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Mme MM

Interrogations sur le comportement de ma fille et sur celui de son maître d'école

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Mme MM

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Eve78

Je vous conseillerais de visionner ce film avec votre fille:
- Les risques du métier d'André Cayatte (de 1967)

 

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barbotinne

Je dirais que la personne la plus à même de savoir si votre fille a subit quelque chose est d'en parler à votre medecin traitant d'abord sans elle puis qu'il l'a voit si il le juge utile.

Tant que vous serez dans ce doute vous ne serez pas sereine et vous verrez partout des signes même si ça n'en est pas. 

Il est difficile de vous conseiller autrement ne connaissant pas le Maitre en question, ni votre fille ni vous et ne pouvant pas vous dire si vous avez raison ou non.

Et ne questionnez plus votre fille chaque jour, sinon elle aussi elle verra des choses à dire qui ne seront peut etre que le fruit de son imagination ou de son inconscient  qui veut vous "faire plaisir" en entrant dans votre "jeu".

 

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edithw

Je comprends tout à fait votre inquiétude de maman, à votre place, je serais inquiète aussi. Mais là, il n'est pas question de faits, mais d'impressions. Il vaudrait mieux appeler un chat, un chat, et demander directement à votre fille s'il y a eu des faits répréhensibles. Et, si ça n'a pas encore été fait, lui expliquer clairement ses droits.

Quant à l'histoire du maître qui regarde les fesses à la piscine, je me demande comment un enfant (ou un adulte d'ailleurs) peut être certain que quelqu'un regarde ses fesses. A moins d'avoir des yeux dans le dos, ça me semble difficile. De plus, une séance piscine est loin d'être en mode contemplatif pour un enseignant, même chevronné.

Bref, j'ai le sentiment que les filles de cette classe se pâment devant Monsieur U et son air sévère....

 

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Mme MM

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maryl
il y a 58 minutes, Mme MM a dit :
 
Ce sera difficile vous savez. Je le répète ; je n'ai jamais vraiment parlé de sexualité à ma fille - je ne lui avais que très superficiellement expliqué la reproduction animale ; je ne suis pas entrée dans les détails. On ne parle jamais de cela devant elle. M. U de par les interdictions qu'il instaure en classe n'arrange pas vraiment les choses...
 
Sauriez-vous me conseiller là-dessus ? Comment questionner ma fille sans qu'elle ne se ferme comme une huître ?

Je lis depuis le début sans intervenir.

En premier lieu, je voudrais vous remercier de ne pas avoir attaqué dès le début cet enseignant et d'avoir pris le temps d'observer et de réfléchir. 

Mais, il me semble que vous nourrissez inconsciemment vos propres doutes.

J'ai une idée que votre fille ne soit plus une huître sur ce sujet et aussi qu'elle soit capable de démêler le vrai du faux. Et je vais répondre en tant que maman et non d'enseignante. Si j'ai bien suivi votre fille est en CM1 et a donc 9 ans, il est temps d'enlever le tabou de la sexualité.  Parlez-en avec elle (sans lien avec l'école), donnez lui des livres pour les pas encore ado. Mes enfants ont eu "Bientôt ados ! : Petit guide sans tabou de la puberté" https://www.amazon.fr/dp/2203141387/ref=cm_sw_r_cp_apa_i_m73VCb6F94W7J

Ils l'ont lu à leur rythme et ma fille pose les questions qu'elle a à poser au moment où ça lui prend (maintenant qu'elle est en 1ère c'est de plus en plus précis 😊 ).  Parlez en devant elle-même si c'est pour faire une blague salace. Je n'interroge que très rarement sur mes enfants. 

J'ai été élevée ainsi (avec un esprit carabin très prononcé) ça m'a permis de faire la même chose facilement. Ça m'a aussi permis de parler de choses difficiles (attouchements, viol) avec mes parents.

Je reprends maintenant ma casquette d'enseignante pour dire que si elle était  dans ma classe elle aurait une information à la puberté et la sexualité en  Cm2 (c'est au programme). Cette information se fait sans tabou et  ma petite expérience m'a appris deux choses :

- les enfants parlent entre eux et si on les laissent faire montent en épingle des histoires, de plus en plus tôt. (Je ne dis pas que c'est le cas de votre fille) Et ils se racontent du grand n'importe quoi.

- les enfants les moins informés sont les plus sensibles sur ce sujet.

Pour en revenir à cet enseignant il est fort probable qu'il ait remarqué le boudinage (et rien d'autre à part peut-être la gêne de votre fille). Il est possible que cela l'est étonné car il ne la voyait pas ainsi. Beaucoup d'enseignants voient l'enfant dans son ensemble. On finit par les connaître très bien. La solution la plus simple est souvent la bonne.

Concernant la remise en place de la petite, l'enseignant n'a certainement pas choisi la meilleure solution, il a probablement voulu désamorcer une bombe qui touche beaucoup de nos collègues hommes. Nous sommes des êtres humains et nous pouvons avoir peur. L'an dernier un élève de la classe d'à-coté s'est mis à raconter que j'avais montré un film porno à mes élèves. C'est l'un d'eux qui m'en a averti en classe. Il était choqué, les autres aussi. Alors oui quand on a réuni les 2 classes pour leur montrer la suite du film porno (il était une fois la vie 😂), je l'ai pris à partie devant les autres. Je lui ai demandé ce qu'il avait raconté  et pourquoi. Je lui ai aussi demandé s'il se rendait compte des conséquences que sa blague auraient pu avoir ? Je n'étais pas fière de moi mais la peur et la colère ont pris le.dessus.

Ah et une interdiction de s'amouracher n'a jamais empêché de le faire bien au contraire. 🙂

Dernier conseil, allez parler sereinement à l'enseignant de vos doutes non pas par rapport à son comportement mais de.celui de votre fille. Il aura peut-être des réponses.

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éowin

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AEM_iel

Madame bonjour, bonjour à tous,

Pour le regard fixe à la piscine en première séance, il peut s'agir de la phase où l'enseignant diagnostique le niveau de certains élèves.

Il ne faut ni s'alarmer ni prendre les choses à la légère, parlez avec votre fille de ce qui est acceptable ou pas dans une relation avec un adulte et plus spécifiquement un enseignant.

Parlez en aussi indirectement aux parents de camarades moins proches de votre fille.

Et puis n'hésitez pas à en parler à l'enseignant comme vous l'avez fait sur ce forum, sans l'accuser naturellement et en présentant le malaise de votre fille, il doit être capable de justifier ses actions et puis il agira d'une manière moins "douteuse" auprès de ses élèves.

Votre moment discussion pré-sommeil est une excellente chose, je me permet de vous emprunter l'idée pour mes futurs enfants  ! 

Bien à vous,

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borneo

Le tabou de la sexualité, je n'imaginais pas que ça pouvait encore exister. Le mieux est de donner les infos dès que le sujet est abordé, vers 5 ou 6 ans. Devoir passer par une "révélation" c'est faire passer le message qu'il y a là-dessous quelque chose de malsain, ou d'interdit. L'ignorance dans ce domaine met les enfants en danger.

C'est mon avis, du moins.

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Bountygong
il y a une heure, AEM_iel a dit :

Parlez en aussi indirectement aux parents de camarades moins proches de votre fille.

Si je peux me permettre, surtout pas, c'est la meilleure façon de colporter de fausses accusations !

Pour en avoir souffert (pas de cet ordre), je vous recommande vivement d'aller discuter directement avec l'enseignant qui tombera certainement des nues. Une attitude franche est à mon sens la meilleure solution à adopter.

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maryl
il y a 6 minutes, Bountygong a dit :

Si je peux me permettre, surtout pas, c'est la meilleure façon de colporter de fausses accusations !

Pour en avoir souffert (pas de cet ordre), je vous recommande vivement d'aller discuter directement avec l'enseignant qui tombera certainement des nues. Une attitude franche est à mon sens la meilleure solution à adopter.

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maryl
il y a 49 minutes, borneo a dit :

Le tabou de la sexualité, je n'imaginais pas que ça pouvait encore exister. Le mieux est de donner les infos dès que le sujet est abordé, vers 5 ou 6 ans. Devoir passer par une "révélation" c'est faire passer le message qu'il y a là-dessous quelque chose de malsain, ou d'interdit. L'ignorance dans ce domaine met les enfants en danger.

C'est mon avis, du moins.

Honnêtement je le savais en théorie (et c'est pourquoi je fais cette partie du programme si redoutée par beaucoup d'enseignants de CM2) mais un jour d'anciens parents m'ont dit que leur fille avait mal au ventre. J'ai tout de suite pensé aux règles. Je leur ai dit. Le père y pensait aussi mais se sentait mal à l'aise. La mère était gênée. Elle m'a expliqué qu'ayant été élevée par une famille d'accueil elle ne savait pas comment faire et était bloquée. Elle n'osait pas demander de l'aide non plus. Ils m'ont ramené leur fille. On a discuté tout les 4. Ça a permis de lancer la discussion entre la fille et les parents. Alors oui cela existe encore. Et il est facile d'attaquer les parents en les accusant de mettre en danger leur gamin, mais il faut parfois un peu d'empathie et comprendre que la facilité que l'on peut avoir dépend de l'éducation que nous avons eu.

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Eve78
Il y a 11 heures, Mme MM a dit :

vous aurez remarqué que j'avais jusqu'ici ignoré celui d'Eve78 ; je trouve en effet dommage qu'il manque quelque peu de réserve au vu de la situation... Enfin Eve je ne vous en tiens nullement rigueur

Avez-vous vu ce film?

Avant de critiquer, on se renseigne. Il me parait totalement approprié à ce que vit votre fille. Il revient sur la relation enseignant homme/élève et permet de comprendre l’ambiguïté et les quiproquos qui peuvent apparaitre suite justement à des regards ou des paroles.

Le films et les livres sont des bons moyens pour ouvrir les discussions avec les enfants et souvent permettent de répondre à beaucoup de leurs questions.

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Mme MM

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maryl
il y a une heure, Mme MM a dit :

Qu'elle pose des questions quand bon lui semble, c'est ce que je redoute un peu pour être très franche. J'ai peur notamment de la réaction de mon mari, qui est quelqu'un d'encore plus guindé que je ne le suis moi-même ; il pourrait tout à fait la reprendre un peu sèchement, lui demander de ne pas parler de "ça" maintenant, ce qui pourrait en conséquence empirer les choses plutôt que de les aider.

Ah les pères et leurs filles 😁 Mon fils me parle peu mais il m'a dit ne pas en ressentir le besoin. Ma fille me parle quand nous sommes seules dans la voiture ou dans sa chambre ou dans la mienne. Bref elle se débrouille pour qu'on soit seules. Ou dans les magasins où nous sommes seules dans le sens où son frère n'est pas là. Ça aide. Votre fille n'a pas l'habitude, à vous (oui je sais c'est difficile) de faire le premier pas. Vous pouvez commencer par, si vous faites les magasins ensemble, lui faire remarquer que le jeune homme là bas est mignon ou si elle a besoin de lingerie vous promener dans les rayons et faire la distinction entre lingerie de confort et celle plus suggestive. Ce sont des idées mais je ne vous connais pas et cela dépend beaucoup de vous. 

Je pense aussi que vous devriez parler avec votre mari pour lui faire comprendre que ce serait dans l'intérêt de votre fille de se détendre et qu'il vaut mieux qu'elle entende parler de sexualité par vous que par la télé ou internet. 

J'ai fini par comprendre qu'il ne fallait pas élever ses enfants dans une bulle mais les préparer au monde.

il y a une heure, Mme MM a dit :

En outre j'en reviens à M. U, qui est semble-t-il de la même espèce que nous, et qui dépeint - sciemment ou pas - la sexualité comme un domaine défendu, puisqu'on n'a même pas le droit de parler d'amour en classe - je ne fais pas référence à la scène que vous devez à présent connaître ; je dis qu'il défend que les élèves parlent d'amour en toute circonstance.

Là j'avoue que cela me laisse pantoise.

Il y a 1 heure, Mme MM a dit :

Eh bien ce que vous racontez est en effet effrayant ! Cependant je ne trouve pas étrange que M. U ait pris peur ; ce que je trouve curieux, moi, c'est la vraisemblable démesure de sa peur.

Malheureusement non. En 12 ans de carrière j'ai connu personnellement 2 cas d'hommes qui ont eu des soucis sur la foi de la parole d'enfants. Tout s'est emballé très vite et les choses sont allés très loin pour le premier bien qu'il ait été reconnu innocent.  Pour le deuxième il y a eu moins de dégâts car toute l'équipe a été solidaire avec lui et les choses se sont arrangées en interne mais il a été profondément et définitivement marqué et blessé. Nous aussi.

C'est pourquoi je vous remerciais. Peu de parents attendent avant de dénoncer et juger et cela, est difficile pour nous.

Il y a 1 heure, Mme MM a dit :

Quant à cela, j'hésite... J'hésite beaucoup. Je ne l'avais pas écrit, mais M. U a su que la fillette précédemment évoquée était amoureuse de lui par le biais des parents de celle-ci ; c'est d'ailleurs lui qui l'a annoncé à toute la classe - mais on peut se douter que tout le monde était déjà plus au moins au fait.

Je comprends votre hésitation mais prenez le problème dans l'autre sens. Prenez rendez-vous pour parler du mal-être de votre fille. Dites lui que vous ne l'accusez de rien mais que vous aimeriez avoir son aide pour résoudre le problème car vous ne savez pas comment le régler. Alors peut-être que ça sera bénéfique.  Dans l'autre entretien, l'enseignant a peut être cru recevoir un reproche. 

Il y a 1 heure, Mme MM a dit :

mais je vois bien la réaction des enfants en tout genre - au parc, dans la rue, dans les boutiques ; où bon vous semble - dès lors que quelque chose d'"osé" est suggéré... Ils rougissent, ils s'agitent, ils gloussent, ils ricanent... 

C'est une réaction normale même chez les enfants informés.  Encore plus si cela commence à les titiller et forcément ils ne savent pas réagir (et devrons l'apprendre par eux même). 

Une gamine (pré ado ou ado) qui glousse est en mode "pintade" très énervant pour l'entourage mais tout à fait normal. De plus le pintadisme (mot inventé par moi) est contagieux. Il suffit de mettre deux filles de  10 ans ou plus même calmes et intelligentes, ensemble et elles se transforment en pintages.

Il y a 1 heure, Mme MM a dit :

Je l'entends bien, toutefois au vu de la réaction qu'a la majorité des enfants lorsque le sujet de la sexualité est abordé, ne l'ont-t-ils pas quelque part tous intégré, ce message-là 

Pour la plupart des enfants ce n'est pas malsain et interdit mais inconnu (quelque soit son degré d'information). Et l'inconnu fait peur et celui là fait envie aussi. D'où la réaction des enfants. 

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Mme MM

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maryl
Il y a 2 heures, Mme MM a dit :

Enfin je m'emporte et cela n'a pas vraiment de rapport avec votre gentil message, d'ailleurs : pardonnez-moi - c'est seulement un sujet qui a le don de prodigieusement m'énerve

Pas de soucis. Même si la société a changé je crois que c'est quelque chose de reptilien. Les pères sont prêts à abattre ceux qui touchent à leur fille (heureusement ils ne le font pas en général). En vous répondant je prends du recul et ça me fait sourire.

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Et puis qu'aurais-je à dire au sujet de la lingerie suggestive ? Je ne vois pas... Pardonnez-moi, je dois devenir très pénible, mais vraiment je suis perdue.

 Non vous n'êtes pas pénible, il vaut mieux poser vos questions. Pour la lingerie suggestive nous l'achetons certes parce qu'elle est belle et fait se sentir bien mais aussi dans l'idée que quelqu'un la verra. Alors ce n'est pas pour les petites filles. Ca permet d'expliquer que le désir de plaire existe et qu'il est normal mais que ce ne doit pas être fait n'importe quand car quand on parle sexualité à enfant il faut aussi lui apprendre les limites. 

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Eh bien, quelle histoire ! Exercent-ils toujours le même métier ? Après une telle affaire, on pourrait comprendre qu'ils éprouvent quelque appréhension à retourner faire cours devant une classe.

Pour l'un oui pour l'autre je ne sais pas. Je n'ai pas de contact avec lui. L'institution lui a mis beaucoup de bâtons dans les roues.

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Eh bien je vous en prie - cela me surprend toutefois. Ce ne sont pas des accusations anodines ; c'est étonnant que l'on soit si prompt à en proférer...

 

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Pour ce qui est de l'autre entretien : qu'est-ce qui vous fait penser cela au juste ? Je ne comprends pas

Les devant d'école sont souvent l'équivalent du café du commerce. Les rumeurs vont bon train, sont amplifiées,, transformées et répétés. Nous recevons des reproches pour un oui ou pour un non. Ceci explique notre "peur". De plus en en plus la première question quand on apprend qu'on a un mot ou que M.ou Mme X veut nous voir est "qu'est ce que j'ai fait encore ?". Même si nous n'avons rien à nous reprocher. 

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Et savez-vous comment d'une manière générale réagissent les enfants abusés sexuellement ?

Je ne sais pas. Je pense pas qu'il y ait de généralités. Trop de facteurs entrent en compte. 

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Haha ! J'avais lu qu'il y avait quelque chose de sexuel au gloussement.. Je ne sais plus ce que cela évoque exactement, dommage..

Certainement. Les enfants sont sexués dès la naissance. Aujourd'hui, on se moque beaucoup de Freud mais il n'a pas dit que des bêtises.

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Vraiment ? Cela me surprend tout de même - quelquefois ils réagissent avec un certain dégoût ; vous n'avez jamais observé, cela, vous ?

Oui aussi. Cela prouve juste qu'ils ne sont pas prêts. 

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

il n'a pas l'air très "axé" sur les sentiments si j'ose dire

Ne lui parlait pas de sentiments mais uniquement de votre inquiétude. Vous pouvez, si vous le sentez prêt à entendre, lui parler des réactions physiques de votre fille mais en généralisant sans le mettre en cause.

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Enfin, qui ne tente rien n'a rien et il devra de toute manière s'y faire : notre fille est un être sexuel au même titre que n'importe quel garçon, que cela lui plaise ou non.

Ne mettez pas en péril votre couple pour autant. S'il ne peut vous aider vous allez devoir faire comme beaucoup de femmes avant... sans lui voire contre ses réactions en secret. C'est dommage.

Avez vous une amie plus à l'aise ? Elle peut vous aider. Et parlez de votre difficulté à votre fille, elle comprendra et l'aidera à s'ouvrir. Ou allez voir ensemble un médecin ou une psychologue pour vous aider à ouvrir le sujet. Ce n'est pas une honte de dire devant votre fille à un professionnel: "A la maison, la sexualité est tabou et je voudrais que ça change mais je ne sais pas comment faire." Au contraire c'est une preuve de force. Et c'est aussi une façon de dire à votre fille "c'est pour toi maintenant mais aussi pour la future maman que tu seras peut-être".

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Mme MM

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Mme MM

(pardonnez-moi du double post : ma réponse est-elle visible de tous ou seulement de moi ? Je ne la vois pas apparaître en retournant à la liste des sujets)

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maryl

Votre réponse est visible 

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maryl
il y a 58 minutes, Mme MM a dit :

Hélas, oui, hélas - les femmes sont les premières victimes de ce genre de comportements, et je ne parle pas là que des filles. Je parle aussi des épouses - s'ils ont le sentiment qu'il y a quelque chose de mal à ce que leur fille ait des rapports sexuels - et qu'ils pensent ce qu'ils pensent des autres filles qui en ont, alors que pensent-ils réellement de leur épouse ?... Vous comprenez ce que je veux dire

Oui je comprends. Cependant ils font sûrement la différence entre une fillette et une femme et surtout leur femme. Le plaisir féminin est maintenant admis. On est tous choqués à l'idée qu'une fillette ait une sexualité et il est difficile pour des parents de voir leur enfant grandir en particulier les pères pour leur fille et les mères pour leur fils.

il y a une heure, Mme MM a dit :

Je vois... Je ne pense pas avoir à craindre que ma fille dépasse les limites là-dessus toutefois ; elle tend à être très pudique - de part son éducation je suppose, et aussi comme je l'ai déjà mentionné parce qu'elle a un certain manque de confiance en elle. Enfin il n'est jamais trop mal de le préciser, vous avez raison.

Elle ne le fera pas volontairement mais les débuts sont souvent compliqués et il est facile d'être maladroit. Mais elle n'y est pas encore. 

il y a une heure, Mme MM a dit :

En outre comme je l'ai mentionné dans mes précédents messages, ma fille n'est pas toute mince... J'ai peur que cela la complexe par rapport à l'image étriquée que la Société a d'une femme dite "belle" - je sais que cela m'a complexée, moi.

C'est un sujet difficile. Je connais. Se plaint-elle de son apparence?  Là aussi le médecin peut vous aider. Elle va devoir apprendre à s'aimer comme elle est et votre regard aimant peut l'aider. On a aussi tendance à reporter sur nos enfants nos propres souffrances. Surtout si elles sont restées enfouies toutes ces années. 

il y a une heure, Mme MM a dit :
Vous savez je compte commencer à lui parler dès ce soir - avec tact, bien-sûr. Je compte revenir sur la reproduction animale et enchaîner en lui disant que l'on peut faire ce qu'il est
nécessaire de faire pour avoir des enfants sans pour autant désirer en avoir... Je suppose qu'elle le sait déjà toutefois... Enfin c'est une amorce comme une autre, non ?

Je me permets en espérant ne pas vous blesser. Et si vous lui parliez de femme à futur femme et non comme enseignante ? En tant que femme vous savez qu'à son âge on se pose des questions. Le corps change, il peut y avoir des douleurs... bref. Positionnez vous en complice. Vous pouvez lui dire que vous êtes mal à l'aise mais que vous ne voulez pas la même chose pour elle. Ça l'aidera à s'ouvrir. Pour amorcer vous pouvez lui dire que vous avez lu des témoignages ou des articles et que vous vous êtes rendu compte que vous deviez en parler avec elle.

Pour l'enseignant, attendez de voir comment ça évolue si vous ne vous sentez pas à l'aise. 

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Mme MM

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Gutenberg92
Le 24/04/2019 à 09:04, Bountygong a dit :

Si je peux me permettre, surtout pas, c'est la meilleure façon de colporter de fausses accusations !

Pour en avoir souffert (pas de cet ordre), je vous recommande vivement d'aller discuter directement avec l'enseignant qui tombera certainement des nues. Une attitude franche est à mon sens la meilleure solution à adopter.

Bonjour, je n'étais pas venu pour ça, mais j'ai vu le message donc je donne un avis.

Globalement, je pense aussi que c'est l'attitude qu'il faut avoir. Et surtout, rester entre des discussions d'adultes.
Je ne dis pas ça pour vous apeurer, mais il arrivera un moment ou l'enfant aura des revendications de problèmes qui légitimement ne seront pas du ressort d'un adulte non plus (donc des discussions d'enfants entre eux).
 

Sur cette partie, je ne peux que être d'accord. Etant un homme, je sais que les enfants sont différents dans l'attitude entre un Maître et une Maîtresse.

Le 21/04/2019 à 21:34, edithw a dit :

Bref, j'ai le sentiment que les filles de cette classe se pâment devant Monsieur U et son air sévère....

 

J'ai également ce sentiment. Et ça rejoint la façon dont les élèves sont différents avec un maître et une maîtresse. Les filles étant majoritairement plus expressive, cela se voit plus, mais les garçons ont aussi une relation de même ou de comparaison avec un maître, que les filles ont peut être avec une maîtresse.
 

Le 21/04/2019 à 20:54, barbotinne a dit :

Tant que vous serez dans ce doute vous ne serez pas sereine et vous verrez partout des signes même si ça n'en est pas. 

Il est difficile de vous conseiller autrement ne connaissant pas le Maitre en question, ni votre fille ni vous et ne pouvant pas vous dire si vous avez raison ou non.

Et ne questionnez plus votre fille chaque jour, sinon elle aussi elle verra des choses à dire qui ne seront peut etre que le fruit de son imagination ou de son inconscient  qui veut vous "faire plaisir" en entrant dans votre "jeu".

 

Je rappelle aussi, et  je rejions barbotinne, vous le dites tant mieux. Que la frontière entre la réalité et l'imaginaire d'un point de vue neurologique-psychique compte tenu de l'âge n'est pas si précise. Et si cela on ajoute, des sentiments (ou des émotions ou des ressentis au moins, ce qui est le cas).
Donc nourrir l'imaginaire ou l'inconscient d'un enfant n'est pour moi pas tout a fait adequat.

Pour information, ce que l'on peut dire à un Maître peut être de l'ordre de savoir comment se passe la relation entre votre enfant et elle. Et du ressenti de sa fille.
Je vous donne juste un exemple. Une maman m'a dit, il y a peu que sa fille n'était pas très à l'aise encore à l'école ... Ce qui est en fait globalement faux, elle est même très à l'aise, elle ne veut juste pas en parler à sa mère (du moins, elle ne le dit pas à sa mère).

Autre exemple si il en faut : Je vois, j'ai vu 3 comportements totalement différent d'un (des) élève(s). Lorsqu'elle (il) est en cours, lorsqu'il y a la présence d'une autre maîtresse, lorsque nous sommes en réunion avec d'autres adultes (et pourtant, c'est la même élève, mais la relation peut être différente selon le contexte).




 

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Mme MM

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maryl

Bonsoir madame 

Difficile de vous donner un avis. Le maître est visiblement gêné. Mais il est impossible de savoir pourquoi. Le fait qu'il ait reconnu spontanément l'incident du volley-ball me semble positif cependant. Le "je sais c'est tout" de votre fille laisse à penser qu'il y a eu discussion entre camarades.  

Les pleurs d'un enfant sont synonymes qu'il y a un soucis. Mais le soucis peut ne pas être celui exprimé.

Je pense qu'il est en effet bon de passer par une personne "neutre" pour que votre fille dise ce qu'elle a à dire. Je vous conseillerais de la laisser seule dans le cabinet du médecin en lui expliquant qu'elle peut tout lui dire, que le médecin ne vous diras rien. Le médecin, tenu au secret professionnel, ne vous dira en effet rien de particulier sauf s'il a des conseils à vous donner ou une alerte à faire. 

Pour votre fille ça lui permettra de parler sereinement. Et pour vous, cela devrait vous décharger. C'est parfois nécessaire de laisser quelqu'un prendre le relais. Ce n'est pas abandon de son rôle de mère bien au contraire.

Comment se sont passés les jours de classe depuis votre rendez-vous? 

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maryl
Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Oui il est vrai que cette confidence ne joue pas en sa défaveur - ce que je ne comprends pas c'est l'idée d'"aider quelqu'un à sauter".

Citation

S'ils font.du vrai volley le filet est certainement trop haut pour elle surtout si elle était en position de défense.  Ceci peut expliquer cela. J'aurais tendance à attraper un enfant par les hanches dans ce cas mais dans le feu de l'action, des gestes imprécis peuvent arriver.

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Dites-moi cependant : s'il apprenait de la bouche de ma fille que M. U s'est montré "incorrect" avec elle, préviendra-t-il de lui-même les autorités sans m'en informer directement ou bien devra-t-il d'abord m'alerter ?

Pardonnez-moi si cette question vous semble bête - c'est que je ne connais absolument rien en matière de procédure judiciaire.

Il vous en parlera certainement mais s'il est sûr de lui il sera tenu de le signaler. Cependant il est difficile d'être certain dans ses cas là. 

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

J'ai cru comprendre toutefois qu'il s'était montré un peu sec avec elle lundi dernier

Ça ne me paraît pas anormal. Il ne doit pas se sentir en confiance.

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

le "maître a[vait] été plus méchant que d'habitude"

J'ai l'impression qu'elle est en opposition avec lui. A cette époque de l'année  je pense qu'il est trop tard pour que cela change. De plus le mot "méchant" montre clairement qu'il y a un enjeu affectif.

Mais vous savez, bien souvent, les pervers ne sont pas méchants mais au contraire très (trop) gentils et dans la séduction. Je ne peux évidemment pas me prononcer dans le cas de votre fille mais j'ai surtout l'impression qu'elle est prise dans un engrenage (peut-être dû à l'histoire de la jeune fille en début d'année) et ne peut pas en sortir. Bien souvent les élèves veulent se sentir aimé de leur enseignant et si ce n'est pas le cas, avec l'effet groupe ça peut tourner aux histoires. 

Vous pouvez lui dire que visiblement le lien ne s'est pas fait avec son maître, que c'est dommage et que l'année est presque finie.

Refuse t-elle d'aller à l'école ?

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Alors, qu'est-ce que cela peut vouloir dire ?

Certainement que ça s'est bien passé. 

Je pense, mais encore c'est de loin derrière mon écran, que le maître fera tout ce qu'il peut pour ne plus du tout toucher les enfants. 

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Seulement voyez-vous j'éprouve toujours la crainte d'entacher la réputation d'un honnête homme...

Et c'est très bien. Si votre fille a une parole plus claire je ne peux que vous conseiller d'aller d'abord en parler avec le directeur/la directrice et l'enseignant. 

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Mme MM

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maryl
Il y a 2 heures, Mme MM a dit :

Cela m'ennuie car elle l'aura encore l'année prochaine : pensez-vous qu'on ne puisse vraiment plus travailler là-dessus ?

Cela m'avait échappé. Dans ce cas, il faut essayer que ça s'arrange. Ou tout moins essayer d'ouvrir une nouvelle page en septembre.

Le médecin ne peut se contenter de la parole d'un enfant.  S'il est un peu psychologue et qu'il la connait bien alors il trouvera d'autres signes (ou pas). 

Il y a 2 heures, Mme MM a dit :
Citation

De plus le mot "méchant" montre clairement qu'il y a un enjeu affectif.

Vous pensez ?

 

Il y a 2 heures, Mme MM a dit :

entendez-vous par là que ma fille éprouve des sentiments amoureux pour son maître ? C'est une chose à laquelle j'avais déjà pensé comme cela était écrit dans mon premier message, mais je ne sais pas : réagit-on comme elle lorsque l'on éprouve des sentiments pour quelqu'un ?

Ce n'est pas forcément un sentiment amoureux mais une recherche d'affection/d'attention. 

Certains enseignants sont plus maternants/paternants que d'autres. Et certains enfants ont besoin de se sentir aimés bien que ce ne soit pas le rôle premier de l'enseignant.

De plus, elle est à un âge où la gestion des sentiments est compliquée. Ainsi que le positionnement vis à vis de l'adulte. L'apprentissage de la séduction peut aussi commencer de façon tout à fait inconsciente. Tout en restant des enfants.  Certains ne comprennent pas ce qui leur arrive. Un ancien élève, alors qu'on abordait l'impact psychologique et émotionnel de la puberté, m'a regardé avec de grands yeux et à dit "Ah mais c'est ça qui m'arrive !". Il ne se reconnaissait pas dans ses réactions et sentiments. 

Quand à la réaction de votre fille, je ne peux vous dire. Les enfants réagissent chacun à leur manière. 

La prochaine fois qu'elle dit qu'il est "méchant" vous pouvez lui demander ce qu'en pense les autres élèves et pourquoi. Vous trouverez peut-être des réponses à vos questions. 

Il y a 2 heures, Mme MM a dit :
Citation

Refuse t-elle d'aller à l'école ?

Non fort heureusement. C'est bon signe.

C'est même le signe qui devrait vous rassurer. Ainsi que le fait qu'elle ait de bons résultats. 

Il y a 2 heures, Mme MM a dit :

Vous voulez dire que si jamais elle confiait quelque chose de plus grave à mon médecin traitant alors je devrais d'abord prendre rendez-vous avec la directrice et M. U plutôt que de tout de suite déposer plainte ?

Oui je le pense. Il vaut mieux laisser la possibilité à  cet enseignant de donner sa version avant de lancer la machine judiciaire. 

Il y a 2 heures, Mme MM a dit :

je ne sais pas non plus pourquoi elle a décidé de ne pas porter de culotte ce jour-là, elle qui est si pudique...

C'est une question à poser à votre fille.

Honnêtement autant je remarque les culottes noires sous les leggings clairs autant je ne pense pas que je remarquerais une absence de culotte sous un jogging. En tant que femme, je peux facilement donner un conseil vestimentaire discret à une élève. Pour un homme c'est plus difficile. 

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