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Placer les élèves "les plus perturbateurs dans des établissements d'encadrement renforcé"


André Jorge
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Bonjour, :)

Je suis tombé sur cet article et j'avoue être totalement favorable à une telle mesure :

Citation

La candidate à droite à l'élection présidentielle Valérie Pécresse a déclaré lundi vouloir placer les élèves "les plus perturbateurs dans des établissements d'encadrement renforcé". "Les élèves les plus perturbateurs qui sont exclus (des établissements scolaires), on les met dans des établissements, d'encadrement renforcé. On ne les réinscrit pas dans d'autres écoles dont ils vont pourrir la vie", a lancé la présidente du mouvement Libres! sur RMC/BFMTV.

https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Pecresse-veut-placer-les-eleves-les-plus-perturbateurs-dans-des-etablissements-d-encadrement-renforce-1750249

https://www.sudouest.fr/france/presidentielle-2022-valerie-pecresse-veut-placer-les-eleves-les-plus-perturbateurs-dans-des-etablissements-d-encadrement-renforce-4292598.php

Je viens de passer une année scolaire à protéger certains élèves d'eux-mêmes et à protéger les autres élèves d'un "élément perturbateur"... Meubles retournés, objets projetés dans la classe, livres déchirés, jeux cassés, hurlements, etc. J'avoue que cette année, je n'ai pas réussi à travailler sérieusement, car j'ai passé énormément de temps à gérer un de ces enfants qui à mon sens n'ont rien à faire dans une école normale et doivent être scolarisés ailleurs.

Mais je ne crois pas que mes élèves de maternelle soient concernés par ce à quoi Valérie Pécresse fait allusion. :)

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Je comprends.

Je ne peux cependant envisager d'être en accord avec une telle proposition. L'aspect systématique m'effraie au plus au point. 

1- À quel moment décide-t-on qu'un élève est perturbateur au point qu'il est nécessaire de le mettre dans un tel établissement (qui n'existe pas encore d'ailleurs)?

2- Qui décide qu'il est possible de le/la réintégrer dans un établissement scolaire "classique" et pourquoi? 

Une telle mesure est un aveu de TOTAL échec. C'est aussi l'aveu qu'aucune perspective pour l'enfant en question n'est envisagée. Il n'y a pas de génération spontanée de l'élève perturbateur à l'école élémentaire. S'il l'est, perturbateur, c'est qu'il est mal, en détresse, pour des raisons diverses que nous connaissons bien #toxicité du milieu familial.

Nous avons, dans notre école, cette année, en février, accueilli un.e élève de CM1 déscolarisé sur demande d'un DASEN (violence++, comportements déplacés++, etc). On a étudié le dossier en équipe, prévu toutes les situations en équipe, personne n'était rassuré.

Emploi du temps adapté (vu avec l'IEN), suivi psy exigé, etc. Sorti.e de son milieu familial, accueilli.e dans une autre région, avec d'autres membres de sa famille: ça se passe bien. C'est ce dont iel avait besoin. Cet.te élève n'a pas le niveau (a perdu 2 ans de sa scolarité) mais, iel progresse et ne posait, sur ces 3 mois, pas de pb de comportement, était volontaire dans les apprentissages. Tout sera à recommencer en septembre. Peut-être que toute cette positivité aura disparu mais quoi? Éloigner d'un milieu toxique ce n'est pas mettre dans un établissement à encadrement renforcé!

C'est grave de ne pouvoir proposer que l'isolement avec garde chiourme (= encadrement renforcé) à des élèves dont les pb viennent d'une détresse psy intense.

Enfin, c'est bassement électoraliste de la part de Valérie Pécresse de proposer cela tant qu'elle n'aura pas répondu aux questions 1 et 2.

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Et si on remettait avant tout les moyens dans l ´accompagnement social des familles et des jeunes .

Je regrette le temps des éducateurs de rue qui travaillaient le lien avec des jeunes à la dérive .

A force d’avoir démenteler les services sociaux , les services de protections judiciaires de la jeunesse on en arrive à des situations qui sont certes compliquées et ingérables mais j ai toujours été pour l’accompagnement plus que l’enfermement et la mise à la marge de la société .
 

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En même temps, le social, on a un peu tout essayé, et mes élèves perturbateurs sont bien souvent les enfants d'anciens élèves à problèmes ... qui connaissent toutes les ficelles pour ne pas assumer.

Sur le fond, je donne raison à VP. Ca ne sert à rien d'exclure un élève pour le mettre ailleurs sans véritable sanction ni surveillance de sa famille et de lui-même. Il faut trouver autre chose.

Mais quid de ces établissements spécialisés qui les accueilleront ? Qui encadrera ces élèves ? Pour combien de temps ?

Ce sont plutôt ces questions qui sont importantes et qu'il faudrait lui poser.

Et je pense hélas qu'elle ne parlait pas non plus de l'élémentaire. Comme d'habitude, ça concernera du secondaire, alors que c'est dès les petites classes qu'il faut agir.

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Un.eleve hautement perturbateur c est soit:

- un élève handicapé qui faute de places est abandonné à son sort dans une classe lambda.

- un élève qui vit dans une famille de tarés ( et je pèse mes mots). 

Seule solution : augmentation des offres en services de soins et sociaux. 

Bon après je ne vais pas cracher sur l'idée de Mme Pecresse : elle a au moins le mérite de soulever le point sur les limites de l inclusion à tout prix.

 

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Discours électoraliste ou pas, on vit des situations tellement extrêmes dans les établissements qu'il faudra bien - tôt ou tard - agir.

Tant qu'on n'a pas vécu des situations de violence ingérables durant des années, on peut difficilement comprendre : on ne veut qu'une seule chose : que ça cesse et très vite.

Quels qu'en soient les moyens, vivement qu'on revienne à des situations plus vivables.

Le bronx dans les établissements secondaires, c'est tout ce qui me freine de passer le Capes. Alors, si on peut y faire le ménage, tant mieux.

Je ne pense pas non plus qu'en élémentaire, on sera concernés malheureusement et pourtant quand on y voit le chaos ...

Je suis dans le 93, facteur légèrement aggravant, mais on est loin d'être des exceptions, n'est ce pas ?

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Il y a 8 heures, Goëllette a dit :

En même temps, le social, on a un peu tout essayé, et mes élèves perturbateurs sont bien souvent les enfants d'anciens élèves à problèmes ... qui connaissent toutes les ficelles pour ne pas assumer.

On a un peu tout essayé avec les moyens mis à l'heure actuelle ... Autant dire qu'on a encore plein de perspectives et de solutions mais pour cela il faudrait se donner les moyens financiers et humains. Et puis les familles qui connaissent les ficelles comme tu dis, elles existent c'est un fait mais elles ne représentent pas la majorité des familles.

Les services sociaux manquent de moyens , les accompagnements ne peuvent pas se faire dans de bonnes conditions. Idem pour les services de Sauvegarde à l'enfance...

Il y a une différence entre voir un gamin et sa famille une fois par semaine ou une fois par mois.

Tout est question de choix de société et se dire que certains "services" ne sont pas financièrement rentables.

Le problème est le même pour la scolarisation d'élèves handicapés en milieu ordinaire. L'école inclusive j'y crois ...mais je sais que les moyens ne sont pas là.

Il faut agir en amont ...et ne pas attendre que la situation soit ingérable dans le secondaire. 

VP va nous ressortir l'idée de Sarko de signaler en mairie les élèves de maternelles qui étaient "perturbateurs".... ??????

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Sujet brulant ! Il me met dans des situations de grandes contradictions intérieures.

Vos regards croisés sont riches à lire.

Mais soyons en certains, cela ne concernera pas le premier degré.

 

 

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Il y a 12 heures, André Jorge a dit :

Je viens de passer une année scolaire à protéger certains élèves d'eux-mêmes et à protéger les autres élèves d'un "élément perturbateur"... Meubles retournés, objets projetés dans la classe, livres déchirés, jeux cassés, hurlements, etc. J'avoue que cette année, je n'ai pas réussi à travailler sérieusement, car j'ai passé énormément de temps à gérer un de ces enfants qui à mon sens n'ont rien à faire dans une école normale et doivent être scolarisés ailleurs.

 

Idem, 2 ans de suite....

 

Horrible.

J'ai craqué, mes remplaçants ont craqué, mon ATSEM a craqué...

 

Et ce malgré l'aménagement du temps de scolarisation.

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Très grosse problématique, je n'ai pas d'avis tranché sur la question.

Une chose est sûre : l'inclusion s'est faite à marche forcée sans les moyens qui devaient aller avec.

Je pense aussi que cela concernera le second degré.

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Faisons de la place en IME, ça fera de la place en Itep qui fera de la place en Ulis et on y verra déjà plus clair. Cela coutera beaucoup moins cher de faire fonctionner des choses déjà mises en place. Les perturbateurs ont besoin d'un vrai suivi, la plupart du temps psy et social, puis scolaire. Faut arrêter de vouloir créer de nouveaux trucs. Victor Hugo disait "ouvrez des écoles vous fermerez des prisons", VP ferait mieux de s'en inspirer. 

Moi aussi j'en ai marre des élèves difficiles, et croyez-moi, j'ai eu mon lot. Mais son idée est mauvaise, vouée à l'échec et dangereuse pour notre société.

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Il y a 11 heures, Goëllette a dit :

Ca ne sert à rien d'exclure un élève pour le mettre ailleurs sans véritable sanction ni surveillance de sa famille et de lui-même. Il faut trouver autre chose.

Mais quid de ces établissements spécialisés qui les accueilleront ? Qui encadrera ces élèves ? Pour combien de temps ?

Ce sont plutôt ces questions qui sont importantes et qu'il faudrait lui poser.

Et je pense hélas qu'elle ne parlait pas non plus de l'élémentaire. Comme d'habitude, ça concernera du secondaire, alors que c'est dès les petites classes qu'il faut agir.

+ 1

Et à mon avis, si on l'interrogeait longuement sur ces questions-là, on verrait que comme d'habitude, ce qu'elle propose, ce n'est que du vent ... Elle songe à faire construire des sortes de centrales disciplinaires à l'américaine, dirigés par des adjudant-chefs ?? OK, on a le temps, ça ne verra pas le jour avant 2030 ...

Parce qu'il n'y a pas 36 solutions ... Si elle parle du primaire, alors il faut mettre le paquet sur ce qui existe déjà : ITEP, IME, au lieu d'inclure les mômes qui relèvent de ces établissements n'importe comment ... Et songer à proposer qqch aux enfants qui ne sont pas assez faibles pour la SEGPA et loin d'être assez forts pour une 6ème générale ...

Et si elle parle seulement du secondaire ( les ados en crise, les jeunes délinquants etc ), alors OK, on peut en causer, mais comme tu dis, pourquoi ne pas agir plus tôt ?? Et pourquoi nous oublier nous les PE ??

Bref ...

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Il y a 3 heures, IsaG a dit :

Idem, 2 ans de suite....

 

Horrible.

J'ai craqué, mes remplaçants ont craqué, mon ATSEM a craqué...

 

Et ce malgré l'aménagement du temps de scolarisation.

Voilà les limites. Ton témoignage est très dur, je comprends vraiment ce que tu ressens pour l'avoir vécu. J'ai tenu jusqu'au bout. Tout prend un temps fou, pour obtenir un rendez vous , un aesh, un allègement du temps scolaire avec une solution pour les familles.

J'ai aussi vécu cela,  on est souvent démunis ou avec des solutions qui sont tenables quand on est en petits groupes mais pas dans une classe. Ce qu'il faut c'est vraiment régler les problèmes d'attente pour les prises en charge extérieures et leur remboursement. On a souvent une situation explosive à l'école où tout le monde souffre mais la solution c'est tout ce temps qu'on perd et les familles qui sont baladées à droite à gauche pour un diagnostic. Et cela devient ingérable avec le temps parce qu'on s'épuise.

Les dossiers passent en commission tous les 3 mois si ce n'est pas 6 et pendant ce temps c'est difficile pour tout le monde et cela empire car cet enfant est encore plus en souffrance.

 

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Il y a 13 heures, Maneki Neko a dit :

On a un peu tout essayé avec les moyens mis à l'heure actuelle ... Autant dire qu'on a encore plein de perspectives et de solutions mais pour cela il faudrait se donner les moyens financiers et humains. Et puis les familles qui connaissent les ficelles comme tu dis, elles existent c'est un fait mais elles ne représentent pas la majorité des familles.

Les services sociaux manquent de moyens , les accompagnements ne peuvent pas se faire dans de bonnes conditions. Idem pour les services de Sauvegarde à l'enfance...

Il y a une différence entre voir un gamin et sa famille une fois par semaine ou une fois par mois.

Tout est question de choix de société et se dire que certains "services" ne sont pas financièrement rentables.

 

Sauf que ce que tu décris, l'indulgence à l'égard des familles, le rejet de la faite sur la société et le manque de moyens des services sociaux, ça fait plus de 30 ans qu'on le fait, et les gouvernements se sont succédés, divers, et la situation n'a fait qu'empirer.

Au début de ma carrière, j'y croyais, je pensais sincèrement, comme toi apparemment, que les parents étaient des victimes qu'il fallait aider et que l'école devait tout supporter en attendant qu'ils reprennent (éventuellement) la main sur leurs enfants et leur fasse reprendre (ou enfin prendre) le bon chemin.

Maintenant, à de très rares exceptions (handicap, accident de la vie), le comportement des élèves perturbateurs à l'école dépend entièrement de l'éducation qui leur est donnée à la maison, de la déresponsabilisation des familles quant à celui-ci.

Alors, non, je ne pense pas que VP mette en place un système réellement idyllique (je ne sais même pas si elle a pensé à l'endroit où elle mettrait ces jeunes), mais elle a le mérite de dire tout haut ce que tous (presque) les enseignants pensent : qu'il faut que ça cesse.

Stop à la démagogie ! Pour le bonheur de tous !

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Idéal pour son électorat de droite qui aimerait que leurs enfants puissent bien rester entre Phimonènes, Enguerrand et Jean Eudes "et qu'on vire toute cette racaille". 

 

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J'ai eu des parents placés sous tutelle, une mère en l'occurrence. La seule chose qui l'intéressait? Faire bonne figure devant moi, passer pour la mère modèle et se débarrasser des services sociaux, de l'éducatrice qu'elle avait "sur le dos". La gamine se couchait à point d'heure, youtube sur le portable, TV, pas d'activités extérieures, hygiène plus que limite. 

J'ai aussi vu passer des enfants placés en famille d'accueil, en ESS, aucune remise en question de la mère quant à son éducation. Son enfant était battu, dévalorisé, pas de cadre à la maison. Tout ça pour dire que dans les cas que j'ai pu observer, il n'y aucune remise en question des familles, les aides mises en place sont vaines....

 

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Mon fils ne s'appelle pas Enguerrand ou Jean Eudes mais très sincèrement je n'aimerai pas qu'il ait pour camarade de classe certains de mes ex élèves devant être inclus sans moyen. On parle de souffrance des adultes enseignants ATSEM etc et elle est réelle mais on parle peu de la souffrance des gosses qui doivent supporter en open space un camarade pétant les plombs plusieurs fois par jour et parfois pendant plusieurs années ( pas de bol t'es dans la classe de X) Je me demande comment réagirait des adultes si ils devaient supporter les crises de leurs collègues quotidiennement au nom de l'inclusion... suis je bête les adultes travailleurs rapportent du pognon il ne faut pas qu'ils soient dérangé dans leur production... 

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Bonjour,

ceux qui sont contre, vous avez une classe ? Question sans malice. 😇

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En fait ils ont été pris à leur propre jeu:

- satisfaire les associations de parents qui ont milité pour l inclusion en milieu ordinaire. Sauf que ces mêmes parents qui se regroupent en association viennent souvent du même milieu et ,ce n est pas leur faute, et ont milité selon leur propre expérience.

Tous les handicaps ne permettent pas des inclusions systématiques 

- Effet papillon: les handicaps ça touche tout le monde, milieux aisés compris. Même les écoles des bons quartiers se retrouvent avec des Eude et Iseult autistes sévères. Et comme on a vendu du rêve à ces parents et que c'est un droit, ces enfants se retrouvent dans des classes ordinaires où ils mettent la pagaille et où ils sont rejetés. L effet boomerang est terrible ( à lire le bouquin d Eglantine Emeyer sur le sujet).

La loi sur l inclusion a eu comme conséquence des fermetures en pagaille dans les IME, ITEP.

En Ulis, c est une Avs mutualisée pour 12 enfants. Si 12 dys ok, par contre pour 12 autistes ou eleves violents c est juste de la folie.

 

Quant aux familles défaillantes, c est un peu comme tout le reste, ça part en cacahuètes. Les pmi et médecins ( pas tous mais  ça se ressent) ne font plus d IP mais conseillent aux enseignants de le faire.. Ces familles sont en position de force et ont le dernier mot. Elles le savent et en profitent allègrement. 

Comble du comble: elles menacent même de contacter l inspection académique. 

Là il y a matière à faire.

 

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Je pense que la simple possibilité d'envoyer les élèves les plus perturbateurs suffirait à en calmer certains. Dans cette catégorie, il n'y a pas que les enfants en très grande souffrance, il y a aussi des enfants de familles ordinaires qui ont compris qu'ils peuvent tout se permettre, car il n'y a pas de sanction. Ils peuvent te pourrir la classe tout autant qu'un enfant lourdement handicapé. 

:)

 

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il y a une heure, orime a dit :

Idéal pour son électorat de droite qui aimerait que leurs enfants puissent bien rester entre Phimonènes, Enguerrand et Jean Eudes "et qu'on vire toute cette racaille". 

 

Par chez moi, ceux là sont dans le privé... Ou y passent dès la 6eme. 

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Où on se retrouve dans la même situation.... et où il n'y a que peu de Jean-Eudes...

 

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On a vu Pecresse à l’œuvre à l'enseignement supérieur, elle a saccagé l'université et fait des économies. Je ne connais pas un universitaire qui l'apprécie, même les gens de droite. 

 

Ceci étant dit on a un double problème, tabou, qui pourrit les classes de plus en plus :

 

1) Certains élèves qui relèvent du spécialisé que l'on inclut pour faire des économies et qui posent de gros problèmes. J'ai bien écrit certains, pas tous. Mais depuis la loi de 2005 les gouvernements, tous partis confondus, ont supprimé ou gelé les moyens dans le spécialisé alors que des milliers d'élèves relèvent de l'ITEP, de l'Ulis ou de l'IME et ne peuvent pas être inclus, même avec des AESH car ils ont trop de troubles, de difficultés et ont besoin de soins et de rééducations que l'on ne peut offrir en classe ordinaire. Une AESH ne remplace pas une prise en charge en orthophonie, en psychomotricité, une psychothérapie, etc. Le tout a été fait à la demande des associations de parents d'enfants handicapés et les politiques y ont vu le moyen de les satisfaire en passant ainsi pour sympas et généreux, tout en faisant de économies donc en marquant des points auprès de Bercy. Tout bonus pour eux.

 

2) Les élèves qui souffrent de pathologies mentales et sont d'intelligence normale. Ils ne relèvent pas des classes Ulis ou IME car sans retard cognitif mais ont besoin de soins. Or la pédopsychiatrie est sinistrée en France depuis longtemps et ça en empirant. On a ainsi des élèves qui ne relèvent pas d'une orientation car ils sont objectivement intelligents mais font des crises, sont violents, etc. et sont maintenus dans des classes ordinaires au détriment des tous : eux, les autres élèves, les personnels. Il va bien falloir un jour entendre les professionnels de la santé mentale : ce ne sont pas des places de prisons ou des CEF dont ont besoin ces élèves mais de soins. Et parfois, aussi, que l'on réduise la scolarité voire que l'on suspende pendant un temps pour que les soins se mettent en place.

Sauf que ça coûte très cher et qu'il faudrait pouvoir imposer aux familles récalcitrantes et, là aussi, c'est pas pour demain.

 

Enfin, il y a des élèves qui n'ont pas de handicap, pas de pathologie, qui ne sont pas victimes de violences ou de carence mais qui sont mal élevés ou plus exactement mal éduqués., ça concerne tous les milieux. Y compris les gosses de riches. Des enfants dans la toute puissance, qui ne supportent aucune frustration, aucune autorité, ne sont pas rentrés dans l'altérité. Et qui pourrissent et gâchent la vie de tout le monde. On ne parle que des difficultés de ces élèves mais les enseignants ramassent et s'épuisent. On oublie aussi souvent les autres élèves qui ont le droit de suivre une scolarité dans le calme et de ne pas se faire taper dessus ou prendre du retard scolaire. C'est aussi un tabou.

 

Il serait temps que le ministère, les politiques, les citoyens s'en rendent compte. Mais il faudrait du pognon, du temps, de l'intelligence collective. Autant dire que je crois plutôt que l'on va continuer avec la communication bienveillante sirupeuse, les discours misérabilistes à gauche et réac à droite et que c'est nous qui allons continuer à morfler avec les élèves calmes dont tout le monde se fout royalement.

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On lui dit à Pécresse pour les CEFORD ? 

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Il y a 1 heure, borneo a dit :

Bonjour,

ceux qui sont contre, vous avez une classe ? Question sans malice. 😇

Oui, cela fait 9 ans que je suis en ULIS Collège ...  Et 18 ans dans l'Education Nationale . 

Et en plus en tant que maman, mon fils a eu à vivre un an dans une classe avec un élève perturbateur lors de son arrivée au collège ce qui a eu des répercussions sur son état psychologique pendant cette année. 

Mais pour moi la "déclaration" de VP n'est pas une solution ... d'ailleurs ce n'est pas un vrai projet, juste une promesse pré électorale puisque Mme veut être la première présidente de la république.

Il faut chercher des solutions, je ne le nie pas , j'ai très mal vécu les conseils de discipline se terminant par une exclusion définitive car consciente qu'on ne faisait que refiler la patate chaude à un autre collège . Mais pour moi ce qu'elle propose n'est pas la solution .

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Je ne pense pas que cette proposition serait pour les élèves relevant de handicap.

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Il y a 3 heures, borneo a dit :

Bonjour,

ceux qui sont contre, vous avez une classe ? Question sans malice. 😇

Bonjour,

Qu'est-ce qui pourrait pousser à en douter? Question sans malice.😇

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Il y a 2 heures, HYPO a dit :

Bonjour,

Qu'est-ce qui pourrait pousser à en douter? Question sans malice.😇

Bonjour, ce qui me pousse à en douter, c'est les positions des autres participants au problème qu'on croise dans les équipes éducatives : médecin scolaire, psy, rased, etc...

Et depuis qu'on recrute des psys qui n'ont jamais mis les pieds dans une classe, ça ne va pas s'améliorer. J'ai souvent eu l'impression qu'ils pensaient qu'on cherchait seulement à se débarrasser des élèves ingérables. En début de carrière, je faisais appel à eux, mais j'ai rapidement compris qu'ils n'avaient pas de solution, et que justement, ils étaient le fer de lance de l'inclusion à tout crin.

Je ne généralise pas, je ne parle que de ceux que j'ai croisés. 

Le pompon, c'est le maître E qui ne prend pas le plus ingérable, car il l'empêche de bosser. 

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Merci de ta réponse! Je comprends mieux, et suis assez d'accord avec ce que tu exposes. On est les seul.e.s à gérer les élèves au quotidien, 3 à 6h par jour. Et pourtant, notre récit de chaque journée et nos inquiétudes (de professionnel.le.s) ont de moins en moins de poids ne pèsent plus rien dans bon nombre des décisions qui pourraient bénéficier à la scolarité de nos élèves perturbateurs.

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Il y a 6 heures, borneo a dit :

Bonjour,

ceux qui sont contre, vous avez une classe ? Question sans malice. 😇

Contre quoi ? On ne sait même pas ce qu'elle propose ... Virer les perturbateurs, OK, mais lesquels, quand, comment, où etc

De toute façon elle vient d'où VP ??? De la droite ... Ces gens qui voudraient nous supprimer nos vacances, nous voir 35h à l'école glander sans bureaux / espaces de travail adéquats juste pour le plaisir de nous brimer, qui n'arrêtent pas de nous taper dessus pour plaire à leur électorat etc

Bref, à dégager !

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