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tseelzy

Données utiles et inutiles CE2

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tseelzy

Bonjour ! 

Je suis à la recherche d'une méthode pour introduire de manière ludique les données utiles et inutiles dans une classe de ce2. Je pensais simplement inscrire au TN un problème, les enfants auraient le même sur papier -ils doivent trouver ce qu'on recherche et entourer les données utiles pour y répondre-

Mais je ne trouve pas cela très interactif... Pouvez-vous m'éclairer ?

En vous remerciant 🙂

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Goëllette

Autrefois, il y avait ce type d'exercices dans le CLR, chez Hachette.

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vieuxmatheux

Le hic avec ce type de travail c'est que pour savoir si une donnée est utile ou inutile il faut le plus souvent savoir résoudre le problème (sauf si on place des données n'ayant rien à voir avec le sujet comme la température de l'air dans un problème portant sur un échange de billes, mais quel intérêt peut-on y trouver ?), ce qui fait que ça n'aide pas du tout les enfants les plus fragiles.

Un exemple pour nous les adultes :

figure.png.7af5ccb9daff3960de98b67d3bdd6910.png

Sur cette figure, les droites (AB), (CD) et (EF) sont perpendiculaires à (BC).

E est l'intersection de (AC) et (BD).

AB = 9 cm ; BC = CD = 12 cm.

Calculer EF

 

Y a-t-il des données inutiles ?

Mon avis est que tu pourrais éviter les séances consacrées à chercher les données utiles et inutiles et les consacrer directement à résoudre des problèmes.

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javanaise

Le problème des élèves fragiles, c'est qu'ils ont tendance à vouloir deviner un certain nombre de choses en cours de lecture de l'énoncé : ils foncent sur les données chiffrées, cherchent l'opération probable et ont déjà une solution au moment de lire la question. En plus, pour les problèmes de CP,/début de CE1, la méthode fonctionne très souvent.

Entourer les données, par exemple, je ne le fais pas faire systématiquement. Sinon pour certains,  le travail à faire devient : chercher les chiffres et les entourer. Il faut plutôt trouver un moyen de leur apprendre à repérer directement la question à laquelle ils doivent répondre (et à lire le problème en l'ayant bien en tête). Donc ici, ils soulignent la question en premier lieu.

Et puis, si tu veux de l'interactivité, tu les mets de temps en temps en groupes avec du matériel de manipulation. Pour les problèmes un peu complexes, c'est redoutablement efficace.

 

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vieuxmatheux
il y a 54 minutes, javanaise a dit :

En plus, pour les problèmes de CP,/début de CE1, la méthode fonctionne très souvent.

Effectivement. Pour limiter cette tendance  à essayer de deviner l'opération à faire, on peut en CP poser des problèmes de comparaison.

Exemple : j'ai ici des sacs contenant des pièces de Légo.

un sac de 6 pièces rouges, un sac de 5 pièces rouges, un de 7 pièces bleues. 

Tout à l'heure, j'ouvrirai mes sacs et je construirai des tours, une avec toutes les pièces rouges et une autre avec toutes les pièces bleues. Quelle sera la tour la plus haute ?

Ces problèmes comportent plusieurs avantages :

  • Le matériel étant présent, on comprend bien ce qu'on cherche, d'éventuelles difficultés en lecture n'empêchent pas de chercher à résoudre le problème.
  • Cependant, le matériel n'est utilisé que pour valider ou invalider la réponse proposée, il s'agit bien pour les élèves d'essayer d'anticiper, non de constater en observant le matériel.
  • La réponse à la question n'étant pas un nombre le problème ne peut se réduire à la recherche de "la bonne opération", il est plus facile de convaincre les élèves qu'on est dans le registre du vrai/faux.
  • Dans la plupart des cas, la réponse peut s'appuyer sur plusieurs procédures, pour l'exemple fourni, on peut calculer le nombre total de pièces rouges puis comparer, ou décomposer 7 en 6+1 ou encore en 5+2 et conclure (6+1, c'est moins que 6+5)
  • La même structure permet en changeant les nombres de poser des problèmes dont la résolution s'appuie sur des procédures très différentes, ce qui permet de gagner du temps sans tomber dans un travail purement routinier. Par exemple si on propose 4R, 6R, 5B, 5B on peut reconnaitre des décompositions connues de 10 ou se dire que si on déplace une pièce rouge du sac de 6 vers le sac de 4 on aura deux sacs de 5 pièces rouges, comme pour les pièces bleues. Si vous essayez vous mêmes d'autres valeurs et raisonnez en utilisant seulement les connaissances des élèves de CP, vous serez surpris de la variété des raisonnements envisageables
  • Il peut être facilement adapté en CE1ou en CE2 en remplaçant les pièces de Légo par des bandes de papier dont la longueur est mesurée en nombre de carreaux ou en cm : je mettrai bout-à-bout toutes les bandes rouges et toutes les bleues, quelle sera la bande la plus longue ?

 

On peut aussi utiliser le même matériel, la même situation, pour poser des problèmes dont la réponse est un nombre :

Cette fois ci, je veux obtenir une tour bleue et une rouge de la même hauteur. Il va falloir rajouter un sac de pièces. Dites-moi  de quelle couleur je dois choisir les pièces, et combien je dois en mettre dans le sac. (le problème comporte implicitement une première étape de comparaison : s'il y a plus de pièces rouges, il faut ajouter des bleues).

Chacun des exemples suivants (pour le CP) conduit à nouveau à des procédures très différentes :

3R, 5R, 5B

5R, 5R, 9B

5R, 6R, 5B, 8B

17R, 10B, 9B

 

 

 

  • Thanks 1

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blacknader

Animation résolution problème cette année, on nous a dit que ça ne servait à rien de travailler là-dessus...

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éowin

Comme dit plus haut, travailler plutôt sur le sens des opérations. Je n’arrête pas, avec certains cela va de soit mais pour d’autre ouh cela prend du temps.

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André Jorge
Le 10/03/2019 à 20:26, éowin a dit :

travailler plutôt sur le sens des opérations

Lorsque j'étais en cycle 3, j'avais également du mal avec cette idée de données inutiles. Par contre, chercher ce qui dans l'énoncé sera utile à la résolution du problème, n'est-ce pas également faire un travail de lecture, sur le sens de l'énoncé et des opérations ?

Le 09/03/2019 à 14:51, tseelzy a dit :

méthode pour introduire de manière ludique les données utiles et inutiles dans une classe de ce2.

A part débuter ta séquence par un problème contenant des données farfelues, je ne vois pas pour l'instant.

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doubleR

Je ne travaille pas cette notion.

Méthode dans ma classe :

Ils lisent / puis au crayon de couleur , ils soulignent la question en rouge et dans cette question ils entourent + colorient en rouge  ce qu'on va compter  (des billes ? des euros ? des chocolats ? des boites ? des sacs ?)

Ensuite ils entourent ce qui va leur être utile dans l'énoncé pour trouver la réponse. Il n'y a pas de données inutiles qui parasitent la compréhension, mais ils doivent entourer les nombres et ce qui s'en rapporte (le nom) et les mots qui pourront êtres ds indices "3 sacs de 6 billes"  " a perdu 4 billes " "partage entre ses 4 amis)

Puis ils doivent écrire ces données utiles sous la forme d'un schéma, en début d'année surtout (ce1 et ce2) et ensuite ils se réfèrent à la grande affiche pour choisir s'ils vont faire une addition, une soustraction, une multiplication( répétition) ou un partage.

J'utilise les problèmes de retz et ça fonctionne drôlement bien !

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imaison

Bonjour,

Je trouve ce sujet réellement très intéressant.

Personnellement, j'ai toujours traité la résolution de problèmes "dans le vif", c'est-à-dire en décortiquant "que cherche-t-on ?" ; "se faire une image mentale de l'énoncé en sachant ce que l'on cherche" ; "faire un schéma" ; "chercher une égalité mathématique qui représente ce que l'on cherche" ; "écrire une phrase réponse". 

Et il y a peu, je me suis dit que je ne travaillais peut-être pas assez en amont les séances type "chercher les données utiles / inutiles". J'ai fait le test de "VieuxMatheux" en me disant que ma conclusion irait dans le sens de "cela permet aux élèves de progresser"... et je me rends compte effectivement que ce test "adulte" est déconcertant !

Bref, je suis encore plus dans le doute ! Pensez-vous que "LA" solution pour faire progresser les élèves (je pense surtout à ceux qui se trouvent souvent en difficulté face à un problème) soit de prendre le temps de décortiquer avec eux les problèmes et d'en faire beaucoup (en variant les mises en œuvre : seuls, en petit groupe, avec +ou- de matériel pour étayer, en formule "défis maths"...), ou certains types d'exercices avant de rentrer vraiment dans la résolution de problèmes peuvent-ils présenter de l'intérêt ? Par exemple :

* Trouver les données utiles ou inutiles d'un énoncé : cela me semble clair maintenant que cela ne fera pas progresser un élève en difficulté.

* Trouver la question : à partir d'un énoncé, se demander quelle question pourrait correspondre pour proposer un problème ; ou proposer plusieurs questions et se demander lesquelles permettent de faire un problème : intéressant ou non ?

* Trouver des données manquantes : à partir d'un énoncé et d'une question, chercher ce qui manque dans l'énoncé pour résoudre le problème : exemple simple : "Paul achète un sac à dos qu'il paye avec un billet de 50 euros. Combien le vendeur lui rendra-t-il d'argent ?" : soit l'élève doit chercher la donnée manquante, soit on lui propose plusieurs données et il sélectionne celle qui manque ; intéressant ou non ?

* D'autres pistes ?

 

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vieuxmatheux
Il y a 16 heures, imaison a dit :

Pensez-vous que "LA" solution pour faire progresser les élèves

Je ne pense pas que LA solution existe.

Apprendre à résoudre des problèmes c'est un peu comme apprendre à être intelligent, il n'y a sans doute aucune voie royale efficace pour tous les enfants à la fois.

Je crois que le mieux qu'on puisse faire, c'est se comporter nous mêmes de façon intelligente, en montrant aux élèves les doutes que nous pouvons avoir devant un problème, les astuces que nous utilisons (mais qui ne sont pas valables à chaque fois)… et en ne leur laissant pas croire qu'il existe une méthode mécanique permettant de résoudre tous les problèmes (par exemple retrouver la catégorie à laquelle appartient ce problème dans une classification plus ou moins inspirée de celle de Vergnaud).

quelques autres pistes pour le cycle 3 sur mon petit site en signature :

Comment aider un élève à résoudre un problème ?

Comment éviter que résoudre un problème se réduise à deviner l'opération

les problèmes de vie courante

Il y a d'autres pages sur le sujet dans la partie cycle 2

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imaison

Bonjour vieuxmatheux,

Je te remercie pour ce point et les liens... il faut vraiment que je m'y plonge et que j'analyse tout cela.

(C'est peut-être un peu "triste" à dire mais... il est possible que cela m'apporte plus que mes animations pédagogiques de cette année).

 

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