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Mme MM

Interrogations sur le comportement de ma fille et sur celui de son maître d'école

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Mme MM
Bonsoir à tout le monde et joyeuses Pâques à toutes et à tous !
 
Je ne sais trop par où commencer mon message ; tout ce que je vais vous raconter m'est encore très évasif.
 
Ma fille a neuf ans et est actuellement en CM1 ; elle a pour enseignant un maître d'école quinquagénaire, proche de la retraite que je vais nommer dans le reste de mon message "M. U". Le comportement qu'il manifeste mais plus encore celui de ma fille lorsque je viens à parler de lui me pose quelques questions...
 
Tout cela a commencé dès la rentrée scolaire. M. U est en poste dans l'école de ma fille depuis déjà de longues années - j'ignore le nombre exact, mais je crois bien que cela dépasse au moins dix ou quinze ans d'ancienneté. Je ne le connaissais pas avant septembre dernier toutefois car ma famille et moi-même sommes relativement nouveaux dans cette ville, ayant emménagé durant l'été 2018.
Ce qui me saisit tout de suite chez cet homme-là pendant la réunion de rentrée, c'est sa "massivité" si je puis dire. Il est grand - très grand même je crois bien ; il doit mesurer plus d'un mètre quatre-vingt-cinq - et imposant ; il a un visage rêche, sévère et une voix grave et menaçante pour parfaire l'ensemble. J'avais d'ailleurs à la suite de cette entrevue dit à ma fille qu'avec un tel maître, ça ne devait pas beaucoup moufter en classe ! Elle avait acquiescé et ajouté que "personne ne parle jamais" et que "tout le monde le craint un peu". Cela ne m'a pas surprise et j'en étais finalement assez contente ; je me disais qu'un peu d'austérité ne pouvait faire trop de mal aux enfants et plus particulièrement à leurs apprentissages.
 
Pour ce qui est de ma fille je me trompais quelque peu ; dès les premiers jours elle nous quittait la boule au ventre et nous revenait "toute chose" si je puis dire. C'est assez difficile à expliquer ; elle semblait interdite, troublée, mal à l'aise... Lorsque je lui demandais ce qui n'allait pas, elle répondait invariablement: 
<< Le maître me gêne. >>
Je ne l'ai pas questionnée davantage les premiers temps et m'en suis tenue à cette réponse pour le moins évasive ; ses résultats étaient bons et je ne voyais pas lieu de m'inquiéter plus que de raison - je pensais entre autres qu'elle allait progressivement s'habituer à M. U et à son aura si particulière. Les jours passant et ne voyant rien s'arranger toutefois je lui demandai ce qui la gênait chez lui exactement. Elle me répondit que "le maître [était] bizarre ; il ne souri[ait] jamais" et que "parfois il fix[ait] sans rien dire". Elle ajouta qu'elle "n'aim[ait] pas quand il grond[ait]". Qu'elle n'aime pas quand il gronde, cela je peux le comprendre ; une fois je l'avais entendu vertement reprendre un enfant, eh bien moi pourtant tout adulte que je suis j'aurais vraiment détesté être à la place du petit ! Celui-ci l'avait vraisemblablement mérité au passage ; je ne cherche en aucun cas à remettre en cause la légitimité de M. U - si j'en crois les dires des autres parents, c'est un homme très méritant qui ne tolère pas la moindre injustice et qui est très soucieux de la réussite de ses élèves.
Pour ce qui est des autres reproches que ma fille formulait à son égard, je lui ai simplement répondu qu'il a le droit de regarder les gens s'il en a envie et de ne pas sourire, qu'elle peut trouver cela un peu déroutant mais que ça ne fait pas de lui quelqu'un de "bizarre" - même si j'avais par ailleurs remarqué lors de la réunion de rentrée que M. U n'avait pas l'air d'être un "rigolo" si je puis dire et qu'il ne nous avait pas souri un seul instant ; encore une fois je ne lui reproche rien cependant.
 
Un après-midi elle rentra manifestement plus chamboulée que les autres jours. Je lui demandai ce qu'il s'était passé. Elle me répondit que M. U avait été très sévère ; il a sommé une fille de se lever et de venir se tenir devant toute la classe. Cette fille se disait amoureuse de lui ; une fois debout devant toute l'assemblée il entreprit de rudement lui remettre les idées en place.
 
Selon les dires de ma fille - et ceux d'autres enfants que j'ai ultérieurement questionnés -, M. U l'aurait qualifiée de "petite niaise", de "petite cruche", de "petite sotte" ; il lui aurait entre autres dit de "cesser ces bêtises", qu'"elle n'a[vait] pas intérêt à ce qu'il entend[ît] de nouveau des fantaisies de ce genre-là parce qu'alors cela pourr[ait] très mal se passer".
 
J'étais personnellement assez scandalisée de la manière dont il l'a "corrigée" si je puis dire ; la petite n'aurait vraisemblablement pas cessé de pleurer jusqu'à la fin des cours. Cela ne me surprend pas ; à entendre les enfants on aurait dit un véritable procès qui se jouait ce jour-là. J'ignore s'il était nécessaire d'employer ce genre de méthodes, ni même seulement si cela valait le coup de la réprimander pour ce genre d'enfantillages - un simple rappel à l'ordre d'un ton sec aurait amplement fait l'affaire selon moi. Je comprends toutefois qu'étant un homme il ait pu être plus enclin qu'une femme à se protéger de toutes les conséquences possibles et imaginables qu'une situation pareille aurait pu engendrer ; c'est d'ailleurs ce que j'ai expliqué à ma fille, qui se trouvait comme moi assez indignée par cette affaire - je lui ai dit que M. U est un adulte, que les adultes ne vont pas avec les enfants et qu'en corrigeant sa camarade il voulait montrer l'exemple de ce qu'un adulte "moral" était ; un adulte "immoral" au contraire aurait été content et aurait "profité" de ses sentiments. Je lui ai précisé qu'un adulte "moral", c'est un adulte qui sait protéger les enfants de ce qu'ils ne peuvent pas deviner, et que pour ce faire il doit parfois se montrer dur envers eux, parce qu'il n'y a que comme cela qu'ils comprennent et intègrent bien la leçon.
 
Ma fille n'a pas semblé trop convaincue - elle me comprend pourtant lorsque d'ordinaire je lui explique que si je hausse le ton quelquefois c'est pour son propre bien. Je dois avouer à sa défense que ni son père ni moi-même n'avions jamais été très à l'aise à parler de "tout ça" - en outre M. U me semble être lui aussi un peu "guindé" dirions-nous ; ma fille a répondu à mon argumentation qu'"il a quand même été méchant cette fois-ci, et qu'il est toujours un peu comme ça d'ailleurs : il n'aime pas qu'on parle d'amour et on a pas le droit de dire "faire l'a-"."  - elle se censure elle-même, un peu par notre faute, j'en ai conscience, mais aussi un peu par celle du maître de toute évidence.
Là-dessus j'ai essayé de ré-expliquer la chose, mais elle restait camper sur ses positions - à dire que "ça ne se fai[sait] pas de faire ça". J'ai fini par laisser tomber, en me disant qu'elle-même nourrissait peut-être les mêmes sentiments que son camarade à l'égard de son maître et qu'en conséquence elle a pris personnellement un discours qui à l'origine ne lui était pas destiné. Si tel était le cas et que d'autres filles s'étaient trouvées dans cette situation je ne pense pas que cela valait tout de même de théâtraliser cette réprimande - M. U aurait dû s'exprimer à l'ensemble de la classe et ne prendre aucun élève à partie.
 
Il y a quelque chose que j'ai remarqué assez récemment chez ma fille ; c'est quelque chose de très subtil en vérité, mais dès qu'on la constate on ne peut passer à côté. Il y a un rituel que nous avons ma fille et moi-même ; nous parlons un peu de tout et de n'importe quoi avant qu'elle ne s'endorme. Elle est en chemise de nuit dans son lit et moi je suis assise sur une chaise à côté de ce dernier. C'est systématique : sitôt que j'évoque le nom de M. U elle couvre ses jambes sous une couverture. Elle n'agit comme cela que lorsque je parle de lui - elle ne fait pas ça lorsque je parle de n'importe quel autre homme. C'est étrange, c'est comme s'il la gênait jusque dans son intimité.
 
C'est une manie que j'ai découverte peu après une "expérience" si j'ose dire qu'elle a eue en cours d'EPS.
 
Sa classe devait faire de la natation cette année ; je croyais que le maillot qu'elle utilisait cet été lui irait encore, mais ma fille est le genre d'enfant à grandir assez vite et ce n'est que la veille de la première séance que nous avons constaté qu'il était devenu un peu petit pour elle. Cela embêtait ma fille ; elle n'est pas mince et ne l'a jamais été sans non plus jamais avoir été grosse - elle a un petit ventre, de bonnes cuisses et de bonnes fesses ; son père et moi-même prêtons attention à ce qu'elle mange tout en veillant bien-sûr à ne pas la brusquer ni à faire de remarques tranchantes en sa présence.
Dans cette situation son maillot la "boudinait" un peu si j'ose dire - encore une fois elle n'est pas grosse, c'est seulement que cela faisait ressortir toutes ses formes.
Elle se sentait assez gênée par tout cela et en conséquence a déclaré qu'elle n'irait pas à la piscine le lendemain. Bien évidemment je me suis opposée et lui ai dit que certes son maillot était un peu petit, mais qu'il était toujours possible de le porter une dernière fois et qu'elle ne manquerait pas l'école pour si peu de choses - et j'étais sincère lorsque j'ai déclaré cela ; son maillot la boudinait un peu comme je l'ai mentionné tantôt mais dans les conditions d'une séance d'EPS je croyais très franchement que personne ne le remarquerait. J'ai pensé que j'aurais pu lui dire de demander à des personnes du centre aquatique de lui prêter un maillot, mais j'ignore si cela se fait et de toute manière je trouvais que cela aurait été accorder trop d'importance à ce qui me semblait être une bagatelle.
 
Elle passa donc sa séance avec son maillot trop petit. Lorsqu'elle rentra je lui demandai comment cela s'était passé. Elle fuit mon regard et me répondit qu'"elle me le dir[ait] avant de dormir" ; elle parut étrange le reste de la soirée - je voyais bien qu'il était arrivé quelque chose. Lorsqu'elle alla au lit je réitérai ma question comme convenu - cela devient difficile d'écrire à présent, pardonnez-moi donc si je m'exprime mal.
 
Elle resta quelques secondes silencieuse, puis se couvrit les jambes - c'est là que j'ai remarqué pour la première fois la manie que j'ai précédemment décrite. Elle baissa les yeux ; je pouvais voir qu'ils étaient larmoyants. Cela m'a fait une immense peine. Je m'en voulais de l'avoir obligée à porter ce maillot ; je pensais qu'on s'était moqué d'elle - on s'est déjà moqué de moi au sujet de mon poids, je sais ce que cela fait. Je sais que ça fait mal.
Enfin elle rassembla tout son courage - et c'est qu'elle en a, ma fille, du courage - et me dit:
<< Le maître a pas arrêté de me regarder à la piscine. >>
Je suis restée coite l'espace de quelques secondes - ce n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais. Je lui demandai:
<< Regarder ? C'est-à-dire ? Il regardait quoi ? >>
Les yeux toujours baissés elle répondit:
<< Mes fesses. >>
Et là elle éclata en sanglots ; elle était très honteuse visiblement. Je suis restée interdite. Je ne savais pas quoi penser. Je lui ai demandé si elle était sûre d'elle - je n'aurais pas dû ; j'avais été trop loin et elle n'a plus voulu prononcer le moindre mot. Là-dessus je lui dis que nous en re-parlerions le lendemain si elle le désirait, je lui souhaitai une bonne nuit, l'embrassai aussi fort que je pus et la laissai tranquille.
 
Inutile de préciser que je dormis fort mal cette nuit-là.
 
Le lendemain comme convenu j'essayai d'amorcer la chose en douceur, sans la brusquer. Selon ses dires M. U lui regardait les fesses à chaque fois qu'elle sortait de l'eau ; quand il remarquait qu'elle ou que quelqu'un d'autre regardait dans sa direction alors il portait son regard ailleurs. Toujours est-il que ma fille l'a bien vu faire. Je lui demandai s'il lui avait déjà cela auparavant, ou si elle l'avait vu faire cela à un autre élève ; elle me répondit que non.
 
Je décidai de ne pas en parler à mon mari ; le connaissant il aurait pu commettre une bêtise. Bien entendu je ne brimai pas ma fille ; si elle souhaitait se confier à lui elle pouvait le faire. Après maintes réflexions je décidai également de ne rien entreprendre et d'attendre la séance suivante afin de voir si cela se reproduisait. Je pensais en effet qu'il ne la regardait peut-être pas "de cette manière-là", que c'était le "boudinage" qui avait capté son attention plus qu'"autre chose" ; après tout ma fille m'avait dit qu'il fixait souvent les gens - même si cela demeure "limite" comme on dit.
 
Nous achetâmes un maillot à la bonne taille ; cela ne réconforta pas ma fille cependant qui rechignait à se rendre à la séance de natation suivante. Je la consolai et lui dis que nous poursuivrions M. U en justice s'il s'avisait de la "regarder" de nouveau. Elle marmonna quelques mots puis décida de parler d'autre chose.
 
Lorsque vint vendredi après-midi (le jour où se tiennent les séances d'EPS) je lui demandai fébrilement s'il avait recommencé. Elle me dit que non - elle semblait d'assez bonne humeur.  J'en fus grandement soulagée ; je me dis que c'était finalement peut-être seulement le maillot le problème. J'attendis encore la séance suivante pour en avoir le cœur bien net ; ma fille me dit à nouveau qu'il ne l'avait pas "regardée".
J'ai dès lors décidé de ne plus l'ennuyer avec cela, la voyant agir normalement.
 
Toutefois un doute subsiste. Tandis que nous parlions ma fille et moi elle a au cours de la conversation subitement lâché:
<< En fait, parfois le maître il regarde mais c'est pas comme à la première séance - non parce qu'à la première séance il regardait vraiment tout le temps. >>
C'est très évasif. Je lui ai demandé ce qu'elle entendait par "parfois il regarde", si elle voulait dire que "parfois il regard[ait] ses fesses". Elle m'a répondu que non, que "seulement des fois il regarde mais c'est comme quand il regarde en classe ; il regarde pas les fesses". Je lui demandais si tout de même cela la gênait, elle m'a répondu que oui et a changé de sujet. Cela la met visiblement mal à l'aise et je ne sais si elle essaye de me cacher des choses - mais j'ignore si c'est le fait que M. U fixe beaucoup les gens qui la gêne comme elle me l'avait déjà fait remarquer ou si c'est plus grave que cela. Ce qui m'interroge entre autres c'est qu'elle ait plus ou moins fait une équivalence de "regard" entre la première séance et les séances ultérieures - j'ignore si je suis très claire là-dessus. Elle n'a pas spontanément dit "mais c'est pas comme à la première séance - non parce qu'à la première séance il regardait vraiment d'une manière différente" ou quelque chose pareil ; en fait si je me suis à ses dires seuls sans prendre en compte la question fermée que je lui ai posée par la suite, ce n'est pas qu'il ne la "regarde" pas, c'est qu'il la "regarde" moins - en gardant en tête ce que j'entends par "regarder"... Peut-être s'exprime-t-elle mal ? Quelquefois il lui arrive de "mal parler", ce qui crée de subtiles différences de compréhension comme cela pourrait être le cas ici - ça n'a rien de pathologique néanmoins, c'est tout bonnement une enfant qui maîtrise encore un peu mal sa langue et je suis sûre au reste que cela s'arrangera avec le temps.
 
Au vu de tous ces éléments je m'interroge... Je ne connais pas personnellement M. U - que j'ai rencontré individuellement lors de la remise des livrets trimestriels et qui me semble un honorable enseignant -, je ne dénonce absolument pas sa manière d'être, mais et si...
Et s'il avait fait quelque chose à ma fille ?
Si vous me lisez et que vous êtes comme moi une mère - ou un père - vous devriez comprendre le dilemme auquel je suis confrontée. D'autant que je n'ai aucune preuve tangible, que je n'ai pas entendu l'écho de la moindre rumeur au sujet de M. U... Il y a les réactions de ma fille cependant ; je la connais, et je sais que quelque chose ne va pas - l'ennui c'est que ce quelque chose peut au final être n'importe quoi ; cela reste curieux néanmoins qu'elle n'agisse bizarrement qu'à l'évocation de son maître d'école et qu'à cette seule évocation.
 
Enfin voilà, j'ignore ce que je devrais faire : auriez-vous s'il vous plaît l'amabilité de me conseiller sur cette affaire ?
 
(en me relisant je viens de me rendre compte que mon message adopte un ton très romanesque ; veuillez s'il vous plaît ne pas y prêter attention, j'ai seulement voulu m'exprimer de la meilleure manière qu'il m'était possible de faire et cela a abouti à ce rendu-là)
 
Joyeuses Pâques à toutes à tous encore une fois,
 
Mme MM

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Eve78

Je vous conseillerais de visionner ce film avec votre fille:
- Les risques du métier d'André Cayatte (de 1967)

 

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barbotinne

Je dirais que la personne la plus à même de savoir si votre fille a subit quelque chose est d'en parler à votre medecin traitant d'abord sans elle puis qu'il l'a voit si il le juge utile.

Tant que vous serez dans ce doute vous ne serez pas sereine et vous verrez partout des signes même si ça n'en est pas. 

Il est difficile de vous conseiller autrement ne connaissant pas le Maitre en question, ni votre fille ni vous et ne pouvant pas vous dire si vous avez raison ou non.

Et ne questionnez plus votre fille chaque jour, sinon elle aussi elle verra des choses à dire qui ne seront peut etre que le fruit de son imagination ou de son inconscient  qui veut vous "faire plaisir" en entrant dans votre "jeu".

 

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edithw

Je comprends tout à fait votre inquiétude de maman, à votre place, je serais inquiète aussi. Mais là, il n'est pas question de faits, mais d'impressions. Il vaudrait mieux appeler un chat, un chat, et demander directement à votre fille s'il y a eu des faits répréhensibles. Et, si ça n'a pas encore été fait, lui expliquer clairement ses droits.

Quant à l'histoire du maître qui regarde les fesses à la piscine, je me demande comment un enfant (ou un adulte d'ailleurs) peut être certain que quelqu'un regarde ses fesses. A moins d'avoir des yeux dans le dos, ça me semble difficile. De plus, une séance piscine est loin d'être en mode contemplatif pour un enseignant, même chevronné.

Bref, j'ai le sentiment que les filles de cette classe se pâment devant Monsieur U et son air sévère....

 

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Mme MM
Le 21/04/2019 à 20:54, barbotinne a dit :
Citation

Je dirais que la personne la plus à même de savoir si votre fille a subit quelque chose est d'en parler à votre medecin traitant d'abord sans elle puis qu'il l'a voit si il le juge utile. Tant que vous serez dans ce doute vous ne serez pas sereine et vous verrez partout des signes même si ça n'en est pas. 

C'est une bonne idée ; je crains toutefois que l'on ne déclare trop vite que je délire tout bonnement, n'ayant absolument aucune preuve comme je l'ai déjà écrit - et que l'on balaie tout cela d'un revers de la main sans s'y attarder davantage. En outre si mon médecin traitant voulait s'entretenir avec ma fille, il se retrouverait devant un mur, j'en ai bien peur. C'est qu'elle est très, trop pudique ; cela ne lui viendrait jamais à l'esprit de parler de "tout cela" avec quelqu'un d'autre que moi - pas même avec son propre père -, et j'ai conscience que mon mari et moi-même sommes à rudement blâmer là-dessus.

 

Citation

 

Citation

Et ne questionnez plus votre fille chaque jour, sinon elle aussi elle verra des choses à dire qui ne seront peut etre que le fruit de son imagination ou de son inconscient  qui veut vous "faire plaisir" en entrant dans votre "jeu".

 
J'ignore si vous suggérez par-là que la manie que j'ai observée chez ma fille n'est qu'une coïncidence fortuite - vous écrivez "des choses qui ne seront peut-être que le fruit de votre imagination". Si tel est le cas je persiste à dire qu'il y a bien un rapport entre cette bizarrerie et l'évocation de M. U - c'est très, très subtil mais après avoir tenté l'expérience à plusieurs reprises j'ai pu en être intimement convaincue.
Si vous évoquiez autre chose auquel je faisais référence, je vous prie de bien vouloir m'en excuser.
 
Je ne questionne pas ma fille tous les jours ; je crois que cela donne cette impression tel que je l'ai écrit, mais bien au contraire j'évite au mieux de laisser transparaître mes craintes. Vous me répondrez que les enfants demeurent malgré tout de véritables éponges à émotions - je n'en disconviens pas, mais j'ai tout de même observé ce comportement étrange chez ma fille dès le début de cette année scolaire, et ce sans trop m'en inquiéter davantage, sans y donner trop de sens - je n'ai pas tout de suite songé à ce à quoi je songe actuellement...
 
Le 21/04/2019 à 21:34, edithw a dit :
Citation

Je comprends tout à fait votre inquiétude de maman, à votre place, je serais inquiète aussi. Mais là, il n'est pas question de faits, mais d'impressions. Il vaudrait mieux appeler un chat, un chat, et demander directement à votre fille s'il y a eu des faits répréhensibles. Et, si ça n'a pas encore été fait, lui expliquer clairement ses droits.

 
Tout d'abord, sachez que je vous sais gré de la compassion dont vous faites preuve à mon égard.
 
J'ai pensé à le lui demander - même si cela n'aurait pas été facile -, mais je crains qu'elle me réponde qu'il ne s'est rien passé ; par honte, pour ne faire de mal ni à son père ni à moi, pour ne pas faire de mal à M. U lui-même - car cela peut arriver dans certains cas que l'enfant prenne l'adulte en affection, vous savez...
 
Enfin je crois bien toutefois que Babortinne et vous avez raison, et qu'il faudra bien à un moment ou un autre lui demander s'il s'est bel et bien passé quelque chose de répréhensible...
 
Ce sera difficile vous savez. Je le répète ; je n'ai jamais vraiment parlé de sexualité à ma fille - je ne lui avais que très superficiellement expliqué la reproduction animale ; je ne suis pas entrée dans les détails. On ne parle jamais de cela devant elle. M. U de par les interdictions qu'il instaure en classe n'arrange pas vraiment les choses...
 
Sauriez-vous me conseiller là-dessus ? Comment questionner ma fille sans qu'elle ne se ferme comme une huître ?
 
Citation

Quant à l'histoire du maître qui regarde les fesses à la piscine, je me demande comment un enfant (ou un adulte d'ailleurs) peut être certain que quelqu'un regarde ses fesses. A moins d'avoir des yeux dans le dos, ça me semble difficile.

 
Quant à cela j'ose protester ; pour peu que l'individu n'ait pas détourné les yeux suffisamment vite et/ou que l'on se soit retourné prestement on peut à plus forte raison le deviner. Si en outre l'individu retient mal un air gêné on peut en être quasi certain.
 
Citation

De plus, une séance piscine est loin d'être en mode contemplatif pour un enseignant, même chevronné.

J'ignore pour ce qui est du fonctionnement dans les autres écoles, mais ici l'enseignant délègue tout de même beaucoup aux maîtres-nageurs. Plus que cela donc, ce qui m'avait paru étrange tout d'abord c'était la "témérité" dont aurait fait preuve fait preuve M. U - se risquer à faire cela devant tout le monde qu'il y avait... En voyant ma fille cependant mes doutes se dissipèrent assez radicalement - encore une fois peut-être regardait-il "simplement" le "boudinage" que son maillot lui faisait, et qu'il ne pensait à rien de mal, ce qui pourrait entre autres expliquer cette "hardiesse" précédemment décrite ; et en même temps ma fille a plus ou moins laissé suggéré que le "regard" qu'il avait ce jour-là était différent du "regard" qu'il a d'ordinaire...Mais bon vous savez tout ce que je pense là-dessus ; je ne vais pas réécrire mon message initial...

 
Citation

Bref, j'ai le sentiment que les filles de cette classe se pâment devant Monsieur U et son air sévère....

Qu'entendez-vous par là, exactement ? Qu'elles s'en sont amourachées ? Cela ne serait pas impossible, mais il me semble toutefois que la réprimande qu'il fit à l'égard de la fille évoquée dans mon message initial aurait su réduire à rien les velléités en tout genre... J'ai interrogé des garçons aussi bien que des filles, et eux aussi en sont restés passablement abasourdis... Tant de bruit pour de malheureux sentiments tout de même... Enfin ne revenons pas là-dessus...

 
Merci mesdames de vos messages.
 
(vous aurez remarqué que j'avais jusqu'ici ignoré celui d'Eve78 ; je trouve en effet dommage qu'il manque quelque peu de réserve au vu de la situation... Enfin Eve je ne vous en tiens nullement rigueur)
 
Cordialement,
 
Mme MM
 
 
 
 
 
 

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maryl
il y a 58 minutes, Mme MM a dit :
 
Ce sera difficile vous savez. Je le répète ; je n'ai jamais vraiment parlé de sexualité à ma fille - je ne lui avais que très superficiellement expliqué la reproduction animale ; je ne suis pas entrée dans les détails. On ne parle jamais de cela devant elle. M. U de par les interdictions qu'il instaure en classe n'arrange pas vraiment les choses...
 
Sauriez-vous me conseiller là-dessus ? Comment questionner ma fille sans qu'elle ne se ferme comme une huître ?

Je lis depuis le début sans intervenir.

En premier lieu, je voudrais vous remercier de ne pas avoir attaqué dès le début cet enseignant et d'avoir pris le temps d'observer et de réfléchir. 

Mais, il me semble que vous nourrissez inconsciemment vos propres doutes.

J'ai une idée que votre fille ne soit plus une huître sur ce sujet et aussi qu'elle soit capable de démêler le vrai du faux. Et je vais répondre en tant que maman et non d'enseignante. Si j'ai bien suivi votre fille est en CM1 et a donc 9 ans, il est temps d'enlever le tabou de la sexualité.  Parlez-en avec elle (sans lien avec l'école), donnez lui des livres pour les pas encore ado. Mes enfants ont eu "Bientôt ados ! : Petit guide sans tabou de la puberté" https://www.amazon.fr/dp/2203141387/ref=cm_sw_r_cp_apa_i_m73VCb6F94W7J

Ils l'ont lu à leur rythme et ma fille pose les questions qu'elle a à poser au moment où ça lui prend (maintenant qu'elle est en 1ère c'est de plus en plus précis 😊 ).  Parlez en devant elle-même si c'est pour faire une blague salace. Je n'interroge que très rarement sur mes enfants. 

J'ai été élevée ainsi (avec un esprit carabin très prononcé) ça m'a permis de faire la même chose facilement. Ça m'a aussi permis de parler de choses difficiles (attouchements, viol) avec mes parents.

Je reprends maintenant ma casquette d'enseignante pour dire que si elle était  dans ma classe elle aurait une information à la puberté et la sexualité en  Cm2 (c'est au programme). Cette information se fait sans tabou et  ma petite expérience m'a appris deux choses :

- les enfants parlent entre eux et si on les laissent faire montent en épingle des histoires, de plus en plus tôt. (Je ne dis pas que c'est le cas de votre fille) Et ils se racontent du grand n'importe quoi.

- les enfants les moins informés sont les plus sensibles sur ce sujet.

Pour en revenir à cet enseignant il est fort probable qu'il ait remarqué le boudinage (et rien d'autre à part peut-être la gêne de votre fille). Il est possible que cela l'est étonné car il ne la voyait pas ainsi. Beaucoup d'enseignants voient l'enfant dans son ensemble. On finit par les connaître très bien. La solution la plus simple est souvent la bonne.

Concernant la remise en place de la petite, l'enseignant n'a certainement pas choisi la meilleure solution, il a probablement voulu désamorcer une bombe qui touche beaucoup de nos collègues hommes. Nous sommes des êtres humains et nous pouvons avoir peur. L'an dernier un élève de la classe d'à-coté s'est mis à raconter que j'avais montré un film porno à mes élèves. C'est l'un d'eux qui m'en a averti en classe. Il était choqué, les autres aussi. Alors oui quand on a réuni les 2 classes pour leur montrer la suite du film porno (il était une fois la vie 😂), je l'ai pris à partie devant les autres. Je lui ai demandé ce qu'il avait raconté  et pourquoi. Je lui ai aussi demandé s'il se rendait compte des conséquences que sa blague auraient pu avoir ? Je n'étais pas fière de moi mais la peur et la colère ont pris le.dessus.

Ah et une interdiction de s'amouracher n'a jamais empêché de le faire bien au contraire. 🙂

Dernier conseil, allez parler sereinement à l'enseignant de vos doutes non pas par rapport à son comportement mais de.celui de votre fille. Il aura peut-être des réponses.

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éowin

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AEM_iel

Madame bonjour, bonjour à tous,

Pour le regard fixe à la piscine en première séance, il peut s'agir de la phase où l'enseignant diagnostique le niveau de certains élèves.

Il ne faut ni s'alarmer ni prendre les choses à la légère, parlez avec votre fille de ce qui est acceptable ou pas dans une relation avec un adulte et plus spécifiquement un enseignant.

Parlez en aussi indirectement aux parents de camarades moins proches de votre fille.

Et puis n'hésitez pas à en parler à l'enseignant comme vous l'avez fait sur ce forum, sans l'accuser naturellement et en présentant le malaise de votre fille, il doit être capable de justifier ses actions et puis il agira d'une manière moins "douteuse" auprès de ses élèves.

Votre moment discussion pré-sommeil est une excellente chose, je me permet de vous emprunter l'idée pour mes futurs enfants  ! 

Bien à vous,

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borneo

Le tabou de la sexualité, je n'imaginais pas que ça pouvait encore exister. Le mieux est de donner les infos dès que le sujet est abordé, vers 5 ou 6 ans. Devoir passer par une "révélation" c'est faire passer le message qu'il y a là-dessous quelque chose de malsain, ou d'interdit. L'ignorance dans ce domaine met les enfants en danger.

C'est mon avis, du moins.

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Bountygong
il y a une heure, AEM_iel a dit :

Parlez en aussi indirectement aux parents de camarades moins proches de votre fille.

Si je peux me permettre, surtout pas, c'est la meilleure façon de colporter de fausses accusations !

Pour en avoir souffert (pas de cet ordre), je vous recommande vivement d'aller discuter directement avec l'enseignant qui tombera certainement des nues. Une attitude franche est à mon sens la meilleure solution à adopter.

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maryl
il y a 6 minutes, Bountygong a dit :

Si je peux me permettre, surtout pas, c'est la meilleure façon de colporter de fausses accusations !

Pour en avoir souffert (pas de cet ordre), je vous recommande vivement d'aller discuter directement avec l'enseignant qui tombera certainement des nues. Une attitude franche est à mon sens la meilleure solution à adopter.

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maryl
il y a 49 minutes, borneo a dit :

Le tabou de la sexualité, je n'imaginais pas que ça pouvait encore exister. Le mieux est de donner les infos dès que le sujet est abordé, vers 5 ou 6 ans. Devoir passer par une "révélation" c'est faire passer le message qu'il y a là-dessous quelque chose de malsain, ou d'interdit. L'ignorance dans ce domaine met les enfants en danger.

C'est mon avis, du moins.

Honnêtement je le savais en théorie (et c'est pourquoi je fais cette partie du programme si redoutée par beaucoup d'enseignants de CM2) mais un jour d'anciens parents m'ont dit que leur fille avait mal au ventre. J'ai tout de suite pensé aux règles. Je leur ai dit. Le père y pensait aussi mais se sentait mal à l'aise. La mère était gênée. Elle m'a expliqué qu'ayant été élevée par une famille d'accueil elle ne savait pas comment faire et était bloquée. Elle n'osait pas demander de l'aide non plus. Ils m'ont ramené leur fille. On a discuté tout les 4. Ça a permis de lancer la discussion entre la fille et les parents. Alors oui cela existe encore. Et il est facile d'attaquer les parents en les accusant de mettre en danger leur gamin, mais il faut parfois un peu d'empathie et comprendre que la facilité que l'on peut avoir dépend de l'éducation que nous avons eu.

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Eve78
Il y a 11 heures, Mme MM a dit :

vous aurez remarqué que j'avais jusqu'ici ignoré celui d'Eve78 ; je trouve en effet dommage qu'il manque quelque peu de réserve au vu de la situation... Enfin Eve je ne vous en tiens nullement rigueur

Avez-vous vu ce film?

Avant de critiquer, on se renseigne. Il me parait totalement approprié à ce que vit votre fille. Il revient sur la relation enseignant homme/élève et permet de comprendre l’ambiguïté et les quiproquos qui peuvent apparaitre suite justement à des regards ou des paroles.

Le films et les livres sont des bons moyens pour ouvrir les discussions avec les enfants et souvent permettent de répondre à beaucoup de leurs questions.

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Mme MM

Bonjour et merci d'avoir pris le temps de me répondre.

Le 23/04/2019 à 23:44, maryl a dit :
Citation

 

Je lis depuis le début sans intervenir.

En premier lieu, je voudrais vous remercier de ne pas avoir attaqué dès le début cet enseignant et d'avoir pris le temps d'observer et de réfléchir.

 

Je vous en prie ; c'est ma façon d'être, d'observer et d'analyser avant d'entreprendre quoi que ce soit ou d'émettre le moindre jugement. On ne saura jamais trop louer les vertus de la réflexion. Ce sont sans doute des retours bienveillants et bienfaisants de l'enfant timide et réservée que j'étais, et qui n'osais jamais rien faire ni dire. Ma fille par ailleurs tient assurément de moi - quoique je ne sois pas très juste là-dessus ; son père me ressemble un peu. On peut dire qu'elle tient de lui comme de moi.

Citation

 

Mais, il me semble que vous nourrissez inconsciemment vos propres doutes.

J'ai une idée que votre fille ne soit plus une huître sur ce sujet et aussi qu'elle soit capable de démêler le vrai du faux. Et je vais répondre en tant que maman et non d'enseignante. Si j'ai bien suivi votre fille est en CM1 et a donc 9 ans, il est temps d'enlever le tabou de la sexualité.  Parlez-en avec elle (sans lien avec l'école), donnez lui des livres pour les pas encore ado. Mes enfants ont eu "Bientôt ados ! : Petit guide sans tabou de la puberté" https://www.amazon.fr/dp/2203141387/ref=cm_sw_r_cp_apa_i_m73VCb6F94W7J

 

Merci de vos conseils ; je verrai à commander le livre que vous me préconisez.

Citation

Ils l'ont lu à leur rythme et ma fille pose les questions qu'elle a à poser au moment où ça lui prend (maintenant qu'elle est en 1ère c'est de plus en plus précis ).  Parlez en devant elle-même si c'est pour faire une blague salace. Je n'interroge que très rarement sur mes enfants.

Qu'elle pose des questions quand bon lui semble, c'est ce que je redoute un peu pour être très franche. J'ai peur notamment de la réaction de mon mari, qui est quelqu'un d'encore plus guindé que je ne le suis moi-même ; il pourrait tout à fait la reprendre un peu sèchement, lui demander de ne pas parler de "ça" maintenant, ce qui pourrait en conséquence empirer les choses plutôt que de les aider.

En outre j'en reviens à M. U, qui est semble-t-il de la même espèce que nous, et qui dépeint - sciemment ou pas - la sexualité comme un domaine défendu, puisqu'on n'a même pas le droit de parler d'amour en classe - je ne fais pas référence à la scène que vous devez à présent connaître ; je dis qu'il défend que les élèves parlent d'amour en toute circonstance. Par conséquent, si lui aussi réagissait mal à une remarque innocente que ma fille aurait faite je pense que cela serait assez pour que ma fille se mure davantage dans son silence.

Citation

J'ai été élevée ainsi (avec un esprit carabin très prononcé) ça m'a permis de faire la même chose facilement. Ça m'a aussi permis de parler de choses difficiles (attouchements, viol) avec mes parents

Eh bien madame, au point où j'en suis actuellement sachez que j'envie l'éducation que vous avez reçue.

Citation

 

Je reprends maintenant ma casquette d'enseignante pour dire que si elle était  dans ma classe elle aurait une information à la puberté et la sexualité en  Cm2 (c'est au programme). Cette information se fait sans tabou et  ma petite expérience m'a appris deux choses :

- les enfants parlent entre eux et si on les laissent faire montent en épingle des histoires, de plus en plus tôt. (Je ne dis pas que c'est le cas de votre fille) Et ils se racontent du grand n'importe quoi.

 

Là-dessus voyez-vous je pense que c'est aussi à M. U d'assouplir le sujet, car enfin tout ce qui est défendu est attractif - vous le faites d'ailleurs justement remarquer dans la suite de votre message... Je pense que son comportement vis-à-vis de "tout cela" ne peut que favoriser ce genre dérives.

Citation

- les enfants les moins informés sont les plus sensibles sur ce sujet.

Et c'est ce qui m'effraye - hélas que voulez-vous, il est difficile de lutter contre l'éducation que l'on a reçue...

Citation

Pour en revenir à cet enseignant il est fort probable qu'il ait remarqué le boudinage (et rien d'autre à part peut-être la gêne de votre fille). Il est possible que cela l'est étonné car il ne la voyait pas ainsi. Beaucoup d'enseignants voient l'enfant dans son ensemble. On finit par les connaître très bien. La solution la plus simple est souvent la bonne

Oui, même si comme je l'avais écrit dans mon message initial cela demeure tout de même "limite" de fixer quelqu'un dans ce genre de tenue, cela l'est d'autant plus si l'on remarque la gêne de l'individu. Et puis, je ne sais pas mais enfin tout de même M. U est un enseignant expérimenté ; ma fille tend à être quelque peu complexée par ses formes - elle ne l'est pas au point de se morfondre dessus, mais tout de même il lui arrive de dire à table en plein repas:

<< Je mange comme une grosse vache. >>

Et là-dessus d'éclater en sanglots. Bien évidemment son père et moi-même la consolons et lui disons que manger est un besoin vital et qu'il est normal d'en tirer du plaisir - nous avons rajouté cet élément-là suite à une expérience que ma fille a eue alors qu'elle mangeait à la cantine à côté d'un garçon. Le plat du jour était des ailes de poulet, et D. sait si ma fille adore ça, les ailes de poulet ! Elle mangeait donc avec avidité lorsque le garçon lui lança:

<< [Ma fille], elle aime trop manger ! C'est normal, les gros ils aiment toujours manger ! >>

Bon cette histoire-là n'a absolument aucun rapport avec le sujet ; c'est tout simplement pour vous illustrer le fait que ma fille peut venir à manquer de confiance en elle, et que je pense que ce léger manque peut tout de même être discernable chez elle... Enfin je ne sais pas...

Je ne sais pas.

Citation

Concernant la remise en place de la petite, l'enseignant n'a certainement pas choisi la meilleure solution, il a probablement voulu désamorcer une bombe qui touche beaucoup de nos collègues hommes. Nous sommes des êtres humains et nous pouvons avoir peur. L'an dernier un élève de la classe d'à-coté s'est mis à raconter que j'avais montré un film porno à mes élèves. C'est l'un d'eux qui m'en a averti en classe. Il était choqué, les autres aussi. Alors oui quand on a réuni les 2 classes pour leur montrer la suite du film porno (il était une fois la vie ), je l'ai pris à partie devant les autres. Je lui ai demandé ce qu'il avait raconté  et pourquoi. Je lui ai aussi demandé s'il se rendait compte des conséquences que sa blague auraient pu avoir ? Je n'étais pas fière de moi mais la peur et la colère ont pris le.dessus

Eh bien ce que vous racontez est en effet effrayant ! Cependant je ne trouve pas étrange que M. U ait pris peur ; ce que je trouve curieux, moi, c'est la vraisemblable démesure de sa peur.

Citation

Ah et une interdiction de s'amouracher n'a jamais empêché de le faire bien au contraire.

Haha je ne l'ignore pas, allez, allez ... Plus sérieusement : j'évoquais plutôt l'autre côté du personnage qu'il a pu montrer ce jour-là, et qui n'était pas aimable - je sais qu'à leur place je n'aurais plus rien ressenti pour un homme qui se serait mis dans un tel état pour des bêtises pareilles ; ce n'aurait pas été son interdiction en tant que tel qui aurait réduit à rien tous les sentiments que j'aurais pu ressentir pour lui.

Citation

Dernier conseil, allez parler sereinement à l'enseignant de vos doutes non pas par rapport à son comportement mais de.celui de votre fille. Il aura peut-être des réponses

Quant à cela, j'hésite... J'hésite beaucoup. Je ne l'avais pas écrit, mais M. U a su que la fillette précédemment évoquée était amoureuse de lui par le biais des parents de celle-ci ; c'est d'ailleurs lui qui l'a annoncé à toute la classe - mais on peut se douter que tout le monde était déjà plus au moins au fait.

M. U avait dit-il remarqué que leur fille avait adopté une drôle d'attitude, et leur avait fait part de ses observations au détour d'une conversation - il leur avait apparemment dit cela sans chercher à en savoir davantage ; ce n'était pas ce lui les faisait s'entretenir ce jour-là. Je ne pense même pas que les parents eux-mêmes trouvaient cela grave que leur fille soit tombée amoureuse de son maître d'école, ce qui pourrait expliquer la confidence qu'ils lui ont faite - ils s'en seraient probablement abstenus s'ils avaient su ce que M. U allait faire de cette dernière.

Alors je ne voudrais pas que ma fille connaisse le même sort que cette petite, vous comprenez ?

 

Le 24/04/2019 à 07:36, AEM_iel a dit :
Citation

Madame bonjour, bonjour à tous

Bonjour madame - c'est bien aimable d'avoir une pensée pour tous les gens qui nous lisent ; un nombre assez effarant à en juger par les vues.

Citation

Pour le regard fixe à la piscine en première séance, il peut s'agir de la phase où l'enseignant diagnostique le niveau de certains élèves.

Quant à cela, j'en doute un peu : a-t-on besoin de regarder les fesses de quelqu'un pour diagnostiquer son niveau de nage ? Cela ne me semble pas tenir... Plus ça va et plus je regrette d'avoir obligé ma fille à porter son maillot de bain trop petit ; si elle avait porté un maillot adapté à sa taille qui ne l'aurait aucunement boudinée alors je crois que je m'en trouverais plus fixée. Ses formes n'auraient pas tant ressorti - pas plus que si elle avait porté un jean je pense - et ainsi il n'y aurait pas eu de quoi s'étonner d'une différence notable de morphologie ; s'il était advenu que M. U l'eût tout de même "regardée" alors là j'aurais été bien plus sceptique que je suis le suis actuellement puisque je n'aurais pas vraiment eu d'autre explication aussi "passable" si j'ose dire que celui du boudinage.

Citation

Il ne faut ni s'alarmer ni prendre les choses à la légère, parlez avec votre fille de ce qui est acceptable ou pas dans une relation avec un adulte et plus spécifiquement un enseignant.

Je verrai à lui parler de cela... En revanche pardonnez mon ignorance mais je ne sais que dire à ce sujet-là... J'ai des idées, mais j'ignore la manière dont il faudrait lui expliquer les choses - je ne sais comment en dire suffisamment sans trop en faire, sans la choquer...

Citation

Parlez en aussi indirectement aux parents de camarades moins proches de votre fille

Cela, non... Comme Bountygong vous l'a fait justement remarquer, cela est le meilleur moyen de lui créer une réputation qu'il ne mérite peut-être pas...

Citation

Et puis n'hésitez pas à en parler à l'enseignant comme vous l'avez fait sur ce forum, sans l'accuser naturellement et en présentant le malaise de votre fille, il doit être capable de justifier ses actions et puis il agira d'une manière moins "douteuse" auprès de ses élèves

Cela, je ne préfèrerais pas non, et ce à cause de ce que j'ai raconté plus haut dans ma réponse à maryl.

Citation

Votre moment discussion pré-sommeil est une excellente chose, je me permet de vous emprunter l'idée pour mes futurs enfants  !"

Haha à la bonne heure ! Êtes-vous actuellement enceinte ?

Citation

Bien à vous,

Bien à vous. Merci de votre réponse.

 

Le 24/04/2019 à 08:21, borneo a dit :
Citation

Le tabou de la sexualité, je n'imaginais pas que ça pouvait encore exister.

Je ne pense pas que mon mari et moi-même tenons tant que cela de l'exception pourtant. Là où nous vivons beaucoup de familles nous ressemblent sur ce point-là - je serais malhonnête si je disais que je savais comment chacune d'entre elles abordait le sujet de la sexualité, davantage encore si je disais qu'elles le faisaient aussi mal que nous -, mais je vois bien la réaction des enfants en tout genre - au parc, dans la rue, dans les boutiques ; où bon vous semble - dès lors que quelque chose d'"osé" est suggéré... Ils rougissent, ils s'agitent, ils gloussent, ils ricanent... Cela montre une certaine gêne, et cette gêne qu'ils ressentent ce sont très vraisemblablement les parents qui le leur ont transmis.

Citation

Le mieux est de donner les infos dès que le sujet est abordé, vers 5 ou 6 ans. Devoir passer par une "révélation" c'est faire passer le message qu'il y a là-dessous quelque chose de malsain, ou d'interdit.

Je l'entends bien, toutefois au vu de la réaction qu'a la majorité des enfants lorsque le sujet de la sexualité est abordé, ne l'ont-t-ils pas quelque part tous intégré, ce message-là ?

Citation

L'ignorance dans ce domaine met les enfants en danger.

Selon les multiples sources traitant d'abus sexuels vous avez parfaitement raison.

Citation

C'est mon avis, du moins.

 Il vise juste, pourtant.

 

Le 24/04/2019 à 09:04, Bountygong a dit :
Citation

Si je peux me permettre, surtout pas, c'est la meilleure façon de colporter de fausses accusations !

C'est très juste en effet ; je ne m'y hasarderai pas...

Citation

Une attitude franche est à mon sens la meilleure solution à adopter

Encore faut-il que M. U ne réagisse pas "mal" - quelles que soient les raisons qui le pousseraient à "mal" réagir, même si je comprendrais tout à fait sa réponse dans le cas où il ne se trouverait coupable de rien... Admettons toutefois qu'il ait commis quelque chose de répréhensible, ne craignez-vous pas qu'il ne porte sa vengeance sur ma fille ?

 

Le 24/04/2019 à 09:20, maryl a dit :
Citation

Honnêtement je le savais en théorie (et c'est pourquoi je fais cette partie du programme si redoutée par beaucoup d'enseignants de CM2) mais un jour d'anciens parents m'ont dit que leur fille avait mal au ventre. J'ai tout de suite pensé aux règles. Je leur ai dit. Le père y pensait aussi mais se sentait mal à l'aise. La mère était gênée. Elle m'a expliqué qu'ayant été élevée par une famille d'accueil elle ne savait pas comment faire et était bloquée. Elle n'osait pas demander de l'aide non plus. Ils m'ont ramené leur fille. On a discuté tout les 4. Ça a permis de lancer la discussion entre la fille et les parents. Alors oui cela existe encore.

Voilà qui illustre bien ce que j'évoquais précédemment - le sujet des règles ne me pose personnellement pas vraiment de problème toutefois ; c'est vraiment la sexualité en elle-même qui me bloque...

Citation

"Et il est facile d'attaquer les parents en les accusant de mettre en danger leur gamin, mais il faut parfois un peu d'empathie et comprendre que la facilité que l'on peut avoir dépend de l'éducation que nous avons eu.

Et vous aussi, vous visez juste.

 

Le 24/04/2019 à 09:33, Eve78 a dit :
Citation

Avez-vous vu ce film?

Oui madame je l'ai vu. Je pensais toutefois que votre message se voulait quelque peu comique - la réaction qu'il a suscitée chez Goëllette n'a fait que me conforter dans cette opinion-là.

Mais je me suis trompée.

Veuillez m'en excuser.

Citation

Il me parait totalement approprié à ce que vit votre fille.

Je ne suis pas aussi sûre que vous là-dessus. Je ne crois sincèrement pas que ma fille serait capable de sciemment accuser à tort son maître d'école ; la peine qu'elle ressentait le soir de l'"expérience" qu'elle avait vécue à la piscine était réelle - elle ne faisait pas suite à un chagrin d'amour comme ce qui était représenté dans le film que vous me conseillez ; ma fille se sentait mal comme je crois ne l'avoir jamais vue se sentir mal auparavant.

En outre je n'aime pas vraiment l'atmosphère misogyne qui règne dans ce film - cela n'est pas étranger à toutes ces œuvres qui traitent de fausses accusations de violences sexuelles à l'égard des hommes. Il m'en vient notamment une en tête : "La Chasse" de Thomas Vinterberg. C'est un film bien plus sombre que celui que vous mentionnez et en outre la misogynie y est bien plus marquée - je ne compte absolument pas le montrer à ma fille pour ces deux raisons-là.

De toute manière les sources nous montrent que les cas de fausses accusations d'abus sexuels sont très rares et que le nombre d'enfants non crus ou muselés l'emporte significativement sur le nombre d'hommes injustement condamnés.

Citation

Les films et les livres sont des bons moyens pour ouvrir les discussions avec les enfants et souvent permettent de répondre à beaucoup de leurs questions.

C'est juste en effet, oui. Ne prenez pas mal ce que j'ai écrit plus haut ; vous me semblez de bon conseil mais vraiment je ne trouve pas que "Les risques du métier" soit un très bon support pour aider les enfants à y voir plus clair sur tout ce qui entoure la "relation enseignant homme/élève" comme vous le dites.

Ne connaîtriez-vous pas une œuvre s'adressant spécifiquement aux enfants ? Les auteurs seraient peut-être plus à même d'aborder les choses avec davantage de tact.

Merci mesdames de vos messages ainsi que de tous les conseils que vous m'avez apportés.

(veuillez pardonner la longueur de ma réponse ; j'ai tendance par écrit à devenir très bavarde)

Cordialement,

Mme MM

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maryl
il y a une heure, Mme MM a dit :

Qu'elle pose des questions quand bon lui semble, c'est ce que je redoute un peu pour être très franche. J'ai peur notamment de la réaction de mon mari, qui est quelqu'un d'encore plus guindé que je ne le suis moi-même ; il pourrait tout à fait la reprendre un peu sèchement, lui demander de ne pas parler de "ça" maintenant, ce qui pourrait en conséquence empirer les choses plutôt que de les aider.

Ah les pères et leurs filles 😁 Mon fils me parle peu mais il m'a dit ne pas en ressentir le besoin. Ma fille me parle quand nous sommes seules dans la voiture ou dans sa chambre ou dans la mienne. Bref elle se débrouille pour qu'on soit seules. Ou dans les magasins où nous sommes seules dans le sens où son frère n'est pas là. Ça aide. Votre fille n'a pas l'habitude, à vous (oui je sais c'est difficile) de faire le premier pas. Vous pouvez commencer par, si vous faites les magasins ensemble, lui faire remarquer que le jeune homme là bas est mignon ou si elle a besoin de lingerie vous promener dans les rayons et faire la distinction entre lingerie de confort et celle plus suggestive. Ce sont des idées mais je ne vous connais pas et cela dépend beaucoup de vous. 

Je pense aussi que vous devriez parler avec votre mari pour lui faire comprendre que ce serait dans l'intérêt de votre fille de se détendre et qu'il vaut mieux qu'elle entende parler de sexualité par vous que par la télé ou internet. 

J'ai fini par comprendre qu'il ne fallait pas élever ses enfants dans une bulle mais les préparer au monde.

il y a une heure, Mme MM a dit :

En outre j'en reviens à M. U, qui est semble-t-il de la même espèce que nous, et qui dépeint - sciemment ou pas - la sexualité comme un domaine défendu, puisqu'on n'a même pas le droit de parler d'amour en classe - je ne fais pas référence à la scène que vous devez à présent connaître ; je dis qu'il défend que les élèves parlent d'amour en toute circonstance.

Là j'avoue que cela me laisse pantoise.

Il y a 1 heure, Mme MM a dit :

Eh bien ce que vous racontez est en effet effrayant ! Cependant je ne trouve pas étrange que M. U ait pris peur ; ce que je trouve curieux, moi, c'est la vraisemblable démesure de sa peur.

Malheureusement non. En 12 ans de carrière j'ai connu personnellement 2 cas d'hommes qui ont eu des soucis sur la foi de la parole d'enfants. Tout s'est emballé très vite et les choses sont allés très loin pour le premier bien qu'il ait été reconnu innocent.  Pour le deuxième il y a eu moins de dégâts car toute l'équipe a été solidaire avec lui et les choses se sont arrangées en interne mais il a été profondément et définitivement marqué et blessé. Nous aussi.

C'est pourquoi je vous remerciais. Peu de parents attendent avant de dénoncer et juger et cela, est difficile pour nous.

Il y a 1 heure, Mme MM a dit :

Quant à cela, j'hésite... J'hésite beaucoup. Je ne l'avais pas écrit, mais M. U a su que la fillette précédemment évoquée était amoureuse de lui par le biais des parents de celle-ci ; c'est d'ailleurs lui qui l'a annoncé à toute la classe - mais on peut se douter que tout le monde était déjà plus au moins au fait.

Je comprends votre hésitation mais prenez le problème dans l'autre sens. Prenez rendez-vous pour parler du mal-être de votre fille. Dites lui que vous ne l'accusez de rien mais que vous aimeriez avoir son aide pour résoudre le problème car vous ne savez pas comment le régler. Alors peut-être que ça sera bénéfique.  Dans l'autre entretien, l'enseignant a peut être cru recevoir un reproche. 

Il y a 1 heure, Mme MM a dit :

mais je vois bien la réaction des enfants en tout genre - au parc, dans la rue, dans les boutiques ; où bon vous semble - dès lors que quelque chose d'"osé" est suggéré... Ils rougissent, ils s'agitent, ils gloussent, ils ricanent... 

C'est une réaction normale même chez les enfants informés.  Encore plus si cela commence à les titiller et forcément ils ne savent pas réagir (et devrons l'apprendre par eux même). 

Une gamine (pré ado ou ado) qui glousse est en mode "pintade" très énervant pour l'entourage mais tout à fait normal. De plus le pintadisme (mot inventé par moi) est contagieux. Il suffit de mettre deux filles de  10 ans ou plus même calmes et intelligentes, ensemble et elles se transforment en pintages.

Il y a 1 heure, Mme MM a dit :

Je l'entends bien, toutefois au vu de la réaction qu'a la majorité des enfants lorsque le sujet de la sexualité est abordé, ne l'ont-t-ils pas quelque part tous intégré, ce message-là 

Pour la plupart des enfants ce n'est pas malsain et interdit mais inconnu (quelque soit son degré d'information). Et l'inconnu fait peur et celui là fait envie aussi. D'où la réaction des enfants. 

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Mme MM

Merci madame de votre réponse.

Il y a 3 heures, maryl a dit :
Citation

"Ah les pères et leurs filles 😁 "

Oui... Enfin pardonnez-moi, mais cela ne me fait pas sourire, moi. Ce type de comportements dits "protecteurs" des pères ne fait que tristement refléter la pensée que beaucoup d'hommes ont et selon laquelle la sexualité des femmes est quelque chose de mal - combien d'entre elles finissent à la fin par manifester divers troubles de ce côté à cause de toutes ces bêtises-là ?

Enfin je m'emporte et cela n'a pas vraiment de rapport avec votre gentil message, d'ailleurs : pardonnez-moi - c'est seulement un sujet qui a le don de prodigieusement m'énerver.

Citation

"Mon fils me parle peu mais il m'a dit ne pas en ressentir le besoin. Ma fille me parle quand nous sommes seules dans la voiture ou dans sa chambre ou dans la mienne. Bref elle se débrouille pour qu'on soit seules. Ou dans les magasins où nous sommes seules dans le sens où son frère n'est pas là. Ça aide."

Je compte commencer lors de notre fameux rituel où nous serons donc seules toutes les deux - comme vous me le préconisez.

Citation

"Votre fille n'a pas l'habitude, à vous (oui je sais c'est difficile) de faire le premier pas."

Je l'entends bien, je l'entends bien...

Citation

"Vous pouvez commencer par, si vous faites les magasins ensemble, lui faire remarquer que le jeune homme là bas est mignon ou si elle a besoin de lingerie vous promener dans les rayons et faire la distinction entre lingerie de confort et celle plus suggestive. Ce sont des idées mais je ne vous connais pas et cela dépend beaucoup de vous."

Oh là là ! Comme vous devez très vraisemblablement vous en douter ce n'est pas du tout le genre de choses que j'ai l'habitude de faire - encore moins en présence de ma fille !

Et puis qu'aurais-je à dire au sujet de la lingerie suggestive ? Je ne vois pas... Pardonnez-moi, je dois devenir très pénible, mais vraiment je suis perdue...

Citation

"Je pense aussi que vous devriez parler avec votre mari pour lui faire comprendre que ce serait dans l'intérêt de votre fille de se détendre et qu'il vaut mieux qu'elle entende parler de sexualité par vous que par la télé ou internet."

Oui vous avez tout à fait raison : c'est nécessaire que je lui en touche un mot - mais enfin au risque de me répéter, mon mari a comme moi grandi dans un univers méprisant à l'égard de la sexualité des femmes... Cela va être difficile de lui faire changer d'idée... Enfin, qui ne tente rien n'a rien et il devra de toute manière s'y faire : notre fille est un être sexuel au même titre que n'importe quel garçon, que cela lui plaise ou non.

Citation

" Là j'avoue que cela me laisse pantoise."

Oui moi aussi. Si l'on admet qu'il n'a rien fait de répréhensible, on peut se dire qu'il instaure cette interdiction en vue d'éviter toute "dérive" qu'il aura peur d'aborder - un peu comme pour mon mari et moi... Mais c'est vrai que cela laisse très songeur tout de même - c'est une bizarrerie qui est loin de lui être favorable...

Citation

"Malheureusement non. En 12 ans de carrière j'ai connu personnellement 2 cas d'hommes qui ont eu des soucis sur la foi de la parole d'enfants. Tout s'est emballé très vite et les choses sont allés très loin pour le premier bien qu'il ait été reconnu innocent.  Pour le deuxième il y a eu moins de dégâts car toute l'équipe a été solidaire avec lui et les choses se sont arrangées en interne mais il a été profondément et définitivement marqué et blessé. Nous aussi"

Eh bien, quelle histoire ! Exercent-ils toujours le même métier ? Après une telle affaire, on pourrait comprendre qu'ils éprouvent quelque appréhension à retourner faire cours devant une classe.

Citation

C'est pourquoi je vous remerciais. Peu de parents attendent avant de dénoncer et juger et cela, est difficile pour nous.

Eh bien je vous en prie - cela me surprend toutefois. Ce ne sont pas des accusations anodines ; c'est étonnant que l'on soit si prompt à en proférer...

Citation

Je comprends votre hésitation mais prenez le problème dans l'autre sens. Prenez rendez-vous pour parler du mal-être de votre fille. Dites lui que vous ne l'accusez de rien mais que vous aimeriez avoir son aide pour résoudre le problème car vous ne savez pas comment le régler. Alors peut-être que ça sera bénéfique.  Dans l'autre entretien, l'enseignant a peut être cru recevoir un reproche.

Oui vous avez sans doute raison... Au final il faudra bien lui parler de tout cela à un moment ou un autre, de toute manière. J'espère qu'il n'entreprendra rien  d'irréfléchi suite à notre entretien ; je l'espère intensément. Toute réaction imprévisible mise à part cependant, j'ignore s'il serait d'une grande aide ; il n'a pas l'air très "axé" sur les sentiments si j'ose dire - s'il ne prenait pas mal ce que je venais à lui confier, j'aurais aussi à craindre qu'il ne balaie d'un revers de la main toutes mes confidences ; vous me répondrez avec justesse que cela est toujours moins grave qu'un procès public.

Pour ce qui est de l'autre entretien : qu'est-ce qui vous fait penser cela au juste ? Je ne comprends pas...

Citation

C'est une réaction normale même chez les enfants informés.  Encore plus si cela commence à les titiller et forcément ils ne savent pas réagir (et devrons l'apprendre par eux même).

Et savez-vous comment d'une manière générale réagissent les enfants abusés sexuellement ?

Citation

Une gamine (pré ado ou ado) qui glousse est en mode "pintade" très énervant pour l'entourage mais tout à fait normal. De plus le pintadisme (mot inventé par moi) est contagieux. Il suffit de mettre deux filles de  10 ans ou plus même calmes et intelligentes, ensemble et elles se transforment en pintages

Haha ! J'avais lu qu'il y avait quelque chose de sexuel au gloussement.. Je ne sais plus ce que cela évoque exactement, dommage...

Citation

 Pour la plupart des enfants ce n'est pas malsain et interdit mais inconnu (quelque soit son degré d'information). Et l'inconnu fait peur et celui là fait envie aussi. D'où la réaction des enfants.

Vraiment ? Cela me surprend tout de même - quelquefois ils réagissent avec un certain dégoût ; vous n'avez jamais observé, cela, vous ?

Encore merci de votre message.

Cordialement,

Mme MM

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maryl
Il y a 2 heures, Mme MM a dit :

Enfin je m'emporte et cela n'a pas vraiment de rapport avec votre gentil message, d'ailleurs : pardonnez-moi - c'est seulement un sujet qui a le don de prodigieusement m'énerve

Pas de soucis. Même si la société a changé je crois que c'est quelque chose de reptilien. Les pères sont prêts à abattre ceux qui touchent à leur fille (heureusement ils ne le font pas en général). En vous répondant je prends du recul et ça me fait sourire.

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Et puis qu'aurais-je à dire au sujet de la lingerie suggestive ? Je ne vois pas... Pardonnez-moi, je dois devenir très pénible, mais vraiment je suis perdue.

 Non vous n'êtes pas pénible, il vaut mieux poser vos questions. Pour la lingerie suggestive nous l'achetons certes parce qu'elle est belle et fait se sentir bien mais aussi dans l'idée que quelqu'un la verra. Alors ce n'est pas pour les petites filles. Ca permet d'expliquer que le désir de plaire existe et qu'il est normal mais que ce ne doit pas être fait n'importe quand car quand on parle sexualité à enfant il faut aussi lui apprendre les limites. 

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Eh bien, quelle histoire ! Exercent-ils toujours le même métier ? Après une telle affaire, on pourrait comprendre qu'ils éprouvent quelque appréhension à retourner faire cours devant une classe.

Pour l'un oui pour l'autre je ne sais pas. Je n'ai pas de contact avec lui. L'institution lui a mis beaucoup de bâtons dans les roues.

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Eh bien je vous en prie - cela me surprend toutefois. Ce ne sont pas des accusations anodines ; c'est étonnant que l'on soit si prompt à en proférer...

 

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Pour ce qui est de l'autre entretien : qu'est-ce qui vous fait penser cela au juste ? Je ne comprends pas

Les devant d'école sont souvent l'équivalent du café du commerce. Les rumeurs vont bon train, sont amplifiées,, transformées et répétés. Nous recevons des reproches pour un oui ou pour un non. Ceci explique notre "peur". De plus en en plus la première question quand on apprend qu'on a un mot ou que M.ou Mme X veut nous voir est "qu'est ce que j'ai fait encore ?". Même si nous n'avons rien à nous reprocher. 

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Et savez-vous comment d'une manière générale réagissent les enfants abusés sexuellement ?

Je ne sais pas. Je pense pas qu'il y ait de généralités. Trop de facteurs entrent en compte. 

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Haha ! J'avais lu qu'il y avait quelque chose de sexuel au gloussement.. Je ne sais plus ce que cela évoque exactement, dommage..

Certainement. Les enfants sont sexués dès la naissance. Aujourd'hui, on se moque beaucoup de Freud mais il n'a pas dit que des bêtises.

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Vraiment ? Cela me surprend tout de même - quelquefois ils réagissent avec un certain dégoût ; vous n'avez jamais observé, cela, vous ?

Oui aussi. Cela prouve juste qu'ils ne sont pas prêts. 

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

il n'a pas l'air très "axé" sur les sentiments si j'ose dire

Ne lui parlait pas de sentiments mais uniquement de votre inquiétude. Vous pouvez, si vous le sentez prêt à entendre, lui parler des réactions physiques de votre fille mais en généralisant sans le mettre en cause.

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Enfin, qui ne tente rien n'a rien et il devra de toute manière s'y faire : notre fille est un être sexuel au même titre que n'importe quel garçon, que cela lui plaise ou non.

Ne mettez pas en péril votre couple pour autant. S'il ne peut vous aider vous allez devoir faire comme beaucoup de femmes avant... sans lui voire contre ses réactions en secret. C'est dommage.

Avez vous une amie plus à l'aise ? Elle peut vous aider. Et parlez de votre difficulté à votre fille, elle comprendra et l'aidera à s'ouvrir. Ou allez voir ensemble un médecin ou une psychologue pour vous aider à ouvrir le sujet. Ce n'est pas une honte de dire devant votre fille à un professionnel: "A la maison, la sexualité est tabou et je voudrais que ça change mais je ne sais pas comment faire." Au contraire c'est une preuve de force. Et c'est aussi une façon de dire à votre fille "c'est pour toi maintenant mais aussi pour la future maman que tu seras peut-être".

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Mme MM

Merci madame de votre message.

Il y a 14 heures, maryl a dit :
Citation

 

Pas de soucis. Même si la société a changé je crois que c'est quelque chose de reptilien. Les pères sont prêts à abattre ceux qui touchent à leur fille (heureusement ils ne le font pas en général). En vous répondant je prends du recul et ça me fait sourire.

 

 
Hélas, oui, hélas - les femmes sont les premières victimes de ce genre de comportements, et je ne parle pas là que des filles. Je parle aussi des épouses - s'ils ont le sentiment qu'il y a quelque chose de mal à ce que leur fille ait des rapports sexuels - et qu'ils pensent ce qu'ils pensent des autres filles qui en ont, alors que pensent-ils réellement de leur épouse ?... Vous comprenez ce que je veux dire ?...
 
Citation

Non vous n'êtes pas pénible, il vaut mieux poser vos questions. Pour la lingerie suggestive nous l'achetons certes parce qu'elle est belle et fait se sentir bien mais aussi dans l'idée que quelqu'un la verra. Alors ce n'est pas pour les petites filles. Ca permet d'expliquer que le désir de plaire existe et qu'il est normal mais que ce ne doit pas être fait n'importe quand car quand on parle sexualité à enfant il faut aussi lui apprendre les limites. 

Je vois... Je ne pense pas avoir à craindre que ma fille dépasse les limites là-dessus toutefois ; elle tend à être très pudique - de part son éducation je suppose, et aussi comme je l'ai déjà mentionné parce qu'elle a un certain manque de confiance en elle. Enfin il n'est jamais trop mal de le préciser, vous avez raison.

Citation

 Les devant d'école sont souvent l'équivalent du café du commerce. Les rumeurs vont bon train, sont amplifiées,, transformées et répétés. Nous recevons des reproches pour un oui ou pour un non. Ceci explique notre "peur". De plus en en plus la première question quand on apprend qu'on a un mot ou que M.ou Mme X veut nous voir est "qu'est ce que j'ai fait encore ?". Même si nous n'avons rien à nous reprocher.

Ah oui en effet ! Quelle malheureuse situation - toutefois ce jour-là M. U et les parents de la petite avaient pris rendez-vous pour une tout autre affaire, et ce n'est pas eux qui lui ont fait savoir de but en blanc que leur fille nourrissait des sentiments pour sa personne ; comme je l'ai écrit c'est au hasard de la conversation qu'il l'a appris. Ce fut quelque chose de très fortuit - je ne pense pas en l'état des choses qu'il ait pu voir cela comme un reproche, enfin je ne sais pas ; je ne suis pas enseignante, je ne saisis peut-être pas complètement la réalité de votre métier...

Citation

 Certainement. Les enfants sont sexués dès la naissance.

Haha assurément oui ! Et les filles autant que les garçons !

Tout de même il faut que je retrouve cet article...
 
Citation

Oui aussi. Cela prouve juste qu'ils ne sont pas prêts. 

Pas prêts à une sexualité de "grands", vous voulez dire ? Je sais toutefois qu'ils peuvent aussi exprimer un dégoût rien qu'à entendre que d'autres enfants de leur âge sont amoureux.

 
Citation

 Ne lui parlait pas de sentiments mais uniquement de votre inquiétude. Vous pouvez, si vous le sentez prêt à entendre, lui parler des réactions physiques de votre fille mais en généralisant sans le mettre en cause.

Oui, mais l'inquiétude est un sentiment, n'est-ce pas ? Peut-être croira-t-il que je dramatise... Et que ma fille aussi, d'ailleurs. Enfin je ne sais pas.

Et puis pourquoi faut-il veiller à prendre mille précautions avant de lui parler, à celui-là aussi ? Ça devient pénible tout de même - peut-être est-ce qu'à cause de toutes ses années d'enseignement il a du mal à prendre du recul. Il a tendance à se conduire un peu en "chef" ; cela peut lui arriver de faire appeler un élève d'une autre classe dans son cours pour lui remonter les bretelles devant tout le monde - à l'image de ce qu'il a fait avec la petite fille. Très honnêtement, est-ce que c'est commun, de faire ce genre de choses ? Je ne crois pas - quand bien même le petit l'aurait mérité. De même, est-ce que c'est commun de ne jamais sourire aux enfants, à son interlocuteur, à les fixer sans rien dire ? Pourquoi toujours garder cet air sévère, bourru, prêt à bondir ? Ne pense-t-il pas aux enfants facilement impressionnables à l'image de ma fille ?
 
Vous savez c'est l'inconvénient majeur des enseignants "avec de la bouteille" comme on dit : ils ont leurs "habitudes" et personne n'ose plus leur dire quoi que ce soit.
 
Et voilà où j'en suis à cause de ça, à cause de toutes ses excentricités... Et puis je ne sais pas.
 
Citation

Ne mettez pas en péril votre couple pour autant.

Oh non rassurez-vous là-dessus ; je disais seulement que ma fille aura - je l'espère si elle le désire tout du moins - une vie sexuelle comme toutes les autres filles le désirant et comme toutes les femmes d'aujourd'hui qui l'avaient désiré et dont les pères n'ont su les entraver. Mon mari devra bien s'y faire comme eux s'y sont faits - cela étant je ne pense pas qu'il soit si obtus que cela ; il veut son bonheur autant que moi, après tout.

Citation

S'il ne peut vous aider vous allez devoir faire comme beaucoup de femmes avant... sans lui voire contre ses réactions en secret. C'est dommage.

Je crois qu'avec de la patience je saurai lui faire parvenir à changer son comportement ; il ne veut certainement pas que notre fille devienne aigrie parce que brimée pour un besoin naturel et qu'elle soit à l'image de tant de femmes auxquelles je pense... Non, non, je le connais ; il ne veut décidément pas de cela.

En outre comme je l'ai mentionné dans mes précédents messages, ma fille n'est pas toute mince... J'ai peur que cela la complexe par rapport à l'image étriquée que la Société a d'une femme dite "belle" - je sais que cela m'a complexée, moi.
 
Alors je ne veux pas qu'elle soit davantage freinée dans sa vie de tous les jours par ces âneries d'un autre âge - réflexe reptilien ou pas, moi je m'en moque comme de ma première chemise ; c'est à mon mari et à lui seul de changer son comportement pour le bien-être de notre fille. Cela le fera peut-être souffrir, mais au risque de paraître cruelle je me fiche bien de sa souffrance à lui, parce que c'est à une vie de souffrances que lui peut condamner notre fille - et puis qu'est-ce que c'est que cette souffrance idiote, d'abord ? Admettons que ma fille soit atteinte d'une maladie incurable, qu'elle ait un accident qui la laisse estropiée... Là oui : il y a de quoi souffrir - et je souffrirai autant que lui. Mais souffrir parce que sa fille ose avoir une sexualité, vraiment ? S'il vient à avoir une réaction aussi stupide, alors qu'il ne s'attende à aucune compassion de ma part ; je suis très tranchée là-dessus - n'ayez crainte toutefois ; je ne pense pas que l'on en arrive à des extrémités pareilles. Il n'est pas non plus fermé à tout dialogue et je le répète il veut rendre notre fille heureuse. Si elle doit ba**er pour l'être - pour parler crûment -, alors il répondra:
 
<< Qu'elle ba*se. >>
 
Et ce sera tout - je crois.
 
Enfin je m'emporte à nouveau - pardonnez-moi encore.
 
Citation

Avez vous une amie plus à l'aise ? Elle peut vous aider. Et parlez de votre difficulté à votre fille, elle comprendra et l'aidera à s'ouvrir. Ou allez voir ensemble un médecin ou une psychologue pour vous aider à ouvrir le sujet. Ce n'est pas une honte de dire devant votre fille à un professionnel: "A la maison, la sexualité est tabou et je voudrais que ça change mais je ne sais pas comment faire." Au contraire c'est une preuve de force. Et c'est aussi une façon de dire à votre fille "c'est pour toi maintenant mais aussi pour la future maman que tu seras peut-être".

Le médecin est une bonne idée - en effet je ne me sens pas non plus à l'aise à aborder le sujet avec une amie, aussi proche soit-elle. Je crois avoir besoin d'un regard neutre et étranger comme le vôtre. Le médecin serait une bonne solution.

Vous savez je compte commencer à lui parler dès ce soir - avec tact, bien-sûr. Je compte revenir sur la reproduction animale et enchaîner en lui disant que l'on peut faire ce qu'il est
nécessaire de faire pour avoir des enfants sans pour autant désirer en avoir... Je suppose qu'elle le sait déjà toutefois... Enfin c'est une amorce comme une autre, non ?

Merci madame de votre réponse.

Cordialement,

Mme MM

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Mme MM

(pardonnez-moi du double post : ma réponse est-elle visible de tous ou seulement de moi ? Je ne la vois pas apparaître en retournant à la liste des sujets)

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maryl

Votre réponse est visible 

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maryl
il y a 58 minutes, Mme MM a dit :

Hélas, oui, hélas - les femmes sont les premières victimes de ce genre de comportements, et je ne parle pas là que des filles. Je parle aussi des épouses - s'ils ont le sentiment qu'il y a quelque chose de mal à ce que leur fille ait des rapports sexuels - et qu'ils pensent ce qu'ils pensent des autres filles qui en ont, alors que pensent-ils réellement de leur épouse ?... Vous comprenez ce que je veux dire

Oui je comprends. Cependant ils font sûrement la différence entre une fillette et une femme et surtout leur femme. Le plaisir féminin est maintenant admis. On est tous choqués à l'idée qu'une fillette ait une sexualité et il est difficile pour des parents de voir leur enfant grandir en particulier les pères pour leur fille et les mères pour leur fils.

il y a une heure, Mme MM a dit :

Je vois... Je ne pense pas avoir à craindre que ma fille dépasse les limites là-dessus toutefois ; elle tend à être très pudique - de part son éducation je suppose, et aussi comme je l'ai déjà mentionné parce qu'elle a un certain manque de confiance en elle. Enfin il n'est jamais trop mal de le préciser, vous avez raison.

Elle ne le fera pas volontairement mais les débuts sont souvent compliqués et il est facile d'être maladroit. Mais elle n'y est pas encore. 

il y a une heure, Mme MM a dit :

En outre comme je l'ai mentionné dans mes précédents messages, ma fille n'est pas toute mince... J'ai peur que cela la complexe par rapport à l'image étriquée que la Société a d'une femme dite "belle" - je sais que cela m'a complexée, moi.

C'est un sujet difficile. Je connais. Se plaint-elle de son apparence?  Là aussi le médecin peut vous aider. Elle va devoir apprendre à s'aimer comme elle est et votre regard aimant peut l'aider. On a aussi tendance à reporter sur nos enfants nos propres souffrances. Surtout si elles sont restées enfouies toutes ces années. 

il y a une heure, Mme MM a dit :
Vous savez je compte commencer à lui parler dès ce soir - avec tact, bien-sûr. Je compte revenir sur la reproduction animale et enchaîner en lui disant que l'on peut faire ce qu'il est
nécessaire de faire pour avoir des enfants sans pour autant désirer en avoir... Je suppose qu'elle le sait déjà toutefois... Enfin c'est une amorce comme une autre, non ?

Je me permets en espérant ne pas vous blesser. Et si vous lui parliez de femme à futur femme et non comme enseignante ? En tant que femme vous savez qu'à son âge on se pose des questions. Le corps change, il peut y avoir des douleurs... bref. Positionnez vous en complice. Vous pouvez lui dire que vous êtes mal à l'aise mais que vous ne voulez pas la même chose pour elle. Ça l'aidera à s'ouvrir. Pour amorcer vous pouvez lui dire que vous avez lu des témoignages ou des articles et que vous vous êtes rendu compte que vous deviez en parler avec elle.

Pour l'enseignant, attendez de voir comment ça évolue si vous ne vous sentez pas à l'aise. 

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Mme MM

Merci madame de votre réponse.

Il y a 2 heures, maryl a dit :
 
Citation

 Oui je comprends. Cependant ils font sûrement la différence entre une fillette et une femme et surtout leur femme.

Hmm je ne crois pas que l'âge de la fille ou de la femme soit déterminant étant donné qu'ils manifestent ces comportements-là durant l'adolescence de leur fille majoritairement, soit à un âge où elle a développé un corps de femme - on peut donc concéder qu'elle ait une sexualité, pourtant combien de pères réagissent mal à ses manifestations ?

Citation

Le plaisir féminin est maintenant admis.

Et c'est tant mieux, ma foi !

Citation

On est tous choqués à l'idée qu'une fillette ait une sexualité

Oui vous visez très juste, oui. Lorsqu'une petite fille se masturbe on réagit avec indignation ; lorsque c'est un petit garçon on s'en amuse. Une petite fille est censée être asexuelle dans l'imaginaire collectif - et cela a bien évidemment un impact sur la sexualité de la future femme qu'elle sera.

Citation

et il est difficile pour des parents de voir leur enfant grandir en particulier les pères pour leur fille et les mères pour leur fils.

Je crois que ce qui rend difficile pour un père de voir grandir sa fille c'est l'acquisition de son corps d'adulte - elle peut attirer les regards ; or une femme qui attire les regards est mal vue, parce que cela suggère qu'il émane d'elle quelque chose de "sexy", or la sexualité féminine, c'est mal selon ces messieurs. Vous noterez également une certaine hypocrisie, parce qu'une femme qui n'attire pas le regard est aussi mal vue et blesse l'orgueil paternel.

Et ce serait les femmes qui seraient contradictoires !

Citation

Elle ne le fera pas volontairement mais les débuts sont souvent compliqués et il est facile d'être maladroit. Mais elle n'y est pas encore.

Je crois bien pourtant que nombre de filles qui "dépassent les limites" - pour reprendre les mêmes termes - le font volontairement, tout simplement parce que nombre d'entre elles connaissent des complexes physiques - en attirant les regards elles se rendent compte qu'ils ne sont pas si importants que cela et qu'elles peuvent tout de même plaire. Dans d'autres cas aussi certaines pensent que leur corps est la seule chose chez elles qui pourrait attirer les hommes.

Citation

C'est un sujet difficile. Je connais. Se plaint-elle de son apparence?  Là aussi le médecin peut vous aider. Elle va devoir apprendre à s'aimer comme elle est et votre regard aimant peut l'aider. On a aussi tendance à reporter sur nos enfants nos propres souffrances. Surtout si elles sont restées enfouies toutes ces années.

Non, non fort heureusement. Comme je l'ai écrit plus haut elle pense quelquefois qu'elle "mange comme une grosse vache", mais elle ne se plaint pas de son apparence en tant que tel. Ou alors elle le fait devant ses copines et je ne peux pas savoir.

Je ne voudrais pour rien au monde la "contaminer" si je puis dire.
 
Citation

Je me permets en espérant ne pas vous blesser. Et si vous lui parliez de femme à futur femme et non comme enseignante ? En tant que femme vous savez qu'à son âge on se pose des questions. Le corps change, il peut y avoir des douleurs... bref. Positionnez vous en complice. Vous pouvez lui dire que vous êtes mal à l'aise mais que vous ne voulez pas la même chose pour elle. Ça l'aidera à s'ouvrir. Pour amorcer vous pouvez lui dire que vous avez lu des témoignages ou des articles et que vous vous êtes rendu compte que vous deviez en parler avec elle.

Ah oui lui exprimer mon malaise : bonne idée... Oui d'accord.

Citation

Pour l'enseignant, attendez de voir comment ça évolue si vous ne vous sentez pas à l'aise.

Pardonnez-moi de me montrer insistante mais vous n'avez pas répondu à mes questions - mais je ne vous en veux pas ; en me relisant on pourrait croire que je n'attends aucune réponse haha, désolée ! Le comportement de M. U est-il commun aux comportements des enseignants "avec de la bouteille" ?

Merci de votre message.

Cordialement,

Mme MM

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Gutenberg92
Le 24/04/2019 à 09:04, Bountygong a dit :

Si je peux me permettre, surtout pas, c'est la meilleure façon de colporter de fausses accusations !

Pour en avoir souffert (pas de cet ordre), je vous recommande vivement d'aller discuter directement avec l'enseignant qui tombera certainement des nues. Une attitude franche est à mon sens la meilleure solution à adopter.

Bonjour, je n'étais pas venu pour ça, mais j'ai vu le message donc je donne un avis.

Globalement, je pense aussi que c'est l'attitude qu'il faut avoir. Et surtout, rester entre des discussions d'adultes.
Je ne dis pas ça pour vous apeurer, mais il arrivera un moment ou l'enfant aura des revendications de problèmes qui légitimement ne seront pas du ressort d'un adulte non plus (donc des discussions d'enfants entre eux).
 

Sur cette partie, je ne peux que être d'accord. Etant un homme, je sais que les enfants sont différents dans l'attitude entre un Maître et une Maîtresse.

Le 21/04/2019 à 21:34, edithw a dit :

Bref, j'ai le sentiment que les filles de cette classe se pâment devant Monsieur U et son air sévère....

 

J'ai également ce sentiment. Et ça rejoint la façon dont les élèves sont différents avec un maître et une maîtresse. Les filles étant majoritairement plus expressive, cela se voit plus, mais les garçons ont aussi une relation de même ou de comparaison avec un maître, que les filles ont peut être avec une maîtresse.
 

Le 21/04/2019 à 20:54, barbotinne a dit :

Tant que vous serez dans ce doute vous ne serez pas sereine et vous verrez partout des signes même si ça n'en est pas. 

Il est difficile de vous conseiller autrement ne connaissant pas le Maitre en question, ni votre fille ni vous et ne pouvant pas vous dire si vous avez raison ou non.

Et ne questionnez plus votre fille chaque jour, sinon elle aussi elle verra des choses à dire qui ne seront peut etre que le fruit de son imagination ou de son inconscient  qui veut vous "faire plaisir" en entrant dans votre "jeu".

 

Je rappelle aussi, et  je rejions barbotinne, vous le dites tant mieux. Que la frontière entre la réalité et l'imaginaire d'un point de vue neurologique-psychique compte tenu de l'âge n'est pas si précise. Et si cela on ajoute, des sentiments (ou des émotions ou des ressentis au moins, ce qui est le cas).
Donc nourrir l'imaginaire ou l'inconscient d'un enfant n'est pour moi pas tout a fait adequat.

Pour information, ce que l'on peut dire à un Maître peut être de l'ordre de savoir comment se passe la relation entre votre enfant et elle. Et du ressenti de sa fille.
Je vous donne juste un exemple. Une maman m'a dit, il y a peu que sa fille n'était pas très à l'aise encore à l'école ... Ce qui est en fait globalement faux, elle est même très à l'aise, elle ne veut juste pas en parler à sa mère (du moins, elle ne le dit pas à sa mère).

Autre exemple si il en faut : Je vois, j'ai vu 3 comportements totalement différent d'un (des) élève(s). Lorsqu'elle (il) est en cours, lorsqu'il y a la présence d'une autre maîtresse, lorsque nous sommes en réunion avec d'autres adultes (et pourtant, c'est la même élève, mais la relation peut être différente selon le contexte).




 

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Mme MM
Bonsoir à toutes et à tous.
 
Je reviens à vous après un moment de silence. Pardonnez monsieur Gutenberg l'absence de toute réponse ; la période a été pour moi très chargée. Sachez malgré tout que j'ai tenu compte de votre opinion comme de toutes les autres opinions qui m'ont été formulées.
 
J'ai donc après maintes réflexions et à la lumière de toutes vos remarques pris rendez-vous avec M. U vendredi dernier.
Au début de notre entretien j'ai ressenti un peu de nervosité de sa part... J'ai balayé cela d'un revers de la main comme on m'a fait remarquer que les rendez-vous demandés par les parents étaient souvent l'occasion pour eux d'accuser l'enseignant de tous les maux possibles et imaginables.
J'ai donc commencé par aborder le sujet des notes de ma fille afin d'amorcer la chose en douceur ; il m'a répondu qu'elle est bonne élève mais qu'elle ne participe pas beaucoup en classe quoiqu'elle puisse connaître les réponses à ses questions. J'ai décidé de rebondir là-dessus ; je lui ai demandé comment était son comportement de manière générale. Il a un peu tiqué là-dessus, a pris une légère inspiration et m'a répondu qu'il trouvait ma fille assez renfermée et peu sûre d'elle. J'ai profité de ce moment-là pour lui dire que " j'[avais] remarqué que ma fille ne se sen[tait] pas nécessairement très à l'aise avec lui". 
 
Il a baissé les yeux et a à nouveau pris une profonde inspiration. Il m'a demandé ce que "[j'entendais] par là". Sur le coup sa question m'a paru étrange ; je me disais que ma fille ne devait pas être la seule à qui il inspirait une certaine crainte et j'ai trouvé bizarre qu'il veuille que je lui donne des détails là-dessus.
J'ai eu un peu de mal à retrouver les mots que j'avais préparés pour illustrer mes peurs:
<< Eh bien cela s'est passé durant une séance de sport... >>.
Il m'a coupée net là-dessus:
<< Ah vous voulez parler de l'incident lors de la séance de volley ?! >>
Je suis restée coite pendant quelques secondes. Je ne voyais pas du tout ce à quoi il faisait allusion ; il le remarqua et me demanda en balbutiant si je voyais de quoi il voulait parler. Je lui ai répondu que non. Il s'est éclairci la gorge et a repris d'une voix chevrotante qui ne lui ressemblait pas du tout:
<< Euh eh bien lors d'une séance de volleyball en début d'année j'ai dû attraper [ma fille] par les fesses afin de l'aider à sauter... Je n'y ai pas pensé à deux fois en le faisant mais j'ai remarqué après coup que ça l'avait mise mal à l'aise... >>
Il s'est tu abruptement. Il était manifestement très gêné. J'étais pour ma part très étonnée de cette nouvelle ; ma fille ne m'en avait jamais parlé. J'étais aussi très surprise de la réaction de M. U, lui qui ne laisse d'ordinaire rien transparaître. Cela me mettait mal à l'aise et sans trop réfléchir j'essayai de tempérer les choses:
<< Je ne sais pas si c'est cet événement en particulier qui l'indispose ; pour tout vous dire elle ne m'en a jamais parlé...  Enfin vous savez je crois que c'est plutôt autre chose... Vous êtes un homme ; vous avez une grosse voix et vous êtes physiquement assez imposant. Tout cela peut l'intimider... >>
Il a semblé se calmer un peu lorsque je lui ai dit que ma fille ne m'avait rien confié. Il m'a répondu qu'"effectivement il peut intimider les enfants quelquefois, et les petites filles en particulier". Là-dessus il fait une pause et avant que je ne puisse lui dire quoi que ce soit me demande d'un regard fixe et d'une voix dont je pouvais deviner l'inquiétude:
<< Mais si ce n'est pas à cet incident-là que vous pensiez, de quoi vouliez-vous parler ? >>
J'ai alors eu à nouveau un peu de peine à retrouver mes mots.
<< Cela s'est passé durant une séance de natation et non de volleyball. Ma fille s'est trouvée mal à l'aise d'être en maillot de bain devant vous ; elle dit que vous la regardiez beaucoup... >>
Je n'ai pas eu le temps d'en dire davantage ; là-dessus il a commencé à s'agiter. Son énervement était palpable.
<< "La regarder" ? "La regarder" ? Quoi, qu'est-ce qu'elle entend par là ? >>
Je me suis tout de suite souvenue de ce qu'avait vécu la camarade de ma fille ; cela m'a fait quelque peu angoissée et j'ai donc essayé de le calmer du mieux que j'ai pu, cherchant péniblement mes mots et d'une voix ridiculement tremblotante:
<< Oh rien, rien rassurez-vous : rien... C'est seulement qu'elle avait remarqué que vous la regardiez, et que ça l'avait mise mal à l'aise...  Vous savez quelquefois vous regardez fixement sans rien dire... "Regarder", c'est seulement cela : "regarder"... >>
Là-dessus il resta silencieux et me dit qu'il souhaitait mettre fin à notre entrevue. Je restai bêtement coite tandis qu'il se leva prestement, puis songeant de nouveau à la fillette que j'ai précédemment mentionnée je le priai de ne surtout pas prendre ma fille en grippe, de ne pas la prendre à partie devant ses camarades, qu'elle ne pensait pas à mal... Il m'a simplement répondu, un peu irrité : "D'accord, d'accord.". Il m'a serré la main et il m'a quittée sans demander son reste.
 
Ma fille m'attendait assise sur un banc un peu plus loin ; je lui avais dit la vérité - à savoir que j'avais pris rendez-vous avec son enseignant afin notamment de lui parler de ce qu'il s'était passé à la piscine ; lorsque je lui avais annoncé cela elle avait baissé le regard et changé de sujet... Cela l'indispose toujours manifestement, et ce malgré les discussions que j'ai pris soin de mettre en place... Vous me direz qu'on ne change pas des années d'éducation comme cela... Enfin...
 
Je remarquai qu'elle était un peu anxieuse ; elle se mordait les lèvres et tapait du pied. Lorsque j'approchai de plus près elle me lança vivement : "Eh alors ???". Je lui répondis que je préférais attendre d'être rentrées à la maison avant de lui parler de ce qui s'était dit. Elle hocha la tête et nous rentrâmes comme convenu.
 
Une fois arrivées dans sa chambre - elle assise sur son lit et moi sur ma chaise habituelle - elle réitéra la question - en toute honnêteté je ne savais pas trop quoi lui répondre ; M. U avait prestement mis fin à la conversation et je n'avais pas pu obtenir grand-chose de lui. Je décidai en revanche de la questionner sur cet "incident" comme l'avait nommé M. U.
<< Dis [ma fille], M. U m'a dit qu'il t'avait attrapé les fesses pour t'aider à sauter lors d'un cours de volley : c'est vrai, cela ? >>
Là-dessus elle baissa les yeux, regarda un peu partout dans la pièce comme si elle était à la recherche de quelque chose - elle était manifestement gênée et cherchait un moyen de s'échapper de la situation dans laquelle elle se trouvait. Elle bredouilla quelques mots inintelligibles. Je lui demandai de répéter. Elle resta muette. La voyant en peine j'entrepris de l'aider à débloquer sa parole:
<< Tu sais je ne vais pas te réprimander de ne pas me l'avoir si c'est bel et bien arrivé... Alors, c'est vrai ? >>
Toujours sans me regarder elle hocha la tête et me répondit doucement "oui". Un silence s'installa. Elle restait assise sans bouger. Elle avait honte. Quant à moi j'étais pensive ; la scène de cet "incident" me paraissait étrange - je ne voyais pas et je ne vois toujours pas comment on peut "aider quelqu'un à sauter" tout d'abord, et ensuite qu'on le fasse en attrapant les fesses. Bien évidemment je ne fis aucune remarque et tâchai de garder tous mes doutes pour moi. J'essayai d'en savoir davantage sans la brusquer ; voyant qu'elle se renfermait peu à peu, je décidai de faire un peu d'humour:
<< Tu avais du mal à sauter ? Ben ça alors, pourtant tu es toujours imbattable à la corde à sauter ! >>
Mon "humour" l'a semble-t-il un peu agacée puisqu'elle répliqua d'un ton vif:
<< Maman le maître c'est un menteur ! C'est pas pour m'aider à sauter qu'il m'a attrapé les fesses ! >>
Je restai silencieuse un moment - son ton frôlait l'insolence ; cela ne lui ressemblait pas. Je décidai pour cette fois-ci de ne lui faire aucune remarque. L'inquiétude me gagnait de plus bel.
<< [Ma fille], pourquoi dis-tu que M. U est un menteur ? >>
Elle croisa les bras sur sa poitrine ; je pouvais l'entendre sangloter doucement. Je décidai de ne pas la prendre dans mes bras tout de suite, la voyant sur le point de me révéler quelque chose.
<< Je portais pas de culotte sous mon jogging ce jour-là et il l'avait remarqué ; c'est pas pour m'aider qu'il m'a attrapée, c'est pour en profiter. >>
Elle a alors éclaté en larmes pour de bon. Je la pris dans mes bras, et tout en la réconfortant je repensais à vos messages - que ma fille percevait mes peurs et qu'ainsi elle "rentrait dans mon jeu" ; j'essayai donc de me calmer et de me dire qu'elle interprétait mal des situations innocentes.
Quand elle se calma un peu je lui dis que c'était très bien de se confier à moi comme elle l'avait fait. Comme je la sentais plus expansive que quelques minutes auparavant j'entrepris de reprendre le dialogue ; je commençai par lui faire comprendre entre autres que je ne voyais pas comment elle pouvait être aussi sûre de ce qu'elle affirmait. Elle me répondit un peu agressive:
<< Je le sais c'est tout. >>
Là-dessus elle se tut quelques instants puis déclara:
<< Maman, j'ai plus envie de parler de sexualité ce soir. >>
Eh oui "parler de sexualité" ; c'est le langage que j'emploie... J'acquiesçai et lui dis que nous n'étions pas obligées de parler de cela si ça la gênait.
 
Depuis ce jour nous ne parlons plus de sexualité lors de notre rituel. Elle ne veut plus ; c'est elle qui me le dit avant que nous ne parlions de quoi que ce soit. Cela m'ennuie car je sentais qu'elle devenait au fur et à mesure des jours plus encline à la discussion - tout cela semble réduit à rien à présent.
 
Au terme de ce message je dois vous paraître très pénible, mais je dois vous avouer que cet entretien n'a pas vraiment dissipé mes doutes... J'ai essayé de le retranscrire aussi fidèlement que possible ; je vous laisserai le soin de vous forger votre propre opinion... J'ignore si ma fille "transpose" comme certains ici semblent le suggérer - je crois pourtant ne rien laisser transparaître de mes angoisses. Mon mari n'a d'ailleurs rien remarqué ; il se comporte tout à fait normalement. Je sais cependant que prendre tout sur moi me nuit grandement - depuis vendredi dernier je rêve de la scène de l'"incident" ; c'est invariable.
 
Je crois que je vais demander rendez-vous avec mon médecin traitant dès lundi et lui demander à ce qu'il voie ma fille comme on me l'a déjà conseillé.
 
Je n'y vois pas clair. Je ne sais qui ni que croire. Je suis seule avec mes doutes. J'ai besoin d'aide. J'ai peur.
 
Merci d'avoir pris le temps de me lire.
 
Cordialement,
 
Mme MM

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maryl

Bonsoir madame 

Difficile de vous donner un avis. Le maître est visiblement gêné. Mais il est impossible de savoir pourquoi. Le fait qu'il ait reconnu spontanément l'incident du volley-ball me semble positif cependant. Le "je sais c'est tout" de votre fille laisse à penser qu'il y a eu discussion entre camarades.  

Les pleurs d'un enfant sont synonymes qu'il y a un soucis. Mais le soucis peut ne pas être celui exprimé.

Je pense qu'il est en effet bon de passer par une personne "neutre" pour que votre fille dise ce qu'elle a à dire. Je vous conseillerais de la laisser seule dans le cabinet du médecin en lui expliquant qu'elle peut tout lui dire, que le médecin ne vous diras rien. Le médecin, tenu au secret professionnel, ne vous dira en effet rien de particulier sauf s'il a des conseils à vous donner ou une alerte à faire. 

Pour votre fille ça lui permettra de parler sereinement. Et pour vous, cela devrait vous décharger. C'est parfois nécessaire de laisser quelqu'un prendre le relais. Ce n'est pas abandon de son rôle de mère bien au contraire.

Comment se sont passés les jours de classe depuis votre rendez-vous? 

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Mme MM
Il y a 19 heures, maryl a dit :
Citation

Bonsoir madame

Bonsoir madame.

Citation

Difficile de vous donner un avis. Le maître est visiblement gêné. Mais il est impossible de savoir pourquoi.

Oui je comprends et j'entends également que vous ne puissiez lire dans les pensées de quelqu'un - surtout à partir de comportements rapportés.

Citation

Le fait qu'il ait reconnu spontanément l'incident du volley-ball me semble positif cependant.

Oui il est vrai que cette confidence ne joue pas en sa défaveur - ce que je ne comprends pas c'est l'idée d'"aider quelqu'un à sauter".

Citation

Le "je sais c'est tout" de votre fille laisse à penser qu'il y a eu discussion entre camarades.

Tenez je n'y avais pas pensé... Je ne me suis pas demandé si quelqu'un avait été témoin de cet "incident" ou bien si tout le monde était trop concentré sur une partie en cours pour y faire vraiment attention - s'il y a eu témoin cela pourrait expliquer pourquoi M. U a reconnu ce qu'il s'est passé avec tant de spontanéité...

Je questionnerai ma fille là-dessus.

Citation

Les pleurs d'un enfant sont synonymes qu'il y a un soucis. Mais le soucis peut ne pas être celui exprimé

Oui nous sommes d'accord là-dessus : il y a bel et bien quelque chose qui perturbe grandement ma fille - ou alors elle n'agirait pas de la sorte, cela j'en suis sûre.

Citation

Je pense qu'il est en effet bon de passer par une personne "neutre" pour que votre fille dise ce qu'elle a à dire. Je vous conseillerais de la laisser seule dans le cabinet du médecin en lui expliquant qu'elle peut tout lui dire, que le médecin ne vous diras rien. Le médecin, tenu au secret professionnel, ne vous dira en effet rien de particulier sauf s'il a des conseils à vous donner ou une alerte à faire.

C'est donc ce que je ferai.

Dites-moi cependant : s'il apprenait de la bouche de ma fille que M. U s'est montré "incorrect" avec elle, préviendra-t-il de lui-même les autorités sans m'en informer directement ou bien devra-t-il d'abord m'alerter ?

Pardonnez-moi si cette question vous semble bête - c'est que je ne connais absolument rien en matière de procédure judiciaire.

Citation

Pour votre fille ça lui permettra de parler sereinement. Et pour vous, cela devrait vous décharger. C'est parfois nécessaire de laisser quelqu'un prendre le relais. Ce n'est pas abandon de son rôle de mère bien au contraire.

Oui je crois que cela me fera du bien de ne plus être la seule adulte à être au fait. Seulement voyez-vous j'éprouve toujours la crainte d'entacher la réputation d'un honnête homme...

Citation

Comment se sont passés les jours de classe depuis votre rendez-vous?

Pour tout vous confier je ne sais pas trop... Depuis le jour de cette entrevue ma fille ne me parle presque plus de son maître - pour autant les signes qu'elle manifeste restent invariables. J'ai cru comprendre toutefois qu'il s'était montré un peu sec avec elle lundi dernier - je lui avais demandé comment sa journée s'était passée et elle m'avait répondu que le "maître a[vait] été plus méchant que d'habitude" ; je ne sais ce qu'elle entendait par-là. Peut-être s'était-elle mal comportée ; cela m'étonnerait cependant car elle a peur de son maître et ne souhaiterait pour rien au monde faire l'objet de son courroux.

Avant-hier soir aussi elle était très angoissée à l'idée de pratiquer l'EPS le lendemain - ils font de la gymnastique dorénavant - ; hier soir pourtant elle se comporta "normalement". Alors, qu'est-ce que cela peut vouloir dire ?

Merci madame de votre message.

Cordialement,

Mme MM

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maryl
Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Oui il est vrai que cette confidence ne joue pas en sa défaveur - ce que je ne comprends pas c'est l'idée d'"aider quelqu'un à sauter".

Citation

S'ils font.du vrai volley le filet est certainement trop haut pour elle surtout si elle était en position de défense.  Ceci peut expliquer cela. J'aurais tendance à attraper un enfant par les hanches dans ce cas mais dans le feu de l'action, des gestes imprécis peuvent arriver.

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Dites-moi cependant : s'il apprenait de la bouche de ma fille que M. U s'est montré "incorrect" avec elle, préviendra-t-il de lui-même les autorités sans m'en informer directement ou bien devra-t-il d'abord m'alerter ?

Pardonnez-moi si cette question vous semble bête - c'est que je ne connais absolument rien en matière de procédure judiciaire.

Il vous en parlera certainement mais s'il est sûr de lui il sera tenu de le signaler. Cependant il est difficile d'être certain dans ses cas là. 

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

J'ai cru comprendre toutefois qu'il s'était montré un peu sec avec elle lundi dernier

Ça ne me paraît pas anormal. Il ne doit pas se sentir en confiance.

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

le "maître a[vait] été plus méchant que d'habitude"

J'ai l'impression qu'elle est en opposition avec lui. A cette époque de l'année  je pense qu'il est trop tard pour que cela change. De plus le mot "méchant" montre clairement qu'il y a un enjeu affectif.

Mais vous savez, bien souvent, les pervers ne sont pas méchants mais au contraire très (trop) gentils et dans la séduction. Je ne peux évidemment pas me prononcer dans le cas de votre fille mais j'ai surtout l'impression qu'elle est prise dans un engrenage (peut-être dû à l'histoire de la jeune fille en début d'année) et ne peut pas en sortir. Bien souvent les élèves veulent se sentir aimé de leur enseignant et si ce n'est pas le cas, avec l'effet groupe ça peut tourner aux histoires. 

Vous pouvez lui dire que visiblement le lien ne s'est pas fait avec son maître, que c'est dommage et que l'année est presque finie.

Refuse t-elle d'aller à l'école ?

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Alors, qu'est-ce que cela peut vouloir dire ?

Certainement que ça s'est bien passé. 

Je pense, mais encore c'est de loin derrière mon écran, que le maître fera tout ce qu'il peut pour ne plus du tout toucher les enfants. 

Il y a 3 heures, Mme MM a dit :

Seulement voyez-vous j'éprouve toujours la crainte d'entacher la réputation d'un honnête homme...

Et c'est très bien. Si votre fille a une parole plus claire je ne peux que vous conseiller d'aller d'abord en parler avec le directeur/la directrice et l'enseignant. 

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Mme MM

Merci madame de votre message.

Il y a 15 heures, maryl a dit :
Citation

S'ils font.du vrai volley le filet est certainement trop haut pour elle surtout si elle était en position de défense.  Ceci peut expliquer cela. J'aurais tendance à attraper un enfant par les hanches dans ce cas mais dans le feu de l'action, des gestes imprécis peuvent arriver.

Oui...  La hauteur n'est-elle pas adaptable toutefois ? J'avoue ne pas connaître grand-chose en matière de volleyball mais ayant eu l'occasion de pratiquer ce sport pendant une courte période au lycée il me semblait lors du "montage" du filet qu'il nous était possible de l'ajuster à l'aide d'une manivelle - à présent que j'y repense j'ignore si ce n'était pas la tension plutôt que la hauteur que l'on pouvait modifier...

À part cela s'il a bel et bien vu selon les dires de ma fille qu'elle ne portait pas de culotte je pense qu'il aurait réfléchi à deux fois avant de l'attraper par cet endroit-là... J'ignore si M. U a constaté cette absence de sous-vêtement mais je veux bien croire que cela était visible à travers son jogging - je ne sais pas non plus pourquoi elle a décidé de ne pas porter de culotte ce jour-là, elle qui est si pudique...

Citation

 Il vous en parlera certainement mais s'il est sûr de lui il sera tenu de le signaler. Cependant il est difficile d'être certain dans ses cas là.

Qu'est-ce qui pourrait faire qu'il serait certain qu'il lui était arrivé quelque chose ?

Citation

J'ai l'impression qu'elle est en opposition avec lui. A cette époque de l'année  je pense qu'il est trop tard pour que cela change.

Cela m'ennuie car elle l'aura encore l'année prochaine : pensez-vous qu'on ne puisse vraiment plus travailler là-dessus ?

Citation

De plus le mot "méchant" montre clairement qu'il y a un enjeu affectif.

Vous pensez ? Voyez-vous M. U est un enseignant très sévère qui n'hésite absolument pas à hausser le ton et à véritablement malmener les enfants rebelles ; elle n'a jamais eu d'autres professeurs comme lui - elle a déjà eu un maître en CE1 mais il était tout à fait différent ; facétieux, se donnant volontiers en spectacle avec les maîtresses en sortie... Tous les élèves l'adoraient et il se faisait malgré tout respecter ; c'était un excellent maître. Elle a aussi eu des maîtresses assez strictes, mais leurs colères n'égalaient jamais celles de M. U...

Madame j'ignore votre âge, mais il me semble à la lecture de vos différents propos que nous sommes sans doute de la même génération ; l'image d'un tel instituteur nous est familière. Pour les élèves d'aujourd'hui toutefois elle paraît sûrement tout à fait ahurissante, tout simplement parce que les méthodes d'éducation et d'enseignement ont connu des transformations radicales au cours du temps. Ce n'est ni une désolation ni un ravissement ; c'est seulement un constat - je crois au reste que chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients, mais là n'est pas le sujet.
 
Bien-sûr je ne vous apprends rien car vous savez cela mieux que moi, mais je veux seulement vous signifier que les enfants d'aujourd'hui ne sont pas coutumiers de tant d'austérité, et qu'en conséquence ils peuvent interpréter cela comme de la méchanceté au lieu de l'interpréter pour ce que c'est réellement.
 
Je sais aussi que cela dépend des enfants - il me semble avoir lu le témoignages d'enseignants sévères déclarant que les élèves marchaient mieux avec ce genre de méthodes... C'est assez réducteur je crois ; si par "enfants" ils ne pensent qu'à ceux qui se mettent le plus en avant d'une manière ou d'une autre - comme c'est trop souvent le cas - et qui testent le plus les limites, alors oui je le concède : une grande fermeté est sans doute nécessaire. Cependant pour des enfants comme ma fille qui se trouvent dans cette masse trop souvent oubliée et qui ne voient pas l'intérêt de chercher pareilles limites ce n'est pas le meilleur fonctionnement qui soit je crains fort.
 
Citation

Mais vous savez, bien souvent, les pervers ne sont pas méchants mais au contraire très (trop) gentils et dans la séduction. Je ne peux évidemment pas me prononcer dans le cas de votre fille mais j'ai surtout l'impression qu'elle est prise dans un engrenage (peut-être dû à l'histoire de la jeune fille en début d'année) et ne peut pas en sortir. Bien souvent les élèves veulent se sentir aimé de leur enseignant et si ce n'est pas le cas, avec l'effet groupe ça peut tourner aux histoires.

Ce que vous m'énoncez et plus particulièrement cette histoire d'engrenage m'intéresse : entendez-vous par là que ma fille éprouve des sentiments amoureux pour son maître ? C'est une chose à laquelle j'avais déjà pensé comme cela était écrit dans mon premier message, mais je ne sais pas : réagit-on comme elle lorsque l'on éprouve des sentiments pour quelqu'un ?

Citation

Vous pouvez lui dire que visiblement le lien ne s'est pas fait avec son maître, que c'est dommage et que l'année est presque finie.

Oui je pense que je lui dirai cela.

Citation

Refuse t-elle d'aller à l'école ?

Non fort heureusement. C'est bon signe.

Citation

 Et c'est très bien. Si votre fille a une parole plus claire je ne peux que vous conseiller d'aller d'abord en parler avec le directeur/la directrice et l'enseignant.

Vous voulez dire que si jamais elle confiait quelque chose de plus grave à mon médecin traitant alors je devrais d'abord prendre rendez-vous avec la directrice et M. U plutôt que de tout de suite déposer plainte ?

Merci madame de votre message.

Cordialement,

Mme MM

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maryl
Il y a 2 heures, Mme MM a dit :

Cela m'ennuie car elle l'aura encore l'année prochaine : pensez-vous qu'on ne puisse vraiment plus travailler là-dessus ?

Cela m'avait échappé. Dans ce cas, il faut essayer que ça s'arrange. Ou tout moins essayer d'ouvrir une nouvelle page en septembre.

Le médecin ne peut se contenter de la parole d'un enfant.  S'il est un peu psychologue et qu'il la connait bien alors il trouvera d'autres signes (ou pas). 

Il y a 2 heures, Mme MM a dit :
Citation

De plus le mot "méchant" montre clairement qu'il y a un enjeu affectif.

Vous pensez ?

 

Il y a 2 heures, Mme MM a dit :

entendez-vous par là que ma fille éprouve des sentiments amoureux pour son maître ? C'est une chose à laquelle j'avais déjà pensé comme cela était écrit dans mon premier message, mais je ne sais pas : réagit-on comme elle lorsque l'on éprouve des sentiments pour quelqu'un ?

Ce n'est pas forcément un sentiment amoureux mais une recherche d'affection/d'attention. 

Certains enseignants sont plus maternants/paternants que d'autres. Et certains enfants ont besoin de se sentir aimés bien que ce ne soit pas le rôle premier de l'enseignant.

De plus, elle est à un âge où la gestion des sentiments est compliquée. Ainsi que le positionnement vis à vis de l'adulte. L'apprentissage de la séduction peut aussi commencer de façon tout à fait inconsciente. Tout en restant des enfants.  Certains ne comprennent pas ce qui leur arrive. Un ancien élève, alors qu'on abordait l'impact psychologique et émotionnel de la puberté, m'a regardé avec de grands yeux et à dit "Ah mais c'est ça qui m'arrive !". Il ne se reconnaissait pas dans ses réactions et sentiments. 

Quand à la réaction de votre fille, je ne peux vous dire. Les enfants réagissent chacun à leur manière. 

La prochaine fois qu'elle dit qu'il est "méchant" vous pouvez lui demander ce qu'en pense les autres élèves et pourquoi. Vous trouverez peut-être des réponses à vos questions. 

Il y a 2 heures, Mme MM a dit :
Citation

Refuse t-elle d'aller à l'école ?

Non fort heureusement. C'est bon signe.

C'est même le signe qui devrait vous rassurer. Ainsi que le fait qu'elle ait de bons résultats. 

Il y a 2 heures, Mme MM a dit :

Vous voulez dire que si jamais elle confiait quelque chose de plus grave à mon médecin traitant alors je devrais d'abord prendre rendez-vous avec la directrice et M. U plutôt que de tout de suite déposer plainte ?

Oui je le pense. Il vaut mieux laisser la possibilité à  cet enseignant de donner sa version avant de lancer la machine judiciaire. 

Il y a 2 heures, Mme MM a dit :

je ne sais pas non plus pourquoi elle a décidé de ne pas porter de culotte ce jour-là, elle qui est si pudique...

C'est une question à poser à votre fille.

Honnêtement autant je remarque les culottes noires sous les leggings clairs autant je ne pense pas que je remarquerais une absence de culotte sous un jogging. En tant que femme, je peux facilement donner un conseil vestimentaire discret à une élève. Pour un homme c'est plus difficile. 

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Mme MM

Merci madame de votre réponse.

Il y a 1 heure, maryl a dit :
Citation

Cela m'avait échappé. Dans ce cas, il faut essayer que ça s'arrange. Ou tout moins essayer d'ouvrir une nouvelle page en septembre.

Et comment faire ?

Citation

Le médecin ne peut se contenter de la parole d'un enfant.  S'il est un peu psychologue et qu'il la connait bien alors il trouvera d'autres signes (ou pas).

D'accord. Nous verrons bien. J'espère comme vous que rien n'attirera son attention.

Citation

 

Ce n'est pas forcément un sentiment amoureux mais une recherche d'affection/d'attention. 

Certains enseignants sont plus maternants/paternants que d'autres. Et certains enfants ont besoin de se sentir aimés bien que ce ne soit pas le rôle premier de l'enseignant.

De plus, elle est à un âge où la gestion des sentiments est compliquée. Ainsi que le positionnement vis à vis de l'adulte. L'apprentissage de la séduction peut aussi commencer de façon tout à fait inconsciente. Tout en restant des enfants.  Certains ne comprennent pas ce qui leur arrive. Un ancien élève, alors qu'on abordait l'impact psychologique et émotionnel de la puberté, m'a regardé avec de grands yeux et à dit "Ah mais c'est ça qui m'arrive !". Il ne se reconnaissait pas dans ses réactions et sentiments.

 

C'est intéressant ; il faut que je réfléchisse là-dessus.

Citation

Quand à la réaction de votre fille, je ne peux vous dire. Les enfants réagissent chacun à leur manière.

Pensez-vous que je puisse lui demander de but en blanc si elle éprouve de tels sentiments ? J'ai peur de la mettre mal à l'aise...

Citation

La prochaine fois qu'elle dit qu'il est "méchant" vous pouvez lui demander ce qu'en pense les autres élèves et pourquoi. Vous trouverez peut-être des réponses à vos questions.

C'est ce que je ferai, mais je crois très sincèrement que c'est à cause de sa sévérité que les enfants disent de lui qu'il est méchant.

Citation

C'est même le signe qui devrait vous rassurer. Ainsi que le fait qu'elle ait de bons résultats.

En effet, oui : en effet.

Citation

Oui je le pense. Il vaut mieux laisser la possibilité à  cet enseignant de donner sa version avant de lancer la machine judiciaire.

Je ne sais pas... Admettons qu'il ait fait quelque chose de mal ; cela lui donnerait tout le temps de détruire les preuves qu'il aurait pu avoir en sa possession, ne pensez-vous pas ?

Citation

C'est une question à poser à votre fille.

Je lui ai posé cette question tantôt peu après avoir écrit mon message, car j'étais vraiment très surprise d'un tel acte. J'ai bien entendu amorcé la chose en douceur ; elle restait tout de même très gênée et m'a simplement répondu en baissant les yeux que "c'était pour voir ce que ça faisait". Étrange, tout de même.

Citation

Honnêtement autant je remarque les culottes noires sous les leggings clairs autant je ne pense pas que je remarquerais une absence de culotte sous un jogging. En tant que femme, je peux facilement donner un conseil vestimentaire discret à une élève. Pour un homme c'est plus difficile.

Ah oui ? Pourtant il me semble qu'un jogging en se collant à la peau laisse assez facilement deviner la raie des fesses pour parler un peu crûment... Enfin moi je la remarque toujours en tout cas.

Merci de votre message.

Cordialement,

Mme MM

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