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Posté(e)
il y a 2 minutes, Mercure732 a dit :

Si on accepte ce genre de matériel, on accepte aussi d'apprendre aux élèves à les utiliser, sinon bien sûr qu'ils sont inutiles ?

ça c'est valable quand la famille est dans le dialogue. 

Par contre, quand tu te retrouves avec le casque dans le cartable avec une injonction de l'autoriser en classe ; et bien même en essayant de mettre le cadre (et donc les bonnes règles d'usage), ça ne marche pas et ça devient un objet qui apporte plus de bazar et de déconcentration qu'autre chose.

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il y a 10 minutes, cchampagne a dit :

Mais je pense qu’il y a pour certains un gros problème éducatif de base. Il y a eu des ratés dans la petite enfance et les enfants ont un manque d’inhibition,  de concentration,  d’autonomie...

J'ai un superbe exemple comme ça ! Famille très défavorisée sans connaissances sur les besoins cognitifs avant l'entrée à l'école, mais qui a envie de bien faire. La PS a été très compliqué mais depuis, un suivi ortho a été mis en place avec guidance parentale et les parents mettent en place tous les conseils. L'élève rattrape son retard petit à petit et je le vois bien au-dessus des attentes en cm2 !

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Le 01/02/2026 à 09:34, gégé82 a dit :

Un élève écrit mal? Demandons-lui de moins écrire: Fournissons des photocopies et des tablettes, cela lui apprendra certainement à mieux écrire! Mais c’est là que l’écart se creuse. 
encore une fois, c’est le monde à l’envers. 

Oui enfin il ne faut pas tomber dans l’autre extrême non plus : les tablettes et ordinateurs ne sont pas prescrits en principe à ceux qui juste « écrivent mal », mais à ceux qui ont un problème psychomoteur qui fait qu’ils ne PEUVENT pas écrire à la vitesse attendue et avec la lisibilité normale pour leur âge 

Un de mes fils est dyspraxique (infection aux cytomegalovirus pendant la grossesse) : son retard psychomoteur s’est vu dés BB. C’est le pédiatre qui a tiré la sonnette d’alarme. Le diagnostic a été posé par une neuro pédiatre (neurologue spécialiste des enfants, donc pas une vague profession paramédicale dont on se demande ce que c’est). 
Il est d’une intelligence normale (en master d’histoire aujourd’hui), mais ses difficultés de motricité et motricité fine etaient tellement accentuées que je pense que l’ordinateur l’a sauvé. Ex il n’est jamais arrivé à faire du vélo à 2 roues. Les difficultés d’écriture étaient considérables 

Et « avant » ? Eh bien ce type d’enfant était écarté assez vite car jugé « n’y arrivant pas »…

Posté(e)

Je comprends bien ta situation, celle de ton fils pour qui ça n’a pas dû être facile. Je ne nie pas qu’il existe des cas particuliers où l’écriture est impossible et j’en suis bien consciente. 
Mais tout de même, avoir un tiers d’élèves avec un PAP dans une classe, ce n’est pas représentatif de la population générale, ces élèves-là sont pourtant capables d’y arriver, avec un peu plus d’entraînement que les autres. 

Posté(e)

Disons que la manière dont sont tournés certains PAP mais surtout la manière dont il est utilisé par les parents et/ou l'enfant les rend contraignant et contre-productif. Et qu'au lieu d'aider l'enfant, ça le rend même perturbateur et insolent (ne faisant que reproduire le discours de ses parents).

Alors qu'au final quand tout le monde échange et l'applique intelligemment, on peut avancer et faire progresser l'enfant tout en prenant en compte les troubles. Pour 2 des 3 PAP qui vont être mis en place dans ma classe, c'est moi qui ai soulevé l'éventualité d'une demande parce que les deux élèves en question ont vraiment besoin qu'on reconnaisse les adaptations dont ils ont besoin.

Posté(e)

Je comprends vos points de vue. Disons que comme d’hab en France, on est passé d’un extrême dans l’autre : du refus de prendre en compte des difficultés empêchant des enfants par ailleurs capables de réussir à l’école, à l’inflation des aménagements divers et variés 

Mon job actuel est l’organisation d’examens : le nombre de demandes d’aménagement augmente d’année en année 😳, avec des demandes parfois euh… surprenantes 

Heureusement certains médecins agréés ne souscrivent pas à tout 

  • 2 semaines plus tard...
Posté(e)

Cc les collègues 

Dans ma classe de CE1, il y a un élève complètement largué au niveau des apprentissages (aussi bien en français qu en math).  Il va chez l orthophoniste pour des troubles du langage écrit  et a commencé une série de bilans à la PCO. Cet enfant a un traitement contre l' épilepsie qui le fatigue énormément .

Les enseignantes de l' an dernier avaient proposé le maintien au cp mais ses parents ont refusé. La psy scolaire a eévoqué l' Ulis pour le futur.

Du coup, je me demande ce que je dois faire avec lui :  continuer le programme CE1 pour que les parents se rendent bien compte de ses difficultés (pas vraiment conscients) ou lui faire un programme adapté ? Que feriez vous ?

Posté(e)

Programme adapté avec PPRE et appréciations bétonnées dans le bulletin.

Posté(e)
Il y a 5 heures, Tisa-bis a dit :

Du coup, je me demande ce que je dois faire avec lui :  continuer le programme CE1 pour que les parents se rendent bien compte de ses difficultés (pas vraiment conscients) ou lui faire un programme adapté ? Que feriez vous ?

À titre personnel, je rencontrerais la famille pour lui présenter des travaux de l'élève dans lesquels il s'est investi. D'une part, des travaux de niveau ce1, d'autre part des travaux adaptés. Si la famille a l'air curieuse et ouverte, je lui proposerais de voir (anonymement) le cahier d'autres élèves pour qu'ils puissent avoir une idée de ce qui est attendu un cahier d'exercices ordinaire et un cahier d'exercices plutôt faible, afin qu'ils puissent se rendre compte de l'écart habituel rencontré par les élèves sans trouble particulier.

Ce serait le point de départ pour un PPRE officiel et pour relancer la machine du rased, pour préparer la famille à l'idée qu'il va falloir donner un coup de pouce à leur bout de chou et que le plus tôt sera le mieux. 

Dans tous les cas je ne laisserais pas cet élève vivre dans l'échec scolaire en le laissant se dépatouiller avec des exercices non adaptés. Mon but premier serait de l'aider à se sentir bien à l'école.

Posté(e)
Il y a 3 heures, Tisa-bis a dit :

Que feriez vous ?

Il a un dossier mdph ? une aesh ?

Posté(e)

Merci beaucoup pour vos réponses

Chez nous Pas de dossier MDPH et donc pas d Aesh pour l'instant . Il faut d'abord que ses bilans PCO soient finis avant d' entamer les démarches auprès de la MDPH .

Coup de pouce impossible, à mon avis, avec cet élève qui est déjà hyper fatigable et pas dispo pour travailler plus.

Pas de rased chez nous.

Il a un PPRE. Les parents savent qu'il a des difficultés mais peut être ne se rendent ils pas compte. Il a un frère jumeau dans un autre CE1 et ils ne veulent pas que mon élève soit dans un  niveau différent (sont contre le maintien) .

Je pense que je vais laisser la psy les recevoir puis que je les recevrais moi même. 

Posté(e)
il y a 4 minutes, Tisa-bis a dit :

Il a un frère jumeau

C'est un élément qui change la donne. 
Je peux comprendre le rejet d'un maintien par les parents, surtout dans le cas de vrais jumeaux. C'est plus compliqué à envisager, les relations gémellaires étant particulières, quel impact ? Son frère pourrait se mettre en échec scolaire volontairement pour ne pas être dans un autre niveau de classe que son jumeau. Il faut envisager la situation globalement pour penser à toutes les répercutions. 

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