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le licenciement en fin de PE2, parlons-en ici :


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Bonjour à tous !

Je suis un ancien PE2 et j'ai connu le licenciement à l'issue de la PE2.

C'était en 2008 et aujourd'hui je me sens suffisamment mieux pour revenir

sur ce sujet.

Sans vouloir vous effrayer, sachez que ça arrive bel et bien

et peut être avez-vous des questions. Sachez aussi que j'avais quasiment obtenu

16 de moyenne au concours et que j'étais classé3ème au "troisième concours".

Je veux dire par là que ça ne concerne pas obligatoirement les moins bons.

Je pense aussi que ça ne vous tombe pas dessus en mai-juin mais qu'il y a des signes précurseurs

qu'on est pas toujours disposé à voir à temps. Mais quand vous êtes convaincu d'être fait pour le métier

et que vous avez des convictions personnelles sur la valeur de l'apprentissage dans l'accès à l'autonomie,

croyez-moi, vous prenez une sacré claque.

Si donc vous avez des questions je me propose d'y répondre clairement et avec franchise.

Cordialement

Jean-Marc THOMAS

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Bonjour à tous !

Je suis un ancien PE2 et j'ai connu le licenciement à l'issue de la PE2.

C'était en 2008 et aujourd'hui je me sens suffisamment mieux pour revenir

sur ce sujet.

Sans vouloir vous effrayer, sachez que ça arrive bel et bien

et peut être avez-vous des questions. Sachez aussi que j'avais quasiment obtenu

16 de moyenne au concours et que j'étais classé3ème au "troisième concours".

Je veux dire par là que ça ne concerne pas obligatoirement les moins bons.

Je pense aussi que ça ne vous tombe pas dessus en mai-juin mais qu'il y a des signes précurseurs

qu'on est pas toujours disposé à voir à temps. Mais quand vous êtes convaincu d'être fait pour le métier

et que vous avez des convictions personnelles sur la valeur de l'apprentissage dans l'accès à l'autonomie,

croyez-moi, vous prenez une sacré claque.

Si donc vous avez des questions je me propose d'y répondre clairement et avec franchise.

Cordialement

Jean-Marc THOMAS

salut,

une fois licencier, je crois qu'on a pas droit au chômage (en tout cas pas via l'anpe ou pôle emploi) mais on a droit à quoi et quelles sont les démarches?

je demande car on m'a dit que j'avais plus de chance d'être licencier que d'obtenir le redoublement et que la titularisation, c'est même pas en rêve.

merci pour ton aide

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à lire ce post, il me semble que pour "fonctionner" il ne faut pas avoir les oreilles qui dépassent, et il faut entrer dans le moule... sinon, accepter de prendre une autre voie professionnelle et en tout cas ne pas se laisser démoraliser !

Après, pour avoir vu le licenciement d'un jeune collègue dans une de mes écoles, je pense qu'il y a une grosse part à "pas de chance"...

Courage à tous ceux qui se sentent "sur la sellette" !

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Bonsoir,

1) Les signes précurseurs sont dans mon cas :

dans les tous premiers mois, l'impression floue mais réelle de ne pas arriver

à aboutir à ce que je veux après chaque journée en classe.

je sentais bien que mes lundis ne donnaient pas le résultat escompté.

j'ai commencé à demandé de l'aide vu que fin décembre seule

une conseillère pédago m'avait visité. En janvier, ma référente m'a répondu

en me visitant que ce n'est pas parce qu'elle ne venait pas me voir

qu'elle ne savait pas ce que je faisais. Donc elle avait déjà une idée

avant même de m'avoir observé au travail.

A partir de janvier rien n'allait : demande-toi ce que les élèves apprennent.

Les visites se sont succédées à un rythme de plus en plus fort et chaque fois

la même remarque. J'ai eu au total 17 visites (au dire, en mai, de ma référente,

toutes ces visites avaient pour but de me montrer que tout le monde pensait de moi la même chose).

A ma question qu'est-ce que je dois faire pour réussir à progresser j'ai eu :

tu dois faire ton chemin par toi-même, nous ne pouvons pas t'aider, c'est à toi de trouver,

lis des ouvrages...

Et là vous vous défoncez de plus en plus pour préparer vos séances mais rien n'y fait.

Vous sentez bien que vous êtes de plus en plus seul et que la moindre erreur est

exploitée pour vous nuire. Des formateurs vous évitent, d'autres vous plaignent

mais disent leur impuissance face à un groupe "meneur"...

Vos collègues vous disent de faire comme les formateurs disent, sans réfléchir,

qu'après cette année, ils ne pourront plus rien mais moi je ne m'opposais même pas,

seulement je ne comprenais pas ce qu'ils voulaient que je fasse.

2) En cas de licenciement, l'Education Nationale a bien prévu les choses pour vous aider à rebondir :

vous êtes pris en charge pendant 700 jours à raison d'environ 1000 euros par mois.

Vous êtes pris en charge par Pôle Emploi pour vous réinsérer mais c'est en effet le Rectorat

qui vous verse votre indemnité. 700 jours c'est bien, parce que, croyez-moi, il faut faire un sacré

travail pour remonter la pente,faire votre deuil et trouver un nouvel objectif.

la MGEN vous garde en S.S. pendant toute la durée de votre indemnisation.

Petite parenthèse à propos de la MGEN : elle vous propose une écoute neutre et faite par

un professionnel si vous avez des soucis dans votre travail. C'est gratuit, alors n'hésitez pas

d'autant que le pro qui vous reçoit n'est pas de l'EN.

Voilà ce que je voulais vous dire ce soir

A bientôt

JMT

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Si vous sentez que le vent tourne à votre désavantage, essayez de réagir vite : dans mon cas je n'ai pas réussi à m'affirmer face à ma tutrice très sèche et incapable d'écoute. J'ai eu beau interpeller les formateurs sur la question du sens des apprentissages, personne n'a voulu entrer sur le sujet. Je devais faire comme les formateurs disaient et mon questionnement leur semblait hors de propos.

Aujourd'hui je suis capable de défendre mon point de vue sur ma façon d'enseigner mais à l'époque j'étais tétanisé par l'autoritarisme et l'incompréhension très fermée de mes formateurs.

Pourtant j'avais était capable de me défendre aux entretiens du concours et j'avais eu le sentiment d'être entendu et d'être dans le bon axe.

Demandez à changer de tuteur si vous pensez que ça ne passe pas. N'attendez pas le mois de mai, il sera trop tard. Sachez que dans mon cas, j'avais demandé un entretien avec la directrice de l'IUFM (juste après l'entretien en mai avec le jury au cours duquel ma tutrice m'avait laminé) et que je me suis entendu dire que j'aurais dû m'apercevoir plus tôt que je n'étais pas fait pour le métier, alors que cette directrice ne m'avait jamais vu enseigner. En fait en mai j'étais déjà grillé et ce n'est pas les 2 visites (pourtant favorables) de 2 inspecteurs académiques différents qui ont changé quelque chose.

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bravo pour ta démarche... et merci pour tes informations ! Même si on ne se sent pas particulièrement en danger, on n'est jamais sûr de rien et le licenciement peut toucher tout le monde... alors il est important de le garder à l'esprit pour essayer de limite les dégats psychologiques (même si celà doit être une période atroce). Tu fais preuve de beaucoup de courage en ouvrant ce post... j'espère que maintenant tu as réussi à rebondir et à trouver un job qui te plait...

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  • 2 weeks later...

Bonsoir à tous !

Je confirme qe c'est un moment psychologique très très difficile à vivre. Mais ne dit-on pas que ce qui ne te détruit pas te construit ? Il parait même que l'on peut tirer du positif des situations les plus terribles. Aujourd'hui, je peux entendre mais il y a 1 an j'étais détruit ("cassé" était le mot que j'utilisais à l'époque).

J'ai été aidé par des personnes compétentes. Il est clair que la souffrance des enfants en difficulté réveillait ma propre souffrance refoulée et que j'avais développé des mécanismes de défense énergivores et monopolisant mes capacités intellectuelles. Cette aventure m'a permis d'en prendre conscience et de travailler ces choses.

Mais cela justifiait-il le licenciement ? Je dis NON !

Maintenant je suis toujours dans le domaine de la pédagogie, de l'enseignement et de l'autonomisation. Mais je ne suis pas encore en emploi. J'apprends à appliquer ce principe dans l'enseignement : "médecin, guéris-toi d'abord !" Je veux dire par là qu'il faut déjà savoir comment je fonctionne pour être capable d'observer et d'analyser le fonctionnement de l'autre. Je suis certain aussi maintenant qu'enseigner des savoirs ne suffit pas, mais il faut en même temps leur apprendre comment apprendre. Je savais cela autrefois intuitivement, je le sais maintenant scientifiquement.

A la prochaine !

Jean-Marc THOMAS

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Bonjour

Voici comment ça se passe au niveau administratif à partir du moment où l'IUFM vous a jugé et massacré(jury interne IUFM en mai):

A mon époque l'iufm avait dit que suite à son rapport "assassin", je bénéficierai de la visite d'un inspecteur académique dépêcher par l'IA

(totalement ignorant de la situation et donc neutre)et que je pourrai me défendre devant un jury.

Pour cela, j'aurai pû être visité le lundi car c'était le jour où j'enseignais chaque semaine.

Mais en fait cette semaine, la dernière de l'année scolaire, en plus de faire mon lundi, j'ai été convoqué dans ma classe le jeudi à 15H30, avant dernier jour d'école!

Heureusement, les enfants ont été formidables et ont accepté de travailler jusqu'au bout. L'inspecteur est arrivé, m'a salué brièvement et s'est installé alors que j'avais déjà repris la classe après la récréation. j'ai fait ma séance sur la compréhension d'un texte puis l'inspecteur est parti avant la fin des cours en me disant au revoir. Je me souviens de la réaction des élèves : il y a eu un grand silence après le départ de l'inspecteur et l'un d'eux m'a demandé : alors, vous allez devenir maître ? Après le cours, seule la directrice a pu me dire que l'inspecteur lui avait dit que pour lui, il n'y avait pas de soucis. (les enfants m'avaient fait des dessins et je suis reparti avec 2 cadeaux. je leur avais promis de revenir les voir à la rentrée pour leur dire si j'étais devenu prof mais je n'ai jamais réussi à tenir ma promesse).

Pour ce qui est de la rencontre avec le jury, en prenant mes propres renseignements, j'ai appris qu'il n'y avait pas de rencontre avec le jury et que l'IA allait statuer sur mon cas sans m'entendre. J'ai demandé à ce moment l'autorisation de faire une lettre pour me défendre et contester certains points ce qui m'a été accorder.

Dans les jours qui ont suivi, l'IUFM a obtenu la liste des personnes validées et prolongées et la Directrice m'a appris que si mon nom n'y figurait pas, c'est que c'etait négatif mais que j'allais être convoquer par l'académie. Ensuite, j'ai été convoqué par le recteur de l'inspection académique. Le recteur m'a demandé si je savais pourquoi j'étais convoqué. Je lui ai répondu que oui et non en précisant que la directrice de l'IUFM m'avait informé que je ne figurais pas sur la liste des admis/prolongés. Il a confirmé en m'annonçant que j'étais effectivement licencié pour le motif "insuffisance professionnel" (terme qui figure sur le document officiel et vu le travail que j'ai déployé cette année-là, je peux vous dire que ces mots me font très très mal). Il m'a demandé si j'étais d'accord avec cette décision. Je lui ai répondu que si c'était un jury externe à l'IUFM et qu'il avait pris connaissance de mon courrier alors je n'avais plus qu'à m'incliner. Il m'a alors confirmé que le jury avait lu attentivement mon courrier, que la visite complémentaire proposait un prolongement (je précise aussi qu'un autre inspecteur lors du dernier stage suggérait aussi le prolongement dans un courrier joint à mon dossier) mais que tout cela n'avait pas suffit à faire pencher la balance.

Je suis sorti de là tres triste mais aussi soulagé que ce soit fini. J'étais épuisé physiquement, moralement et psychologiquement.

La suite un peu plus tard.

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  • 2 weeks later...

Très bonne idée de post! Car, en effet, le licenciement est bien réel en fin de PE2, ça a été mon cas! j'ai déjà raconté mon histoire sur un autre post, donc je ne recommencerai pas ici. J'ai seulement envie de dire aux PE2 actuels qui se sentent menacés de licenciement de se battre, ces licenciement sont souvent injustes, et puis licencier quelqu'un censé être en formation sans lui donner une 2nde chance est profondément blessant. J'ai été licenciée en étant enceinte, ce n'était pas le motif du licenciement, j'ai donc décidé de me concentrer sur mon bébé en refusant complètement de penser à ce qui était en train de m'arriver. Epuisée et complètement cassée par l'année de PE2, je ne me suis pas battue. Je me suis dit que j'étais capable de l'accepter, que c'était mieux ainsi. Sauf qu'aujourd'hui, je suis encore incapable de parler de ce licenciement calmement, j'ai honte de ce qui m'est arrivé. Je suis absolument dégoûtée des metiers qui ont trait à l'enseignement, donc je me retrouve avec une licence qui ne me sert pratiquement à rien, et deux années à l'iufm que je regrette profondément d'avoir vécu.

Quant à l'attitude de l'éducation nationale face aux licenciés, j'ai lu qu'elle était très bonne! Et bien pas pour moi! Je n'ai toujours pas reçu la moindre indemnisation (licenciée depuis septembre quand même!), pourtant ce n'est pas faute de faire les démarches nécessaires! De plus,mon interlocutrice de l'inspection académique me traite avec mépris, me parle comme à une *****, fait traîner les choses (je viens seulement de recevoir les papiers devant être obligatoirement délivrés par l'employeur lors d'un licenciement!)

Bref, si je pouvais effacer les 2 années passées à l'iufm, je le ferais sans hésiter.

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  • 2 weeks later...

Bonjour,

Je viens ajouter ma pierre à l'édifice même si moi, j'ai été prolongée. Et je crois que c'est encore pire (si c'est possible!).

Mon année de prolongation a été la pire chose. J'avais des visites sans arrêt dans ma classe, en plus des élèves difficiles. La pression a été très dure à supporter, heureusement que j'avais un chéri qui me soutenait... J'aurais su qu'on allait me jeter de cette façon, je ne me serais pas accrochée comme ça. Cette année-là, je n'ai vu que mon école, plus rien d'autre n'existait.

En plus, je me dis que j'ai fait ces études pour rien car elles ne me sont d'aucune utilité aujourd'hui..

Sinon, je suis comme Enoraf, je suis dégoûtée de tous les métiers liés à l'enseignement ou aux enfants. L'EN a réussi a casser un rêve de plus de 20 ans!!!!!!

Aujourd'hui encore, j'ai du mal à en parler sans émotion (cela fait pourtant plus de 8 mois!) et je pense que je resterai à jamais blessée de cette histoire... Ce n'est vraiment pas correct de traiter les gens de cette manière...

Sinon, au départ, je me suis dit que je ferais appel de la décision, mais je m'étais tellement battue (pour rien) l'année précédente que je n'ai pas eu le courage pour être encore sûrement déçue...

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Bonjour tout le monde!

Je vous raconte un peu mon parcours pour vous dire à quel point je vous comprends: j'étais pe2 l'an dernier, mes rapports étaient bons dans l'ensemble, pas de soucis, si ce n'était que mes ce2 de stage filé étaient très bavards et surtout l'après-midi mais bon, je gérais quand même. L'inspectrice est venue me voir à 16h un vendredi avant un we de 3 jours en plus, du coup, les élèves étaient en forme (ils n'ont jamais été irrespectueux, ils restaient à leur place), du coup, madame l'inspectrice m'a gentillement dit qu'elle ne pouvait pas me mettre un avis favorable...

En plus, pour couronner le tout, la titulaire que je remplaçais était une chie... Elle m'envoyait des mails pour me dire qu'en gros ce que je faisais était pourri, elle me laissait aussi des mots super sympas sur le bureau, les rares fois où nous étions ensemble devant les élèves, elle me rembarrait devant eux (super pour trouver sa place aux yeux des élèves!). J'ai tenté d'en parler à ma référente iufm et ça s'est retourné contre moi.

Résultat des courses: je suis prolongée cette année, néanmoins, j'ai une classe de cp ce1 plutôt sympa, même si je dois faire 70km pour m'y rendre (parce que vous pensez bien, nous pe2 bis en dérive, n'avons droit à aucune indemnité de déplacement et notre salaire n'a pas augmenté). Toutes mes visites se sont très bien passées, même celle de l'inspectrice qui m'a dit directement qu'elle me mettait un avis favorable cette fois. Toutes les personnes qui sont passées dans ma classe ne comprennent pas du tout les raisons de ma non titularisation (et moi donc!!!).

Tout ça pour dire, qu'à mon avis, ils ont un quota de gens à embêter pour la titularisation (on était 3 l'an dernier). Bien-sûr, j'étais dégoûtée surtout au début de l'année. Après, je ne risque pas d'être licenciée mais j'trouve quand même qu'il y a un nid d'abrutis dans l'EN. J'ai un copain qui lui aussi est prolongé dans mon académie et lui, ils ont l'air de bien l'embêter.

Je vous souhaite bon courage à tous et j'espère que vous trouverez un travail dans lequel vous vous épanouirez (c'est pas forcément un métier de rêve que d'enseigner, surtout de nos jours).

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Bonjour,

Je viens ajouter ma pierre à l'édifice même si moi, j'ai été prolongée. Et je crois que c'est encore pire (si c'est possible!).

Mon année de prolongation a été la pire chose. J'avais des visites sans arrêt dans ma classe, en plus des élèves difficiles. La pression a été très dure à supporter, heureusement que j'avais un chéri qui me soutenait... J'aurais su qu'on allait me jeter de cette façon, je ne me serais pas accrochée comme ça. Cette année-là, je n'ai vu que mon école, plus rien d'autre n'existait.

En plus, je me dis que j'ai fait ces études pour rien car elles ne me sont d'aucune utilité aujourd'hui..

Sinon, je suis comme Enoraf, je suis dégoûtée de tous les métiers liés à l'enseignement ou aux enfants. L'EN a réussi a casser un rêve de plus de 20 ans!!!!!!

Aujourd'hui encore, j'ai du mal à en parler sans émotion (cela fait pourtant plus de 8 mois!) et je pense que je resterai à jamais blessée de cette histoire... Ce n'est vraiment pas correct de traiter les gens de cette manière...

Sinon, au départ, je me suis dit que je ferais appel de la décision, mais je m'étais tellement battue (pour rien) l'année précédente que je n'ai pas eu le courage pour être encore sûrement déçue...

Comme ma copine... Prolongée, mise dans une classe à l'année avec la pression, les visites surprise, et des élèves hyper difficiles (1/3 avaient un an de retard, mes collègues de CP et CE1 très expérimentées s'étaient arraché les cheveux avec eux, en disant que c'était leur pire classe...) et pourtant, j'ai tout donné, au détriment même de ma santé ! J'ai réussi à peu près à tourner la page en me formant une sorte de carapace. Quand les gens me demandent, je dis maintenant que j'ai quitté le métier car il ne me convenait pas (par fierté ! :blush: )

Mais j'y repense encore régulièrement... Récemment, je faisais des cauchemars où j'étais dans une classe, et où je ne contrôlais plus rien, quelqu'un arrivait et me disait que j'étais nulle !

Cette année scolaire m'avait tellement détruite que j'avais foiré mes deux colos que j'avais faites juste après... Je n'étais pas dedans du tout !

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  • 4 weeks later...

A mon tour je viens participer à la conversation. Je suis moi aussi une PE2 prolongée, mais pour la 3e année ! J'ai fait une première PE2 catastrophique, dans laquelle j'ai reçu très peu d'aides (il fallait que je trouve par moi-même), et mes formateurs m'ont très mal conseillée (ils m'ont dit de me mettre en dépression pour être prolongée d'office). A la fin de l'année, ils m'ont affirmé qu'ils allaient soutenir mon dossier afin que je sois prolongée (j'étais alors enceinte). Résultat des courses : je suis passée devant la comission de redoublement (expérience traumatisante), qui m'a cassée complêtement et qui a fini par me dire que si j'avais bossé, ça aurait marché (avec tout le travail que j'avais fourni cette année-là !) Bref je me suis retrouvée licenciée, mais je n'en suis pas restée là, j'ai fait appel, et ça a marché. Donc j'ai fait une deuxième PE2,où on m'a mis la pression, parce que j'avais un congé maternité, il fallait donc qu'en peu de temps je sois très bonne. Ma formatrice a été odieuse avec moi et m'a dit que j'étais psychologiquement instable, que j'avais de problèmes relationnels (je suis timide de nature), que je n'avais pas ma place ici et qu'il fallait que j'aille voir un psy. Autant dire que ça m'a détruit encore un peu plus. L'inspecteur est venu et m'a dit aussi que c'était insuffisant. Mais comme j'ai eu un congé maternité, jai été prolongée d'office pour cette année scolaire.

Cette année je suis en poste dans deux écoles, en CE1 et CM1. Ca se passe bien dans les deux écoles, mes relations avec mes collègues est tout à fait normale, je ne suis pas en dépression et ça se passe bien avec les élèves. Par contre j'ai une pression folle. Des formateurs sont venus me dire qu'il y avait un mieux. Par contre, l'inspecteur est venu en janvier, et pour lui c'est encore insuffisant. il revient donc à la fin du mois de mai. Autant dire que je vis une période de stress assez grand. Et en ce moment je finis par penser que finalement c'est presque aussi bien si ça ne marche pas car la pression est trop grande. J'en ai assez du défilé des formateurs et des inspecteurs (3 inspections en 2 ans !, des insomnies et des ulcères à répétition. La seule chose qui m'inquiête c'est de savoir si effectivement on touche quelque chose après le licenciement. Si comme vous le dites on reçoit environ 1000 euros pendant 700 jours ça va, ça laisse le temps de se retourner.

Ca fait du bien de trouver des gens qui ont vécu la même galère !

bonne soirée.

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Je mets juste un mot pour vous dire que vos histoires me laissent totalement :cry: :cry: :cry:

Je trouve qu'on ne juge pas seulement un système éducatif à l'aune de ce qu'il met en oeuvre pour ses enfants, mais également de la manière dont il traite ses fonctionnaires. Et selon cette perspective..... Quelle honte !

Je vous souhaite à tous bien du courage et la force de rebondir et de vous reconvertir dans un domaine où enfin, on reconnaîtra votre dévouement, vos qualités et la valeur de votre travail. :clover: :clover: :clover:

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Pupuce, je te confirme qu'on touche bien quelque chose : 34,10 euros par jour pendant 730 jours pour ma part.

J'étais à l'échelon 2, sans supplément familial (pas d'enfant) et en zone 2 ou 3, je ne sais plus.

MGEN déduite, j'avais environ 1400 net.

Là, j'ai entre 1020 et 1050 net par mois (ça dépend si c'est un mois à 30 ou 31 jours)

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oui c'est ce que j'avais cru comprendre : à peu près 1000 euros par mois... finalement, pour moi c'est rentable : je paie la nounou 650 euros par mois, et je touche un salaire de 1300 euros (dans le privé c'est un peu moins que dans le public), donc si je suis licenciée je gagne... 300 euros de plus !

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J'ai contacté un syndicat pour en savoir un peu plus, je devrais bientôt avoir la réponse...

Demain j'aurai une visite de formatrice, on verra bien.

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En tout cas, moi j'ai été licenciée pour "insuffisance professionnelle" (c'est dingue ce que j'aime ce terme!), et je touche à peine + de 500 euros.

J'édite (7 juillet), en fait c'est bon, je touche bien 1000 euros. Je ne sais pas ce qu'ils ont cafouillé avant, mais là, au moins ça me rassure.

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ok, ben on verra bien alors ! Sympa comme perspective ! Surtout qu'aujourd'hui j'ai arrêté d'y croire ! Je n'aurais pas dû insister il y a deux ans pour être prolongée ! J'ai eu une visite aujourd'hui et j'ai fini d'être démoralisée. Même si la formatrice me dit de ne pas baisser les bras...

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JMT ça me fait un pincement au coeur quand je te lis !

Avec le groupe, nous t'avons suivi, aidé, et je t'avoue que nous n'avons pas compris, tu as bossé autant si ce n'est plus que pas mal d'entre nous ! Jean-Marc est un homme incroyable, volontaire et pédagogue, il a appris de nombreuses choses à la plupart d'entre nous !

Je me rappelle de ton état chaque mardi ! Tu revenais en nous disant "encore une" ! Ca nous a fait mal de te voir ainsi !

J'espère que depuis, tout va mieux, que ton épouse et tes 2 petits bouts se portent bien !

Ludivine P.

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En tout cas, moi j'ai été licenciée pour "insuffisance professionnelle" (c'est dingue ce que j'aime ce terme!), et je touche à peine + de 500 euros.

Salut Enoraf,

Ta situation ne me parait pas normale du tout !

Essaie d'appuyer tes démarches par un syndicat voire par un courrier d'avocat/juriste (afin de leur mettre un peu la pression).

Plein de courage à toi et à toutes les victimes d'un certain "système" !

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Enoraf, c'est bizarre. Moi c'était "échec à la scolarité" sur la feuille jaune ("ça ne veut rien dire", m'avait dit le monsieur des ASSEDIC)

Mais tu n'as fait qu'un an, c'est peut-être pour ça. La rémunération et sa durée varient en fonction du nombre de mois travaillés auparavant.

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Misschoco, oui je pense que tu as raison. Ils demandent les attestations de travail précédentes, et comme en effet, à part des jobs d'été, je n'avais jamais travaillé avant, ça doit jouer.

Mais j'étais tombée sur un texte sur internet qui disait que le licenciement pour "insuffisance professioinnelle" engendre une moindre rémunération que lorsque c'est pour un autre motif, je ne sais pas si c'est vrai ou pas.

Shou, merci de tes encouragements :-)

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La commission a eu lieu ce matin pour l'IUFM de Livry Gargan (93). Ils en ont licencié une dizaine aujourd'hui: ils étaient tous réunis dans la même salle pour apprendre la nouvelle! L'horreur

Quant à moi, et bien c'est un beau redoublement qui s'annonce. Mais avec les réformes, ils n'ont pas pu me dire si je serais prolongée sur le terrain ou à l'IUFM.

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La commission a eu lieu ce matin pour l'IUFM de Livry Gargan (93). Ils en ont licencié une dizaine aujourd'hui: ils étaient tous réunis dans la même salle pour apprendre la nouvelle! L'horreur

Quant à moi, et bien c'est un beau redoublement qui s'annonce. Mais avec les réformes, ils n'ont pas pu me dire si je serais prolongée sur le terrain ou à l'IUFM.

La commission de l'IUFM se contente d'émettre un avis (certes important) mais c'est au niveau rectoral que se prennent les décisions finales.

Cela me parait donc très étonnant qu'on ait déja dit à certains personnes qu'elles seraient licenciées.

Ces personnes (ainsi que toutes celles menacées par un renouvellement) devraient aller voir les syndicats pour défendre leurs droits.

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D'accord avec Shou.

Ces décisions ne peuvent pas se prendre si tôt, ou alors ça m'étonne vraiment. Moi, j'avais eu la visite d'une inspecteur le dernier jour de mon stage filé, la commission s'était réunie 10 jours plus tard, et le temps que le recteur signe les papiers, j'ai appris la nouvelle pratiquement un mois après avoir été visitée, donc le 24 juillet.

Je sais bien que toutes les académies ne fonctionnent pas de la même manière, mais là quand même, ça me paraît tôt, les pauvres!

Je te souhaite plein de courage, killy, pour ton renouvellement (et les éventuelles contestations que tu peux faire).

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