents que j'ai entendu dire ça... Eh si !! trop fort le verbe aller Chaque lundi matin, j'ai le droit à "hier chui allé ...." avec mes CM1 Depuis, septembre c'est ainsi... J'ai beau reprendre mes loustics, en insistant bien sur "je suis allé..." Les autres élèves, sourient, mais ça ne les empêche pas de faire l'erreur ensuite. Avez-vous la solution miracle ?? Je suis preneuse
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