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André Jorge

Faire respecter sa personne, ses droits et sa fonction

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nonau

Demandons la démission du DASEN!

Merci la CGT de montrer la voie!

Suicide d'un enseignant : La CGT fait condamner la Dasen de Rouen

Le 31 aout 2016, un professeur du lycée Val de Seine du Grand Quevilly (76) tente de s'immoler par le feu dans la cour du lycée suite à un long conflit avec le chef d'établissement. La CGT qui siège au CHSCT départemental demande à la Dasen de désigner un représentant de l'administration pour réaliser un enquête dans l'établissement. La Dasen refuse. Une seconde demande du CHSCT , avec le soutien de FO et la Fsu, de réaliser une enquête pour incident de service est refusée à nouveau par la Dasen. Après deux années de procédure, le tribunal administratif de Rouen a condamné le 14 mars le refus de la Dasen de procéder à l'enquête votée en décembre 2016 par le CHSCT. Le tribunal enjoint au nouveau Dasen de réaliser dans un délai d'un mois une enquête sur cet incident. Le Dasen devra aussi verser 600 € à la CGT et aux deux membres du Chsct requérant. Le tribunal reconnait comme accident de service la tentative de suicide de l'enseignant.

http://www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/Pages/2019/03/22032019Article636888371491215114.aspx

Un document très intéressant de la CGT éduc sur les suicides au travail:

http://www.cgt-educaction-var.fr/medias/files/6pages-suicide-au-travail.pdf

Je constate l'action de certains syndicats (toujours les mêmes) qui jouent pleinement leur rôle de défense des salariés...

 

 

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Goëllette

Je vais aller dans ton sens, même si c'était en circuit fermé, que ça n'apparaît public que 3 jours après, et que je n'aime pas trop le côté justification "nous on a fait tout ce qu'il fallait mais il n'a pas su attendre"  :

 

décès jean willot.jpg

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nonau

As tu déjà défendu un collègue ayant été diffamé, calomnié ou violenté?  Ce n'est pas chose aisé...

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Goëllette
il y a 15 minutes, nonau a dit :

As tu déjà défendu un collègue ayant été diffamé, calomnié ou violenté?  Ce n'est pas chose aisé...

Non, je me doute, mais ce que je ne comprends pas, c'est l'omerta, comme si c'était honteux !

Je n'en veux pas aux syndicats de ne pas avoir pu sauver ce collègue mais d'avoir collaboré avec l'Administration pour étouffer l'affaire, alors même que dans les autres corps de métier (je pense aux policiers ou aux pompiers), le moindre problème fait immédiatement la Une des journaux.

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nonau
il y a 6 minutes, Goëllette a dit :

Non, je me doute, mais ce que je ne comprends pas, c'est l'omerta, comme si c'était honteux !

Je n'en veux pas aux syndicats de ne pas avoir pu sauver ce collègue mais d'avoir collaboré avec l'Administration pour étouffer l'affaire, alors même que dans les autres corps de métier (je pense aux policiers ou aux pompiers), le moindre problème fait immédiatement la Une des journaux.

Tu parles de quels syndicats? Parce qu'à FO (mais bien d'autres aussi et bien souvent les mêmes...) on a toujours défendu les collègues contre les parents qui franchissent la ligne rouge, mais aussi contre l'administration qui ferme les yeux. Il me vient en tête l'affaire de Jacques Risso ou de la CGT qui a fait condamner le dasen de Rouen...Etre représentant syndical et partir en "guerre" contre ses supérieurs demandent beaucoup de courage et de conviction. On peut très bien imaginer les perspectives de carrière par la suite...

On comprend mieux pourquoi ce sont quasiment toujours les mêmes qui sont dans leur rôle de "syndicat".

On comprend mieux aussi l'importance de la présence d'un syndicat, d'un vrai, pas de ceux qui passent leur life à monter des formations pédagogiques que je considère moi comme des produits d'appel...On voit aussi les limites d'un "collectif" comme celui des stylos rouges qui ne peut entamer aucune poursuite pour venir en soutien de ce collègue.

Pour terminer je dirai la grande détresse dans laquelle se retrouve nombre de collègues diffamés, calomniés, violentés...Souvent des gens biens, consciencieux, professionnels et humains qui culpabilisent la plupart du temps. Ce n'est pas chose aisée de leur ouvrir les yeux pour réhabiliter leur honneur!

 

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Mirobolande
il y a 23 minutes, Goëllette a dit :

Non, je me doute, mais ce que je ne comprends pas, c'est l'omerta, comme si c'était honteux !

Je n'en veux pas aux syndicats de ne pas avoir pu sauver ce collègue mais d'avoir collaboré avec l'Administration pour étouffer l'affaire

??? Non mais où as-tu vu ça? 

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Goëllette
il y a 6 minutes, Mirobolande a dit :

??? Non mais où as-tu vu ça? 

A partir du moment où ils se sont tus, quand ils ont appris le décès de Jean Willot, au lieu de médiatiser à fond l'affaire (ce que les collègues ne pouvaient pas faire), ils ont fait le jeu de l'Administration.

Pour moi, il est inconcevable que nous n’ayons appris cela que deux jours plus tard ... par les réseaux sociaux !

J'ai bien regardé les émissions d'actualités nationales ces derniers jours et ... rien, pas d'intervention, pas de reportage.

Quand pareil cas se passe pour un policier, ça en fait un sujet de "C dans l'Air", "Quotidien", ... parce que leurs syndicats veulent le faire savoir.

Visiblement, un enseignant n'a pas la même valeur qu'un policier.

Je viens encore de regarder sur le site du snuipp95 et il n'y a rien, juste le petit article que j'ai copié ici un peu plus haut.

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Mirobolande
il y a 6 minutes, Goëllette a dit :

 

Visiblement, un enseignant n'a pas la même valeur qu'un policier.

Je viens encore de regarder sur le site du snuipp95 et il n'y a rien, juste le petit article que j'ai copié ici un peu plus haut.

On se suicide aussi beaucoup dans la police et pas sûre que cela soit traité avec l'impact que ça mériterait.

Et par curiosité, comparons le % des syndiqués chez les policiers et dans l'EN.

Je crois surtout  les syndicats débordés et ne sachant plus sur quel front se démener. Je te propose d'aller y militer.

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ronin

J'en peux plus. Goelette, tu me fatigues. Les syndicats c'est nous. S'il n'y a pas ou peu de représentants dans ce département ce n'est pas la faute des syndicats mais des collègues qui ne veulent pas s'investir. Je partage l'avis de Nonau. Le texte de FO me paraît très bien et tu ne sais pas mais peut-être que les syndicats locaux ne l'ont appris eux-mêmes que le lendemain, que les collègues de l'école n'ont pas voulu que les syndicats s'en mêlent. J'ai vécu un conflit très grave avec mon équipe il y a quelques années avec mes collègues. Tout le monde était révolté, choqué, blablabla. J'ai rédigé un compte-rendu du lynchage que nous avions vécu et proposé de saisir les syndicats pour demander une audience au Dasen. Toutes mes collègues, je dis bien toutes, ont refusé et ont "voté" pour que je n'envoie pas ce CR aux syndicats de peur d'avoir des ennuis. La situation était heureusement bien moins grave que ce qu'a vécu notre collègue mais, comme d'autres militants, j'en vois des vertes et des pas mûres et ça commence à me gonfler. Il est fréquent, pour ne pas dire presque systématique que les collègues hurlent au scandale sur une situation et au final refusent voire nous interdisent de faire quelque  chose. Or, juridiquement un syndicat peut accompagner mais pas agir à la place de.

 

Dans mon département 40 % d'une circo a écrit à un syndicat, pas le mien mais avec qui j'entretiens de bonnes relations, pour se plaindre des agissements d'une IEN qui est clairement maltraitante. 90 PE donc. Le syndicat a demandé une audience au DASEN à la demande des collègues. Et au final, pas un des 90 n'a voulu venir ni signer une motion. Résultat les deux représentants du syndicat se sont faits étriller par le DASEN qui leur a dit qu'il n'y avait aucune preuve, aucun témoignage et que c'était une cabale du syndicat contre l'IEN. Résultat ce syndicat est dans le collimateur des toute la hiérarchie.

 

Pour défendre la profession il faut encore que NOUS nous bougions les fesses. C'est pas sur les forums que ça se passe. Moi aussi j'estime que ça mériterait un mouvement des tous les collègues, un dépôt de plainte, etc. Mais pour ça il faut que les collègues de Jean, à qui la hiérarchie a envoyé toute une délégation pour les intimider, ose parler et saisir les syndicats. ET les syndicats il leur faut des militants et de l'argent pour payer les avocats.

 

Je propose donc que les experts qui s'expriment en bavant sur les rares collègues qui se battent pour la profession rejoignent les syndicats et viennent nous offrir leurs services d'éminents juristes. On trouvera du temps de décharge pour les gens compétents et efficaces. Sinon, la moindre des choses c'est de se faire discret.

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Goëllette

Chacun voit midi à sa porte mais là, il y avait une occasion de montrer l'importance des syndicats.

Je fatigue peut-être mais je verbalise ce que de nombreux collègues pensent.

Ne me dites pas qu'entre le 18 que Jean Willot (je ne suis pas assez familière pour ne l'appeler que par son prénom) et le 21, jour de ses obsèques, quand le buzz des réseaux sociaux les a obligés à communiquer, aucun syndicat n'a été mis au courant de la situation et des pressions que subissaient les collègues de cette école.

Eux ne pouvaient pas agir, mais les représentants syndicaux si !

Tout reporter toujours au pourcentage de syndiqués fait plaisir et disculpe certes (j'ai le dos large, j'accepte d'être fouettée), mais ne fait pas avancer le schmilblick !

Là, je ne suis pas certaine que le prochain collègue qui, hélas, se retrouvera dans la situation de Jean Willot, n'en arrivera pas à la même fin parce que, même parmi ses collègues et ses représentants, la plupart n'est pas convaincue qu'il ne faut pas courber la tête, laisse penser qu'on peut faire l'amalgame entre un enseignant qui s'emporte et saisit un élève par le bras (ou lui crie dessus) et un autre qui le frappe voire l'abuse.

Il ne m'est, pour le moment, je touche du bois, jamais arrivé de toucher à un élève, mais je suis atterrée qu'il soit possible, un jour, que je me retrouve seule face à l'Administration et un juge parce que j'en aurai saisi un par le bras !

EN GROS : QUOI QUI SE PASSE MAINTENANT ?

Quelle action pour que cette famille soit obligée de changer d'école et judiciairement suivie ?

Quelle action pour que le suicide soit reconnu comme accident de service ?

Quelle action pour que l'honneur de Jean Willot soit réhabilité ?

Quelle action pour que l'Administration s'excuse ?

Quelle action pour que les médias nationaux en parlent ?

Quelle action pour que la famille ainsi que les parents élus qui ont participé au désir du collègue d'en finir soient inquiétés ?

...

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léontiine

Tu dois être une des rares PE à ne jamais avoir saisi un élève par le bras.... je pense que ça nous arrive de temps en temps, quand nous sommes excédés.

J'ai même mis une claque à un élève qui me tirait la langue, en stage IUFM. Heureusement, personne n'a porté plainte 😙 Je pense que je n'aurais pas été validée. Finalement, ça m'a servi de leçon, je reste à distance des élèves, ça évite de prendre un coup, et d'en donner.

En revanche, prendre un élève par le bras, je ne pense même pas que ce soit interdit.

 

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ronin

Sa veuve est la seule à pouvoir porter plainte contre la mère pour dénonciation calomnieuse. Les syndicats locaux peuvent porter l'affaire devant les CHST tant qu'ils existent mais il va falloir aller très vite. La directrice, si les parents l'ont appelé peut porter plainte pour harcèlement, ce sera classé.

En vrai, maintenant que Jean est mort, tout ce que les collègues peuvent faire c'est de la mobilisation dans la rue. Mais pour ça il faut que tout le monde bouge. Si c'est trois militants c'est mort. C'est tous les PE du département qui doivent bouger et s'organiser avec les syndicats. Pour la millième fois, les syndicats seuls ne peuvent pas tout faire.

Et sinon Goelette, tu as lu mes expériences locales ? tu proposes quoi quand tout le monde se dégonfle ? le militant dont je parle dans mon message il s'est grillé dans l'histoire des 90. Résultat il sait qu'il va se faire démolir en rdv de carrière. Car, comme la plupart des militants il a encore un pied en classe. Donc les IEN vont lui faire sa fête pour avoir osé les défier. Et là ils sont où les courageux collègues ? il s'est exposé pour rien. Par contre, clairement, c'est pas la peine qu'un seul collègue de cette circo vienne demander de l'aide contre cette IEN, t'inquiète que nous aussi on a compris à qui on avait affaire. Je pense que lui comme moi, nous sommes prêts à prendre des risques voire des coups mais pas pour rien.

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Argon
il y a 12 minutes, ronin a dit :

Sa veuve est la seule à pouvoir porter plainte contre la mère pour dénonciation calomnieuse.

  Il ne faut pas porter plainte pour dénonciation calomnieuse — qui non seulement semblerait ici passablement dérisoire, mais n'est même pas constituée : personne ne semble contester le geste du maître.

   Il faut déposer plainte au pénal contre tous les parents impliqués pour harcèlement moral en bande organisée ayant conduit au suicide, et demander au civil réparation du préjudice moral.

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maryl
il y a 30 minutes, Argon a dit :

  Il ne faut pas porter plainte pour dénonciation calomnieuse — qui non seulement semblerait ici passablement dérisoire, mais n'est même pas constituée : personne ne semble contester le geste du maître.

   Il faut déposer plainte au pénal contre tous les parents impliqués pour harcèlement moral en bande organisée ayant conduit au suicide, et demander au civil réparation du préjudice moral.

Petite rectification ou plutôt astuce judiciaire. Il faut (toujours) porter plainte contre x car sinon si la plainte est classée (faute de preuves ou autre) ou en cas d'échec la personne nommée dans la plainte peut se retourner contre le plaignant,  pourra porter plainte pour dénonciation calomnieuse et gagnera. D'autant qu'en l'espèce il y a plusieurs personnes incriminables (si j'ai bien suivi). Il vaut mieux aussi, éviter de définir dans la plainte le délit ou crime sauf si c'est évident (vol). Les policiers/gendarmes ou le procureur sont plus à même de le faire et il vaut mieux parfois une condamnation pour un plus petit délit ou crime que pas de condamnation.

En tant que fonctionnaire nous sommes supposés en vertu de l'article 40, dénoncer au procureur tout délit ou crime vu dans l'exercice de nos fonctions. Évidemment nous ne le faisons pas (et je ne peux que le comprendre) mais cela peut-être utile de le savoir. Il me semble qu'en utilisant ce biais là nous sommes juridiquement protégés. 

Sur les syndicats ce n'est pas leur rôle de défendre une victime qui ne le demande pas ni de divulguer des faits individuels. Il faudrait arrêter de leur taper dessus. Dans l'histoire, ils n'y sont pour rien. Et ce n'est pas en se tirant dessus entre collègues que la souffrance baissera.

Juridiquement cette histoire est très complexe car il y a beaucoup de causes à ce suicide. Difficile de trouver un responsable.

Attention dans la suite, je ne remets rien en cause je raisonne uniquement en juriste.

Se serait il suicidé si la mère n'avait pas porté plainte? 

Se serait il suicidé si l'institution l'avait soutenue? 

Se serait il suicidé s'il n'y avait pas eu les appels téléphoniques? 

Avait il déjà une souffrance psychologique et cet épisode n'est-il que la goutte d'eau qui fait déborder le vase ?

Est-ce une combinaison de tout cela ?

En tant que collègue, je suis triste et malheureusement un peu blasée. Je crains que cela n'arrive de plus en plus et je partage l'histoire en espérant qu'elle fasse réagir.

J'aimerais que le premier réflexe de l'institution soit de protéger son personnel en vertu d'un truc un peu bête qui s'appelle la présomption d'innocence plutôt que de protéger d'abord l'institution. J'aimerais que les journaux nationaux en parlent. J'aimerais que quelqu'un se penche sur le burn-out professionnel des enseignants. J'aimerais que ça se sache que tout une profession est en souffrance. Car alors peut-être plus aucun collègue n'aurait à faire ce geste radical. 

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Argon
il y a 39 minutes, maryl a dit :

Petite rectification ou plutôt astuce judiciaire. Il faut (toujours) porter plainte contre x car sinon si la plainte est classée (faute de preuves ou autre) ou en cas d'échec la personne nommée dans la plainte peut se retourner contre le plaignant,  pourra porter plainte pour dénonciation calomnieuse et gagnera.

Oui et non. Porter plainte nominative, voire se constituer partie civile, reste malheureusement trop souvent la seule façon de garantir que le Parquet n'enterrera pas une plainte simple dans une affaire où il souhaite éviter les vagues. Mais il est clair que ce n'est pas sans risques juridiques.

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maryl
il y a 1 minute, Argon a dit :

Oui et non. Porter plainte nominative, voire se constituer partie civile, reste malheureusement trop souvent la seule façon de garantir que le Parquet n'enterrera pas une plainte simple dans une affaire où il souhaite éviter les vagues. Mais il est clair que ce n'est pas sans risques juridiques.

On peut se constituer partie civile dans le cadre d'une plainte contre X.

Le parquet me l'avait proposé dans une affaire de vol d'identité et utilisation frauduleuse. Cette affaire a été classée sans suite malgré les preuves et les auteurs identifiés mais je n'aspirais à l'époque qu'à retrouver la paix. Il est probable que si je m'étais portée civile, l'affaire aurait été plus loin judiciairement. 

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Vinclemel
Il y a 11 heures, Mirobolande a dit :

On se suicide aussi beaucoup dans la police et pas sûre que cela soit traité avec l'impact que ça mériterait.

Et par curiosité, comparons le % des syndiqués chez les policiers et dans l'EN.

Je crois surtout  les syndicats débordés et ne sachant plus sur quel front se démener. Je te propose d'aller y militer.

Les policiers sont effectivement le corps de métier avec le plus de taux de syndiqués +60%).  A titre de comparaison: taux de syndiques toutes FP condondues 20% et taux de syndiqués public+privé 7% 

Ce qui fait la force d'un syndicat c'est le nombre d'adhérents...

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Torque

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Torque

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Bountygong

Merci @Torque.

Où as-tu trouvé cela ?

Je ne suis pas sur les réseaux sociaux, mais j'espère que cela tournera au maximum.

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Torque
il y a 1 minute, Bountygong a dit :

Merci @Torque.

Où as-tu trouvé cela ?

Je ne suis pas sur les réseaux sociaux, mais j'espère que cela tournera au maximum.

Sur FB, page  "DIRECTION D'ECOLE un dirlo une dirlette sont dans une galère".. Ça devrait tourner car cette page est beaucoup lue et commentée. Et puis aussi, il ne tient qu'à nous de relayer.

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clicasos
il y a 15 minutes, Bountygong a dit :

Merci @Torque.

Où as-tu trouvé cela ?

Je ne suis pas sur les réseaux sociaux, mais j'espère que cela tournera au maximum.

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Je n'arrête pas d'y penser.... Comment peut-on mourir de son métier ? Je n'ai plus confiance en ma hiérarchie, on nous prône la bienveillance mais où est-elle pour nous ?

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nonau
Il y a 9 heures, clicasos a dit :

+1

Je n'arrête pas d'y penser.... Comment peut-on mourir de son métier ? Je n'ai plus confiance en ma hiérarchie, on nous prône la bienveillance mais où est-elle pour nous ?

Je ne voudrais pas généraliser car il y a des.conseillers pédagogiques avec de grandes qualités humaines, mais oui cette institution prône des valeurs de bienveillance tels des slogans publicitaires dont elle est incapable de donner à ses fonctionnaires...

Elle a des devoirs et c'est à chacun, de les faire vivre et de ne pas courber l'échine! Et surtout de vérifier que nos droits sont bien respectés !

"Vous ne previendrez pas la presse ...!" Eh bien c'est la première chose à faire ! 

La semaine dernière notre cher ministre a encore reporté sinedie ses fameuses préconisations concernant son plan violence...Tout un symbole...

La loi libérale de 1989 de Jospin a fait rentrer les parents dans l'école en leur donnant un statut, on en paye les conséquences maintenant. 

Encore du pain béni pour les culs bénis du privé.

 

 

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PommeD'Api

J'ai l'impression que la profession se réveille et refuse de plus en plus de se taire. Les images postées par Torque ont été très relayées pour ce que j'en ai vu sur les réseaux.

Que ce collègue repose en paix.

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Pepettebond
Il y a 14 heures, maryl a dit :

Petite rectification ou plutôt astuce judiciaire. Il faut (toujours) porter plainte contre x car sinon si la plainte est classée (faute de preuves ou autre) ou en cas d'échec la personne nommée dans la plainte peut se retourner contre le plaignant,  pourra porter plainte pour dénonciation calomnieuse et gagnera. D'autant qu'en l'espèce il y a plusieurs personnes incriminables (si j'ai bien suivi). Il vaut mieux aussi, éviter de définir dans la plainte le délit ou crime sauf si c'est évident (vol). Les policiers/gendarmes ou le procureur sont plus à même de le faire et il vaut mieux parfois une condamnation pour un plus petit délit ou crime que pas de condamnation.

En tant que fonctionnaire nous sommes supposés en vertu de l'article 40, dénoncer au procureur tout délit ou crime vu dans l'exercice de nos fonctions. Évidemment nous ne le faisons pas (et je ne peux que le comprendre) mais cela peut-être utile de le savoir. Il me semble qu'en utilisant ce biais là nous sommes juridiquement protégés. 

Sur les syndicats ce n'est pas leur rôle de défendre une victime qui ne le demande pas ni de divulguer des faits individuels. Il faudrait arrêter de leur taper dessus. Dans l'histoire, ils n'y sont pour rien. Et ce n'est pas en se tirant dessus entre collègues que la souffrance baissera.

Juridiquement cette histoire est très complexe car il y a beaucoup de causes à ce suicide. Difficile de trouver un responsable.

Attention dans la suite, je ne remets rien en cause je raisonne uniquement en juriste.

Se serait il suicidé si la mère n'avait pas porté plainte?   On ne sait pas

Se serait il suicidé si l'institution l'avait soutenue?  Le 27 septembre 2001, M. X, salarié depuis 1984 de M. Y, tente de mettre fin à ses jours à son domicile, alors qu’il se trouve en arrêt maladie depuis le 28 août 2001 pour dépression nerveuse. Sa vie est sauve, mais le salarié est atteint d’une incapacité permanente partielle de 5 %.

Le certificat de travail établi par le médecin lors de l’arrêt de travail du salarié mentionnait déjà que le salarié souffrait de ses conditions de travail et songeait à se suicider. Il apparaît en effet que ce salarié était victime de harcèlement de la part de son employeur qui exerçait une pression constante pour qu’il travaille plus et plus vite, quitte à faire des heures non rémunérées.

La caisse primaire d’assurance maladie accepte de prendre en charge le suicide au titre des accidents du travail, même si le passage à l’acte a eu lieu au domicile du salarié, et soutient que l’employeur a commis une faute inexcusable car il a manqué à son obligation de sécurité, qui est une obligation de résultat.

 

Se serait il suicidé s'il n'y avait pas eu les appels téléphoniques?  on ne sait pas

Avait il déjà une souffrance psychologique et cet épisode n'est-il que la goutte d'eau qui fait déborder le vase ? Quel médecin du travail avait récemment vu Jean pour attester qu'il pouvait travailler...

Est-ce une combinaison de tout cela ?

En tant que collègue, je suis triste et malheureusement un peu blasée. Je crains que cela n'arrive de plus en plus et je partage l'histoire en espérant qu'elle fasse réagir.

J'aimerais que le premier réflexe de l'institution soit de protéger son personnel en vertu d'un truc un peu bête qui s'appelle la présomption d'innocence plutôt que de protéger d'abord l'institution. J'aimerais que les journaux nationaux en parlent. J'aimerais que quelqu'un se penche sur le burn-out professionnel des enseignants. J'aimerais que ça se sache que tout une profession est en souffrance. Car alors peut-être plus aucun collègue n'aurait à faire ce geste radical. 

 

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maryl
il y a 50 minutes, Pepettebond a dit :

 

Toujours juridiquement (pour que je ne me fasse pas taxer d'inhumanité loin de là). Tes réponses montrent qu'effectivement ce n'est pas simple. Je n'ai pas dit impossible surtout avec les lettres qu'il a laissé. Si sa famille (femme ou ses ses enfants s'il en avait) décident de se battre ça va être long et douloureux. Je ne pense pas qu'un procureur se lance seul vu le peu de bruit médiatique. 

Il est plus facile de faire condamner un employeur privé que l'État. Le code du travail est plus clair que celui de la fonction publique .

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Goëllette
il y a 18 minutes, maryl a dit :

e ne pense pas qu'un procureur se lance seul vu le peu de bruit médiatique. 

Il est plus facile de faire condamner un employeur privé que l'État. Le code du travail est plus clair que celui de la fonction publique

Hélas !

D'où la nécessité de faire du bruit.

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nonau
Il y a 2 heures, maryl a dit :

Toujours juridiquement (pour que je ne me fasse pas taxer d'inhumanité loin de là). Tes réponses montrent qu'effectivement ce n'est pas simple. Je n'ai pas dit impossible surtout avec les lettres qu'il a laissé. Si sa famille (femme ou ses ses enfants s'il en avait) décident de se battre ça va être long et douloureux. Je ne pense pas qu'un procureur se lance seul vu le peu de bruit médiatique. 

Il est plus facile de faire condamner un employeur privé que l'État. Le code du travail est plus clair que celui de la fonction publique .

Oui mais c'est possible l'exemple de Jacques Risso en est une illustration. Il faut juste un syndicat offensif, pas dans les petits papiers de l'administration où là effectivement c'est perdu d'avance.

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Torque
il y a 8 minutes, nonau a dit :

Oui mais c'est possible l'exemple de Jacques Risso en est une illustration. Il faut juste un syndicat offensif, pas dans les petits papiers de l'administration où là effectivement c'est perdu d'avance.

Syndicat offensif certes, mais aussi la constitution du Comité de Soutien et ses actions:

Réunions, conférences de Presse, courriels réguliers envoyés à toutes les écoles du pays pour permettre à tous de suivre l'affaire, rédaction de comptes-rendus systématique de chaque entrevue et diffusion générale, vente de T-shirts, constitution d'une cagnotte pour les frais d'avocats, pétition de soutien en ligne, etc.

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