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Aider un enfant précoce


sandrine66
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Je ne suis pas une inconditionnelle des sauts, mais si ton fils est actuellement en GS le saut est donc déjà effectué. C'est dommage qu'il s'agisse d 'un saut "officieux". .. En tous cas il faut faire avec maintenant, et donc considérer que ce qui serait un redoublement de la GS est hors de question.

La nouvelle école est elle publique ou privée ? D'après les témoignages certaines écoles privées sont plus accomodantes. Rien n'empêche la nouvelle école de l'inscrire en GS et de le passer en CP au bout de quelques jours.

En tous cas je pense que dans ce cas de figure ça vaut vraiment le coup d'insister, d'autant plus qu'il sera dans une autre école à la rentrée et que vous ne risquez rien à vous facher avec celle-là. : donc demande écrite (plus d'arrangements oraux !) de passage en CP à l'école, recours devant l'inspecteur, 2e recours, etc...

La rentrée en CP c'est dans 5 mois, c'est énorme à cet âge là et il va évoluer.

J'ai fait un parcours similaire avec un de mes enfants, qui n'était même pas encore lecteur.

Qu'en pense la psy privée qui l'a vu ?

Je n'avais pas vu ton message!

Alors saut officieux car la maîtresse qui n'était pas favorable au saut s'est laissée convaincre par la psy scolaire et a dit on fait un essai de quelques mois et on officialise lors d'une deuxième équipe éducative.

Effectivement dans les faits depuis novembre il est en GS. Par moment la maîtresse reconnaît que mon fils "a le niveau" mais elle le trouve trop lent, angoissé par l'échec et pas stimulé par la difficulté (ça fait partie du pack "précocité")

L'école où je souhaite l'inscrire est une école publique. Je sais que la maîtresse ne s'opposera pas au passage anticipé si l'avis de la psy scolaire, maîtresse G est renforcé par les tests prédictifs (il a commencé à les passer ce matin).

Mais elle le fera avec la même opinion de nous, pensant qu'on veut un saut de classe pour satisfaire notre fierté. Et pour cette raison, je souhaite aussi qu'il change de groupe scolaire.

La psy privée ainsi que la pédopsy (et la psy qui le suit depuis 2 ans) pensent que le saut de classe est nécessaire (la pédopsy me conseillait même de m'écoute en janvier et de le changer d'école tout de suite ...)

Lamed, merci pour ton message :wub:

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Ce qui me "gêne" aussi c'est les remarques des gens 'à qui on ne demande pas leur avis) sur le saut de classe et les regards suspicieux. Non je n'ai pas appris à mon fils à lire, ni même à compter, non je ne lui apprends pas à écrire en attaché tous les soirs après l'école. On se contente de répondre à ses questions et de l'encourager (il en a grandement besoin) et il avance à son rythme.

Ces remarques de la part des gens me font toujours doucement rigoler (ça m'évite de m'énerver!!!). S'il suffisait que les parents ou les enseignants se mettent à apprendre à lire aux loulous de 2 ou 3 ans pour qu'ils soient lecteurs à 4 ans, ça se saurait, non? Et il y a longtemps qu'il y aurait plein de petits lecteurs en MS et en GS....

Et si c'était possible et à la portée de tout le monde, comment expliquer les enfants de 7 ans non lecteurs? Ce serait donc encore la faute des parents??!!

Le saut de classe n'est pas la panacée mais c'est la seule solution qu'offre l'Education Nationale pour les enfants précoces. Ca ne résout pas tout, loin de là. Pour mon fils qui était du mois de décembre et très très mal dans sa peau en CE2 avec des résultats très inégaux, le saut de classe a été avant tout une reconnaissance. Non, il n'était pas défectueux, non il n'était pas anormal, il était précoce. Le saut de classe l'a sauvé de la dépression.

On pourra toujours se poser la question: Si on avait fait l'autre choix, celui de le laisser avec sa classe d'âge? Scolairement, à supposer qu'il ait pu continuer à aller à l'école, il aurait sans doute 4 points de plus de moyenne générale. (C'est ce qu'il a perdu avec le saut de classe et qu'il n'a jamais rattrapé - Mais sa dyslexie découverte après y est sans doute aussi pour quelque chose). Du point de vue de sa personne, il a retrouvé joie de vivre et confiance en lui. Il a des amis, y compris dans la classe du dessus et une maturité égale ou supérieure à ce qui est attendu d'un enfant de son âge. S'il ne le dit pas, personne en le voyant parmi ses copains de 4ème ne penserait qu'il a tout juste 12 ans... Son parcours scolaire ne sera sans doute jamais un long fleuve tranquille mais pour le moment, tout va bien...

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Son parcours scolaire ne sera sans doute jamais un long fleuve tranquille mais pour le moment, tout va bien...

Je m'immisce dans la conversation, et je n'ai envie que de retenir cette phrase aujourd'hui!

On est dans une phase difficile avec mon grand, et la psy nous a à nouveau conseillé le saut de classe pour qu'il reprenne confiance en lui entre autre. J'hésite (ça fait 6 ans qu'on se pose la question du passage anticipé quand même...) j'ai tellement peur du passage au collège avec son hyper sensibilité... Alors ça me fait du bien de lire un message positif.

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  • 1 month later...

Décision entérinée en EE: mon loulou passe au CP l'an prochain. Ce soir il m'a tout de suite demandé des nouvelles de la réunion.

Bon un peu agacée par le discours entendu mais bon faut que j'apprenne à m'asseoir dessus.

Reste à savoir si j'aurais la dérogation demandée :clover:

Deux ans d'école pour mon fils et j'ai déjà l'impression d'être "usée" par la machine (et pourtant je suis dans le milieu) mais vraiment là je garde un souvenir amer de cette année ...

Je lui souhaite un parcours le plus serein possible mais je m'attends à ce que ce ne soit pas aussi simple. Prochain cap: le CP

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A chaque étape "sa peine". Vous aviserez au fur et à mesure de la scolarité.

Pour nous l'objectif est de fournir "la nourriture" nécessaire à notre fils pour lui permettre de faire son CE2/cM1 en un an l'an prochain.

Bon courage pour la suite

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  • 1 month later...

Un témoignage de précoce qui va bien: testée à 6 ans, pas de saut de classe car elle ne voulait pas quitter ses copines, sociable, toujours en tête de classe en travaillant juste ce qu'il faut, entre au Lycée avec un bulletin de fin de 3ème vraiment super, surtout les appréciations des profs...

J'étais inquiète quand sa précocité a été mesurée, elle avait vraiment un sale caractère à 6 ans, très explosive...

Et puis on l'a élevée comme on élève tous les enfants, au jour le jour, en lui faisant confiance et en étant attentif aux signes de mal-être.

Elle a 15 ans, c'est une ado équilibrée. Tout n'est pas joué mais j'ai confiance !

On ne fera pas tester ses frères, même s'ils ont aussi quelques signes.

Ceci-dit, je ne suis pas contre les tests, j'en demande régulièrement pour mes élèves, pour aider à prendre la décision d'un saut de classe.

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Tout à fait d'accord. Pour notre fils pas de saut de classe effectif, nous avisons au jour le jour et sommes très attentifs à son côté psychologique pour qu'il soit au mieux. Son frère semble prendre le même chemin mais est bien plus équilibré.

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  • 4 months later...

J'arrive bien après la bataille mais le judo me semble effectivement très bien, la musique aussi, bien sûr !

Saut de classe, pas saut de classe ? Discussion récente avec des amis qui ont fait "tester" une de leurs filles (deux autres vont l'être prochainement) parce qu'ils pensent que faire sauter des classes est LA solution.

Quant à moi, cela a été rapidement évoqué en fin d'année dernière pour mon aîné, j'ai coupé court en disant que je m'y serais opposée : je voulais qu'il profite de la maternelle jusqu'au bout. Il vient de se rendre compte qu'il est capable de déchiffrer. Par contre, il y a des jours où il va à l'école à reculons et dit qu'il s'ennuie, ce n'était encore jamais arrivé... Jusqu'ici, il était tombé sur des enseignants qui "lui donnaient à manger" (comme on dit), ça ne semble plus être le cas. Il me faudra peut-être prendre RDV avec sa maîtresse si ça continue (en même temps, elle va vite s'en rendre compte : il va lui mener une vie pas possible). Affaire à suivre !

Edited by Maryole
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Finalement aucune activité extra scolaire cette année, il n'a rien trouvé qui allait (à part le karaté et nous n'avons pas voulu) et avec les rdv hebdomadaires (mercredi) au cmpp, le mercredi matin est plombé.

Un début d'année à l'image de sa scolarité depuis 2 ans ... il ne veut pas aller à l'école, on morfle les soirs après l'école car il s'est trop contenu, lenteur dans son travail et manque de confiance en lui.

Déjà eu un rdv avec la maîtresse (suite à la demande de la psy qui voulait savoir comment il était en classe) et pour elle tout va bien, pas angoissé, rien. Seule proposition de différenciation: qu'il fasse des exposés en classe ... mouais...

Là la situation se complique un peu, il ne fait quasi plus rien depuis la reprise de novembre (il gomme son travail qui est juste car son voisin lui demande, il répète qu'il est nul... et ne veut plus aller à l'école car il n'apprend rien)

La psy (que mon mari a rencontrée ce matin) nous déconseille d'aller voir la maîtresse pour que le petit soit "face à ses responsabilités" : il ne travaille pas, il en assumera les conséquences face à la maîtresse. Je suis pour ma part un peu perplexe étant donné qu'en classe il ne pose aucun souci mis à part sa lenteur sur certaines tâches écriture et coloriage en particulier) .

Le fait qu'aucune différenciation ne soit proposée me questionne aussi, il a donc du mal à trouver de l'intérêt pour l'école (ce que sa maîtresse a remarqué) et il commence à prendre le pli de ne pas forcément suivre en classe, ça donnera quoi si ça continue... il va louper le train et finir en difficulté scolaire?

Bref je suis très certainement une maman "stressée" (combien de fois l'ai-je entendu) mais aussi une maman qui aimerait voir son fils un minimum à l'aise à l'école, Ajouté au fait qu'il n'ait pas de copains, je trouve que ça fait beaucoup.

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Ce n'est pas le même sport. Une activité permettrait tout de même de détendre l'atmosphère, de sortir du scolaire surtout si de ce point de vue là cela n'a pas l'air top. La diiférenciation se fait sûrement au sein de la classe entre le groupe mieux débrouillé en lecture que l'autre mais n'est pas forcement visible de l'extérieur.

Pourquoi proposer un travail individuel s' il ne finit pas celui qui est donné ?

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Non en effet ce n'est pas le même sport mais on reste dans la même configuration, la dualité, et ce n'est pas ça qui lui permettra de s'affirmer. Bref de toute façon, c'est fait, pas de karaté, on verra l'an prochain si quelque chose le botte (je précise qu'il a aussi demandé de faire du foot ... il ne joue jamais au ballon ... l'autre jour au périscolaire il a attendu 30 min en tant que prisonnier pendant le jeu)

Pour la lecture, non aucune différenciation, je le sais car mon fils me dit ce qu'il fait en classe. Ils font tous la page de lecture, puis la page d'écriture et à la maison lecture de la fiche son et écriture en préparation pour l'écriture du lendemain.

Pourquoi lui proposer un travail individuel s'il ne finit pas celui qui est donné??? Tout simplement parce que le travail donné le barbe, et même si je suis ok sur le fait qu'il doit s'adapter, lire un texte de 3 lignes quand on lit couramment j'imagine que ça doit être pesant quand c'est tous les jours comme ça.

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Finalement aucune activité extra scolaire cette année, il n'a rien trouvé qui allait (à part le karaté et nous n'avons pas voulu) et avec les rdv hebdomadaires (mercredi) au cmpp, le mercredi matin est plombé.

Un début d'année à l'image de sa scolarité depuis 2 ans ... il ne veut pas aller à l'école, on morfle les soirs après l'école car il s'est trop contenu, lenteur dans son travail et manque de confiance en lui.

Déjà eu un rdv avec la maîtresse (suite à la demande de la psy qui voulait savoir comment il était en classe) et pour elle tout va bien, pas angoissé, rien. Seule proposition de différenciation: qu'il fasse des exposés en classe ... mouais... La lenteur peut être le signe d'un mal être, de perfectionnisme ou du désir inconscient de se conformer au regard de l'autre.Si on répète à un Loulou qu'il est lent, qu'il doit aller plus vite, on va de plus en plus le paralyser et entamer de plus en plus sa confiance en lui. C'est un engrenage. Pour que l'enfant puisse reprendre de la vitesse, il faut qu'on lui donne le temps d'être à son rythme. Quand aux exposés ou au tutorat, c'est un ersatz de prise en charge de la précocité pour faire semblant de faire de la différenciation quand on ne veut pas se fouler.

Là la situation se complique un peu, il ne fait quasi plus rien depuis la reprise de novembre (il gomme son travail qui est juste car son voisin lui demande, il répète qu'il est nul... et ne veut plus aller à l'école car il n'apprend rien) Sans vouloir t'affoler et pour l'avoir vécu avec mon plus petit, attention à la phobie scolaire. Parfois un mauvais relationnel avec la maîtresse suffit à déclencher le phénomène et là, une seule solution urgente, le changement de classe voire le changement d'école si la vision de l'enseignante sur l'enfant a été propagée à toute l'équipe. Après un changement d'école en octobre de l'an dernier, mon petit a retrouvé plaisir d'aller en classe, joie de vivre et s'est de plus fait plein de copains et copines alors qu'il sombrait dans la lenteur, la tristesse et l'isolement dans l'ancienne école.

La psy (que mon mari a rencontrée ce matin) nous déconseille d'aller voir la maîtresse pour que le petit soit "face à ses responsabilités" : il ne travaille pas, il en assumera les conséquences face à la maîtresse. Que le petit soit face à ses responsabilités? Il a quel âge ton fils? 5 ans et demi? 6 ans, 7 ans? Elle a déjà vu un enfant, la psy ou elle a trouvé son diplôme dans une pochette surprise? Assumer les conséquences face à la maîtresse?!! Mais c'est quelque chose qu'on ne peut même pas demander à un ado de 14 ans! Comment ton fils pourrait il mesure les conséquences à long terme d'un échec scolaire? Le laisser seul pour assumer face à la maîtresse, ça veut dire quoi? Le laisser être dans une situation de souffrance, inconfortable, à se faire punir jusqu'à ce que par un étonnant miracle, ça le motive pour se mettre à travailler? N'importe quoi! Un petit bonhomme malheureux, qui manque de plus en plus de confiance en lui ne pourra que s'enfoncer davantage dans la misère et la dépression face aux reproches de l'adulte. Elle a peur de la maîtresse la psy ou quoi? Il est urgent à mon avis que ça se règle d'adulte à adulte. Si vous avez parlé de sa précocité à la maîtresse, il est possible qu'elle fasse partie de ces personnes qui ressentent comme une attaque personnelle l'idée que quelques uns aient des facilités intellectuelles que d'autres n'ont pas. C'est souvent le cas chez d'anciens enfants précoces non reconnus. Ce genre de personne peut être particulièrement destructeur pour un enfant précoce, en sapant son estime de soi en mettant sans cesse le doigt sur ses points faibles. Leur argument favori "Moi aussi j'étais comme ça, je n'ai pas eu d'adaptations et ça ne m'a pas empêché de réussir". C'est le genre de phrase qui chez moi, commence à déclencher les warnings et qui m'indique que la conversation n'aboutira à rien.

Je suis pour ma part un peu perplexe étant donné qu'en classe il ne pose aucun souci mis à part sa lenteur sur certaines tâches écriture et coloriage en particulier) .

Le fait qu'aucune différenciation ne soit proposée me questionne aussi, il a donc du mal à trouver de l'intérêt pour l'école (ce que sa maîtresse a remarqué) et il commence à prendre le pli de ne pas forcément suivre en classe, ça donnera quoi si ça continue... il va louper le train et finir en difficulté scolaire?

Bref je suis très certainement une maman "stressée" (combien de fois l'ai-je entendu) mais aussi une maman qui aimerait voir son fils un minimum à l'aise à l'école, Ajouté au fait qu'il n'ait pas de copains, je trouve que ça fait beaucoup. Être mal dans sa peau à l'école, ne pas comprendre ce qu'on y fait, contribue à isoler l'enfant des autres. Qui voudrait être le copain de l'enfant triste qui s'isole sur son banc (ou qui pleure en classe) , de l'enfant qui est toujours en retard à la récré parce qu'il finit sa page d'écriture, de l'enfant dont la maîtresse dit qu'il ne travaille pas, qu'il est dans la lune, qu'il ne s'applique pas? Au primaire, les enfants n'aiment pas les "vilains petits canards". A mon avis, il est urgent de résoudre sa situation scolaire. Les copains viendront naturellement ensuite. Il est important que ton fils soit reconnu dans sa différence, valorisé pour ses points forts et non stigmatisé pour ses faiblesses. Il est primordial, qu'on n'oppose pas sans cesse à ses qualités sa lenteur et son graphisme hésitant. Il ne faut surtout pas que ses rares moments de plaisir lui soient enlevés au motif de ses "difficultés". Rien de mieux pour écœurer à mort un enfant de l'école que, s'il est fort en math et finit le premier, de lui redonner le français qu'il déteste et qu'il n'a pas fini, rien de pire que de le priver de ses rares moments de plaisir (la préparation d'un cadeau de noël, du temps sur ordinateur...) au motif qu'il doit finir son écriture.

Ton bonhomme est tout petit. Fie toi à ton ressenti, à ton instinct et qu'importe si on te renvoie l'image d'une mère stressée, trop protectrice, si tu sens que ça ne va pas, c'est que ça ne va pas. Qui le défendra si tu ne le fais pas?

Bon courage.

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Bravo oursbleu ! Je ne sais dire mieux !

Pour Sandrine :

J'ajoute que je connais un peu les enfants précoces , en ayant rencontré plusieurs dans ma carrière . Pour moi, la seule solution est le changement d'école car dans la sienne on a des fantasmes sur la précocité et non des connaissances .

Peux-tu le changer d'école ???

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Merci ours bleu pour ta réponse très détaillée, pleine de conseils, de bon sens, de vécu. Merci lamed :wub:

Sa précocité n'a jamais été prise en compte, je pensais qu'elle le serait plus dans cette école (obtenue par dérogation) car je connaissais un peu l'équipe. Finalement il rempile pour une année à essayer de se conformer le plus possible à ce qu'on attend de lui (adulte comme enfant) et à se nier, à nier ses capacités, voire même à se tromper presque "exprès" (du genre les autodictées qu'on prépare à la maison, où tout est bon, et à l'école, il se trompe de mot comme par hasard)

Concernant la phobie scolaire, j'en ai eu un triste exemple: la soeur de mon mari, précoce non détectée, a développé une phobie scolaire, a arrêté ses études à 14 ans avant de tomber dans une profonde dépression (anorexie, tentatives de suicide) et est arrivée à 22 ans sans rien... elle est aujourd'hui secrétaire à l'intendance d'un collège mais tout le monde est conscient que ses capacités ont été gâchées.

La psy commence à bien connaître mon fils et je suis étonnée aussi de cette remarque quant à le laisser assumer la responsabilité face à la maîtresse, notamment quand on sait l'anxiété donc il fait preuve, l'importance du regard qu'on pose sur lui. Et comment pourrais-je le laisser sciemment s'enfoncer de plus en plus en attendant que LUI prenne ses responsabilités si nous adultes ne le faisons pas? Je pense en effet que si je ne me soucie pas de tout ça, personne ne s'en souciera mais je commence à en avoir assez de sentir les sous entendus des autres (je me pose trop de questions/il ressent mon stress...)

Non mon fils n'est pas bien à l'école et la maîtresse n'a pas réussi à me faire gober le contraire, non mon fils n'est pas intégré malgré tout ce qu'elle a bien voulu me dire, non il ne me fait pas tourner en bourrique comme elle me l'a fait remarquer.

Mon fils est mal à l'aise dans le cadre scolaire, oui il peut en arriver à être dégouté de l'école, (il ne travaille quasi plus) et à en avoir la phobie, en arriver au même point que sa tante. Moi je sais tout ça, ma belle mère ne le savait pas, je dois donc faire tout ce que je peux pour protéger mon fils, en dépit des mauvaises langues mais je ne vois pas trop d'issue.

Hier il n'est pas allé à l'école (il a la varicelle) le soir, pas de pétage de plombs comme les jours d'école, un gamin plus souriant, plus détendu. Il est ravi de ne pas aller à l'école, comme beaucoup me direz-vous...

Je m'inquiète vraiment pour le côté social aussi, il n'arrive à se construire aucune protection contre les moqueries, les vols, la souffrance que peut engendrer cette situation.

Et nous nous sommes un peu perdus et démunis. Le changer d'école, je l'ai fait en pensant le protéger. Peut être que l'an prochain ça ira mieux mais comment faire pour "supporter" une année comme ça supplémentaire ??? Comment le laisser "en l'état" ? Je suis prête à le déscolariser tant le situation me pèse ...

Nous allons probablement rencontrer la maîtresse vendredi pour la remise des livrets, j'attends d'avoir son avis sur le travail fourni. Je suis consciente des capacités de mon fils, lui non, elle non plus. En attendant il végète dans une classe pendant 6h, à gommer son travail, à se trouver nul, à "ne rien apprendre" (ce sont ses mots) à se sentir de plus en plus lent.... Et moi je suis toujours aussi inquiète et remontée...

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Comme je te comprends Sandrine ! Dans mon coin , il y a une classe , à l'école publique ,pour enfant précoce : ça existe chez toi ?

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Non rien du tout par ici ... La psy qui le suivait jusqu'à il y a peu nous conseillait une école spécialisée à .... 150 km de chez nous :cry:

Je ne sais plus quoi penser, faire, j'avais tant espoir que ça aille mieux au CP ... lui aussi d'ailleurs ...

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Sandrine : cette question a peut être déjà été posée mais ton fils a-t-il passé un WISC qui chiffre son QI ??? Je ne veux pas te blesser , bien sûr en te posant cette question mais j'essaie de comprendre l'attitude de la PE . Pour ma part , j'ai eu une élève testée en GS avec un QI a 150 .J'ai aménagé sa scolarité puis elle est allée dans la classe de mon époux qui bosse dans le village à côté . Nous avons toujours pris en compte son potentiel , ça nous paraissait si évident .Je sais que ce n'est pas le cas de tous les PE car j'en connaît une qui jalousait cet enfant et les autres ....notre psy scolaire n'a jamais compris , ni nous , pourquoi nous en avons tant dans notre RPI .

Ne gâche pas ton fils ....je suis là et j'ai vraiment envie de t'aider à trouver une solution !

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La bonne école, la bonne maîtresse ou le bon maître, ce sont ceux qui conviennent à l'enfant.

Nous aussi, nous avions fait en sorte de mettre le petit dans une école qui n'était pas celle de son secteur, parce que nous étions convaincus de faire pour le mieux pour lui. C'était une erreur. Mais on a le droit de se tromper. L'important, c'est de savoir ensuite changer de cap.

Au moment où tout allait de plus en plus mal, nous n'envisagions pas le changement d'école: par peur d'envoyer à l'enfant le mauvais message "Quand ça ne va pas, on fuit", par peur de faire empirer les choses en lui faisant perdre ses repères et ses rares copains. C'est l'école (privée) qui nous a mis au pied du mur en disant qu'on ne voulait plus de lui (Ben oui, il pleurait de plus en plus, presque à longueur de journée, donc il dérangeait la classe et énervait la maîtresse qui était au fond désemparée, je crois...). Son pas ralentissait à l'approche de l'école et les larmes montaient. Il pleurait le dimanche soir parce que demain il y avait école. Il s'était mis à bégayer... D'après l'école privée, il fallait le mettre dans une structure spécialisée, avec des classes de 10 élèves et une pédagogie individualisée. (A mon avis, ce genre d'école est la bonne solution pour tout le monde ;) , mais y en a pas par chez nous, dommage).

La nouvelle que le petit ne resterait pas dans son école est tombée l'an dernier un semaine avant les vacances de la Toussaint. Le jour même, nous avons appelé l'IA (sans état d'âme, je l'avoue, puisque nous sommes justes parents et pas liés professionnellement à l'Inspection). L'inspectrice a été très bien: elle nous a dit que si c'était pour retourner dans l'école de notre secteur, ça pouvait se faire en moins d'une semaine.

A la rentrée de la Toussaint, Loulou est arrivé dans sa nouvelle école la boule au ventre. Il a retrouvé des copains de maternelle. Pendant un mois et demi, 2 mois, il a continué à pleurer sous stress mais de moins en moins souvent. (Le maître était assez inquiet, il n'avait jamais vu un môme dans un tel état). Mais le maître était exactement celui qu'il fallait pour notre loulou: Au fond, je crois que si ça a marché, c'est parce qu'il a accepté l'enfant qu'il avait devant lui, avec ses forces et ses faiblesses et n'a pas cherché à le transformer en un enfant standard ou idéal. Comme le petit est très fort en maths et que le maître aimait cette matière, il lui a donné des énigmes à résoudre et ils ont partagé le plaisir des choses difficiles. Petit à petit, le loulou s'est décrispé, à repris confiance. Au deuxième trimestre, il était suffisamment en confiance pour que le maître et lui puissent même évoquer avec humour le moment où la simple mention d'une dictée ou d'une difficulté mettait le bonhomme en larmes.

Si au début, notre bonhomme interloquait carrément les autres avec son comportement inexplicable (fondre en larmes pour une dictée, a-t-on idée?), petit à petit, en allant mieux, grâce à la valorisation du maître aussi, il a commencé à se faire de plus en plus de copains, jusqu'à être "la star" de la classe avec son groupe parce qu'ils étaient les premiers au défi maths de tous les CE2 (alors que la classe n'avait pas forcément la réputation d'être si bonne que ça). Mais soudain, ils étaient tous les champions!

A la fin de l'année, mon loulou a été tout étonné, quand le maître leur demandait de choisir chacun 2 copains à retrouver en CM1 d'être demandé comme copain de classe plus d'une dizaine de fois. Lui qui était si peu populaire avant, il a même été invité à des anniversaires!

Aussi incroyable que ça ait pu nous paraitre en octobre, quand il pleurait sur la route de l'école, en mars, il y allait en dansant!

Ce témoignage juste pour dire qu'il ne faut pas laisser perdurer une situation qui ne va pas et qu'il ne faut pas avoir peur du changement. L'endroit où ton bonhomme sera heureux est peut-être à portée de la main. (Et puis si ça ne va pas, on change et on change encore: la bonne place existe quelque part, il faut juste la trouver).

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Oursbleu, ton message m'a donné des frissons. Quel changement !

Mon fils ne pleure plus (il a pleuré un peu à la rentrée) mais il a une drôle d'attitude en allant à l'école (ce qu'il faisait déjà en PS: incontrôlable jusqu'au moment où je me garais surl e parking où il enfilait le costume de l'élève parfait et rebolotte le soir, impeccable jusqu'à la voiture où avait lieu l'explosion. C'est moins marqué mais il y a encore ce "changement")

Comme tu dis, il ne faut pas avoir peur du changement, mais changer n'est pas toujours aussi simple... notamment au niveau des dérogations...

Mais on ne peut pas laisser durer cette situation.

Sandrine : cette question a peut être déjà été posée mais ton fils a-t-il passé un WISC qui chiffre son QI ??? Je ne veux pas te blesser , bien sûr en te posant cette question mais j'essaie de comprendre l'attitude de la PE . Pour ma part , j'ai eu une élève testée en GS avec un QI a 150 .J'ai aménagé sa scolarité puis elle est allée dans la classe de mon époux qui bosse dans le village à côté . Nous avons toujours pris en compte son potentiel , ça nous paraissait si évident .Je sais que ce n'est pas le cas de tous les PE car j'en connaît une qui jalousait cet enfant et les autres ....notre psy scolaire n'a jamais compris , ni nous , pourquoi nous en avons tant dans notre RPI .

Ne gâche pas ton fils ....je suis là et j'ai vraiment envie de t'aider à trouver une solution !

Oui il a passé les tests, précocité mais pas avec un si gros chiffre (135)

La maîtresse n'a jamais mentionné sa précocité; L'autre jour elle m'a demandé si je voulais faire une équipe éducative (je n'ai pas compris pourquoi, je lui ai demandé ce qu'elle en pensait elle, elle m'a dit pas besoin ...)

Elle est dans le déni je pense, elle ne le connaît pas, il ne se dévoile pas non plus.

Et on passe pour des menteurs quand on dépeint celui qu'on a à la maison, l'opposé de ce petit bonhomme si parfait à l'école (il est toujours dans les extrêmes avec nous ... dans le bon comme dans le moins bon)

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Merci pour ta réponse Sandrine , je comprends bien que ça doit être douloureux de toujours répéter ! Ton fils est précoce ..et sa maîtresse ne le comprend pas .Ne t'occupes pas de ce qu'elle en pense car elle me semble fermée ! Un enfant peut avoir 2 comportements bien différents, un pour l'école et un pour la maison .Ce n'est pas si rare que ça et ça n'est pas forcément lié à la précocité

Tu n'as pas moyen de trouver une autre école ...j'allais te suggérer le privé mais oursbleu m'a refroidi .

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.j'allais te suggérer le privé mais oursbleu m'a refroidi .

Non, on ne peut pas généraliser. C'est une question de rencontre, d'alchimie entre un enfant et un enseignant. On ne peut pas exclure le privé ou le public sur le récit d'une mauvaise expérience. Pour notre loulou, ça s'est mal passé avec une enseignante du privé mais en CP par exemple, dans la même école, il était avec une maîtresse qui avait été fantastique avec lui. (Dommage qu'elle soit partie en retraite l'année suivante). Les petits précoces sont encore plus sensibles que les autres enfants au relationnel, donc quand ça va mal, ça va généralement très mal. Mais c'est un ressenti individuel.

Pour tout dire, une maman m'avait parlé du maître que le loulou allait avoir et qui allait lui ensoleiller la vie comme de quelqu'un de sévère et dur (et il l'était peut-être avec son fils à elle). Mais c'était exactement la personne qu'il fallait pour le notre.

La seule certitude qu'on a quand ça va mal et qu'on doit plonger dans l'inconnu, c'est que ça va mal et que ça ne peut pas durer. Le fait qu'un enseignant ait été très bien avec un autre enfant n'est pas une garantie. Comme le fait qu'un enseignant n'ait pas collé pour un autre n'est pas une fatalité. (Et ça n'aide pas à faire un choix...).

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Merci pour ta réponse Sandrine , je comprends bien que ça doit être douloureux de toujours répéter ! Ton fils est précoce ..et sa maîtresse ne le comprend pas .Ne t'occupes pas de ce qu'elle en pense car elle me semble fermée ! Un enfant peut avoir 2 comportements bien différents, un pour l'école et un pour la maison .Ce n'est pas si rare que ça et ça n'est pas forcément lié à la précocité

Tu n'as pas moyen de trouver une autre école ...j'allais te suggérer le privé mais oursbleu m'a refroidi .

Je t'avoue que je sais qu'il faut faire quelque chose mais je ne sais pas quoi. J'ai demandé cette école par dérogation car petite école, plus familiale que l'école de secteur, où je connaissais quelques collègues, en me disant que là bas il serait un peu plus "protégé".

Parfois je me dis que peut être l'an prochain, avec une autre instit ça ira mieux ... et puis aussitôt je me dis "encore 8 mois... c'est trop pour lui"

Aujourd'hui j'en ai discuté avec mes collègues (ben oui ça me pèse ...) et je travaille justement dans l'école de secteur. Ma directrice m'a demandé si je pouvais le mettre dans cette école. J'avoue que j'y ai pensé mais je me demande si à terme c'est une bonne idée ... (grosse école, cette année j'y suis, le petit voisin dont il est sous la coupe y est aussi bref ...)

Mais je suis tellement perdue que j'étudie toutes les possibilités ... en tout cas dans cette école il tente de nourrir un peu plus les enfants (un de mes anciens élèves de GS qui est donc au CP est lecteur et il intègre le ce1 pour la lecture, une petite de ce1 non lectrice va au cp pour la lecture ...) dans l'école de mon fils c'est "tout le monde avance au même rythme...

Après j'ai peur d'être dans l'embarras par rapport aux collègues de cp, je connais mon fils, je sais que vu comme ça, il ne "paraît" pas si intelligent (peur sûr de lui, lent ... et donc si c'est pour avoir de nouveau des remarques sur ces points là ...)

Bref oui il faut un changement mais lequel.... quelle école? quel enseignant ? (je ne connais pas les enseignants du coin) et le mot qu'il a écrit hier à son petit copain voisin ("tu sais que je suis nul") me revient en tête et ça me fait mal au coeur ...

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Aujourd'hui j'en ai discuté avec mes collègues (ben oui ça me pèse ...) et je travaille justement dans l'école de secteur. Ma directrice m'a demandé si je pouvais le mettre dans cette école. J'avoue que j'y ai pensé mais je me demande si à terme c'est une bonne idée ... (grosse école, cette année j'y suis, le petit voisin dont il est sous la coupe y est aussi bref ...)

Avec des enfants comme les nôtres, on n'aura jamais de certitude de faire le bon choix sur le long terme. L'important à mes yeux est de résoudre aujourd'hui les problèmes d'aujourd'hui. (Il sera bien temps demain de résoudre ceux de demain).

Si tu le changes d'école et qu'il y est mieux, juste cette année, juste 2 ans, c'est toujours une année ou deux ans où il ira mieux. Il aura le temps d'apprendre et de comprendre que quand les choses se passent mal avec quelqu'un, ça peut venir de l'un comme de l'autre. Une expérience réussie dans une classe lui reboostera sa confiance en lui. J'en discutais avec le maître de mon loulou l'an dernier, en lui disant que si le bonhomme se retrouvait dans les mêmes conditions, étant toujours hypersensible, perfectionniste et sujet au stress, il aurait le même comportement. Le maître m'a dit que non, qu'entre temps, le petit aurait grandi, qu'il se souviendrait de ce qui s'était passé en CE2 et qu'il pourrait se rappeler de ce CE2 réussi pour prendre son mal en patience. En plus, plus on est grand plus le temps semble passer vite, donc plus on a la force de serrer les dents en attendant que ça passe...

A mon avis, l'urgence pour ton bonhomme, c'est de quitter cette classe où il va mal. Ensuite, en fonction de ce qu'il vivra ailleurs, il sera temps d'ajuster son parcours pour faire au mieux. Mais ce n'est pas facile.

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Sandrine,

Ca fait maintenant 11 ans que je me dis que "l'année prochaine ça ira mieux"...et 9 ans que "l'année prochaine ça ira mieux".

Même si pour ma fille ce n'est pas tant l'école le problème mais "les autres".

Dur d'avoir des enfants EIP, presque plus dur que d'avoir un enfant handicapé (j'ai cette "chance" d'avoir les 2) car le handicap est reconnu et on dispose d'aides (enfin...bref...) alors qu'EIP...

J'avoue que je ne sais trop quoi faire non plus, là je pense déscolariser ma fille une nouvelle fois.

J'espère que tu trouveras vite une solution pour ton fils (as-tu essayé de lui faire faire des ateliers avec des pédagogies différentes, type Montessori ?).

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Courage à toi aussi Anwa, j'ai lu pour ta fille :wub:

Quand je dis que j'aurais préféré avoir un enfant en difficultés scolaires (remarque il a tout pour l'être ...) on me regarde comme ça :blink:

Mais au moins on pourrait mettre des choses en place ... Là rien ...

Moi aussi je songe à la déscolarisation ... seulement deux ans d'école pour nous et tellement de doutes,questions souffrances pour lui ...

Des ateliers dans quel cadre? Je dois recontacter l'ANEIP ...

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Chez moi, les psy scolaires reçoivent les parents d'enfants dits EIP et voient les enfants. J'ai même vu des équipes éducatives pour eux.

Je sais même qu'il y a parfois des accueils particuliers dans certains collèges (les élèves sont accueillis dans les classes banales de leur niveau et bénéficient d'un encadrement à côté).

Attention à certaines associations d'enfants EIP qui participent parfois à créer des conflits entre familles et école (ou tous ceux qui ne comprendraient pas ces enfants) et vantent le bénéfice de rencontre entre "génies".

Leurs soit-disant spécialistes ne sont parfois diplômés de rien du tout ...

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