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    • André Jorge

      UN SUJET PAR THEME DE DISCUSSION !   01/07/2017

      MERCI DE RESPECTER LE REGLEMENT ET L'ORGANISATION DU SITE ET DE NE PAS CREER DE SUJET FOURRE-TOUT, DE SUJET PAR NIVEAU DE CLASSE, MAIS DE CREER UN SUJET PAR THEME DE DISCUSSION/QUESTION. Dans un souci de lisibilité et d'efficacité, nous vous rappelons l'obligation de : - créer un nouveau sujet par thème de discussion. - à poster votre sujet dans le bon forum, afin de permettre à tous les membres de vous lire et de répondre à vos questions, quel que soit leur niveau de classe actuel, d'autant plus que les membres expérimentés ont déjà effectué plusieurs niveaux de classe et peuvent vous aider. - à faire en sorte de partager vos discussions avec tous les membres du site. Cf. Merci.
    • André Jorge

      EFFICACITE ET LISIBILITE   01/07/2017

      Dans un souci d'efficacité et de lisibilité du site, il vous est demandé lorsque vous publiez sur le site : - de respecter l'esprit de partage d'EDP, en privilégiant les échanges avec TOUS les membres (et pas seulement ceux qui ont le même niveau de classe que vous). - de systématiquement faire une recherche, avant de créer un nouveau sujet. - de donner un titre précis à votre sujet et de formuler clairement votre demande ou question. - de ne pas faire de hors sujets (et de créer plutôt une nouvelle discussion pour parler d'autre chose). - de respecter l'organisation du site et de publier dans les bonnes rubriques. Merci.
manou36

Langage oral : système des jetons (Pierre Peroz). Quel support?

125 messages dans ce sujet

Merci pour l'info. Pour la Réunion, a va me faire un peu cher je pense... (à peu près 35 euros).

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Un livre épuisé mais qui traine surement dans vos bibliothèque d'école ou les tiroirs de vos collègues anciennes,

Une valeur très sure

Comment raconter des histoires à nos enfants miss Sara Cone BryanT

Il y a des livres de contes adaptés pour les petits 3 ans 4 ans

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J'aimerais répondre sur le système des jetons décrit dans le livre. Il s'agit d'un marquage quantitatif des prises de parole. Il n'est pas obligatoire d'y avoir recours. Si les séances se déroulent bien comme cela a semblé le cas dans la séance sur le souriceau, il n'y a pas de raison d'ajouter le système des jetons. Pour ce qui est des niveaux visés, il est clair que la Pédagogie de l'écoute s'adresse à tous les niveaux de l'école maternelle. Par contre, il semble à l'usage que c'est au niveau des moyens que le système des jetons est le plus apprécié par les élèves. Mais il y a effectivement beaucoup de choses à préciser à propos de ce système (au demeurant très utile).

Les jetons constituent un moyen de motiver la participation au dispositif conversationnel, à la fin de chaque séance je ne sollicite pas le dénombrement des jetons (je ne l'empêche pas non plus) mais préfère demander de les rassembler au milieu de la table pour montrer qu'on avait beaucoup de choses à dire... Elèves et maître doivent pouvoir s'en passer lorsque les petits parleurs du groupe hétérogène (au moins 10 enfants) arrivent à dépasser le stade de la répétition (utile et nécessaire pour ceux-là) pour parler plus longtemps en reformulant ce qui a déjà été dit ou en relançant les échanges oraux au second ou au troisième niveau de questionnement (compréhension ou interprétation/ récit).

Tout cela prend beaucoup de temps en fonction du niveau de la classe mais assure effectivement des progrès en termes de compétences langagières (parler en se faisant comprendre, parler en restant dans le thème, parler longtemps). La principale difficulté à surmonter pour l'enseignant réside dans sa capacité à laisser parler les élèves (donc de se taire et de résister au réflexe correctif) et d'écouter pour mieux relancer dans les trois niveaux de questionnement (ce qui suppose qu'il ou elle a beaucoup travaillé sur le texte en question)...

Je travaille sur cette démarche depuis deux ans.

Quelques informations pour ceux qui découvrent ici :

http://www.circ-ien-colmar.ac-strasbourg.fr/j2s/index.php/enseignants/maternelle/101-conference-pierre-peroz

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J'ai raconte la sorcière du placard aux balais ( contes de la rue broca) avant les vacances. Et bien même 15 jours après ils se rappelaient de quasiment tout et ils ont tous beaucoup parle. Par contre ils ne se corrigent pas beaucoup les uns les autres, ils s'auto empechent de "répéter" ce qui a été dit.

Je viens d'avoir le livre. Je me rend compte que c'est toujours moi qui distribue la parole, ce qui a l'air d'être un frein. Vous arrivez a les faire parler en gérants seuls leur tour de parole?

... Le but n'est pas qu'ils se corrigent entre eux (mais s'ils le font c'est qu'ils s'écoutent enfin !) mais de mettre en place patiemment un étayage conversationnel : passer du chacun parle pour lui-même ou pour la maîtresse à des échanges oraux qui progressivement amènent à restituer ce qu'ils ont perçu et compris du récit pas forcément dans l'ordre chronologique et sans avoir été influencés par une illustration.

Après quelques séances, il ne faut pas hésiter à faire le point avec eux pour faire décrire la règle du système des jetons et en quoi ce qui se passe lors de ces séances est un vrai travail (de quoi on parle, comment on fait...). C'est une occasion de conforter les petits parleurs dans le droit de répéter (le maître ne risque pas de sanctionner avec un " Cà, on l'a déjà dit ! ") et de faire comprendre aux grands parleurs l'intérêt qu'ils auraient à intervenir avec plus d'opportunité (donc d'écouter plus longtemps avant de dire à leur tour) en ajoutant les mots idoines que la maîtresse a bien dits en présentant le texte....

...Par ailleurs c'est toujours l'enseignant qui distribue la parole mais il s'en tient à ça en prononçant les prénoms et ne donne pas de réponse lui même et ne corrige ni l'élocution ni la syntaxe. Par contre il relance les échanges avec quelques questions bien préparées en fonction de ce qui se passe.

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...  je cherche à peaufiner ce que j'ai déjà pu mettre en place en choisissant avec soin les textes que je vais exploiter.

... Qu'avez vous utilisé comme texte ou histoire ?

 

 

Une douzaine d'adaptations de récits pour les trois niveaux que j'ai utilisées dans la mise en œuvre de mes séquences sont proposées dans le fichier joint. Les textes ont été réécrits de façon à favoriser les réponses des élèves aux questions factuelles ou de compréhension dans un premier temps... Il ne s'agit donc pas de textes originaux de littérature. Ils sont racontés ou lus sur feuille sans recours à d'éventuelles illustrations extraites d'un album.

 

 

 

Fichier supprimé   (voir au fil du sujet d'autres textes dont l'adaptation est achevée)

Modifié par calinours
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J'ai visionné la conférence et lu vos messages bien intéressants.

Il y a un point que je ne comprends pas.

Que faites vous lors de la 1ère séance : contage de l'histoire, d'accord, mais ensuite ?

Tout en 1 séance, c'est à dire : restitution du texte puis questionnement autour des personnages puis questions d'interprétation ("si vous étiez X, ...")

Ou vous séparez en 3 séances, ou ça dépend aussi peut-être du temps que prend chacun des questionnements, si les enfants parlent beaucoup ou pas. et vous restez sur ce conte le temps qu'il faut.

J'ai 28 GS. Je compte travailler en 1/2 groupe. Mais ca va être fastidieux, déjà je fais en double, mais si ça me prend 3 séances pour chaque groupe, ça va trainer en longueur.

Je me disais que selon les 1/2 groupe je pouvais travailler sur des contes différents.

Bref, si vous pouvez m'expliquer en détail vote organisation, ça m'aiderait beaucoup ! Merci d'avance !

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... Bref, si vous pouviez m'expliquer en détail votre organisation, ça m'aiderait beaucoup !

Ce qui caractérise cette démarche c'est :

  • une posture de l'enseignant qui diffère l'évaluation (il laisse parler les élèves avant tout sans rebondir même si ça le démange - distribuer les jetons et écouter devraient l'occuper davantage-)

  • un texte « autonome » sans illustration mais éventuellement modifié de façon à ce que les enfants puissent y puiser tout ce qu'il faut pour répondre (le vocabulaire et le temps des verbes)

  • un format de séance (la mise en œuvre est ritualisée)

A partir de là la progression consiste à associer au texte une série de questions minutieusement réfléchies qui visent à leur faire exprimer :

  • les événements saillants du récit et leurs émotions (ce qui les a touché)

  • les propriétés des personnages

  • le sens du récit (la finalité d'une ruse, d'une contre-ruse, la morale éventuellement) afin de susciter le changement de point de vue

Les trois niveaux de questionnement s’enchaînent en fonction des réactions des élèves (la maîtresse réagit avec opportunité mais ses interventions restent très mesurées) mais aussi en fonction du découpage du texte. Pour simplifier :

  • séance 1 : questions factuelles « De quoi vous rappelez-vous ? » « Et encore ? » « On a tout dit là ? » (je fais durer et les laisse causer...)

  • séance 2 voire 3 voire 4 : question factuelle + questions de compréhension liées aux personnages (ex. « Que veut le loup ? », « Est-ce qu'on peut dire qu'il est méchant ? » « comment on le sait ? », « Que croit le Petit Chaperon Rouge ?).

    C'est dans cette étape qu'on relève les progrès langagiers à partir de l'analyse de l'emploi des temps des verbes à grande fréquence (mettre, aller, faire...).

  • séance 5, 6 voire 7 (texte intégral raconté puis relu): je reprends les deux premiers niveaux de questionnement brièvement et j'aborde le troisième « Qu'est-ce que vous auriez fait à la place du PCR ? »

J'ajuste la progression en fonction de l'analyse des réponses exprimées (groupe hétérogène d'une douzaine de GS). L'enregistrement audio est très révélateur à cet effet.

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(...) J'ai 28 GS. Je compte travailler en 1/2 groupe. Mais ca va être fastidieux, déjà je fais en double, mais si ça me prend 3 séances pour chaque groupe, ça va trainer en longueur. Je me disais que selon les 1/2 groupe je pouvais travailler sur des contes différents.

Rien de fastidieux dans l'organisation des rotations, ça prend le temps qu'il faut ! Patience et longueur de temps font plus que force pédagogique ni que rage didactique (La Fontaine repris en langage de nours).

J'ai 25 GS et pas d'Atsem (sauf quand ça brûle... Mais ça n'est jamais arrivé en 2015...). Quand la moitié des élèves est avec moi, l'autre moitié réalise une illustration de l'histoire au crayon de papier qui se complète au fur et à mesure de la présentation du texte. Autre activité qui ne perturbe pas (ou peu) le groupe en conversation : reproduire le nom des personnage ou le titre du récit avec les lettres mobiles...

Je n'exploite jamais plusieurs textes en même temps.

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Bonsoir !

Je suis ravie d'être tombée sur ce post ! J'ai regardé les vidéos et j'ai déjà appris beaucoup ! Je ne connaissais pas non plus les travaux de M. Peroz.

Je ne me sens pas toujours à l'aise dans les séances de langage et là je vois une lueur d'espoir ! Je vais tenter dès la rentrée !

J'ai bien sûr voulu me procurer le livre qui est indisponible.... Espérons que cet ouvrage se trouve en emprunt au crdp ou dans ma circonscription...

Vos différentes interventions ont apporté des réponses à mes questions. J'attends donc d'expérimenter cette pratique dans ma classe. D'autres questions se poseront sûrement !

En tout cas : merci !

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(...) J'ai bien sûr voulu me procurer le livre qui est indisponible.... Espérons que cet ouvrage se trouve en emprunt au crdp ou dans ma circonscription...

Vos différentes interventions ont apporté des réponses à mes questions. J'attends donc d'expérimenter cette pratique dans ma classe. D'autres questions se poseront sûrement ! En tout cas : merci !

... Le livre n'est pas irremplaçable, il permet certainement d'approfondir et de comprendre (...) mais les vidéos des conférences de Pierre PEROZ informent aussi pour tenter une première mise en œuvre a fortiori en attendant une réédition... Pierre Peroz parle rarement du système des jetons (initié par une enseignante de maternelle en ZEP dans le Doubs en 1990 ) lors d'une conférence , vous trouverez des détails à partir du lien proposé plus haut...

L'une des dernières conférences de Pierre Péroz est visible ici en correspondance avec son diaporama, mise en ligne par le réseau CANOPE : http://pedago66.fr/peroz/

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Merci Calinours pour tes apports, je n'avais personnellement pas trouver les liens pour visionner les conférences de Mr Péroz.

Si je ne l'avais pas cité au départ dans mon sujet, c'est que je ne savais pas si j'en avais le droit; ce qui est idiot de ma part puisque je suis, également de temps en temps, les discussions sur Danièle Dumont!

En tout cas ça me donne bien des pistes et des ressources pour approfondir et je l'espère améliorer ma pratique. Car bien que, plus que satisfaite de ces séances de langage, il y a encore des choses qui me chiffonnent ( peu d'écoute et d'étayage entre eux même si je constate au fur et à mesure de l'année de gros progrès).

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Dans le chapitre du livre sur la préparation d'une séance, L'auteur dit "On sait qu'on ne peut pas proposer n'importe quel texte aux élèves..." Il me semble aussi qu'il ne fallait pas que le texte soit trop dépendant des illustrations puisque qu'on ne présente pas forcément les illustrations. J'essaie aussi de trouver des récits pas trop longs pour qu'on puisse les lire et faire la séance directement ensuite. Je cherche également des textes adaptés aux moyennes sections. Il parle un peu dans son livre de ce qu'il faut éviter pour ce niveau de classe mais bien sûr ne donne pas une liste de textes.

Je voulais donc voir ce que certains pouvaient proposer.

Natachalala : j'ai essayé du mieux que j'ai pu de mettre en place ces séances, qu'est-ce qui te pose problème dans l'organisation exactement?

Ce qui caractérise avant tout le texte qui sert de support à cette démarche, en dehors de l'absence notoire d'image, c'est l'assurance pour les élèves d'y entendre, parce que vous leur racontez ou (re)lisez tout ou une partie, et d'y retrouver l'essentiel de ce qu'il faut (aux plans langagier et linguistique) pour répondre aux questions de la maîtresse.

Encore faut-il réfléchir à ces questions (à trois niveaux qui se succèdent ou alternent au fil de la séquence). Quand je dis réfléchir aux questions c'est se demander aussi si la réponse est déjà à leur portée ou s'il vaut mieux, en attendant de progresser, poser une autre question... Le piège réside dans le fait qu'on aurait tendance à réclamer une réponse attendue, réponse d'adulte bien précise (ou d'enseignant c'est selon mais elle conduit à la même impasse...) au lieu de laisser les élèves exprimer leur propre point de vue d'enfant...

Le plus important dans cette approche c'est d'adapter un texte (pas le récit tel quel de l'album ) et de lui associer un questionnement leur permettant au fur et mesure des séances d'exprimer ce qu'ils ont retenu spontanément de l'histoire entendue, des caractéristiques de tous les personnages et éventuellement du sens du récit (ce qui implique un changement de point de vue).

(...) Bref, je veux bien que Monsieur Peroz, vienne dans ma classe et qu'il me donne des conseils, ou qu'il me montre l'exemple ;)

Chaque fois que tu lis (donc que tu apprends...), tu gagnes ta vie... (c'est pas de moi, c'est de lui). S'il n'avait que ça à faire, il viendrait, je peux te l'assurer... C'est un ancien instituteur...

(...) L'écart de langage entre Inaya qui me raconte toute l'histoire (un peu dans le désordre parfois) et Marwane (qui pourtant a des capacités mais juste pas l'habitude de parler) qui me répète inlassablement, jour après jour le même détail de l'histoire (repris d'ailleurs du monologue d'Inaya). Et puis Yassine qui ne parle pas bien le français, qui se souvient parce qu'il comprend, mais qui n'arrive pas à le dire (mais qui a envie de le dire). Faut-il attendre, passer à quelqu'un d'autre...Que faut-il faire avec Inaya ? Lui demander de se taire ? Que dire à Marwane ? De changer de disque ?

J'en ai quelques uns comme ça dans mes groupes (groupes de 10 élèves au minimum, c'est important, maximum : 15)...

- "Ma" Inaya je ne lui donne plus la parole en début de séance même si elle lève le doigt, elle s'agite mais est bien contrainte d'écouter ce que les autres répètent ou reformulent à moins de transgresser les règles et quand son tour vient (enfin) elle résume assez bien voire très bien tout ce que les autres ont balbutié ce dont elle paraît relativement satisfaite alors que moi je me satisfait d'avoir pu préserver et écouter les balbutiements en question...

- "Mon" Marwane s'est finalement pris au système des jetons et veut en obtenir plus que les autres, il a compris qu'en répétant seulement ce que vient de dire son proche voisin qui participe plus facilement (c'est pour ça que je l'ai placé à côté de Marwane) il recevra un jeton... Je patiente pour qu'il dépasse ce stade quelque peu égocentrique..

.

- "Mon" Yassine vient d'arriver de La Réunion et a tendance à mélanger un dialecte créole avec la langue de l'école... Pas évident à surmonter mais il s'accroche, bafouille mais s'accroche encore car le maître pratique la pédagogie de l'écoute (enfin il essaye) ce qui par définition laisse le temps qu'il faut à Yassine pour passer du syntagme à une phrase simple (l'interrompre peut être sanctionné par la reprise d'un jeton)... Et puis, ultime encouragement, il a obtenu le respect de tous les copains du quartier car c'est le seul enfant qui ait vu un jour, un requin, un vrai, de ses propres yeux !

Quand un silence perdure chez un élève qui avait levé le doigt mais échoue à s'exprimer, je répète la même question puis je donne la parole à un autre enfant (Inaya par exemple en espérant qu'elle fera court) et revient assez rapidement au silencieux qui parfois réussit alors à répéter voire reformuler. Si le blocage est dû à la question (peut-être trop difficile) je passe à une autre question, rien de sert d'insister, le questionnement est dans l'intérêt des élèves pas dans celui du maître...

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(...) L'écart de langage entre Inaya qui me raconte toute l'histoire (un peu dans le désordre parfois) et Marwane (qui pourtant a des capacités mais juste pas l'habitude de parler) qui me répète inlassablement, jour après jour le même détail de l'histoire (repris d'ailleurs du monologue d'Inaya). Et puis Yassine qui ne parle pas bien le français, qui se souvient parce qu'il comprend, mais qui n'arrive pas à le dire (mais qui a envie de le dire). Faut-il attendre, passer à quelqu'un d'autre...Que faut-il faire avec Inaya ? Lui demander de se taire ? Que dire à Marwane ? De changer de disque ?

J'en ai quelques uns comme ça dans mes groupes (groupes de 10 élèves au minimum, c'est important, maximum : 15)...

- "Ma" Inaya je ne lui donne plus la parole en début de séance même si elle lève le doigt, elle s'agite mais est bien contrainte d'écouter ce que les autres répètent ou reformulent à moins de transgresser les règles et quand son tour vient (enfin) elle résume assez bien voire très bien tout ce que les autres ont balbutié ce dont elle paraît relativement satisfaite alors que moi je me satisfait d'avoir pu préserver et écouter les balbutiements en question...

- "Mon" Marwane s'est finalement pris au système des jetons et veut en obtenir plus que les autres, il a compris qu'en répétant seulement ce que vient de dire son proche voisin qui participe plus facilement (c'est pour ça que je l'ai placé à côté de Marwane) il recevra un jeton... Je patiente pour qu'il dépasse ce stade quelque peu égocentrique..

.

- "Mon" Yassine vient d'arriver de La Réunion et a tendance à mélanger un dialecte créole avec la langue de l'école... Pas évident à surmonter mais il s'accroche, bafouille mais s'accroche encore car le maître pratique la pédagogie de l'écoute (enfin il essaye) ce qui par définition laisse le temps qu'il faut à Yassine pour passer du syntagme à une phrase simple (l'interrompre peut être sanctionné par la reprise d'un jeton)... Et puis, ultime encouragement, il a obtenu le respect de tous les copains du quartier car c'est le seul enfant qui ait vu un jour, un requin, un vrai, de ses propres yeux !

Quand un silence perdure chez un élève qui avait levé le doigt mais échoue à s'exprimer, je répète la même question puis je donne la parole à un autre enfant (Inaya par exemple en espérant qu'elle fera court) et revient assez rapidement au silencieux qui parfois réussi alors à répéter voire reformuler. Si le blocage est dû à la question (peut-être trop difficile) je passe à une autre question, rien de sert d'insister, le questionnement est dans l'intérêt des élèves pas dans celui du maître...

Merci Calinours de prendre tout ce temps pour nous répondre. Et merci pour les textes. A défaut d'avoir commencé, je les ai déjà imprimés.

En "rayon" cette année, j'ai (dans le même ordre) Yassine (pas le même que l'année dernière), Ethan et Bayan. Clairement, il n'y a pas suffisamment d'enfants mais c'est en voie de règlement (décloisonnement).

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(...) Bref, je veux bien que Monsieur Peroz, vienne dans ma classe et qu'il me donne des conseils, ou qu'il me montre l'exemple ;)

Chaque fois que tu lis (donc que tu apprends...), tu gagnes ta vie... (c'est pas de moi, c'est de lui). S'il n'avait que ça à faire, il viendrait, je peux te l'assurer... C'est un ancien instituteur...

J'ai su me faire entendre, car même s'il ne vient pas exactement dans ma classe, je le rencontre à nouveau dans 2 semaines. :yahoo: :yahoo: :yahoo:

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Chaque fois que tu lis (donc que tu apprends...), tu gagnes ta vie... (c'est pas de moi, c'est de lui). S'il n'avait que ça à faire, il viendrait, je peux te l'assurer... C'est un ancien instituteur...

J'ai su me faire entendre, car même s'il ne vient pas exactement dans ma classe, je le rencontre à nouveau dans 2 semaines. :yahoo:

Une nouvelle conférence est prévue en Moselle dans quelques jours effectivement...

Vous avez là quelqu'un de précieux sous la main, profitez-en bien !

J'ai rarement connu d'enseignant-chercheur aussi proche de notre quotidien professionnel et qui puisse apporter une réponse aussi concrète (la PDE) à la problématique de l'apprentissage du langage oral...

Les textes que j'ai proposés dans un message précédant méritent encore une adaptation (je radote : nos élèves doivent y trouver aisément de quoi répondre à nos questions...). J'en ai un en cours de réécriture avec mes collègues de PS/MS, il s'agit d'une adaptation d'un album de Byron Barton, Je repasse peut-être quand ce sera prêt...

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Les textes que j'ai proposés dans un message précédant méritent encore une adaptation (je radote : nos élèves doivent y trouver aisément de quoi répondre à nos questions...). J'en ai un en cours de réécriture avec mes collègues de PS/MS, il s'agit d'une adaptation d'un album de Byron Barton, Je repasse peut-être quand ce sera prêt...

Avec plaisir...

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...Avec plaisir...

En pièces jointes un texte (sans images à part la couverture on sait pourquoi...) adapté d'un album de Barton pour PS/MS : "La toute petite dame". (voir après la relecture du nours là-dessous...)

Et une histoire d'amour :wub: (à conserver pour la Saint Valentin natacha-badabada chabadaba... hum...). Le récit est décliné de plusieurs façons dans divers albums... La version en PJ convient bien à des MS, je travaille sur une autre, plus élaborée, pour la GS...

GM sucre et GP chocolat.pdf

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Dans la toute petite dame, il ne manque pas un mot ?

" Alors il a bu entièrement le tout petit (peu ?) de lait qui se trouvait dans le tout petit seau. "

Je sais que tu l'as fait volontairement pour savoir si quelqu'un le relèverait, voilà qui est fait :chris:

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Je sais que tu l'as fait volontairement pour savoir si quelqu'un le relèverait...

Effectivement, c'était un tout petit peu fait exprès... :whistling:

La toute petite dame.pdf

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Merci Calinours ! Quelle belle surprise, j'adore ces 2 histoires !

Je connaissais les "2 maisons" qui ressemble un peu à Grand-mère sucre et GP chocolat. Dans les 2 maisons, le GP est en sel et il m'est déjà arrivé de m'en servir pour les mélanges et la dissolution.

Je me suis "relancée" grâce à vos apports. J'ai enregistrée toute la séance afin de m'améliorer. J'espère continuer à progresser encore.

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J'ai choisi "la petite fille et la flaque d'eau" du corpus de Calinours.

Je m'interroge :

- il me semble avoir lu qu'on pouvait reformuler lorsque l'expression était incorrecte. Yassine : "la petite fille n'est pas polite", j'ai reformulé. J'ai juste ?

- pour ma séance 2, j'ai prévu comme questions :

1) Quels sont les personnages de cette histoire ?

2) Que pensez-vous de la petite fille ?

3) Est-ce que la dame est méchante ?

C'est bien ? Ou il y a mieux à trouver ?

- est-ce que, avant la relecture du texte, je dois présenter la première question ? Du genre "aujourd'hui on va réécouter l'histoire et faire attention aux personnages"...

- pas sûre que les enfants comprennent le mot "personnage". Quelle peut être une bonne reformulation ?

Merci pour votre aide !

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J'ai choisi "la petite fille et la flaque d'eau" du "corpus" de Calinours.

Ce texte, tel quel, n'est pas le plus intéressant mais il apparait facilement à la portée des PS ou MS... A moins de donner une autre épaisseur aux personnages (ajouter un petit garçon qui ne serait pas d'accord dans le projet de...) ce texte n'est pas assez ambitieux, il a peu de sens au-delà du rappel d'un interdit (pas sauter dans les flaques d'eau)... N'hésite pas à modifier le texte, le "corpus" comme tu dis n'a d'intérêt que si vos avis le complète...

Je m'interroge :

- il me semble avoir lu qu'on pouvait reformuler lorsque l'expression était incorrecte. Yassine : "la petite fille n'est pas polite", j'ai reformulé. J'ai juste ?

Faux. L'un des trois principes de la pédagogie de l'écoute (PDE) c'est justement de différer la correction. Ne me dites pas que c'est difficile, je le sais, il faut surmonter nos habitudes d'enseignant-correcteur pour pratiquer la PDE....A un autre moment, lors d'un travail ordinaire (je veux dire dans une autre démarche pédagogique) sur le vocabulaire du récit tu peux relever et corriger l'erreur mais il n'est pas impossible que lors d'une séance en DPED le même élève se corrige lui même en répétant la bonne expression qu'un autre vient de dire...

- pour ma séance 2, j'ai prévu comme questions :

1) Quels sont les personnages de cette histoire ?

2) Que pensez-vous de la petite fille ?

3) Est-ce que la dame est méchante ?

Je (re)commencerais en reposant une question factuelle (De quoi vous rappelez-vous ?).

Au second niveau de questionnement, je suis bien d'accord avec toi, il faut se concentrer sur les caractéristiques des personnages (tous les personnages, pas seulement le héros). Mais dans cette pratique, j'ai appris à veiller à poser des questions ouvertes. Ce n'est pas non plus évident comme posture pour l'enseignant car sa tendance est (très) grande de poser des questions plutôt fermées puisqu'il attend (presque toujours) certaines réponses bien précises ce qui est plus facile (puisque c'est préparé comme ça) que de prendre en compte ce qui sort spontanément de la bouche des élèves a fortiori de celle des petits parleurs...

Avant de demander ce que les enfants pensent des personnages, je demande ce que veulent ces personnages (2- Que veut la petite fille ? 3- Que veut la dame ?...Et la flaque d'eau, qu'est-ce qu'elle ne veut pas ?).

- est-ce que, avant la relecture du texte, je dois présenter la première question ? Du genre "aujourd'hui on va réécouter l'histoire et faire attention aux personnages"...

Oui maîtresse ! (... et on va parler des personnages) - au fait préalable : "C'est quoi un personnage ? "

- pas sûre que les enfants comprennent le mot "personnage". Quelle peut être une bonne reformulation ?!

Personnage tout simplement ! (des animaux - à caractère anthropomorphique -, des gens, la sorcière, le magicien, ... Quant à la flaque d'eau, c'est la dimension poétique de l'histoire qui permet de la personnifier, il faudrait d'ailleurs amender le texte avec quelques adjectifs à son sujet...)

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Merci pour tes réponses. Je modifie donc mes questions en fonction de tes indications.

Il faut rappeler à nouveau l'histoire après la relecture ? J'ai bien peur que cela prenne trop de temps (presque tout mes élèves parlent, certains font de très bons résumés de l'histoire). Le temps de faire le tour, sans compter ceux qui veulent parler plusieurs fois... Sans apporter d'élément nouveau par rapport à la séance précédente... Certes cela me permettra peut être de voir qui progresse dans la prise de parole. Mais j'ai bien peur que cela soit un simple remake de la séance de la semaine dernière.

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... S'il n'y a rien de nouveau dans le texte lu ou raconté, tu peux éventuellement passer directement aux questions de compréhension mais si c'est seulement la seconde séance tu ne prends pas de risque, à mon avis, de perdre du temps (écouter vraiment coûte toujours du temps). Cela conforte aussi ce qu'on appelle le « format » de séance dont l'aspect ritualisé réitère cette question au début de chaque séance surtout s'il y a une nouveauté. Les réponses à cette première question ouverte (De quoi vous souvenez-vous ?) ne perdurent pas forcément, personnellement j'embraye dès que possible sur une question du type : vous parlez de X là, alors -personnage X- qu'est-ce qu'il veut ?.

C'est la réflexion sur les questions qui évitera le « remake ». Mais il est vrai que telle quelle l'histoire ne porte pas les élèves plus haut dans leurs échanges faute d'intrigue plus élaborée... Mais d'autres histoires suivront, plus complexes, qui les feront aussi progresser à l'oral d'autant plus qu'ils savent de mieux en mieux à quoi ce travail peut servir...

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Merci pour ton aide. Je verrai jeudi, en fonction des enfants (ils étaient affreux aujourd'hui, vraiment AFFREUX).

C'est vrai que j'ai choisi ce texte parce qu'il était court et sans grande complexité, et que donc, on en a fait le tour dès la première séance (enfin, certains enfants en ont fait le tour). Je prendrai un texte un peu plus coriace la prochaine fois.

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