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zelie

Passage anticipé cp vers ce1

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zelie

Merci pour toutes vos réponses...

Au sujet de ma fille si elle saute une classe elle n'aura que 6 mois d'avance. D'autre part je trouve que dès que l'on sort du moule on est considéré comme hors norme.

J'ai oublié de préciser que ma fille au mois d'octobre ne voulait plus aller à l'école. En plus un camarade l'a malmené pendant 2 mois sans que personne ne bouge malgré mes alertes.

C'est une petite fille très mure et très scolaire donc à la rentrée je vais demander ce saut de classe.

Je désirais rebondir sur le saut de classe en général. Il n'est pas question d'en faire un singe savant, elle a d'autres activités qui lui plaisent en dehors de l'école. Et puis il n'est pas question non plus de lui faire sauter 2 ou 3 classes.

J'ai l'exemple de ma fille ainé qui est moins sociable que la seconde qui m'a demandé de sauter encore une autre classe et j'ai clairement dit non. Elle penssait pouvoir terminer plutôt l'école primaire (elle est encore plus précose que sa soeur).

Le 3ème enfant un garçon de 5 ans c'est déjà lire et compter jusqu'à mille et cherche des mots dans le dictionnaire en ce moment. Pour lui par exemple je ne lui ferais pas sauter de classe car il n'est pas assez mature sur le plan du comportement en classe (il commence à se laisser entraîner par les autres et adore rigoler en classe donc je le laisse acquérir tranquillement les règles de vie en collectivité bien qu'il m'entende lui rappeler sans cesse ce qu'il peut faire ou ne pas faire en classe.

Je suis inscrite à une association pour enfant précose. Il faut savoir qu'arriver au collège vers la 4ème 50% d'entre eux sont en échec scolaire. Voilà pourquoi il faut faire tester vos enfants si vous sentez que leur mode d'acquisition est plus rapide ou différent, car en le sachant on éviter ces échecs.

En effet il fontionne beaucoup à l'intuition mais ont rarement un raisonnement logique et c'est la qu'il faut mettre l'accent. C'est à dire leur demander sans cesse mais explique moi comment tu as trouvé ce résultat. Ils ont peu l'habitude de travailler beaucoup et ils manquent de méthode de travail et d'organisation. Je le vois avec ma fille ainée qui a une écriture de cochon qui commence tout juste à s'améliorer en CM2 à force d'être derrière elle.

Merci encore à vous toutes.

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graindecafé

Si cela peut t'éclairer, Zélie, voici deux témoignages vécus.

En tant que maman, d'abord : j'ai trois enfants d'âges très rapprochés. Lorsque mon deuxième a eu deux ans, j'ai souhaité le faire entrer en maternelle dans l'école de village où était déjà scolarisée ma fille : la directrice a refusé (pas de TPS à cette époque). Le petit était demandeur d'école, il craquait à la maison avec la nounou (qui craquait aussi !). Les deux cocos ont été scolarisés ensemble dans une autre école pour un an, la grande en MS, lui en TPS.

L'année suivante, retour à l'école du village. Au bout de deux jours en PS, la directrice nous a proposé de le passer en MS (il faut dire que déjà à cette époque il "lisait" toute la journée). Tout s'est bien passé. Rentrée scolaire suivante : ma fille était au CP, je trouvais l'apprentissage de la lecture poussif (je n'étais pas PE à cette époque, je ne comprenais pas pourquoi elle n'avançait pas plus vite...), et ce d'autant plus que le deuxième, chaque soir, du haut de sa GS avec un an d'avance, lui soufflait son texte... Le troisième était alors entré en PS.

Durant les années d'élémentaire, puis de collège, mon fils a été comme un poisson dans l'eau, au niveau du raisonnement, de la lecture, d'une manière générale ça marchait, sauf qu'il avait une écriture de cochon, ne faisait aucun effort pour rester "tranquille". L'année du CP, il s'ennuyait terriblement, mais il aimait aller à l'école, il avait des copains. La maîtresse lui donnait du bricolage à faire pour l'occuper, elle était très compréhensive. Les années suivantes, sauf en CM2, il a été dans le colimateur des enseignants qui le trouvaient dissipé et lui reprochaient son écriture. Dans ses cahiers d'élémentaire, il n'y a aucune poésie copiée en entier, aucune leçon, les cahiers sont des torchons. Je me suis vraiment remise en question, mais lui ne s'en plaignait pas. C'était la galère tous les soirs pour les leçons, les notes étaient moyennes, mais lui avait toujours l'air content, et je crois qu'il l'était.

Au CMP, il a travaillé avec une psychomotricienne qui le faisait jouer au basket pour délier son bras, et qui lui a conseillé de faire de la poterie. L'animatrice de l'atelier de poterie lui a fait faire de la scupture au marteau et au burin sur siporex, il s'est régalé ! Après un déménagement, le nouveau CMP a proposé un suivi psy : il jouait aux échecs avec le psy et le battait chaque semaine.

Tout cela a continué au collège : intelligence rapide, excellente compréhension, mais peu d'écrits, et un comportement toujours limite. Comme il était brillant, et mignon, les profs l'aimaient bien...

Au lycée, la seconde a été catastrophique, sauf que là, il a fallu décider une orientation pour la première : il voulait suivre ses copains en S, mais la prof de maths s'y est à juste titre opposée. Tout s'est éclairé un soir : grosse discussion familiale, échange passionnant : il a décidé d'aller en L, avec spécialité maths et options Histoire des Arts. Ses deux années de Première et Terminale ont été brillantes, excellent bac, prépa et maintenant, ayant été sous-admissible à Normale sup l'an dernier, il retente ce concours cette année. Lui qui n'a rien écrit pendant des années produit avec délectation des dissertations de trente pages sans fatigue... Lui qui ne voulait pas faire ses devoirs travaille douze à quinze heures par jour pour son plaisir pour la troisième année consécutive... Plus de dix ans d'incertitudes, de remises en question, de culpabilité (pour moi !)...

Pendant ce temps-là, mon petit dernier, avec un an de moins, a survolé ses années de primaire, de collège et de lycée sans prendre d'année d'avance : je n'en ai pas voulu ! Lui non plus : trop bien avec ses copains et copines, il n'était pas question de sauter une classe. Nous étions rongés de culpabilité par rapport à son frère, et refusions de renouveler l'expérience. Lui a eu 20 de moyenne en Terminale S en maths, il est maintenant interne en prépa dans un lycée parisien réputé, qu'il a choisi malgré nos réticences : dans sa classe, rien que des premiers, un champion du monde de physique, etc : il s'éclate...

Autre expérience, en tant qu'enseignante : une année, en CP/CE1, arrive dans ma classe une toute petite fille de 5 ans. Au bout de quinze jours, elle levait le doigt pour répondre aux questions que je posais aux CE1. J'ai commencé à lui donner le travail de lecture des CE1, tout en la faisant travailler avec les CP pour l'écriture et les maths. Aux évaluations CE1 de fin septembre, que je lui ai fait passer avec l'accord de sa famille, elle a été la meilleure de tous les CE1 de l'école... Franchement, ça a été facile : elle a juste eu besoin de tourner sa table de temps en temps : tous les apprentissages de CE1 avec ce groupe, sauf pour l'écriture où elle était avec les CP. Une élève autonome, posée. L'année suivante, je l'ai fait passer en CE2, dans un cours simple pour qu'elle consolide ses acquis : j'ai craint qu'en CE2/CM1, elle n'aille trop vite. Pour l'année d'après, en CM1/CM2, on s'est rendu compte qu'elle était parfaitement à l'aise au niveau du CM1, pas de bascule en CM2 en cours d'année.

Maintenant, elle est toujours brillante, et bien dans sa peau. Les parents savaient qu'elle avait des "facilités" et ne m'en avaient rien dit : un frère aîné avait sauté une classe et était en échec au lycée. Il est maintenant en CFA, et s'éclate lui aussi, dans un domaine technique : ce sera un artisan brillant, à qui je ferai appel très prochainement pour des travaux chez moi sans aucun doute !

Ma conclusion : le plus difficile pour des parents, c'est d'accompagner l'enfant sans "forcer" : s'il se sent bien, même si les résultats ne sont pas terribles, il trouvera sa voie. Rencontrer les enseignants, respecter leurs décisions, comprendre leur exaspération face aux comportements parfois difficiles dans des classes surchargées, face aux demandes des parents...

Nous parlons sur ce forum de ce qui se passe en primaire, c'est normal, mais je trouve que le plus difficile, ce sont les années de collège, parce qu'elles décident de l'avenir de l'enfant. Au collège, les interlocuteurs sont multiples, les enseignants doivent faire entrer les enfants dans des cases, justement à l'âge où ils sortent de l'enfance et coopèrent parfois assez peu avec les adultes... Un collégien peut vite perdre pied, et souffrir de l'école. Les enfants précoces y sont souvent bien malheureux, et ce n'est pas la faute des professeurs : avec une ou deux années d'avance, ce sont des "petits" dont les autres se moquent, sans année d'avance, ils s'ennuient et se démotivent. Il existe des établissements scolaires où les enfants de ce profil disposent d'un emploi du temps aménagé, mais je crois qu'ils sont peu nombreux et exclusivement dans le privé. Le rôle des parents est là essentiel : continuer à leur donner confiance, à les encourager, les aider à trouver leur propre chemin, les assurer de notre amour... quels que soient leurs réussites et leurs échecs !

Je me rends bien compte que j'ai l'air de passer à côté des problèmes de précocité, de dys, de QI (je n'ai aucune idée du QI de mes enfants...), etc. Faire partie d'une association de parents ayant les mêmes soucis que soit est une bonne idée(surtout pour les parents !), mais en même temps, ça "enferme" la famille dans un schéma "enfant=problème", non ?

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maridenadia
il est maintenant interne en prépa dans un lycée parisien réputé, qu'il a choisi malgré nos réticences : dans sa classe, rien que des premiers, un champion du monde de physique, etc : il s'éclate...

le plus difficile pour des parents, c'est d'accompagner l'enfant sans "forcer" : s'il se sent bien, même si les résultats ne sont pas terribles, il trouvera sa voie. Rencontrer les enseignants, respecter leurs décisions, comprendre leur exaspération face aux comportements parfois difficiles dans des classes surchargées, face aux demandes des parents...

I de mes enfants...), etc. Faire partie d'une association de parents ayant les mêmes soucis que soit est une bonne idée(surtout pour les parents !), mais en même temps, ça "enferme" la famille dans un schéma "enfant=problème", non ?

Peut être ton fils est il avec mon neveu : le champion du monde de physique...

Je suis d'accord avec ton raisonnement mais ce n'est pas le plus simple car je crois que parfois il faut justement forcer un peu ne serait ce que pour qu'ils soient moins "dans leur monde". Le refus de communiquer peut venir très vite.

Je ne suis pas non plus partisant d'une association mais je comprends les gens qui en ont besoin, nous allons essayer de faire en sorte que les cursus soient dans le public par conviction.

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esterella

zelie tu peux demander de l'aide à ton association, en général ils soutiennent bien en ce qui concerne les démarches, dans ton cas c'est peut-être l'appui qu'il faut.

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parent
j'ai mes deux garçons qui sont précoces (Qi de 160) et pour l'instant l'un est heureux dans sa classe donc pourquoi le changer pour l'instant et l'autre a du mal a rentrer dans le moule alors pourquoi diminuer le moule et augmenter les contraintes ?

Chaque cas est particulier.

J'ai un neveu qui a été testé aussi avec QI de 165, il a sauté en tout 3 classes du Ce2 à la terminale progressivement en restant dans des établissements scolaires publics.

De quel test s'agit-il ? Car le top du WISC est à 160.

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maridenadia
j'ai mes deux garçons qui sont précoces (Qi de 160) et pour l'instant l'un est heureux dans sa classe donc pourquoi le changer pour l'instant et l'autre a du mal a rentrer dans le moule alors pourquoi diminuer le moule et augmenter les contraintes ?

Chaque cas est particulier.

J'ai un neveu qui a été testé aussi avec QI de 165, il a sauté en tout 3 classes du Ce2 à la terminale progressivement en restant dans des établissements scolaires publics.

De quel test s'agit-il ? Car le top du WISC est à 160.

Pour mon neveu je ne sais pas, c'était au Cp et il est aujourd'hui en Math sup, les résultats avaient été donnés a ma soeur par la psy scolaire suite à une demande faite par sa PE.

Pour mes enfants c'est le WISC fait chez la psy, les test ont été fait car l'un des deux est suivi car il du mal à être serein et à accepter les règles de vie quotidiennes.

Leur 1ere PE en PS voulait leur faire sauter une classe mais cela n'a pas été accepté par les autres enseignants (elle nous l'a dit l'année suivante, car trop compliqué : la prof qui voulait bien les prendre aurait du les prendre tous les deux alors que l'équipe en place du moment était pour la séparation des jumeaux) en plus nous n'étions pas spécialement demandeur.

Aujourd'hui ils sont en CE1, si nous demandons un saut de classe il serait accepté sans problème pour l'un mais pas pour l'autre, nous attendons donc encore quelques temps, mais celui qui pourrait sauter a plein de copains et est très heureux (et cela est important pour lui) alors que l'autre doit régler ses problèmes avant.

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odie

bonjuor,

ben je dirais ça dépend surtout de l'enfant et pas du qi..et pas non plus spécialement de la maturité, idée tenace!!

même si je pense que 127 est encore à la limite de la precocité, un chiffre n'est pas grand chose, on parle de fonctionnement spécifique aux enfants précoce...et c'est là que le saut de classe est une question qui se pose.

j'en ai 2 (eip), avec un "profil" très différent. un pour qui la question du saut ne se posera pas, (il est bien là où il est, suce son pouce à 9 ans 1/2 (il est très anxieux il s'en sert comme un "bouclier"....)et est un paradoxe sur pied, (capable de me battre en logique et jeux vidéos en tout genre très stratégiques et amoureux des peluches, , des loisirs créatifs...)

et un pour qui le saut s'impose pour l'an prochain tant il a "souffert" du cadre tel qu'il est à l'école. (mais celui là est à 150 wisc4, tout homogène...)et dans le genre il n'est pourtant pas 1er en tout!!!il était totalement ascolaire jusqu'à cette année..où on a évoqué le saut de classe, et hop; il s'est mis au travail!!et ce ptit bonhomme était depressif l'an dernier..ça a été très dur.

comme quoi c'est très spécifique à l'enfant lui même.

perso je ne pense pas que ça doive être automatique avec un bilan de qi. (enfant qi tant=saut...)ça dépend de l'histoire de l'enfant, de la façon dont il vit sa scolarité...mais aussi attention danger pour les "non sco" qui foutent le bazard, et à qui on refuse un saut justement pour ça (il est pas motivé...il est immature et agité)....c'est encore pire!!!ils ne font rien justement parce qu'ils ont envie dautre chose! ils leur faut un programme adapté, un déclic..et ça c'est pas facile dans toutes les classes avec pleins d'élèves au profils différents!!

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karinath

Mon fils a sauté le ce1 sur demande de sa maîtresse de cp. Il a passé les tests avec la psy, qui ne m'a donné aucun chiffre sur son éventuelle précocité et c'est bien mieux comme çà.

Je trouve celà assez navrant d'orienter un enfant en fonction d'un nombre qui ne veut rien dire (le test n'est pas fait sur tous les enfants et on peut donc difficilement le situer par rapport à toute une population).

Tout ce que je sais c'est qu'il se sent bien dans sa classe maintenant, alors 130, 160 ............................

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esterella

Terrassier évoque la précocité à QI 125 :wink: .

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JulieMarmotte
Mon fils a sauté le ce1 sur demande de sa maîtresse de cp. Il a passé les tests avec la psy, qui ne m'a donné aucun chiffre sur son éventuelle précocité et c'est bien mieux comme çà.

Je trouve celà assez navrant d'orienter un enfant en fonction d'un nombre qui ne veut rien dire (le test n'est pas fait sur tous les enfants et on peut donc difficilement le situer par rapport à toute une population).

Tout ce que je sais c'est qu'il se sent bien dans sa classe maintenant, alors 130, 160 ............................

Malheureusement, certains psys "spécialisés" ont des réflexions aussi primaires. Celle qui a testé ma fille m'a dit texto : "elle devra sauter deux classes avant le CM2". Elle l'avait vu à peine deux heures en tout. et la petite était en GS à l'époque :blink: Depuis, nous avons changé de psy :wink: La petite a bien sauté une classe, mais pour l'instant, il me semblerait franchement stupide de lui faire prendre une année d'avance supplémentaire. Un enfant, aussi précoce soit-il, ne saurait se résumer à son QI !

Cela dit, l'échantillonnage du test est fait sur des échantllons représentatifs et plutôt importants. C'est vrai toutefois qu'au delà de 130, l'échantillon se réduit considérablement et que les chiffres sont moins fiables. Si un enfant est testé au delà de 130, on peut dire que son fonctionnement intellectuel est très performant par rapport à celui de la population générale (ce qui ne préjuge en rien de ses autres qualités ou défauts). Mais après, effectivement, l'interprétation est plus difficile : on peut avoir des soucis liés à la précocité autour de 130 de QI ou être très bien adapté à 150.

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flosuperflo

Qui lui a fait faire le fichier Picbille en 3 mois avant d'entrer au CP ??? Cette personne n'est vraiment pas futée...

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maridenadia
Mon fils a sauté le ce1 sur demande de sa maîtresse de cp. Il a passé les tests avec la psy, qui ne m'a donné aucun chiffre sur son éventuelle précocité et c'est bien mieux comme çà.

Je trouve celà assez navrant d'orienter un enfant en fonction d'un nombre qui ne veut rien dire (le test n'est pas fait sur tous les enfants et on peut donc difficilement le situer par rapport à toute une population).

Tout ce que je sais c'est qu'il se sent bien dans sa classe maintenant, alors 130, 160 ............................

Malheureusement, certains psys "spécialisés" ont des réflexions aussi primaires. Celle qui a testé ma fille m'a dit texto : "elle devra sauter deux classes avant le CM2". Elle l'avait vu à peine deux heures en tout. et la petite était en GS à l'époque :blink: Depuis, nous avons changé de psy :wink: La petite a bien sauté une classe, mais pour l'instant, il me semblerait franchement stupide de lui faire prendre une année d'avance supplémentaire. Un enfant, aussi précoce soit-il, ne saurait se résumer à son QI !

Cela dit, l'échantillonnage du test est fait sur des échantllons représentatifs et plutôt importants. C'est vrai toutefois qu'au delà de 130, l'échantillon se réduit considérablement et que les chiffres sont moins fiables. Si un enfant est testé au delà de 130, on peut dire que son fonctionnement intellectuel est très performant par rapport à celui de la population générale (ce qui ne préjuge en rien de ses autres qualités ou défauts). Mais après, effectivement, l'interprétation est plus difficile : on peut avoir des soucis liés à la précocité autour de 130 de QI ou être très bien adapté à 150.

Je suis assez d'accord avec ce raisonnement.

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JulieMarmotte
Je peux vous assurer qu'elle regrette non pas son parcours scolaire mais le fait d'avoir eu un an d'avance...

Maintenant, ce n'est qu'une expérience...

Et si on les laisait vivre un peu nos loulous?

Mais on les laisse vivre ! Ma gamine a un an d'avance, mais elle a encore largement le temps de s'amuser ... et de s'ennuyer en classe, parce que ça avance encore trop lentement à son goût. Et par voie de conséquence, elle a aussi largement le temps de se cultiver à côté (elle adore ça !) et de jouer, et de regarder des âneries à la télé (là, elle regarde Bob l'éponge en attendant de retourner à l'école ... je n'ai vraiment pas l'impression de lui mettre la pression :lol: )

Pour ma part, j'ai passé ma scolarité à rager de ne rien apprendre en classe, parce que mes parents refusaient de me faire prendre de l'avance. J'ai regretté aussi. On fait avec son expérience, tous autant que nous sommes !

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odie
Maintenant, ce n'est qu'une expérience...

Et si on les laisait vivre un peu nos loulous?

oui, c'est votre experience, heureuse et tant mieux.

mais auriez vous réagi de la même façon si un jour votre petit bonhomme avait refusé de se lever le matin, de manger, de sourire pdt des mois?

voilà pourquoi certains parents en arrive à faire prendre de l'avance à un enfant.

on ne reve que de ça, justement, les laisser vivre! :wink:

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yabamawi

Je suis PE et mon petit garçon de sept ans bientôt ( en mars) a bénéficié d'un passage anticipé, et je ne me suis même pas "ennuyée" d'avoir le droit ou non, je suis passé par une psy extérieure ( Karine Bertrand à Versailles, pour ne pas faire de pub, elle est spécialisée dans la précocité et donc ne peut être remise en cause). Elle m'a fait aussi un test de projection ( le petit était-il assez mature pour un passage anticipé, oui). Je précise que je ne traquais pas la douance à tout prix, elle est spécialisée dans la petite enfance, et il allait mal à la suite du décès de sa grand-mère, de là elle nous a précisé que c'était parce qu'il se rendait compte de ce qu'était la mort et nous a proposé le test de précocité. Tout ça pour dire qu'elle a insisté pour qu'il saute cette classe, expliquant que ce serait préférable pour lui... et nous avons remis son courrier à la directrice de l'école qui l'a mis dans son dossier. Au moment des passage etc. il a été jugé de suivre l'avis psy. Pourquoi? Parce qu'il émmanait d'une professionnelle, que la psy scolaire n'était pas là puisqu'en formation et l'instit mis au courant dès que le courrier a été mis dans le dossier lui a fait passé lui même certains tests et s'est rendu compte de la véracité des dires de la psy. Avant d'entammer quoi que ce soit avec l'école faire la projection serait un plus! Quitter ses camarades de classe et devoir recommencer la socialisation avec d'autres, subir les remontrances de certains parents acides et acerbes parce que leur gamin lui n'a pas sauté de classe etc., il faut être costaud pour un petit bonhomme... Par contre quel changement, quel épanouissement! Plein de copains dans la nouvelle classe alors que dans l'autre pas un seul, un intérêt sans cesse croissant pour tout ce qu'il apprend... et de bonnes notes partout. Cela c'était l'année dernière, cette année son instit est allergique ou mot EIP, elle a tendance à traquer la moindre faute pour remettre en question la douance, il fait le dos rond, encore 4 mois. Je le motive pour qu'il encaisse même si c'est dur pour lui, vu les récations sur ce forum même, certains sont dans le cas de l'instit de mon fils, incrédules. Vous en connaissez beaucoup des enfants qui ont su lire seul à 4 ans et demi? Ben oui ça existe, et ils ont aussi le droit à la différence, je ne vois pas pourquoi ceux qui sont dans le cas contraire ont le droit à pléthore de dispositif ( soutien, rased etc.) et que pour les nôtres il n'y ait que suspicion et remontrance. Sacha Guitri disait, en France on tranche les têtes qui dépassent, c'est bien vrai! En tant que parents et en tant que PE, tu connais mieux ta fille que son instit alors fais ce qui est le mieux pour elle! :wink:

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ninounette
Qui lui a fait faire le fichier Picbille en 3 mois avant d'entrer au CP ??? Cette personne n'est vraiment pas futée...

Pas futée, je ne sais pas ... Ce n'est pas forcément évident de réagir face à un enfant demandeur.

Mon fils de 4 ans 1/2 pleure devant mon fichier de maths pour que je le laisse le faire. Je ne sais pas quoi faire, je ne souhaite pas qu'il s'ennuie lorqu'il sera en CP, mais il a du mal à comprendre pourquoi il n'a pas le droit de "jouer à faire des maths". Alors parfois je le laisse faire une page ou deux (plutôt vers la fin du fichier, parce que le début ça ne l'amuse plus), et il les fait très facilement une fois que je lui ai lu la consigne. De toute façon, lorsque je refuse, il part dans sa chambre compter de deux en deux ou de dix en dix le plus loin possible, si possible à reculons parce que c'est plus marrant, ou alors jouer aux multiplications avec une calculatrice! A part ça, il n'a pas fait de test de QI et pour le moment se trouve parfaitement bien dans sa classe de moyenne section!

Alors je ne sais pas, autant forcer un enfant à faire le programme en avance me semble stupide, autant si l'enfant le réclame, je ne sais pas quelle est l'attitude à adopter. :noelunsure:

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JulieMarmotte
Karine Bertrand à Versailles

Plusieurs fois que je n'en entends que du bien. La prochaine fois que j'ai besoin d'un psy pour les enfants, j'y vais :)

Alors je ne sais pas, autant forcer un enfant à faire le programme en avance me semble stupide, autant si l'enfant le réclame, je ne sais pas quelle est l'attitude à adopter. :noelunsure:

L'attitude choisie ici, c'est de ne pas prendre d'avance sur le programme scolaire, et d'essayer d'attirer leur attention sur du "hors-programme" ou en tout cas du "hors du coeur du programme" : sciences, histoire, géo, arts, etc.

Ma fille a le droit de lire les bouquins que je propose à mes élèves (je suis prof de français en collège, j'ai des 6ème et des 5ème), mais n'a pas le droit de faire mes fiches.

Bon, cela n'a pas empêché mes enfants d'être lecteurs bien avant l'heure (4 ans et 3 ans), et d'avoir une avance considérable en maths, parce qu'ils trouvent ça très ludique, les maths. Mais ce n'est pas de ma faute :wink: : je me contente de répondre aux questions qu'ils me posent sans broder et sans transformer mes réponses en leçons.

Pas trouvé mieux. Je ne peux pas me résoudre à ne pas répondre aux questions qu'ils me posent.

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roadrunner

Euh... faut-il vraiment culpabiliser les parents de donner à leurs enfants les connaissances qu'ils demandent ??? Alors qu'on se bat toute la journée avec ceux qui ne veulent pas, qui ne peuvent pas...

Certains enfants ont une curiosité insatiable, pourquoi les freiner sur ce qui est scolaire, les math, la lecture, ou n'importe quoi du moment que cela les intéresse ?

Parce qu'à l'opposé, souvent, ils ont une force d'inertie assez phénoménale pour bloquer les apprentissages qui ne les intéressent pas...

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JulieMarmotte
Euh... faut-il vraiment culpabiliser les parents de donner à leurs enfants les connaissances qu'ils demandent ??? Alors qu'on se bat toute la journée avec ceux qui ne veulent pas, qui ne peuvent pas...

Certains enfants ont une curiosité insatiable, pourquoi les freiner sur ce qui est scolaire, les math, la lecture, ou n'importe quoi du moment que cela les intéresse ?

Parce qu'à l'opposé, souvent, ils ont une force d'inertie assez phénoménale pour bloquer les apprentissages qui ne les intéressent pas...

Il ne s'agit de culpabiliser personne. Il se trouve que j'ai une grande fille qui a pris beaucoup d'avance d'elle-même, et que oui, ça pose problème en classe. Enfin, son avance en maths, en particulier, pose problème en classe. Parce qu'elle s'ennuie à toujours faire les mêmes opérations de base qu'elle maîtrise depuis longtemps, parce qu'elle a envie d'apprendre des choses qui ne sont pas de son niveau, parce qu'à l'occasion, elle se fait rabrouer parce que remarques hors programme qui pourraient perturber ses camarades (oui, quand on demande à des CE1 ce que font 0 moins 6 et qu'une loupiote de 6 ans répond -6 alors qu'il faudrait d'abord que tout le monde ait bien compris que quand on n'a rien, on ne peut rien enlever, ça se termine en "tais-toi, tu verras ça au collège !").

Donc, comme elle est curieuse de tout, je l'aiguille plutôt vers ce qu'elle survolera à l'école. Pas ce sur quoi elle va passer des heures, qui seront d'autant plus ennuyeuses qu'elle saura avant même que la maîtresse aborde les notions.

Et oui, je suis assez fière de mon loulou qui lit depuis la PS (et il est assez têtu pour refuser toute "aide" non sollicitée, ie tout poussage), mais je ne suis pas sûre que scolairement, ça va lui être très utile, surtout s'il ne se débloque pas côté graphisme. Parce que son impatience s'accordera sans doute mal à une année en CP. Alors, je favorise sa passion pour les étoiles :)

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ouassou

Je viens juste vous faire part de mon expérience de mamans de 2 enfants hqi (qi>155).

Le plus grand a tout juste 8 ans et est en CM2 international. Il a 2 ans d'avance, en étant de la toute fin d'année. Il est enfin épanoui, bien dans ses godasses, heureux d'aller à l'école. Nous avons changé plusieurs fois d'école pour lui, afin d'éviter des sauts de classes répétitifs. En septembre se posait la possibilité d'un 3eme saut... refusé par nos soins. Un simple changement d'école, pour une section bilingue lui a permis d'éviter cela. Il a du grain à moudre avec des enfants bilingues, lui qui ne l'est pas... Mais avant d'en arriver à un enfant heureux, nous avons traversé 3 dépressions infantiles... Nous nous sommes battus contre le système qui refusait les sauts, lorsque les psy (sco et privé) le réclamaient... Bref, des années de galères (pour lui comme pour nous)... derrière nous !

Le second est en CP à tout juste 5 ans. Lui aussi de toute fin d'année, lecteur à 3 ans, sans aide de notre part... Une année d'avance... Et c'est toujours la galère : ennui, rythme trop lent... Mais très extraverti, contrairement à son frère ainé. Résultat : il pique des crises, devient pénible... à la maison ! Mais n'affiche rien de tout cela en classe. Un saut de classe trop tardif (saut de GS alors qu'il était demandé par les psy un saut de MS) est l'une des nombreuses explications de la situation actuelle... Aujourd'hui... il vient de nous avouer s'ennuyer à nouveau dans sa nouvelle école ! Que faire ? Il a un niveau largement supérieur au CP... Un second saut de classe ? Je n'en sais rien... Je n'ai pas la solution pour lui... Nous avons envisagé plusieurs solutions (second saut, desco, changement d'école pour l'internationale), aucune ne nous semblent idéales... Il est différent de son frère, les solutions qui lui conviennent sont donc elles aussi différentes...

Je veux juste dire à chacun que la situation est différente pour tous... Pour les parents, ex eip ou pas, pour les enfants, ainés ou cadets... la relation avec l'école, avec les parents, dans la fratrie, relations école-parents, etc... Tout cela changent considérablement les réponses de chacun et de chacune... N'assommez personne avec vos propos en voulant donnez des conseils... Moi même, je m'en garde bien ! Ce sont toujours des situations difficiles à gérer, et même à comprendre...

Le seul conseil que je donne, à mes ami(e)s parents d'eip, c'est de réagir avec leur cœur.

Ouassou, prof de lycée, ex eip, mère de 3 enfants dont 2 hqi, en reconversion professionnelle...

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JulieMarmotte
Alors, même si c'est très mal dit, le "tais-toi, tu verras ça au collège", je le comprends. Parce que l'individuel à un moment aussi ses limites. J'en ai 23, si je devais individualiser le travail pour les 23, je ne dormirais plus.

Je ne condamne pas : je suis bien placée aussi pour savoir ce qu'est la gestion d'une classe et des différents niveaux qui peuvent coexister au sein d'un même groupe. Ma fille n'en a pas été vexée (plutôt flattée), et a compris que certaines réflexions étaient à garder pour elle. Seul souci : cette année, il a fallu la pousser pour qu'elle ose participer, parce qu'elle n'ose plus trop mettre en avant ses connaissances. On travaille avec la maîtresse à lui faire trouver le juste milieu.

Et je refuse de mon côté de lui expliquer les techniques opératoires, par exemple. Cela l'oblige à trouver ses propres techniques, et je me dis que c'est toujours ça de pris pour plus tard : elle aura encore des choses à apprendre (ou à formaliser) et les ayant comprises d'elle-même, elle évitera peut-être une vision purement applicative des mathématiques ;) Et en attendant, ça l'occupe :lol:

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Charivari

Je crois que les filles sont comme ça : elle "cachent" un peu leur avance, leurs connaissances. Enfin, la mienne est comme en tous cas. Elle fait tout pour être "bien dans le moule". j'ai lu quelque part que c'était classique chez les filles EIP.

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°Vanille°

Une toute petite question de quelqu'un qui ne s'y connaît pas du tout, mais qui lit souvent cette discussion : Pourquoi tant d'enfants EIP chez les enfants de profs ? Est-ce ''génétique'' ? Ou bien une ''sur-stimulation'' quand ils sont tout petits qui les pousse à vouloir toujours en savoir + et qui, ensuite, les enferme un peu dans une spirale ?

Ne vous fâchez pas, je ne suis pas encore maman, je n'y connais donc presque rien en éducation parentale :blush: . Mais c'est vrai que c'est une question que je me pose. :smile:

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JulieMarmotte

Sans doute un peu d'inné et un peu d'acquis.

Il est prouvé que lorsqu'un enfant qui était en foyer est placé dans une famille stable et aimante, son QI gagne beaucoup de points (+14 points en quelques années). Et ce QI augmente d'autant plus qu'il est placé dans une famille favorisée économiquement et surtout culturellement (jusqu'à +19 points si la famille est une famille de cadres sup).

Des études déjà anciennes (années 60) montraient que le QI moyen était nettement supérieur chez les enfants de cadres, par rapport à celui des enfants d'ouvriers. Et qu'il y avait en valeur absolue autant d'enfants >125 chez les cadres et professions libérales que les ouvriers et employés (enfin, leurs enfants). Alors qu'il y avait 3 à 4 fois plus d'ouvriers et d'employés que de cadres et professions libérales. Bref : on trouve des HQI partout, mais plus dans certains milieux, plus favorisants, que dans d'autres, qui brident peut-être le développement intellectuel de leurs enfants :( On parle d'effet pygmalion négatif (se conformer à ce qu'on attend de soi, ne pas dépasser ses parents, ne pas dépasser ses pairs, rester à sa place ... ).

Ensuite, à milieu égal, et même dans une même famille, tout le monde n'a pas le même QI non plus. Donc, il n'y a pas uniquement un déterminisme socio-économique et affectif.

Et puis, il y a l'histoire de chaque famille. Dans la famille de ma belle-mère, par exemple, très modeste au départ (rurale, tout petits commerçants, 9 enfants), on était doué intellectuellement (là, pas de déterminisme social ...). Le seul moyen de promotion sociale pour ces élèves brillants (ou du moins était-ce perçu comme tel) étant les bourses et le passage par l'école normale d'instituteurs, ils ont très majoritairement fini profs, du primaire à l'université, les plus jeunes finissant plus haut car moins de bouches à nourrir au fur et à mesure ... Et ils ont eu des enfants, dont beaucoup se sont avérés HQI (zhom est un des rares fils d'employés de sa famille, et est aussi HQI, comme son frère d'ailleurs).

Bon, tout ça ce ne sont que des observations personnelles, et des hypothèses. Personne ne sait exactement quelle est la part de l'inné et de l'acquis dans le développement des capacités cognitives.

Mon histoire perso (puisque je suis moi-même HQI), c'est plutôt : famille de français moyens, dont père lui-même HQI mais issu d'une famille pauvre et au boulot à 14 ans, pas de profs (deux oncles que je voyais peu sont profs, sur 10), ... Je n'ai pas été élevée dans une famille ultra-stimulante ("tu apprendras à lire au CP", puis "tu ne sauteras pas de classe même si on nous en parle chaque année, d'ailleurs les surdoués ça n'existe pas", etc.). Je suis devenue prof par vocation, amour du savoir et du partage. Je vis avec un HQI et nous avons des enfants HQI. Oui, ils sont élevés dans une ambiance qui est stimulante, car nous sommes curieux de tout, tout est prétexte pour nous adultes à se cultiver, etc. Mais il n'y a pas de coaching, de poussage. Nous nous contentons de donner l'exemple. Et ils suivent si bien notre exemple que parfois, c'est nous qui avons du mal à suivre, en fait (hier, je me suis aperçue que ma gamine de 7 ans et demi - qui a très envie d'aller à Crim'expo pendant ces vacances - savait ce qu'était un prélèvement d'échantillons, une analyse génétique, que dans le sang on pouvait retrouver de l'ADN qui permettait d'identifier une personne, à quoi ressemblait un filament d'ADN ... j'étais estomaquée et je ne sais pas comment elle l'a appris. Elle m'a juste dit qu'elle le savait, et qu'elle ne savait pas elle-même comment elle le savait. Et non, elle ne regarde pas des séries interdites aux moins de 10 ans !)

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bibou2

Pareil pour le petit cousin de mon épouse. Les parents ne sont pas du tout instits, mais on voyait le gamin à 4 ou 5 ans savoir plein de choses, être dégourdi et toujours en demander plus. Mais on a aussi remarqué que les parents (la maman surtout, donc la cousine de ma femme) le stimulait à fond, toujours à lui demander des trucs, à vouloir lui faire tout connaître du monde qui l'entoure. On en est donc arrivé à la conclusion que sa précocité (il a sauté une partie du CP) n'était peut-être pas tout à fait "naturelle", même s'il ne semble pas en souffrir.

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°Vanille°

Ok, merci pour vos réponses :smile:

Je vois ma soeur, (ses enfants ne sont pas EIP mais très éveillés, et elle n'est pas instit), elle n'arrête pas de vouloir les pousser à l'éveil. Et ça me fait un peu mal au coeur (Vous me direz, c'est mieux ça que le contraire, évidemment), mais quand je vois qu'elle préfère mettre sa fille à la crèche que chez moi le week end ou les vacances scolaires, juste parce que la crèche ça l'éveille +, ben ça me fend le coeur. :sad: Si je veux voir mes nièces plus souvent, il faudrait que je fournisse le cahier journal de mes journées avec objectifs et compétences d'apprentissage ! Juste parce que je suis une maîtresse, je suis censée les éveiller un maximum, alors qu'elles le sont déjà vachement ! Mais moi le week end, je veux juste être une tata :wub: Mais elle, c'est la course au savoir, j'ai l'impression... Bon, faut dire qu'elle n'a pas eu le chance d'être stimulée, petite, contrairement à moi, la + grande de la famille. Elle chercher à rattraper ce qu'elle n'a pas eu, et ça, je le comprends.

Bon, j'ai fait du hors-sujet, ça n'a rien à voir avec les EIP.

Bon courage pour vos loulous :wub:

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JulieMarmotte
mais quand je vois qu'elle préfère mettre sa fille à la crèche que chez moi le week end ou les vacances scolaires, juste parce que la crèche ça l'éveille +, ben ça me fend le coeur. :sad: Si je veux voir mes nièces plus souvent, il faudrait que je fournisse le cahier journal de mes journées avec objectifs et compétences d'apprentissage !

C'est à la fois triste et flippant, comme situation ! Ne sait-elle pas que les enfants ont d'abord et avant besoin d'amour, de chaleur humaine ? Entre une tata aimante et la crèche, il n'y a pas photo, quand même !

Elle a quel âge, cette petite puce ?

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°Vanille°

Elle a 19 mois :wub: Et je pense comme toi : besoin d'amour avant tout, surtout quand on est déjà bien éveillé !

Allez, je ferme la parenthèse sur ma petite vie :D

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JulieMarmotte
Personnellement, je suis contre et même plus les passages anticipés.

Excuse-moi, je comprends mal cette phrase. Tu es totalement contre les passages anticipés, c'est ça ?

Mon épouse, docteur ingénieur, chercheur dans ce qui reste du CNRS, a tout passé avec mentions plus qu'honorables (un assez bien pour elle était une défaite) est aussi contre ces passages anticipés. Elle en a trop bravé (bon, OK, après elle m'a rencontré et a eu le meilleur :lol: )

Elle a donc connu un (ou plusieurs ?) passages anticipés qu'elle a mal vécus ? Pourquoi ? Qu'a-t-elle mal vécu exactement ?

Il existe tout de même des situations où des enfants revivent après un passage anticipé. Cela ne doit jamais être la seule adaptation mise en place (parce que l'ennui peut revenir très très vite, chez des enfants très précoces), mais parfois, c'est ça ou la dépression ... :sad: Je pense qu'il ne faut s'interdire a priori aucune hypothèse. Pour certains, ce n'est pas utile, chez d'autres, c'est néfaste, chez d'autres encore, c'est indispensable. Et ce n'est pas qu'une question de QI ... (ma fille, avec un autre enseignant, dans une classe différente, aurait peut-être fait un CP ... là, au bout de quelques semaines, le passage en CE1 était devenu une évidence, parce qu'elle était dans une classe de CP-CE2 où elle n'arrivait pas à se situer, où elle était très frustrée, et où la maîtresse, quoique très bien et très à l'écoute, ne pouvait guère lui faire un programme totalement personnalisé, ayant ces deux autres niveaux à gérer ...).

Cécé, je crois que tu touches l'explication. Mon grand est très doué, mon deuxième beaucoup moins et le troisième on verra... Mais ils ont autant d'amour les uns que les autres à donner, et c'est là l'essentiel...

Je ne comprends pas en quoi les exemples de tes enfants vont dans le sens de Cécé, là encore tu ne nous en dis pas assez. Mais oui, la valeur des enfants ne tient pas à leur QI. On les aime tous pareil, ou pas tout à fait pareil, d'ailleurs, mais à égalité. Et le QI n'a rien à voir là-dedans. Mon fils a longtemps paru en retard, et je l'adorais autant que sa soeur, tel qu'il était, et je ne l'ai pas aimé différemment quand il a commencé à montrer ce dont il était capable intellectuellement ... Mais c'est parce qu'on les aime que, comme pour tout enfant, on fait attention à leur bien être, à leur intégration, etc. Et là, il faut admettre que leur avance peut leur poser des problèmes assez particuliers et récurrents chez les enfants en avance.

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JulieMarmotte

J'ai longtemps pensé que ma vie (scolaire) aurait été meilleure si ma mère avait accepté ce saut de classe que les instits lui ont constamment proposé tout au long de mon passage à l'école primaire. Que je ne me serais pas tant ennuyée en classe, que je n'aurais pas eu ce sentiment, toujours, d'être à part, en décalage, alien dans un sens. Que ma vie actuelle serait différente si j'avais suivi les conseils de mes profs de sciences et les désidératas paternels (bac C, prépa, concours ...) ou de mes profs de français et langues (bac A2) plutôt que ceux de mes profs d'histoire et de sciences éco (bac B), dans l'optique de faire du journalisme. Aujourd'hui, je sais que je n'en sais rien (la preuve : j'ai fini prof de lettres, j'ai eu l'opportunité de faire autre chose de très différent, et je serais bien encore capable d'aller voir ailleurs si j'y suis ...). On ne peut pas refaire l'histoire. Ton épouse aurait-elle eu ce parcours brillant si elle s'était copieusement ennuyée en classe, dans son jeune âge ? Je ne le sais pas, tu ne le sais pas, elle ne le sait pas. Il y avait une bifurcation, un choix à faire, on l'a fait pour elle (comment aurait-il pu en être autrement ?) et elle l'a subi. Elle aurait tout autant subi le choix contraire. Autres avantages, autres désavantages ... Elle ne s'est pas retrouvée en échec, elle a sans doute un boulot qui lui plaît. Purée : combien de gens en rêvent, de faire un boulot qui leur plaît ? Alors oui, il y a des obstacles. Je n'avais pas d'avance scolaire (pour les raisons évoquées plus haut) et j'ai tout de même dû faire des boulots abrutissants pour payer mes études, parce que non, la vie n'est pas toujours rose. Certains, même QI, jamais sauté de classe, en échec malgré leur QI, feront ces boulots abrutissants toute leur vie. La vie, c'est ça ... Je trouve assez indécent, pour tout dire, de se plaindre alors qu'on avait une chance que les autres n'avait pas et que finalement, on a su faire fructifier cette chance !

Après, je ne vois pas trop le rapport entre le saut de classe d'un enfant et la réputation de son parent de prof. Aujourd'hui, rares sont finalement les profs qui exercent où ils vivent, non ? (enfin, je vis dans une grosse agglomération, c'est peut-être différent dans les zones moins densément peuplées ...)

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