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Aider un enfant précoce


sandrine66
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  • 5 months later...

Ne vous faites pas d'illusion: un enfant précoce / surdoué/ Haut potentiel ne devient pas un adulte "normal".

Toutes ses particularités: fulgurance de la pensée, hypersensibilité, hyper émotivité, perfectionnisme, décalage avec ses pairs... ne disparaissent pas à l'âge adulte.

Si l'adulte a été détecté, il sait pourquoi il se sent différent des autres. S'il ne l'a pas été, il risque de se demander longtemps pourquoi il n'est pas comme les autres et se demander ce qu'il y a en lui de défectueux.

La précocité, ce n'est pas une avance par rapport aux copains qui s'estompera quand tout le monde sera adulte. Un enfant précoce s'ennuie en classe. Ben l'adulte à haut potentiel tourne rapidement en rond dans le monde du travail, à moins de changer de travail tous les ans... Des adultes éternels insatisfaits dans leur vie professionnelle, toujours en conflit avec leur hiérarchie, j'en connais et vous en connaissez certainement. Une bonne proportion d'entre eux est probablement à haut potentiel.

Alors oui, la précocité est une vrai différence, pas le résultat d'un gavage parental aux effets temporaires.

C'est pourquoi, je trouve assez terrible la discrimination dont sont victimes les petits précoces. On admet qu'un enfant soit doué en sport, en danse, en musique. On trouve normal de faire des aménagements dans la scolarité de ces enfants là pour qu'ils puissent progresser et développer leurs aptitudes. Mais l'idée que tout le monde ne soit pas égal au niveau de l'intelligence choque. Peut être parce que cela vient remettre en cause l'idée de l'égalité des chances? Alors, les enfants précoces n'ont qu'à se débrouiller pour s'adapter à un système qui ne leur convient pas. De quoi devraient ils se plaindre, après tout!? Ils sont plus malins que les autres, non? Alors, on leur impose des méthodes d'apprentissage qui ne leur correspondent pas, des savoirs tronçonnées et pré-digérés qui ne les intéressent pas. Et il faudrait qu'ils disent merci bien poliment?!

Je ne suis pas d'accord avec ça. Tout le monde a le droit d'aller à l'école pour apprendre! Personne ne devrait y aller pour attendre que ça se passe... Pour moi, il est aussi révoltant d'exiger d'un enfant précoce de se caler sur le rythme d'une classe qui va trop lentement pour lui qu'il le serait d'exiger d'un enfant en grande difficulté d'apprentissage de suivre dans une classe normale. Dans les deux cas, c'est faire violence à ces enfants que d'exiger cela d'eux.

"Il n'est de pire injustice que de traiter également les gens inégaux."

Aristote

Plusieurs mois après avoir crée de post, je lis ce message et la partie en rouge me parle tellement.

La soeur de mon mari correspond à cette "description". Elle n'a jamais été testée mais quand mon mari m'a parlé d'elle, quand je l'ai rencontrée, j'ai tout de suite pensé à l'éventualité qu'elle était précoce.

Elle est très malheureuse aujourd'hui, n'a aucune estime d'elle même (et pourtant qu'est ce qu'elle est cultivé, curieuse), elle s'ennuie dans son travail mais n'a aucun diplôme (elle a tout de même passé l'équivalent du bac à 25 ans). Elle a développé une phobie scolaire qui a fait qu'elle a arrêté ses études en seconde.

Elle aurait eu besoin de compréhension, d'être entourée. Au lieu de ça, elle s'est embourbée dans un mal être dont elle n'arrive pas à se défaire.

Mon fils lui ressemble beaucoup par certains côtés, notamment au niveau du caractère bien trempé et de l'insolence :glare:

J'espère vivement que la prochaine maîtresse de mon titi saura l'écouter, l'observer et lui donner le goût...

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  • 1 month later...

Ne vous faites pas d'illusion: un enfant précoce / surdoué/ Haut potentiel ne devient pas un adulte "normal".

Toutes ses particularités: fulgurance de la pensée, hypersensibilité, hyper émotivité, perfectionnisme, décalage avec ses pairs... ne disparaissent pas à l'âge adulte.

Si l'adulte a été détecté, il sait pourquoi il se sent différent des autres. S'il ne l'a pas été, il risque de se demander longtemps pourquoi il n'est pas comme les autres et se demander ce qu'il y a en lui de défectueux.

La précocité, ce n'est pas une avance par rapport aux copains qui s'estompera quand tout le monde sera adulte. Un enfant précoce s'ennuie en classe. Ben l'adulte à haut potentiel tourne rapidement en rond dans le monde du travail, à moins de changer de travail tous les ans... Des adultes éternels insatisfaits dans leur vie professionnelle, toujours en conflit avec leur hiérarchie, j'en connais et vous en connaissez certainement. Une bonne proportion d'entre eux est probablement à haut potentiel.

Alors oui, la précocité est une vrai différence, pas le résultat d'un gavage parental aux effets temporaires.

C'est pourquoi, je trouve assez terrible la discrimination dont sont victimes les petits précoces. On admet qu'un enfant soit doué en sport, en danse, en musique. On trouve normal de faire des aménagements dans la scolarité de ces enfants là pour qu'ils puissent progresser et développer leurs aptitudes. Mais l'idée que tout le monde ne soit pas égal au niveau de l'intelligence choque. Peut être parce que cela vient remettre en cause l'idée de l'égalité des chances? Alors, les enfants précoces n'ont qu'à se débrouiller pour s'adapter à un système qui ne leur convient pas. De quoi devraient ils se plaindre, après tout!? Ils sont plus malins que les autres, non? Alors, on leur impose des méthodes d'apprentissage qui ne leur correspondent pas, des savoirs tronçonnées et pré-digérés qui ne les intéressent pas. Et il faudrait qu'ils disent merci bien poliment?!

Je ne suis pas d'accord avec ça. Tout le monde a le droit d'aller à l'école pour apprendre! Personne ne devrait y aller pour attendre que ça se passe... Pour moi, il est aussi révoltant d'exiger d'un enfant précoce de se caler sur le rythme d'une classe qui va trop lentement pour lui qu'il le serait d'exiger d'un enfant en grande difficulté d'apprentissage de suivre dans une classe normale. Dans les deux cas, c'est faire violence à ces enfants que d'exiger cela d'eux.

"Il n'est de pire injustice que de traiter également les gens inégaux."

Aristote

Plusieurs mois après avoir crée de post, je lis ce message et la partie en rouge me parle tellement.

La soeur de mon mari correspond à cette "description". Elle n'a jamais été testée mais quand mon mari m'a parlé d'elle, quand je l'ai rencontrée, j'ai tout de suite pensé à l'éventualité qu'elle était précoce.

Elle est très malheureuse aujourd'hui, n'a aucune estime d'elle même (et pourtant qu'est ce qu'elle est cultivé, curieuse), elle s'ennuie dans son travail mais n'a aucun diplôme (elle a tout de même passé l'équivalent du bac à 25 ans). Elle a développé une phobie scolaire qui a fait qu'elle a arrêté ses études en seconde.

Elle aurait eu besoin de compréhension, d'être entourée. Au lieu de ça, elle s'est embourbée dans un mal être dont elle n'arrive pas à se défaire.

Mon fils lui ressemble beaucoup par certains côtés, notamment au niveau du caractère bien trempé et de l'insolence :glare:

J'espère vivement que la prochaine maîtresse de mon titi saura l'écouter, l'observer et lui donner le goût...

... raté je pense...

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Sandrine66, je ne voudrais pas te saper le moral, mais ce n'est que le début; pour l'instant, tu n'as affaire qu'à un ou une enseignante et c'est pas toujours évident...Mais quand il sera au collège et que les profs te convoquent les uns derrière les autres ou qu'ils remplissent le carnet de correspondance de mots divers et variés (a oublié...ne copie pas ses cours...dors en classe...etc) et que sur les bulletins, tu ne trouves que des appréciations du style: a des capacités mais ne travaille pas assez, ne doit ses résultats qu'à une excellente mémoire, dort en classe, manque de maturité...C'est plutôt déprimant. J'ai eu beau leur dire, en conseil de classe, que ce n'est pas avec des appréciations de ce genre que les enfants vont se mettre miraculeusement à travailler, qu'ils ont avant tout besoin qu'on croit en eux, qu'on les encourage, ça n'a pas changé grand chose jusqu'à présent.

Mon enfant est au lycée cette année. Au bout de 10 jours de classe, il avait déjà 2 mots dans le carnet...Ça continue...

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Je voudrais ajouter un truc aussi, Sandrine66, à propos de l'insolence; c'est quelque chose qu'on a souvent reproché à mon fils; et je vois que toi aussi tu parles de l'insolence de ton enfant. Ce n'est pas de l'insolence; ces enfants posent beaucoup de questions et ont un besoin vital que l'on y réponde. Et c'est vrai qu'ils peuvent être pénibles parfois et nous énerver par leur insistance mais ce n'est pas de l'insolence.

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Sandrine, j'espère que cette nouvelle va vous permettre d'avancer, et de retrouver un peu de sérénité familiale. :wub: :wub: :wub:

Gaufrette, un des signes aussi de précocité dans la petite enfance (mais pas le seul et pas une obligation), est l'hypotonocité et la marche tardive (au-delà de 18 mois).

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pourquoi raté ?

Parce que personne ne semble décidé à faire en sorte que mon fils aime aller à l'école, à faire en sorte qu'il apprenne quelque chose, à faire en sorte qu'il ne soit pas collé de force au dortoir 45 min l'après midi. Le tout sans aucun argument valable. Je suis en rogne.

Sandrine66, je ne voudrais pas te saper le moral, mais ce n'est que le début; pour l'instant, tu n'as affaire qu'à un ou une enseignante et c'est pas toujours évident...Mais quand il sera au collège et que les profs te convoquent les uns derrière les autres ou qu'ils remplissent le carnet de correspondance de mots divers et variés (a oublié...ne copie pas ses cours...dors en classe...etc) et que sur les bulletins, tu ne trouves que des appréciations du style: a des capacités mais ne travaille pas assez, ne doit ses résultats qu'à une excellente mémoire, dort en classe, manque de maturité...C'est plutôt déprimant. J'ai eu beau leur dire, en conseil de classe, que ce n'est pas avec des appréciations de ce genre que les enfants vont se mettre miraculeusement à travailler, qu'ils ont avant tout besoin qu'on croit en eux, qu'on les encourage, ça n'a pas changé grand chose jusqu'à présent.

Mon enfant est au lycée cette année. Au bout de 10 jours de classe, il avait déjà 2 mots dans le carnet...Ça continue...

J'ai lu tout ça sur une page consacrée aux précoces et notamment les caractéristiques de l'ado précoce, ben :cry:

Que faire alors? se résigner à les laisser végéter? N'y a-t-il pas un moyen de leur donner le gout de l'effort? Je suis de plus en plus perdue et angoissée à vrai dire...

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Il faut rester positive et avoir de l'espoir. J'ai lu beaucoup d'écrits sur les ados précoces, j'ai relu, j'ai pris le temps de digérer cela (difficilement) et puis je me suis fait violence en me disant que non le tableau ne serait pas aussi noir dans quelques années (peut etre tomberai-je de haut et en passerai par là).

Pour l'instant je profite de mon petit zèbre qui s'intègre bien au systeme scolaire. Le saut de classe a été bénéfique (l'équipe enseignante, le psy ont été géniaux .... comme quoi ils n'ont pas tous des oeillères), je le trouve plus calme, plus tranquille (est-ce passager ?).

J'impose à mon fils de faire ses devoirs le soir (même si la lecture est acquise completement) pour qu'il ne prenne pas l'habitude de se reposer sur ses acquis ... pour l'instant ca va, il fait avec plaisir.

J'ai toujours un peu la boule au ventre le matin en le laissant à la grande école parmi 250 enfants tous plus grands que lui, lui aussi a parfois du mal à couper le cordon (nous sommes tres fusionnels) mais le soir je le récupère avec le sourire alors je me dis qu'on a fait le bon choix (son maître est doux, tres pédagogue, ca me rassure).

Au niveau des émotions ca reste aléatoire, parfois il gère tres bien la frustration, l'opposition et puis parfois on affronte ses crises, ses chagrins c'est usant, fatigant mais nous n'avons pas le choix, il est à fleur de peau ...

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D'accord pour rester positive mais on n'en est qu'au début du parcours (prise en compte de sa spécificité) et quelle difficulté déjà! On fera tout pour qu'il soit le plus à l'aise possible mais on aura besoin de l'aide des enseignants pour ça et pour le moment, nous ne recevons aucune aide, plutôt des bâtons dans les roues.

Mais on y croit on y croit :clover:

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il faudrait que tu réexpliques le parcours depuis l'an dernier.

Vous avez pris contact avec le psy scolaire l'an dernier sur demande de la maitresse ? Elle avait détecté quelquechose ?

Il a passé les tests de précocité l'an dernier sur votre demande ? la maitresse ?

Le psy vous a parlé en détail des résultats (item par item) ? Il a proposé quelquechose ? Il a eu un entretien avec la maitresse ?

J'avoue que je ne comprends pas trop la démarche du psy s'il n'y a pas d'aménagement après ? de prise en compte ?

Comme tu le sais ils sont hypersensibles nos petits, moi je ne le changerais pas d'école (Nael l'aurait tres mal vécu) mais je ferais le forcing pour programmer rapidement une EE, pour que vous puissiez exprimés vos souffrances à la maison, les maitresses ne se rendent peut etre pas compte comme votre situation est dure à vivre, une EE c'est fait pour cela, pour vider son sac, pour se souder derriere le parent en détresse ....

Nous en bref, arrivé en MS, la maitresse détecte tout de suite un truc (la maitresse précédente n'avait rien vu, trop jeune, trop absente ...). On met en place un suivi psy pendant 1 mois et demi, debut décembre, les résultats nous tombent dessus, la maitresse et le psy conseillent un passage anticipé en GS pour son bien etre, qu'il s'apaise (mon fils était ch... en classe car il s'ennuyait beaucoup). Progressivement en janvier il a changé de groupe (c'était une classe de MS/GS), il est resté en décalage (langage, lecture, mémoire ...) mais moins "éxhubérant" comme disait sa maitresse .... après il reste un peu different bien sur mais il a la capacité de s'intégrer avec les enfants de son âge, il joue beaucoup avec eux, il a beaucoup de petits copains .... et depuis septembre il est en CP (avec des copains de l'an dernier, ca c'est tres bien pour lui, il a des repères familiers), on croise les doigts pour que le fossé avec les autres ne se reforme pas, qu'il reste calme en classe et que l'on ait plus à passer par un saut de classe (c'est positif pour lui mais ca me remue beaucoup).

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il faudrait que tu réexpliques le parcours depuis l'an dernier.

Vous avez pris contact avec le psy scolaire l'an dernier sur demande de la maitresse ? Elle avait détecté quelquechose ? On a pris contact avec la psy scolaire car nous étions en détresse: un petit garçon suivi depuis 1 an mais sans effet, qui n'aimait pas l'école, dormait mal. Elle l'a trouvé très curieux, anxieux et toujours en "alerte" (même concentré il était capable d'entendre le moindre petit bruit)

Il a passé les tests de précocité l'an dernier sur votre demande ? la maitresse ? Suite à ses observations, elle nous a reçu, nous a dit qu'il serait bon de lui faire passer les tests car elle avait une forte suscipcion.

Le psy vous a parlé en détail des résultats (item par item) ? Il a proposé quelquechose ? Il a eu un entretien avec la maitresse ? Elle nous a fait un bilan, pas tous les items mais en détaillant quand même, sans donner de chiffre. Elle nous a dit qu'il allait falloir mettre en place des choses pour "organiser au mieux sa scolarité", qu'il fallait le tirer plus "vers le social", le rassurer. Je ne sais pas si elle a vu la maîtresse (cette dernière n'a absolument rien fait)

J'avoue que je ne comprends pas trop la démarche du psy s'il n'y a pas d'aménagement après ? de prise en compte ? Elle nous a dit dans un premier temps qu'il avait une avance d'un an /un an et demi. Qu'il allait falloir "organiser sa scolarité". Dans un deuxième temps elle nous a déconseillé le saut de classe, argumentant qu'un changement pourrait intervenir et le mettre en difficulté. Elle a proposé de demander à ce qu'il soit en MS/GS afin de naviguer entre les deux niveaux selon ses besoins.

Sa demande a été entendue. Je l'ai revu la semaine dernière et quand je lui ai fait part de la situation elle m'a dit que dans l'intérêt de Tom, il fallait être diplomate, ne pas forcer les choses avec l'équipe enseignante. Elle avait l'air embêtée mais à court d'idée.

Comme tu le sais ils sont hypersensibles nos petits, moi je ne le changerais pas d'école (Nael l'aurait tres mal vécu) mais je ferais le forcing pour programmer rapidement une EE, pour que vous puissiez exprimés vos souffrances à la maison, les maitresses ne se rendent peut etre pas compte comme votre situation est dure à vivre, une EE c'est fait pour cela, pour vider son sac, pour se souder derriere le parent en détresse ....

Nous en bref, arrivé en MS, la maitresse détecte tout de suite un truc (la maitresse précédente n'avait rien vu, trop jeune, trop absente ...). On met en place un suivi psy pendant 1 mois et demi, debut décembre, les résultats nous tombent dessus, la maitresse et le psy conseillent un passage anticipé en GS pour son bien etre, qu'il s'apaise (mon fils était ch... en classe car il s'ennuyait beaucoup). Progressivement en janvier il a changé de groupe (c'était une classe de MS/GS), il est resté en décalage (langage, lecture, mémoire ...) mais moins "éxhubérant" comme disait sa maitresse .... après il reste un peu different bien sur mais il a la capacité de s'intégrer avec les enfants de son âge, il joue beaucoup avec eux, il a beaucoup de petits copains .... et depuis septembre il est en CP (avec des copains de l'an dernier, ca c'est tres bien pour lui, il a des repères familiers), on croise les doigts pour que le fossé avec les autres ne se reforme pas, qu'il reste calme en classe et que l'on ait plus à passer par un saut de classe (c'est positif pour lui mais ca me remue beaucoup).

Merci pour ton témoignage. Dans notre cas il est "parfait" à l'école (entendez: très réservé, faisant ce qu'on lui demande, respectant les règles). Au dortoir idem "j'ai été sage comme tout maman". Donc il ne "gêne pas"

Pour l'EE on m'a dit sur un autre post que c'était l'école qui la demandait et dans notre cas, je pense qu'il va falloir oeuvrer pour ça... Nous sommes en pleine détresse, notre couple en prend même un coup (nous sommes à bout de nerfs et de ressources face à notre loulou)

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Je ne sais ce que te fais ton loulou pour que tu sois à bout de nerf mais je peux te raconter ce que le mien pouvait inventer comme provocation quand il était petit:

-Lui(s'adressant à moi): Toi, t'es nulle et je t'aime pas! (là, rester zen et recadrer -important le recadrage-)

-Moi: D'abord, il n'est pas question que tu me parles comme ça, tu ne me redis plus que je suis nulle sinon tu auras une punition dont tu te souviendras longtemps, ensuite si tu ne m'aimes pas, c'est pas grave, tu n'es pas obligé de m'aimer; moi, en tout cas, je t'aime et je veillerai toujours sur toi!

Par la suite, il m'a répété à plusieurs reprises qu'il ne m'aimait pas; je lui répondais invariablement la même chose: pas grave, moi je t'aime...etc... La n-ième fois, je lui ai dit que ça suffisait, que j'avais vu clair dans son petit jeu: "tu dis ça uniquement pour m'entendre te dire que te t'aime et que tu peux compter sur moi! donc, ne t'inquiète pas, je te le dis une dernière fois: je t'aime et tu pourras toujours compter sur moi!" il a eu un petit sourire en coin et il est parti. Il n'a pas recommencé par la suite.

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Je ne sais ce que te fais ton loulou pour que tu sois à bout de nerf mais je peux te raconter ce que le mien pouvait inventer comme provocation quand il était petit:

-Lui(s'adressant à moi): Toi, t'es nulle et je t'aime pas! (là, rester zen et recadrer -important le recadrage-)

-Moi: D'abord, il n'est pas question que tu me parles comme ça, tu ne me redis plus que je suis nulle sinon tu auras une punition dont tu te souviendras longtemps, ensuite si tu ne m'aimes pas, c'est pas grave, tu n'es pas obligé de m'aimer; moi, en tout cas, je t'aime et je veillerai toujours sur toi!

Par la suite, il m'a répété à plusieurs reprises qu'il ne m'aimait pas; je lui répondais invariablement la même chose: pas grave, moi je t'aime...etc... La n-ième fois, je lui ai dit que ça suffisait, que j'avais vu clair dans son petit jeu: "tu dis ça uniquement pour m'entendre te dire que te t'aime et que tu peux compter sur moi! donc, ne t'inquiète pas, je te le dis une dernière fois: je t'aime et tu pourras toujours compter sur moi!" il a eu un petit sourire en coin et il est parti. Il n'a pas recommencé par la suite.

Alors en résumé: il n'est jamais content, jamais d'accord (meme avec des choses toutes bêtes). Il conteste tout et argumente. Il veut décider de tout (il m'a dit récemment " à quel âge je pourrai décider?" ou encore "je fais l'adulte")

Il est insolent avec nous (claque les portes, crache, nous hurle dessus, jette tout quand il est contrarié)

Il frappe son frère à longueur de journée (ce matin il l'a par exemple mordu au front, ce qui n'est pas rare), il le pousse, le secoue, le pince, le griffe, lui faire des croche-pattes...

Il veut faire les choses comme bon lui semble. Cet après midi on était dans le jardin: il gratte la terre avec une pelle (il sait qu'on va mettre du gazon et qu'on a passer du temps à étaler la terre), je lui demande d'arrêter en réexpliquant. Il me regarde , se marre presque et continue. Je m'approche et il balance sa pelle sur notre voiture, en hurlant. Je le fais asseoir pour se calmer (en général les voisins savent quand on est dehors) et il continue de crier, frappe son frère, balance ses chaussures...

Ce soir pour aller au lit: il refuse tout net, crie, ne veut pas aller se brosser les dents, je l'y emmène, il fait son sale caractère, puis se barbouille tout le visage avec sa brosse à dents et finit pas cracher sur le miroir. Il râle quand je le gronde et se met à hurler car ne veut pas aller aux toilettes. Il finit par y aller mais en hurlant à son frère et à moi "de le laisser tranquille" En sortant il refuse de se laver les mains et hurle que "puisque c'est comme ça il ne veut pas d'histoire" pour finalement pleurer à chaudes larmes ensuite...

Je continue ?

C'est comme ça tout la journée, tous les jours de la semaine. Je précise que ce matin par exemple, le plus petit m'a réveillée à 5h15, autant dire que ce soir j'étais claquée.

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en fin de GS nous avons consulté une psy car notre fils nous semblait malheureux, agressif envers nous et envers ses soeurs... à la suite de la consultation la psy lui a fait passer un wisc IV, il a peut participé à la séance (a joué pendant qu'on parlait de lui) mais ça a eu l'air de lui faire du bien. et le test wisc s'est fait hors de notre présence.

est ce une piste que vous avez exploré ? car autant la psy que la neuro pédiatre nous ont dit que la difficulté c'est pour eux de gérer l'écart, le décalage, entre l'intellect (mémoire, centres d'intérêts, raisonnement...) et l'affectif,la maturité (ce sont des enfants) et ce décalage peut parfois être très douloureux, encore plus besoins de repères et de sentir que nous sommes "à la barre" du navire familial. ils sont débordés par des angoisses qui les dépassents : la mort, l'espace, la création de la terre, comment la terre tient dans l'espace, et si une météorite s'abat, et est ce qu'il y a un volcan pas loin .... j'en passe !

qu'en pensez vous ?

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c'est quand même tres grave ce qui se passe chez ce petit bonhomme, surtout les violences envers son frère. Avez-vous pensé à le filmer ? pour qu'il prenne du recul, se rende compte qu'il fait du mal ...

Il y a vraiment urgence là, ca va vraiment trop loin. Selon moi il faut envisager une autre aide que le psy scolaire. Avez-vous pensé au CMPP, hôpital de jour ... il n'a que 4 ans et demi, que fera t'il dans un, deux, cinq ans (sa violence risque d'augmenter avec sa force) ... Que faites-vous quand il s'en prend à son frere, quand il jette, crache, hurle ? regrette t'il son attitude ? fait-il des bisous à son frere pour se faire pardonner, pour le coucher du soir ?

Et son papa qu'en pense t'il ? comment le voit il ?

Il serait salutaire pour le petit frere que le papa fasse des activités en dehors de la maison juste avec le grand, pour que le petit puisse profiter de la journée sans craindre la colère de son frere.

La contestation nous connaissons à la maison, il essaie toujours de négocier, parlementer parce qu'il a du mal à rester à sa place, il conteste depuis ses 15 mois ...il évolue tres lentement à ce niveau là (j'ai toujours l'impression qu'on est dans la phase de l'opposition des 2/3 ans), mais on sent quand même qu'il a changé depuis 1 an, il est un peu plus raisonnable, conciliant mais il y a aussi des rechutes.

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Oui, je pense que c'est une bonne chose de consulter un psy. C'est ce que j'ai fait quand il avait quatre ans. Il était trop isolé à l'école et ne participait pas du tout en classe. Il a donc été suivi pendant un an et demi par une psychologue; ça l'a aidé à sortir un peu de sa coquille (ça n'a pas été miraculeux, mais ça a été mieux quand même).

Mais c'est vrai que ces enfants testent sans arrêt les limites; je ne compte plus le nombre de fois où il m'a tenue tête, a insisté malgré mes refus répétés jusqu'à ce que j'explose et qu'il parte très en colère en disant que je ne l'aimais pas, qu'il n'aurait jamais dû naître...etc...Pour revenir apaisé et souriant 15 minutes plus tard et discuter avec moi comme si de rien n'était. C'est parfois usant, je le reconnais!

Je vous conseille la lecture du livre de Jeanne Siaud-Facchin "L'Enfant surdoué" aux éditions Odile Jacob poches (un peu moins de 8 euros). Sur la demi-douzaine de livres que j'ai lu sur le sujet, c'est celui qui m'a le plus éclairé (dommage que je ne suis pas tombé dessus plus tôt).

Voilà! bon courage!

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je recommande aussi vivement le livre de Mme Facchin (je t'en avais déjà parlé je crois), en se blindant avant car le livre ne parle pas beaucoup des précoces épanouis, heureux (puisque les statistiques, les études se portent uniquement sur les enfants qui posent des soucis). Et puis la partie sur l'adolescence est dure à lire ... c'est assez noir ....

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Je rajoute( je viens de lire le message de Katyr84 ) que mon fils est suivi actuellement dans un CMP depuis le début de son adolescence; ces centres sont intéressants car ils réunissent plusieurs spécialistes: pédopsychiatres, psychothérapeutes, orthophonistes...etc, de plus, ils font de la psychothérapie de groupe suivant le besoin des enfants. Un petit bémol cependant: la précocité, ça n'a pas l'air d'être trop leur spécialité...Je continue quand même parce qu'avec eux, mon fils va un peu mieux mais pas encore de miracles pour l'instant ( oui, peut-être que j'en demande un peu trop!)

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en fin de GS nous avons consulté une psy car notre fils nous semblait malheureux, agressif envers nous et envers ses soeurs... à la suite de la consultation la psy lui a fait passer un wisc IV, il a peut participé à la séance (a joué pendant qu'on parlait de lui) mais ça a eu l'air de lui faire du bien. et le test wisc s'est fait hors de notre présence.

est ce une piste que vous avez exploré ? car autant la psy que la neuro pédiatre nous ont dit que la difficulté c'est pour eux de gérer l'écart, le décalage, entre l'intellect (mémoire, centres d'intérêts, raisonnement...) et l'affectif,la maturité (ce sont des enfants) et ce décalage peut parfois être très douloureux, encore plus besoins de repères et de sentir que nous sommes "à la barre" du navire familial. ils sont débordés par des angoisses qui les dépassents : la mort, l'espace, la création de la terre, comment la terre tient dans l'espace, et si une météorite s'abat, et est ce qu'il y a un volcan pas loin .... j'en passe !

qu'en pensez vous ?

Il est suivi depuis 2 ans et demi... Au départ pour des problèmes de sommeil, de difficultés à aller aux toilettes et à cause de nombreux changement dans notre vie qui l'ont pas mal affectés (changement de région, vente de notre maison, maman enceinte...)

Il a été testé par la psy scolaire.

Mon fils n'en est pas aux questions sur la création de la terre... juste une volonté de décortiquer le quotidien et de tout maîtriser.

c'est quand même tres grave ce qui se passe chez ce petit bonhomme, surtout les violences envers son frère. Avez-vous pensé à le filmer ? pour qu'il prenne du recul, se rende compte qu'il fait du mal ...

Il y a vraiment urgence là, ca va vraiment trop loin. Selon moi il faut envisager une autre aide que le psy scolaire. Avez-vous pensé au CMPP, hôpital de jour ... il n'a que 4 ans et demi, que fera t'il dans un, deux, cinq ans (sa violence risque d'augmenter avec sa force) ... Que faites-vous quand il s'en prend à son frere, quand il jette, crache, hurle ? regrette t'il son attitude ? fait-il des bisous à son frere pour se faire pardonner, pour le coucher du soir ?

Et son papa qu'en pense t'il ? comment le voit il ?

Il serait salutaire pour le petit frere que le papa fasse des activités en dehors de la maison juste avec le grand, pour que le petit puisse profiter de la journée sans craindre la colère de son frere.

La contestation nous connaissons à la maison, il essaie toujours de négocier, parlementer parce qu'il a du mal à rester à sa place, il conteste depuis ses 15 mois ...il évolue tres lentement à ce niveau là (j'ai toujours l'impression qu'on est dans la phase de l'opposition des 2/3 ans), mais on sent quand même qu'il a changé depuis 1 an, il est un peu plus raisonnable, conciliant mais il y a aussi des rechutes.

Le cmp, on nous a dit que ce n'était même pas la peine, cas pas assez lourd. Donc on voit une pédopsy demain, on arrête le suivi spy qu'il a depuis 2 ans et demi. Je suis d'accord avec toi sur le "que fera-t-il à 10/15 ans?" c'est ma grande angoisse (quand j'en parle avec ceux qui ne me sortent pas "mais ça va passer")

Quand il s'en prend à son frère, nous avons essayé différentes approches: punir, l'isoler dans sa chambre pour que son frère ne lui prenne pas ses jouets, protéger le petit et donc s'éloigner du grand, demander de dire pardon et de faire un bisou là où il a fait mal, proposer de dessiner sa colère avant qu'elle n'explose ou de taper sur une poupée.

Quand il hurle, jette, on lui demande de réparer , ramasser, nettoyer. On explique qu'on ne se comporte pas ainsi (je précise que je suis assez nerveuse, mon mari moins, et on explique qu'on peut se fâcher, balancer un truc de colère mais pas toute la maison! mais qu'ensuite on répare nos bêtises)

Il ne regrette pas quand il fait mal à son frère: un fois à table il m'a dit "je voudrais qu'il soit mort" ou encore "qu'il aille vivre dans une autre maison"

Il a dit à sa psy qu'il voulait un "frère garçon" pas un "frère bébé", il n'est pas bien à sa place d'aîné et a toujours rêvé d'avoir un grand frère.

Il ne fait jamais de bisous à son frère (ou alors très très rarement, genre 15 fois en 18 mois...)

Le papa a mis du temps à se rendre compte des choses. Il a du mal à prendre sa place de papa. Il a toujours été très occupé (boulot, travaux) et il voit son fils comme un gamin qui fait tout pour faire ch**. Il considère qu'il faut être dans un rapport de force et donc use de la force.

Nous sommes souvent en désaccord et il est évident que le petit en profite (mais je ne peux parfois pas cautionner ses actes: comme dire à Tom qu'il le frappera quand il frappera son frère, je lui en ai parlé en aparté mais parfois je commets l'erreur de dire tout haut ce que je pense)

Son papa a du mal à passer du temps avec lui, il considère que sa présence suffit, pas besoin de faire des choses spécifiques. Là aussi nous ne sommes pas d'accord. Tom a besoin de moments privilégiés avec chacun de nous deux. Il était tout content hier quand je l'ai emmené au parc sans son frère. Mon mari ne comprend pas.

Je passe parfois des journées éprouvantes, je suis souvent à bout de nerfs et de ressources. Le climat dans lequel mes enfants évoluent n'est pas sain, pour personne. Nous attendons de l'aide mais nous sommes démunis et ne savons pas trop à quelle porte frapper car nous ne sommes pas pris au sérieux.

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j'ai l'impression que son comportement (tout maitriser) est l'expression d'une souffrance, d'angoisses à évoquer avec le pédo psy :

la précocité

du mal à prendre sa place d'ainé (laisser sa place de "petit")

avez vous essayé de mettre en avant les avantages d'être plus grand : on se couche un peu après son petit frère, on se promène, on sait faire (vélo, balon, jeux), on peut inviter un copain à la maison, passer du temps tout seul avec Maman ou Papa (accompagner faire des courses, se balader)...

peut être que le suivi qu'il a depuis 2.5 ans n'est pas le bon, ou n'est pas sérieux (on peut tomber sur des psy inefficaces)

avez vous essayé une psy spécialisée pour les EIP (voir les assoc de parents type afep et anpeip pourront vous en recommander selon votre région) c'est ce que nous avions fait.

c'est un travail de longue haleine mais chez nous ça a payé

je regarde à midi j'ai un livre sur "les enfants difficiles" que j'ai trouvé pas mal

bon courage

ps : je dis à mon fils tu as le droit de ne pas l'aimer (une de ses petites soeurs) mais tu n'as pas le droit de lui faire du mal. vous êtes tous dans mon coeur, et je suis là pour vous aider à vivre ensemble. si tu sens que la violence vient, va jouer dans ta chambre ou sors de la pièce. personne n'a le droit de taper quelqu'un ici, à l'école ni nul part. je ne te tape pas, tu ne les tapes pas.

il faut dire et répéter....

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Ta situation n'est pas facile Sandrine66, c'est indéniable.

J'ai plusieurs choses à te dire:

En ce qui concerne le comportement de ton loulou, c'est vrai que je ne peux pas beaucoup t'aider, mon enfant n'ayant pas eu tout à fait le même comportement étant petit (c'est plutôt à l’adolescence que ça s'est corsé avec son grand frère) mais le fils d'une amie (précoce lui aussi) avait de gros troubles du sommeil quand il était petit et niait totalement l'existence de son petit frère . Mais ça, c'était il y a longtemps, maintenant, il est grand (il vient de rentrer dans une grande école de commerce), il voyage souvent avec son frère avec qui il s'entend bien! donc, tout n'est pas totalement désespéré...

En ce qui concerne les CMP et CMPP: CMP, centre médico-psychologique et CMPP, centre médico-psycho-pédagogique ; ce sont des centres différents; as-tu essayé les deux? avec un peu de chance, on ne sait jamais...C'est vrai que j'ai réussi à faire suivre mon enfant dans un CMP bien que ce ne soit pas un cas lourd parce que son petit frère (j'ai trois enfants) y était déjà suivi pour des problèmes neurologiques assez handicapants (comme si avoir un enfant précoce, ça suffisait pas, hein?) mais il ont accepté le grand sans aucune difficulté.

En ce qui concerne les rapports avec son père, eh bien là, je m'y retrouve. J'ai les mêmes problèmes. Son père pense depuis qu'il est petit que ce gamin va le faire ch** et il utilise un peu trop la force à mon goût. J'ai même fait appel aux services sociaux (par l'intermédiaire de la pédopsy) pour calmer le jeu et faire en sorte qu'il y ait un minimum de communication entre le père et le fils; c'est plus calme mais pour la communication, c'est loin d'être ça...Et inutile de te dire que je ne suis pas du tout en accord avec le père...Alors, oui, je pense que ta situation n'est pas facile, mais il faut tenir; le gamin, il compte sur toi; tu es son roc. Il faut sans arrêt le rassurer et en même temps le cadrer, ce qui n'est pas toujours évident...Arme-toi de patience et de courage!

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Ta situation n'est pas facile Sandrine66, c'est indéniable.

J'ai plusieurs choses à te dire:

En ce qui concerne le comportement de ton loulou, c'est vrai que je ne peux pas beaucoup t'aider, mon enfant n'ayant pas eu tout à fait le même comportement étant petit (c'est plutôt à l’adolescence que ça s'est corsé avec son grand frère) mais le fils d'une amie (précoce lui aussi) avait de gros troubles du sommeil quand il était petit et niait totalement l'existence de son petit frère . Mais ça, c'était il y a longtemps, maintenant, il est grand (il vient de rentrer dans une grande école de commerce), il voyage souvent avec son frère avec qui il s'entend bien! donc, tout n'est pas totalement désespéré...

En ce qui concerne les CMP et CMPP: CMP, centre médico-psychologique et CMPP, centre médico-psycho-pédagogique ; ce sont des centres différents; as-tu essayé les deux? avec un peu de chance, on ne sait jamais...C'est vrai que j'ai réussi à faire suivre mon enfant dans un CMP bien que ce ne soit pas un cas lourd parce que son petit frère (j'ai trois enfants) y était déjà suivi pour des problèmes neurologiques assez handicapants (comme si avoir un enfant précoce, ça suffisait pas, hein?) mais il ont accepté le grand sans aucune difficulté.

En ce qui concerne les rapports avec son père, eh bien là, je m'y retrouve. J'ai les mêmes problèmes. Son père pense depuis qu'il est petit que ce gamin va le faire ch** et il utilise un peu trop la force à mon goût. J'ai même fait appel aux services sociaux (par l'intermédiaire de la pédopsy) pour calmer le jeu et faire en sorte qu'il y ait un minimum de communication entre le père et le fils; c'est plus calme mais pour la communication, c'est loin d'être ça...Et inutile de te dire que je ne suis pas du tout en accord avec le père...Alors, oui, je pense que ta situation n'est pas facile, mais il faut tenir; le gamin, il compte sur toi; tu es son roc. Il faut sans arrêt le rassurer et en même temps le cadrer, ce qui n'est pas toujours évident...Arme-toi de patience et de courage!

Merci pour ton message encourageant.

Mon fils compte sur moi et je sais qu'il a confiance en moi. Il me le montre. Et ça j'en suis très heureuse.

Mais parfois je suis fatiguée, dépassée, à bout et j'ai un comportement qui ne correspond pas à ce que je souhaite montrer à mes enfants. En ce moment je suis dans une période de moins bon, je doute beaucoup, je suis en plein questionnement et je suis très fatiguée. Pour les relations père/fils, je ne sais plus quoi faire. On me reproche tour à tour de ne pas laisser la place/de vouloir tout gérer/ de ne jamais être satisfaite. Pourtant sa place de père ça fait 2 ans et demi que je lui demande de la prendre (on a vu un puéricultrice PMI quand mon fils avait à peine 18 mois/2 ans et déjà à l'école elle conseillait au papa de passer du temps avec son fils)

j'ai souvent l'impression d'être sur une voie sans issue, heureusement de petites lumières éclairent la route et je continue d'avancer. Je n'ai pas le choix et mes petits ne méritent pas une maman qui baisse les bras

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j'ai l'impression que son comportement (tout maitriser) est l'expression d'une souffrance, d'angoisses à évoquer avec le pédo psy :

la précocité

du mal à prendre sa place d'ainé (laisser sa place de "petit")

avez vous essayé de mettre en avant les avantages d'être plus grand : on se couche un peu après son petit frère, on se promène, on sait faire (vélo, balon, jeux), on peut inviter un copain à la maison, passer du temps tout seul avec Maman ou Papa (accompagner faire des courses, se balader)...

Oui mais être grand ne l'intéresse pas. En tout cas quand ça l'arrange...

peut être que le suivi qu'il a depuis 2.5 ans n'est pas le bon, ou n'est pas sérieux (on peut tomber sur des psy inefficaces)

D'accord avec toi l) dessus.

avez vous essayé une psy spécialisée pour les EIP (voir les assoc de parents type afep et anpeip pourront vous en recommander selon votre région) c'est ce que nous avions fait.

Non pas encore, on a du mal à se tourner vers ce genre d'associations, pas encore tout à fait "digéré" la nouvelle.

c'est un travail de longue haleine mais chez nous ça a payé

je regarde à midi j'ai un livre sur "les enfants difficiles" que j'ai trouvé pas mal

bon courage

Merci :wub:

ps : je dis à mon fils tu as le droit de ne pas l'aimer (une de ses petites soeurs) mais tu n'as pas le droit de lui faire du mal. vous êtes tous dans mon coeur, et je suis là pour vous aider à vivre ensemble. si tu sens que la violence vient, va jouer dans ta chambre ou sors de la pièce. personne n'a le droit de taper quelqu'un ici, à l'école ni nul part. je ne te tape pas, tu ne les tapes pas.

il faut dire et répéter....

Je lui explique la même chose sauf que parfois je ne suis pas crédible car il m'arrive de mettre une fessée et le papa recourt souvent à la force pour se faire entendre...

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Les fessées, il faut absolument laisser tomber. Rassure-toi, je te jette pas la pierre; moi aussi, il m'arrivait de mettre des fessées quand ils étaient petits; mais petit à petit, aidée d'ailleurs en ça par la psy, je me suis rendue compte que c'était pas le truc à faire. C'est très humiliant pour eux et ça ne change pas, de toute façon, leurs compOrtements...

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Les fessées, il faut absolument laisser tomber. Rassure-toi, je te jette pas la pierre; moi aussi, il m'arrivait de mettre des fessées quand ils étaient petits; mais petit à petit, aidée d'ailleurs en ça par la psy, je me suis rendue compte que c'était pas le truc à faire. C'est très humiliant pour eux et ça ne change pas, de toute façon, leurs compOrtements...

Je suis entièrement d'accord. Selon moi la fessée nous soulage sur l'instant mais montre l'échec de résolution de la situation: on coupe court en donnant une fessée mais on ne règle rien au problème, pire on humulie et on renforce l'idée que le coup est "normal"

Reste à savoir se contrôler en toute situation. Pour ma part j'y arrive jusqu'au soir mais c'est souvent le soir que la fessée m'échappe, après une journée d'enfer.

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Et puis, si le père te reproche sans arrêt toutes sortes de choses, alors que lui, apparemment est loin d'être parfait, demande-toi si c'est pas lui qui aurait des problèmes...Si il a tendance à vouloir te trouver toujours des défauts, protège-toi, renforce ton estime de toi, faut pas être tenté de se laisser couler (je sais de quoi je parle).

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je suis repassée pour les livres qui m'ont bcp aidé à réfléchir :

howard glasser : les enfants difficiles

et Thomas Gordon : parents efficaces pour mieux communiquer avec son enfant

ils sont assez connus, tu les trouveras peut être en bibliothèque ou sur le net

il faut absolument avoir un discours et un comportement cohérent : ne pas le taper s'il ne doit pas taper son frère par exemple... on ne peut pas exiger ce qu'on ne fait pas soi-même !

au pire tu l'isoles en lui disant que là il a atteint les limites, que vous avez tous les deux besoin de vous calmer, et qu'il faut revenir à une attitude plus tranquille...

essaye de lister les questions ou les comportements généraux qui t'amènent à consulter le pedo psy pour ne rien oublier, et pour avoir un discour "posé" et non pas "énervé", ça aura plus de poids auprès du médecin et aussi de ton fils qui va assister (et écouter même si on pense qu'il joue) à l'entretien...

et peut être avez vous besoin, toi et son papa, de voir quelqu'un aussi pour bien définir votre rôle de parent ?

bon courage

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je suis repassée pour les livres qui m'ont bcp aidé à réfléchir :

howard glasser : les enfants difficiles

et Thomas Gordon : parents efficaces pour mieux communiquer avec son enfant

ils sont assez connus, tu les trouveras peut être en bibliothèque ou sur le net

il faut absolument avoir un discours et un comportement cohérent : ne pas le taper s'il ne doit pas taper son frère par exemple... on ne peut pas exiger ce qu'on ne fait pas soi-même !

au pire tu l'isoles en lui disant que là il a atteint les limites, que vous avez tous les deux besoin de vous calmer, et qu'il faut revenir à une attitude plus tranquille...

essaye de lister les questions ou les comportements généraux qui t'amènent à consulter le pedo psy pour ne rien oublier, et pour avoir un discour "posé" et non pas "énervé", ça aura plus de poids auprès du médecin et aussi de ton fils qui va assister (et écouter même si on pense qu'il joue) à l'entretien...

et peut être avez vous besoin, toi et son papa, de voir quelqu'un aussi pour bien définir votre rôle de parent ?

bon courage

J'ai lu Thomas Gordon (j'ai lu aussi éduquer sans punir, au coeur des émotions de l'enfant, parler pour que les enfants écoutent, rivalités et jalousie entre frères et soeur, et le dernier "j'ai tout essayé")

Bref... j'ai lu lu et relu.

Pour notre rôle de parents, on le connaît merci. C'est juste qu'on a un enfant difficile et que se heurter à un mur à chaque occasion de la vie quotidienne, ben ça n'est pas facile. Donc c'est bien le rôle de parents d'enfants à besoin spécifiques qu'on aurait besoin qu'on nous aide à bien cerner, pas parents tout court.

Pour l'entretien avec la pédopsy, je pense lister les points essentiels car la situation est très confuse et ça risque de partir dans tous les sens. Tom écoute toujours ce qui se dit, en général il ramène toujours l'attention à lui... sauf chez la psy. Il joue sans nous interrompre mais n'en perd pas une miette

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Pour notre rôle de parents, on le connaît merci. C'est juste qu'on a un enfant difficile et que se heurter à un mur à chaque occasion de la vie quotidienne, ben ça n'est pas facile. Donc c'est bien le rôle de parents d'enfants à besoin spécifiques qu'on aurait besoin qu'on nous aide à bien cerner, pas parents tout court.

d'où ma suggestion d'un psy spécialisé pour les EIP...

il est difficile car il a des problèmes, et non pas il a des problèmes car il est difficile...

ce n'est que mon humble avis :wink:

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