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Articles

Des articles pour tous les domaines de l'école primaire, le CRPE et les parents d'élèves.
Guide pour l'analyse d'une séquence pédagogique en mathématiques
I. Les objectifs de la séquence.
Dans quelle classe - de quel cycle – est proposée la leçon ? Quels sont les objectifs mathématiques ? Sont ils effectivement inscrits dans les programmes et instructions officiels ? Pour la notion mathématique visée, quels aspects de cette notion cherche t'on à faire « apprendre » aux élèves ? S'agit-il de la phase d'introduction à la notion ? D'une phase de l'apprentissage proprement dit ? D'une phase d'automatisation de résultats déjà établis à propos de cette notion ? D'une phase de réinvestissement ? D'une phase d'évaluation II. L'état de connaissance des élèves et la faisabilité des apprentissages.
Quels sont les connaissances des élèves de ce niveau sur le sujet ? Quels obstacles doivent ils franchir pour acquérir ce savoir ? III. La situation, les élèves, le professeur.
Quels sont les tâches à mener à bien ? Régler un problème d'action ? Construire ou utiliser un langage à des fins de communications ? (tâche de formulation) Construire ou utiliser un système de validation, d'argumentation.. ? En quoi consiste la (les) tâche(s) des élèves ? Sont-ils engagés dans une activité leur posant problème ? Si oui, lequel ? Quel(s) moyen(s) de contrôle ont ils pour s'assurer de la validité de ce qu'ils font ? Quelles procédures sont à leur disposition pour résoudre la tâche ? Quelle formulation leur demande t'on quand à leurs procédures de résolution et / ou leurs résultats ? Quel en est l'intérêt ? Quel est le rôle du maître pendant la séquence ?  
Dans l'avancée du travail demandé ?  
Dans la validation du travail fourni ? Pendant les tâches de formulation ? Sur quels éléments agit-il (ou peut il agir) pour faire évoluer les procédures ? IV. L'évaluation de la séquence
D'après vous, qu'est ce que les élèves sont réellement susceptibles d'apprendre dans la séquence ainsi conçue ? Des moyens sont ils mis en œuvre dans la séquence pour évaluer ces savoirs ? Comment peut on évaluer ?
André Jorge
André Jorge
Compétences, objectifs et évaluation

I- Glossaire de l'évaluation
Capacité : terme évoquant le savoir-faire, également lié au savoir-être général et transversal dans l'ensemble des disciplines. Ex : être capable de traiter des informations, respecter des consignes….
Compétences : savoir-faire en situation en utilisant les connaissances acquises.
Les compétences sont de l'ordre de l'action par opposition aux savoirs. Les savoirs peuvent paraître figés mais les compétences sont dues à l'action car elles évoluent. On devient de plus en plus compétent et performant selon la progression de la maîtrise de nos connaissances, selon différents niveaux.
Ces compétences se mettent en place et se construisent selon de multiples situations réelles et complexes. Les situations sont dites complexes, car elles n'existent pas en soi, alors que les savoirs existent par eux-mêmes.
L'élève compétent sait donc articuler et relier, savoir, savoir-faire et savoir-être selon des situations diverses. Ex : savoir rechercher des informations dans un texte, savoir élaborer une stratégie de recherche…
La compétence est ce que l'élève sait mettre en place dans des contextes différents et selon des activités variées.
Ces compétences sont difficiles à identifier clairement et à évaluer.
On utilise alors des indicateurs de compétences qui peuvent constituer des signes observables permettant de nous renseigner sur le niveau ou degré d'appropriation d'une compétence définie.
Selon les différents cycles, ces indicateurs évoluent suivant un seuil d'exigence fixé et visé. Les compétences s'affinent avec l'évolution des indicateurs qui sont de plus en plus ciblés. De ce fait, les apprentissages et l'acquisition de compétences s'inscrivent dans la durée.
Un indicateur de compétence peut se transformer en un objectif à atteindre pour une séance d'activité donnée. Ex : en moyenne section,
les élèves doivent être capables de reconnaître leur prénom uniquement par lecture des lettres.
Critères : caractéristiques permettant d'émettre un jugement de valeur sur un objectif et de trancher. Une évaluation doit se baser sur des objectifs et des critères à atteindre.
Evaluation : elle constitue la lecture d'une réalité d'un niveau de compétences atteint à un moment donné. C'est l'opération par laquelle on se prononce sur le niveau acquis par le biais d'exigences déterminées. C'est une confrontation entre le projet ou les objectifs visés et le résultat obtenu après une séance d'activité.
Il y a différents types d'évaluations possibles, selon les objectifs donnés et le moment où on se situe dans l'acquisition des apprentissages :
L'évaluation diagnostique : évaluation précédent une séquence d'apprentissage permettant d'adapter les activités proposées aux besoins des élèves à un moment donné. Elle permet de mettre en évidence les acquis des élèves et d'apprécier alors les compétences à mettre en place. Permet de rendre compte de l'acquisition de nouvelles compétences à partir de ce que l'élève sait. Permet aussi de mettre en place une pédagogie différenciée et une « individualisation » faisant intervenir des groupes de besoins.
L'évaluation formative : évaluation dont l'objectif est de contribuer à la formation de l'élève. Elle doit servir à orienter l'élève dans les moyens à mettre en place pour l'aider à progresser. C'est une évaluation centrée sur l'élève et les apprentissages à mettre en place pour le soutenir et développer ses compétences.
L'évaluation formatrice : ce type d'évaluation considère que seul l'élève peut réguler ses activités d'apprentissage selon ses besoins propres. L'implication de l'élève dans ses apprentissages est essentielle pour qu'il se représente les objectifs à atteindre. L'école ne transmet pas un modèle formel de connaissances dont l'élève aurait des difficultés à comprendre les objectifs. Cette évaluation de l'élève par lui-même se base sur des tâches concrètes qui lui permettent de comprendre ce qu'il reste à accomplir pour progresser (selon certains critères et des étapes successives).
L'évaluation sommative : évaluation qui permet d'établir un inventaire des compétences acquises (ou un bilan) après une séquence d'activité de formation.
 
II- Les vecteurs de l'évaluation selon P. Rossano et J. Cardinet
Qui est évalué ? L'élève.
Pour qui évaluer ? Pour l'élève, pour l'enseignant dans une pédagogie différenciée, pour d'autres enseignants dans un soucis de suivi scolaire selon les niveaux et les cycles.
Avec qui évaluer ? Si possible avec l'élève pour auto formation, autres instituteurs, aides spécialisées aux enfants en difficulté, intervenants extérieurs…
Quoi évaluer ? Les compétences, expression d'un savoir faire que l'élève doit acquérir.
Comment évaluer ? Selon des performances à un moment donné, c'est à dire des productions de l'élève et tout ce qui constitue un comportement observable lors des activités.
Avec quels outils ? Outils de l'enseignant, référentiels de compétences, livret scolaire …c'est à dire un rapport écrit destiné à rendre compte à l'élève et ses parents de son niveau et des progrès. Le livret a une fonction formative pour encourager une évaluation centrée sur la progression des apprentissages et « attestative » en tant que bilan de compétences et validation d'acquis.
Quand évaluer ? Avant l'activité pour apprécier les pré-acquis, après pour confirmer les acquis. Dans diverses situations privilégiées pour se rendre compte de ce qui est à renforcer.
Pour l'enseignant, l'évaluation (dans la pratique scolaire) peut être un outil servant à analyser la progression des élèves. L'enseignant peut alors détecter les élèves en difficulté et concevoir en conséquence des activités de remédiation.
Ces évaluations lui sont utiles pour orienter l'enseignement qu'il va proposer.
Les évaluations sont quantitatives lorsque l'on juge de l'acquisition d'une compétence ; elles sont qualitatives lorsque l'on considère la pratique pédagogique à mettre en place en tenant compte des objectifs poursuivis.
Elles ne se limitent pas au constat d'un résultat mais en estimant les réussites et les échecs, ceci permet de comprendre les différentes causes de ceux-ci et de mesurer les effets de l'enseignement. Elles apportent donc une aide importante pour prendre des décisions.
 
III- Les objectifs
Les objectifs peuvent porter sur différents types de faits :
Les contenus : les notions propres à une discipline (ex : en géo, savoir lire une carte), les relations possibles entre les multiples disciplines (c'est à dire les objets d'étude en eux même selon les programmes).
Les démarches de pensée : la capacité de suivre un raisonnement logique ou de choisir une stratégie adaptée selon les problèmes rencontrés. Cet objectif ne se réfère pas à une discipline en particulier mais constitue différents degrés d'aptitude à mettre en place. Ainsi, on ne peut pas vraiment le considérer comme acquis ou non acquis. Il correspond à de multiples niveaux d'apprentissage qu'il faut développer.
Fonction du savoir mis en situation : ceci concerne les liens que l'on construit entre les connaissances acquises et l'utilisation qui en est faite pour résoudre un problème dans une situation concrète. Ces objectifs se situent par rapport à la maîtrise du savoir par l'élève confronté à son environnement.
Ceci est nécessaire pour l'adaptation à la vie sociale et à la prise d'autonomie.
Cet objectif implique donc un aspect socio-affectif selon diverses motivations : s'impliquer dans un projet, coopérer, …
L'objectif pédagogique peut être considéré comme atteint quand on prend en compte certains critères :
Les comportements attendus : Ils constituent des indices pour évaluer le niveau de l'élève mais restent approximatifs. On peut les apprécier comme une manifestation directe observable de l'effet de l'apprentissage. Si l'élève reproduit correctement ce que l'enseignant lui a transmis ceci révèle la capacité d'appropriation des connaissances.
Les procédures utilisées : Il s'agit également d'un comportement à adopter et adapter selon les situations. Cependant, on ne peut pas les évaluer en se référant à des résultats dans l'immédiat. Certaines procédures sont plus générales que d'autres. Il existe plusieurs procédures de résolution pour un même problème. L'enseignant doit prendre en compte ces diverses procédures pour intervenir éventuellement et aider l'élève à poursuivre, dans un souci d'évaluation formative.
Représentations des procédures utilisées : Elles dépendent de l'aspect fonctionnel. Elles correspondent à des formes subjectives propres aux savoirs enseignés à l'école, c'est à dire à la compréhension par l'élève du contenu des programmes. Ceci peut se traduire par les multiples réactions possibles des élèves vis à vis des situations rencontrées.
La réussite de l'élève dépend également de son développement intellectuel à un certain âge.
L'enfant se construit un mode de réflexion selon de multiples situations réelles qui mobilisent ses connaissances et sa capacité à s'adapter. Il faut donc tenir compte des différentes étapes de son développement (Cf. Piaget, théorie de l'assimilation, accommodation).
Cependant, l'évaluation (selon un objectif particulier) suppose que l'on distingue la réalité des situations proposées de manière artificielle et de ne pas se limiter au savoir-faire. Il est difficile alors d'évaluer le degré d'engagement de l'élève dans la démarche choisie.
André Jorge
André Jorge
Liste d'activités pour le CP
Une proposition d'activités au CP, sous forme d'objectifs, pour apprendre à apprendre et devenir autonome.
Les activités suivantes sont à mettre en place dans le cadre de séances d'apprentissage de l'autonomie et de méthodes.
Apprendre à tracer un trait sur une ligne en utiilisant une règle. Apprendre à compter les noeuds des carreaux du cahier pour y mettre un point. Echanger des astuces mnémotechniques. Apprendre à mémoriser (bandes de papier à rouler, image mentale du mot, faire épeler, écrire en plusieurs fois, avec et sans modèle). Apprendre la phrase de l'auto-dictée. Apprendre les mots de la dictée. Copier un texte quelconque sans fautes (leçons du soir, fiches en atelier). Trouver des techniques pour écrire des mots et des phrases très vite. Agir après avoir lu : lire des consignes et les exécuter, à l'aide des référents présents dans la classe (affiches, fichiers). Apprendre des règles de jeu. Constituer une banque d'images. Apprendre que les couleurs se suivent pour colorier des images séquentielles. Se repérer dans un tableau à double-entrée. Transcrire de l'écriture script à l'écriture cursive. Apprendre à corriger ses "fautes". Jouer au jeu "Dessiner, c'est gagné !". Jouer au jeu du pendu. Faire du calcul mental. Utiliser des appareils (magnétoscopes, trace-lettres, ordinateur, sedidacta,...). Savoir reconstituer des puzzles. Apprendre à ranger ses effets dans son casier. Apprendre les techniques de présentation du cahier. Faire des recherches thématiques en B.C.D.
André Jorge
André Jorge
Le jeu du départ en vacances
Matériel : liste d'objets donnée plus bas.
Proposition de déroulement :
Consigne :
"Vous allez en vacances, voici la liste des objets à ne pas oublier. Vous l'observerez pendant 3 minutes. Vous aurez 6 minutes pour la restituer par écrit." Laisser les enfants observer, puis leur demander de restituer la liste des objets. Mise en commun :
Vérification des listes restituées :
Nombre d'objets restitués;
Nombre d'objets ajoutés;
Nombre d'objets modifiés;
Nombre d'objets oubliés. Interroger les enfants sur les stratégies mises en oeuvre pour mémoriser puis restituer la liste. Liste des objets :
Cette liste pourra être présentée sous différentes formes : liste écrite au tableau (ou encore photocopie,transparent pour rétro-projecteur), objets posés sur une table, dessins, mots enregistrés sur une cassette audio,...
pull; jeu de carte; trousse de toilette; maillot de bain; banane; carte de crédit; poste de radio; deux cartons d'eau minérale; L'écume des jours (livre); Carte routière; bouée; parasol; sac-à-dos; planche; casquette; boussole; crème protectrice; montre; lunette de soleil; trousse à pharmacie; briquet; short; sous-vêtements; torche; pantalon; guitare; K-way; débardeur; survêtement.
André Jorge
André Jorge
Des stratégies pour apprendre




Ci-après, des idées concernant les stratégies d'apprentissage. Certaines sont personnelles, et vous ne les comprendrez peut-être pas, mais je vous les donne quand même.




J'essaye de les faire passer à mes élèves, en apprenant devant eux et en quelques minutes (1, 2, 3, 4 minutes, selon la leçon) un schéma, un poème, une leçon d'histoire,... tout en leur expliquant comment je procède. Puis, je leur demande d'apprendre à leur tour. Je n'oublie pas d'interroger les enfants sur leurs propres stratégies d'apprentissage, et je leur demande de les expliquer aux autres.




Ces activités doivent prendre la forme d'un jeu, ou d'un défi (pour les élèves que cela pourrait stimuler) et se feront "avec le sourire" : on peut simplement lire une phrase et s'amuser à la restituer, puis faire la même chose avec deux phrases, etc.




Comment faire pour apprendre:


Construire, visualiser des images dans la tête:
- Il peut s'agir d'images que je vois/j'ai vu: un schéma, une carte, le tableau de la classe, des affichages, le professeur,...
- Il peut s'agir d'images que je construis moi-même:
Je peux apprendre une leçon d'histoire en la visualisant sous la forme d'un film, je peux aussi construire une image et y représenter plusieurs choses.
Ré-entendre dans la tête:
- Je peux ré-entendre ce que j'ai réellement entendu: la règle de grammaire, une histoire, la chanson qu'on a écouté,...
- Je peux entendre dans ma tête des voix que je n'ai pas entendu dans la réalité: j'imagine que mon professeur, mon camarade, mon héros préféré m'explique ou me récite la leçon,...
Dégager la structure de la leçon:
Trouver le plan de la leçon, l'enchaînement des idées, le rapport entre les idées,...
Se poser des questions:
Trouver les questions que le professeur nous posera, imaginer que l'on est interrogé par son professeur, ses parents, son camarade,...
Poser des questions au camarade (et inversement):
Une manière décontractée et stimulante de préparer un contrôle par exemple. Le camarade nous explique alors la leçon d'une manière différente, nous pouvons également comprendre ses erreurs ou les notres.
Apprendre les idées importantes en premier:
Trouver et souligner les idées importantes au crayon papier, trouver et souligner les mots importants, les mots-clés, et les apprendre.
Lire la leçon plusieurs fois.
Pour avoir une meilleure compréhension,...
Se faire lire la leçon.
Au lieu de regarder, on écoute, c'est une manière différente et plus décontractée d'apprendre.
On peut recopier...
Certains me disent qu'ils le font, que c'est efficace, mais personnellement, je trouve ça trop long...




On peut bien évidemment combiner toutes ces "techniques".





Les conditions de l'apprentissage:


Le lieu où l'on apprend:
- Certaines personnes pensent qu'il est bien d'apprendre dans un endroit calme;
- D'autres pensent qu'il serait bien que cet endroit soit toujours le même;
- En ce qui me concerne, je peux apprendre à peu près n'importe où. Je considère que le bruit fait partie de la vie de tous les jours, et dans certains cas, il peut même contribuer à l'apprentissage: bruits de feuilles, de règles, de stylos, voitures qui passent,... Evidemment, si le bruit est trop fort, ça ne va plus.
Apprendre seul ou à plusieurs.
Quand nous apprenons à plusieurs, nous bénéficions des interactions, des réussites et aussi des erreurs des autres.
Immédiatement après ou beaucoup plus tard?
On peut apprendre à n'importe quel moment, mais il est certainement préférable de faire une pause après les cours.
On retient mieux ce qu'on apprend le soir avant de se coucher.
Apprendre en combien de fois?
Si la leçon n'est pas longue, on peut l'apprendre en entier, puis la revoir une deuxième fois à un autre moment,...
Si elle est longue, il est préférable de l'apprendre par morceaux et en plusieurs fois, après une lecture complète.
La compréhension.
On peut estimer que quand on a compris, la plus grande partie de l'apprentissage est faite.

André Jorge
André Jorge
Autonomie, méthodes et aide individualisée
Objectifs :
Observer l'élève apprenant. Conforter les apprentissages méthodologiques. Créer les conditions d'une appropriation différée des connaissances. Favoriser l'aide individualisée. 1- OBSERVER L'ELEVE APPRENANT.
Les activités proposées n'impliquent pas l'intervention du maître dans leur déroulement. Pour observer, il faut des activités donnant un comportement observable : observer l'élève sur la façon dont il se met au travail (temps mis pour entamer la réalisation d'une tache); observer l'élève sur le choix et l'usage des matériaux qu'il emploie; observer l'élève sur les stratégies employées (recours à la leçon, au manuel,...) observer l'élève sur la façon dont il analyse la tâche à effectuer (domaine, discipline, type de travail, perception de l'attente du maître, prise en compte des critères d'achèvement); observer la façon dont se répartissent les tâches au sein d'un groupe.  
2 - CONFORTER LES APPRENTISSAGES METHODOLOGIQUES.
 
Le maître aide les élèves à intégrer les diverses méthodes et à les utiliser à bon escient.
 
Mémorisation : Cycle 2 : tester avec les enfants des méthodes de mémorisation. Cycle 3 : prendre des repères essentiels dans une leçon à apprendre ; faire évoquer ce qui a été étudié dans la journée. [*] Travail sur les consignes :
Cycle 2 : apprendre aux élèves à identifier une consigne dans un document. Cycle 3 : travailler le vocabulaire, la syntaxe de ce type d'écrit. Revenir à la consigne pendant et après la réalisation de la tâche. [*] Travail sur les ressources :
Cycle 2 : aider l'élève à identifier les documents qui sont à sa disposition (répertoires, affichages, tables,...). Cycle 3 : veiller à ce que l'enfant devienne autonome dans l'utilisation des documents à sa disposition (manuels, dictionnaires, tableaux de conjugaison,...) [*] Savoir s'organiser :
Cycle 2 : savoir préparer son cartable. Cycle 3 : revoir une leçon avant de faire une devoir ; répartir ses apprentissages (révision des leçons dans le temps, gestion du cahier de textes). [*] Traitement de l'information :
Cycle 2 : utiliser une légende ; découvrir le rôle informatif de l'image. Cycle 3 : lire un tableau, un schéma, un graphique, faire le lien entre textes et schémas.  
3 - CREER LES CONDITIONS POUR QUE L'ELEVE S'APPROPRIE DES CONNAISSANCES ET DES DEMARCHES DEJA ABORDEES EN CLASSE.
 
Il s'agit de s'assurer de l'assimilation des notions et connaissances ayant fait l'objet d'un apprentissage pendant la journée ou antérieurement.
 
Reprendre en fin de journée la chronologie des activités de classe.
 
4 - FAVORISER L'AIDE INDIVIDUALISEE.
 
Aider l'élève à repérer et analyser les causes de ses erreurs; L'aider à prendre conscience de ses démarches et à les analyser; L'aider à se poser des questions et à trouver des réponses; Lui permettre de s'évaluer.
André Jorge
André Jorge
Apprentissage de l'autonomie : activités
Les activités possibles pour des moments d'apprentissage de l'autonomie.
GERER SON TEMPS ET SON ESPACE DE TRAVAIL
Utiliser un cahier de textes : - construction de l'emploi du temps.   Utiliser un manuel, un classeur : - se repérer dans une manuel; - utiliser le sommaire; - utiliser et noter les références des exercices.   Présenter son travail correctement.   Vérifier son matériel : - gestion de son cartable et de ses effets.   Corriger son travail : - mise en place de contrats de travail; - utilisation de grilles d'auto-évaluation. RESPECTER LES CONSIGNES
Repérer la consigne : - identifier une consigne parmi un ensemble de phrases; - associer une consigne à une dessin qui lui correspond.   Identifier les mots importants : - les surligner.   Distinguer une consigne ouverte ou fermée (oui ou non) : Donner une liste de consignes ; demander d'indiquer si elle sont ouvertes ou fermées.   Distinguer le langage courant et le langage spécifique.   Critiquer une consigne : Donner un exercice réalisé avec une consigne erronée. Faire corriger la consigne. MEMOIRE
Mémoriser une auto-dictée : - dessiner la scène de l'auto-dictée. - 2 par 2, un corrige l'autre qui récite; - écrire les mots difficiles.   Une poésie : - lire, fermer les yeux, imaginer la scène. Apprendre vers par vers, vérifier. - imaginer qu'on récite au théâtre.   Une règle d'orthographe : - en chantant.   Un résumé et une leçon : - repérer les paragraphes; - encadrer ou surligner les mots-clés, les écrire.   Les tables : - observer la table, trouver le moyen de retrouver facilement le résultat. - piocher un petit papier (sur lequel est inscrit le produit).   Une carte, un schéma : - décalquer ou reproduire les éléments séparément. - les assembler comme un puzzle.
André Jorge
André Jorge
Activités d'acquisition de l'autonomie et de méthodes de travail
Cet article s'inspire de ceux que j'ai écrit pour les moments d'études dirigées qui aujourd'hui ne sont plus au programme. Rien ne vous empêche cependant de mettre en place de tels moments de travail de temps en temps, en particulier en début d'année, puisque l'acquisition de méthodes de travail est indispensable.
Des idées et des exemples d'activités
Ces activités s'inscrivent dans le domaine des compétences transversales : 1- Acquisition de l'autonomie. 2- Compétences méthodologiques: mémoire, méthodes de travail, traitement de l'information.  
1. Acquisition de l'autonomie.
Apprendre à apprendre:
Connaître des techniques et stratégies pour apprendre : imaginer les questions qui pourraient être posées, utiliser les techniques de visualisation, écrire, dessiner, s'enregistrer, travailler à deux, réciter à l'autre,... Mettre ces "techniques" en pratique et les améliorer: donc apprendre, réciter, évaluer, et être évalué. Apprendre à éviter les erreurs, à les corriger:
Apprendre à utiliser:
Un dictionnaire Un manuel Une grille de relecture. Etc.
Elaborer et utiliser des outils d'auto-correction: une fiche-guide de relecture de dictée, une fiche-guide pour faire son cartable,...

Apprendre à lire une consigne:
Décodage, encodage et production de consignes: travailler sur la lecture et la compréhension, l'exécution des consignes, l'ordre de réalisation des tâches, travailler sur la création de consignes, l'analyse des erreurs, travailler sur le sens de certains verbes (couper, entourer, souligner, barrer, cocher,etc.),...
Il existe un excellent ouvrage sur les consignes :
" Consigne pour réussir ", CRDP (Cycle 3 uniquement, mais vous pourrez très facilement vous en inspirer pour réaliser des exercices pour le cycle 2).

2. Acquisition des compétences méthodologiques.
Travail de l'attention et de la mémoire:
Exemples d'activités:
Mémoire visuelle:
Placez sur une table une dizaine d'objets. Laissez aux enfants le temps d'observer, puis placez une caisse en carton sur les objets pour les cacher. Pendant une minute, faites parler les enfants sur un autre sujet. Puis demandez aux enfants de vous donner le nom des objets qui étaient sur la table.
Variante: montrez les objets un à un et placez les ensuite dans la caisse ou dans un sac. Demandez aux enfants d'observer une liste de 6 mots écrits au tableau. Tournez le côté mobile du tableau pour cacher les mots, et demandez aux enfants de les écrire, sur leur ardoise par exemple.  
Mémoire auditive:
Enregistrez sur K7 audio des séries de 5 sons. Pour chaque série les enfants devront les écouter, et les restituer. En utilisant des instruments de musique simples (claves, clochettes, triangle,...), faire entendre une série de sons. Les enfants doivent, après écoute, reproduire la série de sons en ordonnant des étiquettes représentant les instruments. Voir également le jeu du départ en vacances dans ce wiki.

Apprendre à s'organiser:
Présenter un travail écrit soigné. Utiliser un cahier de textes. Préparer son cartable en fonction de la journée suivante. Préparer le travail du lendemain, le planifier. Etc.
Utiliser des outils:
Savoir utiliser une règle pour tracer des traits, pour mesurer,... Savoir utiliser un taille-crayon; Savoir utiliser des ciseaux; Utiliser un cahier de textes. Etc.
Réflexion:
Faire une auto-évaluation, une analyse de ses acquis: trouver ce que l'on sait, ce que l'on ne sait pas. Mettre en place un contrat avec le maître.  
 
3. L'aspect relationnel, psychologique et affectif.
Mettre en place des moments d' enseignement adapté à l'enfant et centré sur sa personne:
L'enseignant doit, à certains moments de la journée, instaurer une relation de personne à personne avec l'enfant.
Il doit jouer le rôle que jouent normalement tous les parents lorsqu'ils retrouvent leurs enfants après une journée de classe: il lui demande ce qu'il a appris, quelles notes il a eu, quels problèmes il a rencontré,...
Ce moment constitue pour l'enfant une phase de liberté, un moment d'autonomie pendant lequel il se prend en charge et " dirige " ses apprentissages.
Il faut amener l'enfant à s'organiser et à être responsable.
 
Exemple d'organisation d'activités sous la forme d'un tableau:
* dessin de la piscine:
 
Un exemple de fiche contrat (simple):
CONTRAT
Ecole ............................... Date...................
Contrat établi entre:
L'élève: .....................................
L'enseignant: ..............................
Constat: .................................................................
Objectifs: J'ai décidé ...................................................
..............................................................................
..............................................................................
Moyens: ..................................................................
Echéance: .......................................
Evaluation: ..........................................................
Si je ne remplis pas mon contrat à temps, j'accepte de:
..............................................................................
..............................................................................
L'enseignant L'élève
....................... ..........................
André Jorge
André Jorge
Un petit kiosque pour les affichages
On ne sait pas toujours comment s'y prendre pour vendre ses journaux de classe. Certains enseignants envoient des groupes d'élèves dans chaque classe (ce qui permet aux enfants d'expliquer aux autres ce qu'ils ont fait, comment et pourquoi), d'autres font acheter par chaque enseignant le nombre de journaux demandé.
Faire vendre les journaux dans la cour par les enfants est une autre possibilité. Il peut être alors intéressant de disposer d'un petit kiosque à journaux mobile, qui présente l'avantage d'attirer facilement les enfants. Une fois les journaux vendus, vous pourrez utiliser ce kiosque comme support d'affichage dans la classe.
 
Sur ce kiosque, un des quatre côtés constituait l'emplacement réservé aux journaux, le vendeur se tenait debout, juste à côté. Les trois autres côtés du kiosque furent utilisés pour exposer des photographies et textes qui nous avaient été envoyés par nos correspondants pour présenter leur ville. Le kiosque resta dans la cour 3 jours après que tous les journaux furent vendus, le temps que tous les élèves consultent les articles.
Comment construire le kiosque ?
Ce n'est pas bien compliqué et peut se faire en 3 étapes.
Vous aurez besoin de :
- 2 planches de forme rectangulaire mesurant environ 80 cm sur 120 cm (pas plus de 120 cm en hauteur, le kiosque devant être adapté à la taille des enfants) et d'environ 1 cm d'épaisseur. Si vous achetez des planches de plus d'un centimètre d'épaisseur, votre kiosque sera très lourd, ce qui pourrait poser des problèmes pour les descente ou la montée des escaliers…
- Environ 1 m carré de contre plaqué d'une épaisseur de 5 mm (pour fabriquer le toit).
- 4 roulettes, capables de supporter le poids des deux planches.
- des petits clous, un marteau, un tournevisse, des visses, huit petites équerres (piéces métalliques utilisées pour faire des angles droits).
- une scie pour découper les planches (à moins que vous ne les fassiez découper par celui qui vous les vend).
- un morceau de bois (30 L, 5 l, 5 h) pour y fixer les roulettes.
Vous devez commencer par découper chaque planche comme sur le dessin ci-dessous:
 
Vous devrez emboîter les deux planches. Par conséquent, vous devez découper dans chaque planche l'épaisseur d'une planche, jusqu'au milieu, comme présenté sur le dessin.
Une fois les deux planches emboitées, vous obtenez quelque chose de tout à fait valable pour les affichages en classe.
 
Vous pouvez rendre le kiosque mobile, en fixant des roulettes en bas de chaque planche et de chaque côté. Pour fixer les roulettes, il sera peut-être nécessaire d'ajouter un morceau de bois, la planche n'étant pas assez épaisse.
 
Maintenant que votre kiosque est mobile, vous pouvez y ajouter un toit, en pyramide (difficile) ou en forme de V à l'envers (plus facile à réaliser).
Voilà en gros comment faire, vous pouvez apporter des modifications à ce qui est proposé : ajouter des poignées, faire décorer le kiosque par les enfants,…
André Jorge
André Jorge
Cycle 3



L'évaporation et la condensation

Objectif opérationnel : comprendre les phénomènes d'évaporation et de condensation.



Première séance :

1/ Se questionner :
Qu'est-ce qui fait qu'un objet sèche plus ou moins vite ?
2/ Observer :
A partir d'images de la vie quotidienne, on regarde des phénomènes d'évaporation.
En ce qui concerne le temps d'évaporation, on laisse jaillir les hypothèses.
3/ Expérimenter, découvrir :
Pour tester la température et le vent (qui risquent d'être les réponses données) on leur demande de mettre au point des expériences qu'ils schématiseront dans leur cahier.
Par exemple :
Pour la température :

Matériel :
2 bols Verre doseur eau Expérience n°1
Mettre de l'eau dans un bol avec un verre doseur puis l'installer sur le radiateur. Prendre un bol témoin avec la même quantité d'eau sur la table.
Pour l'air :

Matériel :
2 bouteilles eau verre doseur Expérience n°2

Mettre la même quantité d'eau, à l'aide d'un verre doseur, dans une bouteille bouchée et dans une bouteille ouverte.
Marquer les niveaux avec un trait au velleda.
4/ Interpréter :
Après quelques jours on interprète les résultats. L'évaporation de l'eau est plus rapide quand la température est élevée et elle est plus rapide si l'aération est plus grande.



Deuxième séance

1/ Se questionner :
Que devient l'eau du linge mouillé ?
2/ Observer, expérimenter :
Chercher une expérience qui permette de voir ce que devient l'eau.

Matériel :
Casserole et eau Plaque chauffante Expérience
Placer une assiette au-dessus d'une casserole d'eau bouillante.
On observe l'eau sur l'assiette.
3/ Interpréter :
L'eau se transforme en vapeur, c'est l'évaporation, puis elle redevient de l'eau liquide c'est la condensation.



La solidification

Objectif opérationnel : comprendre le phénomène de solidification.


Troisième séance :

1/ Se questionner :
Pourquoi le lac a-t-il gelé ?
2/ Expérimenter, observer :

Matériel :
2 pots à yaourt. Un freezer Un verre doseur 2 thermomètres Expérience n°1

Placer un pot de yaourt rempli d'eau dans le freezer dans lequel on met un thermomètre. Un autre pot à 5° dans le frigo. Sorti du freezer on peut lire 0° sur le thermomètre enserré dans un glaçon. Dans l'autre pot, il n'y a pas de glace.
3/ Interpréter :
L'eau se solidifie à partir de 0° et fond aussi à partir de O°.


Quatrième séance : la solidification
1/ Se questionner :
Pourquoi la bouteille d'eau placée au freezer a-t-elle éclaté ?
2/ Expérimenter, observer :
Dans un premier temps, on pourra montrer par des images les dégâts causés par le gel : fissures des routes, éclatement des canalisations d'eau... et laisser jaillir les hypothèses et les moyens de vérifier.

Matériel :
2 verres d'eau Un freezer Un verre doseur Expérience n°1
On met de la même quantité d'eau dans deux verres. On note d'un trait le niveau ; L'un reste dehors, l'autre va au freezer.
3/ Interpréter :
On observe que le volume a augmenté dans le verre au freezer.
On conclut que l'eau augmente en volume en se solidifiant.

Attention !
Les enfants pourraient croire que la masse augmente, on leur pose donc cette nouvelle question. La masse augmente t-elle ?
4/ Expérimenter, observer :

Matériel :
2 récipients Pétrole Glaçons Expérience n°2

On place dans un récipient, du pétrole et des glaçons et on note le niveau du mélange. On attend quelques temps et lorsque les glaçons ont fondu, on regarde à nouveau le niveau du mélange.
5/ Interpréter :
Le niveau est le même après la fonte des glaçons, on peut donc en conclure que la masse n'a pas changé.
Conclusion :
Le passage de l'état liquide à l'état solide est appelé solidification. L'eau augmente en volume lorsqu'elle se solidifie mais sa masse ne change pas. Le passage de l'état solide à l'état liquide s'appelle fusion.



Le cycle de l'eau.

Objectif opérationnel : Comprendre le cycle de l'eau.






Cinquième séance :
1/ Se questionner :
Comment se forment les nuages ? La neige ? La pluie ?
2/ Observer :
A partir du schéma du cycle de l'eau (qui se trouve dans tous les manuels de cycle 3) émettre des hypothèses.
3/ Généraliser :
Grâce aux expériences faites précédemment et au schéma les enfants devraient pouvoir généraliser et retrouver les trois états de l'eau : solide, liquide et gazeux ainsi que les trois opérations : évaporation, solidification, fusion.
Il existe des vidéos sur les états de l'eau (soit émission enregistrée sur la cinq, soit vidéo du CDDP à Arras).


Document proposé par Anne Sophie Boullis.

André Jorge
André Jorge
Document proposé par Anne Sophie Boullis.

Au cycle 2



Evaporation de l'eau de mer et dissolution du sel.

Objectif opérationnel : Comprendre le phénomène d'évaporation et de dissolution.
Pré requis : approche de l'évaporation au cycle 1.


Première séance : évaporation

1/ Se questionner :
Le maître peut emmener les enfants visiter les marais salants ou regarder une vidéo. Ils font part de leurs remarques.
(Sinon, sous forme de défit, demander comment savoir quelle bouteille contient de l'eau salée sans goûter).
2/ Expérimenter, observer :
Ici, je suppose que les enfants risquent de mette en place une expérience erronée que je vais tout de même décrire.

Matériel :
Bouteilles plastiques. Papier filtre. Eau de mer. Expérience n°1
Eau de mer dans des fonds de bouteille. Enfants procèdent à une filtration avec le haut de la bouteille en guise d'entonnoir et du papier filtre.
3/ Interpréter :
L'expérience ne fonctionne pas. Seuls les débris sont retenus par le filtre mais pas le sel.
4/ Se questionner :
Les enfants penseront peut-être à ce qu'ils ont vu, sinon le maître devra les guider. Ils risquent de réaliser que les marais sont à l'extérieur, et peut-être leur aura t-on dit durant la visite, que la récolte de sel se fait en période d'été.
5/ Expérimenter :

Matériel :

Par groupe :
2 assiettes plates. Eau de mer. Expérience n°2

Les enfants placent de l'eau dans une assiette plate(comme l'œillet du marais salant) et la placent à l'extérieur, au soleil. Pour comparer, ils en mettront peut-être une à l'intérieur.
6/ Observer :
Le soir des grains blancs sont déjà perceptibles sur les bords de l'assiette au soleil. On goûte, c'est salé. Si on laisse l'expérience se poursuivre quelques jours, on constate que l'eau de mer s'évapore plus vite dans l'assiette au soleil. On constate d'autre part que le sel obtenu par évaporation complète a la même saveur mais ne ressemble pas au sel qu'on connaît. Il forme un bloc. Le sel fin est seulement sur les bords. On peut déjà parler du linge qui sèche plus vite à l'extérieur (vent + soleil) qu'à l'intérieur, cette expérience est prévue au cycle suivant.
7/ Interpréter :
L'eau disparaît au soleil, on dit qu'elle s'évapore. Le sel contenu dans l'eau, lui ne s'évapore pas. Pourquoi le filtre ne l'a t-il pas retenu ?


Deuxième séance : La dissolution.

1/ Situation de départ :
Pourquoi le filtre n'a t-il pas retenu le sel ?
Pour le savoir, essayons de fabriquer de l'eau de mer.
2/ Expérimenter :

Matériel

Par groupe :
Récipient. Eau non salée. Sel. Expérience
Les enfants versent du sel dans l'eau et agitent. Selon les proportions d'eau et de sel, l'expérience réussira plus ou moins. Les enfants y remédieront en jouant sur ces deux composants.
3/ Interpréter :
Le sel disparaît dans l'eau, on dit qu'il se dissout. C'est la dissolution.
Remarque :
D'autres travaux sur la dissolution peuvent être menés à partir d'autres substances solubles et non solubles(sucre, semoule, farine...).


Les propriétés des liquides





Objectif opérationnel : appréhender les propriétés des liquides
1/ Se questionner :
Au moment du goûter, la maîtresse apporte du lait chocolaté dans deux récipients de forme différente mais avec la même quantité de lait. Elle dit aux élèves qu'il va falloir partager. Mais dans quel récipient y a t-il le plus de lait ?
2/ Chercher :
Les enfants émettent des hypothèses. La première sera qu'il y en a plus dans la bouteille la plus étroite où le liquide monte le plus haut. Il faut vérifier ;
3/ Expérimenter :
2 solutions peuvent être proposées

Mesurer grâce à un verre doseur. Mettre le lait dans deux autres bouteilles identiques. 4/ Interpréter :
Les liquides n'ont pas de forme propre, ils prennent la forme du récipient qui les contient.
5/ Continuer le questionnement :
La forme change mais regardons la surface : elle est toujours horizontale. Vérifier en penchant des bouteilles, des verres de forme différente. Si on penche trop, ça coule.
Essayer avec d'autres liquides.
6/ Conclure nos recherches :
Quand les liquides sont immobiles, leur surface est toujours horizontale. Ils peuvent s'écouler. Ils prennent la forme des récipients qui les contiennent.









Les liquides disparaissent :






Objectif opérationnel : revoir la notion d'évaporation et appréhender celle de volatilité.

1/ Observer et se questionner.
Pour la séance de la veille, les expériences avaient étaient étendues à plusieurs liquides : l'eau, l'huile, l'alcool et le sirop. Le lendemain ou en fin de journée, il n'y avait plus d'alcool et le niveau de l'eau avait bien baissé.
Que s'est-il passé ?
2/ Hypothèses :
Pour l'eau, les enfants doivent réinvestir leur savoir sur l'évaporation. Mais pour l'alcool qui était placé au même endroit, pourquoi s'est-il évaporé plus vite. Peut-être y en avait –il moins ?
3/ expérimenter :

Matériel :

Par groupe : 4 verres 1 verre doseur alcool huile eau sirop Expérience

Les enfants mettent la même quantité d'eau, d'alcool, de sirop et d'huile respectueusement dans quatre verres.
En plus, ils font une marque pour noter les niveaux.
Ils attendent puis notent les résultats.
4/ interpréter :
Le sirop et l'huile ne s'évaporent pas. L'eau et l'alcool s'évaporent. L'alcool s'évapore plus vite que l'eau, on dit qu'il est plus volatil.
5/ Évaluation :
Présenter la même expérience avec des substances différentes(parfum) et demander d'expliquer.
Remarque :
On pourra noter que l'eau est inodore et incolore par rapport aux autres liquides.
André Jorge
André Jorge
SEQUENCE MUSCLES ET OS


SEANCE 1
Objectifs :
- ressentir son propre corps en mouvement.
- observer les mouvement du corps d'un camarade lorsqu'il marche ou court.
Observation des mouvements de la marche et de la course, mais aussi d'autres mouvements de notre corps.
1) Identifier différents mouvements effectués quotidiennement : courir, marcher, sauter, sourire, bouger des bras, soulever, etc.
2) Comparer la marche et la course :
Faire marcher et courir les enfants. Leur poser des questions sur ce qu'ils ressentent, ce qui se passe dans leur corps (mouvements, fatigue, cœur qui bat plus vite, douleurs, etc.).
3) Schématisation des mouvements : demander aux enfants d'observer un de leur camarade qui marche, puis court, et de dessiner le corps lorsqu'il effectue ces mouvements (il est possible de simplement donner aux enfants des photographies ou schémas à commenter).
Commenter les schémas et les classer en fonction de leur pertinence.
SEANCE 2
Objectifs :
- savoir que les os des membres sont des baguettes rigides, articulées entre elles.
- connaître le rôle des articulations : permettre la mobilité.
1) Poser aux enfants la question suivante : les membres se plient à certains endroits et pas à d'autres. Pourquoi ?
Réponse attendue : parce qu'il y a des os dans notre corps.
Demander aux enfants de noter sur une feuille de papier la réponse à cette question.
2) Ramasser les feuilles et les afficher au tableau. Il s'agit de mettre en évidence les représentations (bonnes ou fausses) et les propositions des enfants. Si possible, faire un classement de ces propositions.
3) Proposer aux enfants d'observer
- des os que l'enseignant aura rapporté en classe. Permettre aux enfants de les manipuler.
- des radiographies d'os : essayer des identifier.
Puis rechercher des réponses à la question posée (aux questions posées) dans des manuels ou autres documents.
4) Etablir collectivement une trace écrite (ou proposer aux enfants un document à compléter)
SEANCE 3
Objectifs :
- Connaître le rôle des muscles ?
- Comprendre la relation entre contraction musculaire et mouvement.
Poser aux enfants la question suivante : Que se passe-t-il à l'intérieur de ton corps lorsque tu plies ton bras ou ta jambe ?
Demander aux enfants de noter les réponses sur une feuille, puis ramasser ces feuilles et les afficher au tableau en essayant de les classer.
Faire des recherches dans des ouvrages pour vérifier les informations apportées par les enfants.
André Jorge
André Jorge
Les mouvements


Séance 1 : Qu'est ce qui nous permet de faire un mouvement ?
Objectif : Exprimer des sensations par le dessin, communiquer.

Situation déclenchant : une séance d'EPS (ex : représentez vous entrain de danser, sauter, courir…) Mise en commun : Certains élèves peuvent exécuter les mouvements proposés. C'est lorsque les membres sont pliés qu'on perçoit le mieux les mouvements. Cahier d'expérience : Les enfants notent leurs impressions sur le cahier. Recueil des représentations initiales : Ecrit et dessine ce qu'il se passe dans ton bras lorsque tu le plies. Qu'est ce qui nous permet de faire des mouvements ? Séance 2 : Première mise au point, conceptions initiales :
Objectif : Distinguer les parties du corps qui bougent des organes qui permettent d'effectuer les mouvements.
Mise en commundes représentations initiales recueillis lors de la séance précédente. Dans organes cités, les classer (ce qui bouge, ce qui fait bouger, articulation) Débats, interprétations :Par groupe, les élèves devront commenter les dessins et noter leurs réponses. Mise en communde ces impressions : reformulations et réécriture. Séance 3 : Des os, des muscles :
Objectif : Relation entre la localisation des os et les articulations. Types de relation entre les os.

Formulation collective de questions et hypothèses :Ce que l'on croit savoir et les questions que l'on se pose. Ecrire tout ça sur une affiche. Comment savoir qui à raison ?Livre, radio, internet, regarder sur un squelette… Séance 4 : Le squelette :
Objectif : Connaître les principales composantes du squelette. Mettre en relation les os et les articulations. Mettre en relation les segments et les os.
Rappel de la séance précédente :Relecture de l'affiche. Observation du squelette :Observation en cherchant à répondre aux questions précédentes. Dessin et notes sur le cahier d'expérience. Discussion :introduction de vocabulaire (crâne, mâchoire, vertèbres, côtes, humérus, radius, cubitus, fémur, tibia, péroné, rotule, os des doigts et os des orteils). Création d'une nouvelle affiche : ce que nous croyons vrai, les questions que nous nous posons. On peut utiliser des radios et chercher dans des livres pour répondre aux questions. Trace écrite :Schéma d'un squelette à légender.
Séance 5 : Une maquette pour simuler :
Objectif : Comprendre comment les os sont reliés entre eux. Identifier clairement les muscles. Comprendre comment les muscles sont liés aux os et comment ils peuvent actionner les os.

Rappel des questions non résolues :Comment les os sont liés entre eux et qu'est ce qui fait bouger les différentes parties du corps ? Manipulation en 2 groupes :Une moitié de la classe dissèque une patte de grenouille, l'autre moitié construit la maquette d'un bras et la fait fonctionner. Mise en commun :On écrit sur une affiche les conclusions. Recherche documentaire pour compléter les informations. Mise en commun :Les ligaments tiennent les os, les muscles font bouger les os en se contractant, et ils deviennent alors plus courts, gonflés et durs. Séance 6 : Synthèse collective : Institutionnalisation.
Séance 7 : Education à la santé : Lorsqu'on aborde des fonctions physiologiques, toujours sensibiliser les enfants sur le thème de la santé.

André Jorge
André Jorge
Le volcan par les situations problème


Exemples de situations problèmes :
Est-ce les volcans qui provoquent les éruptions volcaniques ? Quelles sont les manifestations d'une éruption volcanique ? Quelles sont les différentes parties d'un volcan ? Y a-t-il différents types d'éruptions ? Quels sont les différents types d'activités d'un volcan ? D'où vient la lave ? Est-il possible de prévoir une éruption volcanique ? Une démarche possible :
Situation problème : comment fonctionne un volcan ?
1- Mettre en évidence les représentations des enfants, en leur demandant par exemple de réaliser un dessin : "Explique par un dessin comment fonctionne un volcan".
2- Confronter les différents conceptions :
- afficher les dessins au tableau.
- faire la liste des questions qui se posent ou sont posées.
3- Rechercher les informations et réponses aux questions dans des :
- textes scientifiques, documentaires, historiques ;
- schémas ;
- images ;
- films documentaires ;
4- Proposer aux enfants diverses activités de ré-investissement des connaissances (à définir en fonction des objectifs) : compléter des schémas, analyser des cartes (coloriage, etc.), lecture de documents, réalisation de maquettes de différents types d'un volcan, etc.
5- Evaluation :
- Divers schémas à compléter, textes à trous, questions diverses,...
- Demander à nouveau aux enfants d'expliquer par un dessin comment fonctionne un volcan.


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André Jorge
André Jorge
La respiration




Introduction : s'appuyer sur des situations déclenchantes (EPS, piscine…).
Comment voit-on que quelqu'un respire ?

Par les mouvements du thorax et du ventre Entrée et sortie d'aire (inspiration et expiration) = mouvements respiratoires. Le nombre de mouvement respiratoire en un temps donné = rythme respiratoire. Par où ça rentre et par où ça sort ? Où va l'air ?
Représentations initiales Trouver un document permettant de mettre en place la notion d'ensemble cœur-poumons. Si on a du matériel à disposition, gonfler les poumons : au bout d'un moment, on ne peut plus gonfler ® c'est fermé, l'air ne va pas plus loin. Comment c'est à l'intérieur ? On coupe® ce n'est pas vide. L'air va dans de toutes petites poches.
On peut leur demander d'imaginer comment l'air va des gros tuyaux aux toutes petites poches ? On a alors la structure du poumon. C'est au niveau des alvéoles que l'air inspiré devient l'air expiré.
A quoi ça sert ?

La quantité d'air expirée est la même que la quantité d'air inspiré. Ca ne sert à rien, sauf si ils sont différents. Þ il doit y avoir une différence entre les 2. On les fait souffler dans de l'eau de chaux et on leur demande leurs hypothèses. Ils devront imaginer des protocoles pour les vérifier. Elle se trouble quand l'air vient des poumons. On leur donne un tableau pour connaître la différence entre l'air inspiré et l'air expiré. Þ L'air inspiré se débarrasse de l'O2 et prend du CO2. Où va l'oxygène ?
Quand on montre les poumons, on voit qu'il y a du sang. L'O2 va dans le sang. On peut leur proposer un tableau donnant les quantités d'O2 dans le sang qui arrive aux poumons et celui qui en part. Attention, ce ne sont pas des bulles qui passent, l'O2 est dissout (comme le sucre dans l'eau…) La respiration ne sert pas qu'aux poumons, mais à tout le corps. Que devient l'oxygène ?
Lorsqu'on fait du sport, on inspire plus d'air. Où va l'oxygène ? Dans les muscles.
André Jorge
André Jorge
Voici une proposition d'organisation qui devrait vous convenir, quel que soit votre niveau de classe.
 
Organisez les différentes matières enseignées en deux grands groupes :
 
Groupe 1 :
 
- Mathématiques
- Français
 
Groupe 2 :
 
- Sciences
- Etudes dirigées
- EPS
- EILE
- Histoire
- Géographie
etc.
 
Dans chacun de ces deux groupes, choisissez une matière que vous travaillerez "à fond", et pour lesquelles vous ferez des fiches précises, détaillées, que vous corrigerez après la séance. Par exemple : le français et les sciences.
 
Pour ce qui est des autres matières, vous préparerez les fiches rapidement, elles ne seront pas détaillées, ou alors, vous utiliserez des "fiches-type" (fiches qui ne présentent que le déroulement habituel d'une séance dans une matière).
 
Si vous suivez ce système, vous disposerez en fin d'année de documents pédagogiques et de fiches détaillées, qui pourront être ré-utilisées (si vous gardez le même niveau), et ce dans deux matières.
 
L'année suivante, vous reprendrez le même système, mais vous changerez les matières que vous travaillerez "à fond" : à la place du français et des sciences, choisissez par exemple : les mathématiques et l'histoire-géographie.
 
Au bout de trois années d'enseignement, vous devriez de cette façon disposer de tout ce qu'il faut pour être un enseignant très compétent.
 
Faites des échanges de service !
 
Il est illusoire de croire que vous serez rapidement de bons enseignants, et ce dans toutes les matières... Vous ne pouvez pas être à la fois bon en arts plastiques, en musique, en informatique, en EPS, etc. et vous ne disposez pas d'assez de temps et d'énergie pour le devenir.
 
Il vous reste donc la solution des échanges de services. Organisez-vous avec vos collègues, et proposez-leur vos services dans les matières (autres que le français, les mathématiques et l'éducation civique) où vous êtes performants. Cela vous permettra d'économiser du temps et de l'énergie...
 
Ainsi, vos élèves bénéficieront d'un enseignement de qualité, car proposé par un enseignant (vous ou votre collègue) qui a la maîtrise de sa discipline.
André Jorge
André Jorge
Quels affichages en classe ?
1°) Les affichages réglementaires :
Les affichages obligatoires :
L'emploi du temps. Les consignes de sécurité à appliquer en cas d'alerte (incendie,...). Autres affichages recommandés :
Les progressions et programmations. L'emploi du temps. La pyramide des âges des élèves de votre classe. La liste des chants (à compléter au fur et à mesure). La liste des poèmes (à compléter au fur et à mesure). La liste des élèves. 2°) D'autres idées et pistes concernant les affichages en classe :
Tableaux de sons, maisons de sons (pour la lecture). Cycle 2 Dessins avec article + mots et graphème (lecture). Cycle 2 Travaux d'arts plastiques, reproduction de tableaux d'artistes peintres (pour décorer la classe). Textes produits par les enfants (poèmes,...). Cartes. Le règlement de la classe (après élaboration avec les enfants). Tableau des jours de la semaine (hier, aujourd'hui, demain). Cycles 1 et 2 Les calendriers de chaque mois de l'année (il existe un logiciel pas cher, "Calendriers et emplois du temps" de Personal Soft, qui vous fait des calendriers de tous types: par semaine, par mois,... avec possibilité d'insertions de graphismes). Les dates d'anniversaire / un calendrier des anniversaires. Cycle 1 Le programme de la journée (des dessins représentant les matières, que vous fixez contre un mur, sur une corde, à l'aide de pinces à linge, pour le cycle 2. Pour le cycle trois, écrivez/faites écrire tout simplement le programme/menu de la journée dans un coin de la classe sur un petit tableau: la recette, le GN, la division, EPS,...). Une frise numérique. Cycles 1 et 2 Une frise chronologique. Les tables d'addition. Cycle 2 Les tables de multiplication. Un abécédaire. Le vocabulaire nouveau et les mots difficiles à orthographier. Les règles de grammaire, d'orthographe. Les tableaux de conjugaison. Les règles de mathématiques. Des référents pour la production d'écrits (maquette,...). Un tableau des responsabilités (distribuer les photocopies, plantes,...). Un code de correction (MD = mal dit, ACC = accord, etc.). Des guides de correction. Des guides de relecture. Des affiches, des photographies (en rapport avec un thème de travail en vocabulaire, sciences, histoire, géographie,... ou simplement pour décorer). Remarques :
Les affichages correspondent aux apprentissages faits en classe et doivent donc évoluer (de toutes façons, vous êtes limités en espace !). Les affichages devraient être visibles depuis n'importe quel endroit de la classe. Pensez à créer des "coins" pour chaque type d'affichage: un coin maths, un coin anglais, français, etc. pour que les élèves puissent se repérer facilement. Si possible, que les affichages soient réalisés avec le concours des enfants (cela les valorisera, et ce sera une bonne occasion pour eux d'apprendre à présenter leur travail: lisibilité, propreté, concision et précision des informations). Une classification des affichages :
Les affichages peuvent être classés dans trois groupes : 
les affichages de type institutionnel : emploi du temps, consignes de sécurité, progressions, règlement de l'école,... les affichages de type didactique : affichages concernant les langues, les mathématiques, l'histoire, etc. les affichages de type esthétique et culturel : travaux d'élèves, reproductions d'oeuvres d'art, photographies,...  
Pour aller plus loin...
1-Sur MAGISTER :
Il existe un parcours Magister sur les affichages, proposé par CANOPE :
Objectifs du parcours : 
Questionner et mettre à distance votre pratique en analysant votre conception et votre usage des affichages. S’approprier des connaissances souvent peu conscientisées sur la nature et le fonctionnement de l’écrit. Observer et disposer de séances mobilisant une « raison graphique ». Transposer les connaissances acquises dans votre activité professionnelle. https://www.reseau-canope.fr/notice/les-affichages-a-lecole-maternelle_9581.html
2-Un ouvrage de Mireille Delaborde :
Les affichages à l'école maternelle, Première entrée dans l'écrit

 
https://www.reseau-canope.fr/notice/les-affichages-a-lecole-maternelle.html
André Jorge
André Jorge
Que faire le jour de la rentrée en cycle 3 ?
Cet article est une proposition de déroulement de votre première journée de classe : il vous apportera des informations et des conseils sur ce que vous pourrez et devrez faire le jour de la rentrée scolaire.
Remarque : si vous êtes enseignant débutant, pour obtenir des conseils pertinents à propos de cette première journée de classe, il est essentiel de demander à vos collègues comment ils fonctionnent.
 
Les objectifs de cette journée :
Réussir l'accueil des élèves, Donner aux élèves les repères (espace-classe mais aussi comportement et discipline) nécessaires à un bon déroulement de l'année scolaire, Identifier les élèves qui auront le plus besoin de votre soutien, Régler les questions administratives (réfectoire, études surveillées,...), Mettre en place un rythme de travail scolaire. Avant tout : préparez votre journée :
C'est la premier journée de classe, et il importe que les choses de passent bien et qu'une ambiance de travail soit rapidement instaurée.
Préparez donc soigneusement cette journée en écrivant dans votre cahier journal son déroulement.
Mettre en place de bonnes habitudes, dès le premier jour :
Dès la première journée de classe (et pour les jours suivants), vous veillerez à donner aux enfants les bonnes habitudes, qu'il s'agisse de travail, ou de discipline, et à leur montrer de quelle façon la classe fonctionnera. Par exemple, demandez-leur :
de se mettre en rang et de faire le silence avant d'entrer en classe. après être entré en classe, de se tenir debout derrière leur chaise et d'attendre que vous donniez l'autorisation de s'asseoir. de lever le doigt pour demander l'autorisation de parler. etc. Ceci est d'autant plus important que les enfants vous "testeront" et essaieront de savoir ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas faire en classe.
Remarque : renseignez-vous sur les habitudes des collègues de votre école pour que vos pratiques soient harmonisées, mais aussi plus facilement comprises et acceptées par les enfants.
Une fois en classe :
Laissez les enfants choisir leur place, mais expliquez-leur bien que ces places ne sont pas définitives et que vous serez amené à effectuer des changements, le jour même, le lendemain, ou à un autre moment de l'année.
Présentez-vous :
Présentez-vous aux enfants et expliquez-leur comment vous souhaitez qu'ils s'adressent à vous (monsieur, maître, ou par votre prénom).
Faites l'appel.
Faites l'appel et profitez-en pour mémoriser rapidement les prénoms de vos élèves. Vérifiez que tout les élèves sont présents, que personne ne s'est trompé de classe, et demandez-leur s'ils déjeunent au réfectoire le midi, s'ils restent le soir en études surveillées, etc.
Vous pouvez proposer aux enfants de se présenter rapidement (dire s'ils ont une matière préférée, ce qu'ils aiment ou n'aiment pas à l'école/à la maison, ce qu'ils font comme sport, etc.).
Remarque : les jeux de présentation (jeu du portrait, etc.) conviendront plus aux élèves de cycle 2.
Faites réaliser de petites pancartes pour les prénoms.
Certains enseignants mémorisent immédiatement les prénoms de leurs élèves. Si ce n'est pas votre cas, vous pourrez leur demander de fabriquer une petite pancarte.
Montrez aux enfants un modèle de pancarte pour qu'ils voient à quoi ils devront arriver. Distribuez à chacun une feuille de papier machine A4 que les enfants devront plier en 4 pour y écrire leur prénom. Donnez vos consignes une par une et demandez-leur de faire exactement ce que vous expliquez. En même temps, fabriquez-vous aussi une pancarte : cela servira de démonstration et vous pourrez l'offrir à un élève qui n'aurait pas réussi. Important : exigez et obtenez écoute, obéissance et respect des consignes dès maintenant. C'est le premier jour avec vos élèves et vous devez leur montrer dès maintenant de quelle façon il faudra que la classe travaille.
Vérifiez et faites ranger le matériel :
La première chose à faire sera sans doute de vérifier que tout le monde a son matériel, de préparer les classeurs si vous en avez, de mettre les protège-cahiers sur les cahiers, de coller et compléter les étiquettes, et bien sûr de régler les éventuels problèmes.
Faites une présentation de l'espace-classe :
Le moment du rangement sera l'occasion de faire découvrir l'espace de la classe et d'apprendre ce que l'on a le droit d'y faire :
où l'on range les classeurs, où est le coin poésie et quand est-ce qu'on peut y aller, où est la bibliothèque de classe et quand est-ce qu'on peut y aller, où l'on range les feuilles de papier canson, etc. Faites rédiger le règlement de la classe :
Une fois que tous les élèves ont leur matériel et qu'il est rangé, vous pouvez commencer la première leçon de l'année : rédiger le règlement de vie de la classe.
Commencez vos évaluations de début d'année :
Proposez aux enfants des évaluations des notions de base dans les matières principales.
Ces évaluations sont indispensables pour avoir une idée du niveau et des difficultés de chacun et pour savoir dès le début quels sont les élèves qui ont besoin de soutien et à qui vous porterez le plus d'attention. Vous pourrez également les faire plus tard ou les étaler sur la semaine.
Si vous ne souhaitez pas en faire dès le premier jour, proposez aux enfants quelques exercices de mathématiques et de français pour revoir avec eux les notions de base, et les remettre "dans le bain".
Exemples d'évaluation pour un CM1 :
 
Lecture :   Production d'écrits : proposez à vos élèves un texte accompagné d'un questionnaire écrit permettant d'évaluer la compréhension. faites également lire vos élèves à voix haute, un par un, et notez les difficultés pour chaque élève afin de constituer des groupes de besoins plus tard.. Mathématiques :
4 problèmes simples, faisant intervenir les opérations étudiées les années précédentes (les enfants devront les poser), les mesures, la géométrie, suffiront à vous donner une idée du niveau des enfants en lecture d'énoncé (compréhension) et, d'une manière générale, en mathématiques.
 
Demandez aux enfants d'écrire ou de continuer un conte. C'est un excellent moyen de vérifier s'ils sont capables : de structurer un écrit, d'employer correctement les temps de conjugaison, d'employer des connecteurs spatiaux et temporels, d'employer correctement les pronoms personnels, etc.  
 
Accueil des élèves. Présentations et appel. Vérification et rangement du matériel. Séance d'éducation civique : écrire le règlement de la classe. Recopier ce règlement dans le cahier d'éducation civique. Evaluation de lecture. Evaluation de maths. Chant.  
Pour terminer la journée :
Vous pourrez terminer la journée en proposant aux enfants :  
une lecture, du chant, ou une activité en arts visuels si vous disposez de suffisamment de temps (cette première journée passe vite...).  
HORAIRES DE LA PREMIERE JOURNEE

MATIN :
De 8 heures à 10 heures :
De 10 heures 15 à 11 heures 45 ::
APRES-MIDI :
De 13 heures 15 à 15 heures 30 :
 
Autre exemple de journée type pour un cycle 3 :
MATIN :
Entrée des élèves + Accueil :
- Laisser les élèves s'installer puis se présenter et présenter l'espace classe.
- Faire l'appel.
- Exposer succinctement nos attentes et les projets pour l'année scolaire.
- Demander aux élèves de préparer une étiquette avec leur prénom pour mettre sur la table.
Fiche de présentation :
- L'élève rempli une fiche qui vous permettra de mieux le connaître : son nom, son prénom, sa date de naissance, son lieu de résidence, ce qu'il aime le plus à l'école, ce qu'il aime le moins à l'école, ses loisirs + il dessine son autoportrait.
Vérification du matériel :
- Vérifier que chacun possède bien le bon matériel + expliquer à quoi serviront les différents cahiers, classeurs …
Coloriages magiques et / ou jeux mathématiques.
Récréation.
Préparation des entêtes des cahiers :
- Vous pouvez préparer des étiquettes avec le nom de la discipline qu'il faudra coller et colorier.
OU (pour les CM) vous pouvez préparer un modèle sur une feuille à carreaux et les élèves devront le reproduire sur leur cahier en s'aidant des carreaux.
- L'élève indiquera son nom et prénom dans un coin et dans un autre l'année scolaire et /ou sa classe.
 
L'APRES-MIDI :
Distribution des papiers (assurance, demande d'autorisation pour les photos ...)
Poésies sur le thème de la rentrée (lecture + discussion) :
- Plusieurs poésies sont proposés aux élèves qui doivent après lecture silencieuse en dégager le thème.
- Explication du vocabulaire inconnu.
- Discussion autour des poésies : quelle est celle que je préfère ? pourquoi ? …
Préparation du classeur d'éveil :
- Demander aux élèves de noter le nom des disciplines sur les intercalaires. Il faut veiller à donner des consignes simples et claires si l'on souhaite un résultat propre et lisible.
Récréation.
Arts visuels (travail autour du prénom de l'élève) :
- REC de réaliser une composition individuelle en deux dimensions menée à partir de consignes précises : noir et blanc / contour de la main / intégrer le prénom dans chaque doigt puis dans la paume de la main.
Plus tard : même travail mais utilisation de la couleur
André Jorge
André Jorge
Une démarche pour la création poétique en classe.
Le poème est écrit au tableau ou distribué sous forme de photocopies.
1) Présentation et lecture du poème par le maître, ou par des enfants (il est conseillé de ne pas imposer une façon de lire, mais de laisser les enfants lire le poème en fonction de ce qu'ils ressentent).
2) Remarques libres des enfants, qui disent ce qu'ils éprouvent, ressentent, s'ils ont aimé le poème et pourquoi, s'ils ne l'ont pas aimé et pourquoi,... Les enfants disent aussi ce qu'ils remarquent concernant la structure du poème: rimes, vers, pieds, répétitions,...
Questions que vous pouvez poser aux élèves :
"Aimez-vous ce poème ?" "Pourquoi ?" "Que remarquez-vous ?"
3) Observation collective du poème, qui est écrit au tableau.
L'observation est cette fois-ci dirigée par le maître qui guide les enfants et les amène à ce qu'il voulait leur faire comprendre, acquérir,...
Le maître fait dégager la structure, le "squelette" du poème.
Explication du travail qui va être fait, et élaboration d'une grille d'auto-correction, d'un guide qui aidera l'élève à écrire son poème.
4) Création en travail de groupe, ou individuel.
Il est souhaitable, pendant cette phase de création, de socialiser les idées et de faire une mise en commun de ce qui a été trouvé (noter les idées des enfants au tableau). De cette façon, les élèves "moins capables", les élèves "moins imaginatifs" pourront aussi travailler.
5) Le premier jet des enfants est revu et amélioré avec le maître.
6) Réécriture du poème.
Socialisation des poèmes:
Les productions des enfants sont lues en classes. Elles peuvent être exposées dans la B.C.D., ou un autre lieu. Elles peuvent être écrites dans le journal de la classe, dans le journal de l'école Vous pouvez les utiliser pour réaliser un recueil de poèmes,... Si vous réalisez un recueil de poèmes, voici quelques idées qui pourraient vous intéresser:
Faites illustrer chaque poème. N'hésitez pas à utiliser les possibilités de mise en forme des logiciels (wordart, mspub,...) pour avoir des poèmes en ovale, en forme de triangle,... Pensez à enluminer la première lettre de chaque poème. Inclure une photographie de la classe avec une comptine des prénoms de la classe pour présenter tout le monde...
André Jorge
André Jorge
Les mots valise
Exemple d'activité ludique en création poétique.
Un mot-valise est un mot créé à partir de deux mots existants.
Exemple :
corbeau + poire = corboire
Pour rendre l'activité encore plus amusante, demandez aux enfants d'inventer une définition des mots inventés :
Corboire : nom masculin ; corbeau en forme de poire.
Autres exemples trouvés par des enfants :
Soleil + papillon = solillon.
Solillon : n.m. ; papillon qui ne vit qu'au soleil.
  Coquillage + cochon = coquichon.
Coquichon : n.m. ; coquillage en forme de cochon. Démarche possible :
Présentez un exemple de mot-valise aux enfants et demandez-leur de retrouver les deux mots qui ont été utilisés pour le créer.
Choisissez un exemple plutôt facile : Frigothèque (frigidaire + bibliothèque).
- Exemple de consignes :
"J'ai inventé ce qu'on appelle un mot-valise : frigothèque." (écrivez le mot au tableau)
"Qui peut me dire comment j'ai procédé ?"
Pensez à exploiter les propositions que pourront faire les enfants pour bien faire comprendre à tous ce qu'est un mot valise. Demandez aux enfants d'imaginer ce que pourrait bien signifier ce mot-valise. Demandez-leur de le dire sous la forme d'une définition de dictionnaire.
Frigothèque : n.m. ; salle où l'on trouve toutes sortes de frigidaires. Proposez ensuite aux enfants deux mots (écrivez-les au tableau) et demandez-leur d'imaginer un mot valise et sa définition. Recommencez si nécessaire avec deux autres mots. Envoyez deux enfants au tableau et demandez-leur d'y écrire chacun un mot (de préférence des noms d'objet).
A partir des deux mots écrits, inventez collectivement et oralement un mot-valise et sa définition.
Envoyez ensuite d'autres élèves et faites le même travail collectif. Proposez ensuite aux enfants de travailler par deux sur leur cahier d'essais (chaque enfant propose un mot, et ils trouvent ensemble la définition). Mise en valeur des productions : affichage dans la classe, publication dans le journal, etc.
André Jorge
André Jorge
Jeux poétiques
Quelques définition et exemples.
Acrostiche :
C'est un poème qui cache un secret... Pour le découvrir, il suffit de lire verticalement, de haut en bas, la première lettre de chaque vers. On découvre alors un ou plusieurs mots.
Exemple :
E
lle est là A
ux quatre coins du monde et U
tile pour toute la vie. Kathleen, CM2
Cadavre exquis :
C'est un jeu qui se joue à trois. Le premier écrit un groupe sujet puis le cache. Le second, un verbe. Et le troisième un complément. On découvre alors une phrase poétique, humoristique ou amusante...
Exemple :
La pluie sablée danse à travers les arbres
Steve Hugo, CM2
Calligramme :
C'est un poème que l'on écrit en dessinant la forme d'un l'objet ou d'un animal, ou d'une personne dont on parle dans le poème, comme le faisait Guillaume Apollinaire au début du XXème siècle, mais ce procédé existe depuis l'Antiquité.
Centon :
On prend, dans des poèmes qu'on aime, un vers par-ci, un vers par-là, puis on les réunit et on fabrique un nouveau poème.
Il est préférable de choisir des vers de même longueur, qui riment ensemble, et qui permettent de fabriquer un poème ayant une certaine unité.
Exemple :
L'eau
C'est l'eau
Qui court dans le ruisseau
Qui noie mon chagrin
Qui pleure dans l'océan
Qui chante l'écho
Et qui n'a pas de rides.
Steve, CM2
Haïku :
C'est une forme moderne de la poésie française, empruntée à la poésie japonaise classique. On lui donne en général 17 syllabes et trois vers.
Exemple :
La source
Rejetait les sentiments
Du vieux chêne fidèle
Aurélie, CM2
Questions-réponses :
C'est un jeu qui se joue à deux :
- le premier écrit une question commençant par "Pourquoi" ; il ne la montre pas à son camarade.
- le second écrit une réponse commençant par "Parce que" sans connaître la question qu'a écrite son camarade.
Après avoir trouvé plusieurs questions et réponses, ils les associent de la meilleure façon possible. On peut alors arriver à un jeu de questions-réponses poétiques, humoristiques ou amusantes,...
Exemple :
Pourquoi les fleuves ont-ils l'air un peu morose ?
Parce qu'il y a des étoiles magiques tout au fond de la rivière.
Kathleen et Eva, CM2
André Jorge
André Jorge
Exemple de démarche d'un projet en production d'écrits
 La démarche pédagogique
1- Besoin de communiquer: naissance d'un projet d'écriture.
C'est d'un projet de la classe que le besoin et le choix d'une communication écrite émerge. Les enfants sont motivés pour entrer dans ce projet. Le maître a su créer des attentes.
2- Choix du type social d'écrit. Choix du type de texte.
Le choix du support social de l'écrit sera effectué en fonction du public destinataire de l'écrit et du lieu de résidence de ce(s) récepteur(s).
Le choix du texte: récit ou discours.
3- Tri de textes (découverte de l'organisation et du fonctionnement du type de texte choisi).
Il est nécessaire de proposer des écrits pouvant servir de références. Sur lesquels les enfants pourront prendre appui pour bâtir leur production. C'est au cours de cette activité que les règles de cohérence du texte seront mises en évidence.
4- Elaboration de la maquette du texte.
Elaborer la maquette du texte, c'est en définir la macrostructure.
- Quelles informations communiquer? A quelle place dans le texte?
- Quel champ sémantique utiliser?
- Quels connecteurs utiliser?
5- Mise en place du cahier des charges (guide de relecture).
Il va s'agir de définir la progression des informations dans le texte et les exigences attendues au niveau de l'écriture: mise en place des règles de répétition, de progression, de relation et définition des règles morphosyntaxiques.
6- Mise en mots et mise en texte: écriture sur la maquette.
Les enfants disposent de tous les outils pour produire l'écrit.
C'est un moment de travail sur la phrase, sur la syntaxe, sur les enchaînements des phrases (utilisation des connecteurs).
7- Relecture et utilisation du guide.
Un texte produit par un enfant sera relu par l'un des ses camarades qui sera chargé de signaler à l'écrivain les disfonctionnements remarqués.*
8- "Edition" et diffusion du texte.
Les enfants sont conduits à choisir les outils d'écriture, à choisir des caractères, à marquer les espaces,...
La diffusion va contraindre les enfants à faire des choix en ce qui concerne les voies de communication de l'écrit en tenant compte du public destinataire.
* L'idée de relecture par un camarade est intéressante, mais l'enfant le vivra peut être mal, et préfèrera que son travail soit relu par le maître, ce qu'il faut à mon avis accepter.
 
Exemple de séquence sur la recette.
1. Il faut d'abord avoir un projet à proposer aux enfants:
- Réaliser un petit recueil de recettes ;
- Réaliser une (des) recette(s) en classe ;
- Ecrire des recettes "pays" pour les envoyer à nos correspondants; Etc.
2. Une fois le projet accepté, proposer aux enfants un tri de textes avec comme consigne d'identifier et de classer les textes, et de trouver le "nouveau" type de texte.
3. Passer ensuite au "nouveau" type de texte: la recette.
- mettre en évidence la "maquette" (ou le squelette) de ce type de texte.
- Proposer aux enfants la réalisation d'une fiche guide ou d'une carte d'identité de la recette.
Exemple:
Carte d'identité d'une recette :
 
- Un titre, en haut.
- En dessous du titre, à gauche: la liste des ingrédients.
- En dessous du titre, à droite: les indications pour la préparation.
- En dessous, les actions pour réaliser la recette.
Les actions sont données dans l'ordre chronologique. Les verbes sont soit à l'infinitif, soit à l'impératif. Les phrases sont courtes. - Proposez ensuite un texte puzzle.
4. Etude du contenu des recettes:
Grammaire:
Exercices de construction de phrases.
Activité possible: faire remarquer que dans la plupart des textes, il n'y a pas de pronoms personnels. Proposez comme exercice, des phrases au présent de l'indicatif que les enfants devront écrire à l'infinitif ou à l'impératif.
Exemple:
"Je verse le lait dans le saladier" , l'élève devra écrire "Verser le lait dans le saladier."
Conjugaison:
Apprendre l'impératif ou l'infinitif.
Vocabulaire:
- Proposer un travail de recherche du vocabulaire inconnu dans les documents étudiés. Rechercher leur sens (dans un dictionnaire), et proposer d'apprendre le sens des mots en même temps que leur orthographe pour le lendemain. Vous ferez un petit "contrôle" du sens (oral ou écrit, à vous de voir) , et de l'orthographe des mots appris (sur l'ardoise par exemple).
- Les activités de vocabulaire peuvent porter sur les ustensiles (moule, poêle, four, spatule,...), sur les ingrédients (zeste de citron, persil,...), sur les actions (peler, égoutter, hacher, beurrer,...)
- Vous pouvez afficher les mots "nouveaux" pour que les élèves ne fassent pas de fautes d'orthographe, et qu'ils s'imprègnent de ce vocabulaire.
Orthographe:
Travailler les difficultés des textes étudiés: accords, et/est,...
5. Proposer des activités d'écriture:
- Une recette "à trous": texte à compléter avec un vocabulaire spécifique (proposé ou non), par exemple sur les verbes d'action, sur les ingrédients, ou sur les ustensiles.
- Un texte de recette où vous avez remplacé les mots désignant les ingrédients par des dessins.
- Légender des images séquentielles représentant les actions d'une recette.
- Ecrire une recette à partir d'images séquentielles.
- Ecrire une recette en entier.
Quelques conseils:
- Pensez à afficher tout ce dont les enfants pourraient avoir besoin pour écrire: fiche-guide, maquette de la recette, conjugaison, vocabulaire,...
- Proposez aux enfants plusieurs textes de recettes pendant la séquence.
André Jorge
André Jorge
Etudier le texte explicatif / informatif à l'école élémentaire
Quelques éléments pour étudier le texte explicatif / informatif et organiser vos séances, à travers l'exemple de la fiche documentaire.
Objectifs :
Les objectifs qui permettront d'évaluer les enfants sont les suivants :
- être capable d'identifier une fiche documentaire parmi d'autres types de textes ;
- être capable d'identifier les différentes parties de ce type d'écrit ;
- être capable d'organiser de façon logique des différentes étapes de l'explication ;
- être capable d'écrire des fiches documentaires (sur le thème étudié) en respectant ses caractéristiques.
La première séance :
Il existe nombre de façons de commencer l'étude d'un type de texte. Celle présentée ici commence par un tri de textes.
Proposez aux enfants un tri de textes, avec des types de textes qu'ils connaissent (lettre, poème, récit,...) et celui qu'ils ne connaissent pas. Les enfants devront :
identifier les types de textes connus ; justifier leurs réponses, notamment en donnant les principales caractéristiques de ces types de textes ; trouver le nouveau type de texte, ici : le documentaire (texte informatif / explicatif). Cette séance permettra à l'enseignant de découvrir ce que les élèves savent déjà ou croient savoir, mais aussi ce qu'ils devront apprendre.
Caractéristiques du texte informatif / explicatif:
On peut demander aux élèves de réaliser une carte d'identité du texte permettant de rassembler les caractéristiques du type de texte :
- titre, sous forme de question.
- Paragraphes :
Le premier pour présenter le sujet ; Des paragraphes pour apporter des éléments de réponse illustrés de photographies ou de dessins ; Un dernier paragraphe pour conclure et apporter d'autres informations. - Utilisation d'un vocabulaire spécifique au sujet dont il est question.
- Conjugaison : le temps employé est le présent.
- Nombres écrits en chiffres ;
- Mots importants mis en évidence : gras, soulignés, etc.
Etc.
La production d'écrits :
Au début, il ne s'agit pas de produire une fiche documentaire complète.
Les séances de production d'écrits doivent servir à ré-investir dans des activités courtes, partielles ce qu'on a appris, découvert en lecture sur ce type de textes :
- tri de textes ;
- texte puzzle ;
- fiches incomplètes - recherche et écriture :
des mots manquant (connecteurs : puis, d'abord, alors,...) ; du texte ou des expressions manquants ; d'une partie manquante ; - fiches incomplètes : dessiner les éléments qui manquent ;
- simple entraînement à la réalisation de croquis ou schémas pour décrire un animal, une expérience en sciences,...
- ré-écrire un texte en mettant en forme les paragraphes ;
L'écriture de fiches complètes est prévue en fin de séquence, lors du travail sur les planètes.
>>> Lors de la lecture des fiches, on relèvera le vocabulaire utile à la production d'écrits (mots connecteurs, etc.)
En lecture :
- Il s'agira bien sûr de lire des fiches documentaires.
Chacune de ces lectures permettra aux enfants d'analyser, de retrouver et reformuler la structure et les caractéristiques de ce type d'écrit. Le questionnaire qui leur sera proposé oralement devra permettre de mettre en évidence les caractéristiques du type de texte.
Voici des exemples de questions en vrac ; à vous de faire le tri et de vous en inspirer pour vos séances :
Comment appelle-t-on ce type de texte ? A quoi sert-il ? A qui s'adresse-t-il ? Quel est son titre ? De quoi est-il question dans ce texte ? Combien de paragraphe y a-t-il dans ce texte ? Que nous apprend le paragraphe n° ... ? le n° ... ? le n ° ... ? Qu'apprend-on dans ce texte ? Quel est le problème posé ? Quelles sont les réponses apportées ? Quel est le rôle des dessins / schémas / photographies ? Etc.
- Il est possible de proposer des fiches sans titre et demander aux enfants de retrouver les titres (puis de les recopier bien sûr).
- Il est possible de proposer des lectures puzzle (que vous aurez créées vous-même à partir de fiches).
- On peut demander de retrouver les différentes parties et de les encadrer au crayon (couleurs).
- En BCD, il s'agira :
de trouver des ouvrages documentaires et de les lire ; Grille de relecture :
Elle est à élaborer au fur et à mesure des lectures et des découvertes.
André Jorge
André Jorge
Création poétique avec ''Liberté'' de Paul Eluard
Proposition de séance sur le poème "Liberté" - Niveau : cycle 3.
PAYET Marie-Céline - Conseiller Pédagogique
Saint-Paul 2 - Ile de la Réunion.
Ecrire un poème à la manière de "Liberté" (Paul Eluard).
COMPETENCES DANS LE DOMAINE DE LA LANGUE :
* Ré-écrire un texte à partir des remarques d'un ou de plusieurs lecteurs.
* Réinvestir dans la production d'écrits les connaissances acquises par l'étude des caractéristiques des différents types de textes rencontrés en lecture.
COMPETENCES TRANSVERSALES :
* Savoir repérer et représenter les éléments significatifs d'une situation.
OBJECTIFS :
* Développer la sensibilité de l'enfant.
* Accentuer sa faculté de réinvestissement : prolonger le poème de Paul Eluard sur le même mode structural.
DUREE :
* Environ 45 minutes.
ORGANISATION :
* Collectif et individuel.
MATERIEL/SUPPORT
* Extraits du poème Liberté de Paul Eluard.
* Enregistrement (CD) du poème.
DEROULEMENT :
Lancement de l'activité (5 min).
Je demande aux élèves : "Qu'est-ce que la liberté pour vous ?"
S'ils n'ont aucune idée, on pourra leur demander si chez eux ils peuvent faire ce qu'ils veulent, se référer aux différentes légendes, au cours d'histoire sur l'esclavage,... "Il y a des poètes qui ont écrit sur la liberté. Ecoutez ce poème de Paul Eluard."
Je fais écouter l'enregistrement de Gérard Philipe (ne pas faire écouter la dernière strophe).
Je laisse les enfants s'exprimer sur le poème, puis je leur demande :
"Quel est le titre du poème ?" (S'il n'y a pas de réponse, y revenir dès que les élèves ont le poème sous les yeux).
"Qu'est-ce que vous avez ressenti ?"
"A quoi pensez-vous ?"
Analyse de la structure (5 min).
Les élèves découvrent le poème qui est écrit au tableau.
"Nous allons voir comment Paul Eluard a écrit ce poème."
"Qu'est-ce que vous remarquez ?"
S'ils ont des difficultés, leur demander combien de vers il y a dans une strophe, s'ils se ressemblent tous.
Réponses attendue : il y a 4 vers.
* Le premier vers commence par le petit mot (la préposition) "sur".
* Le deuxième vers commence par le petit mot (la préposition) "sur".
* Le troisième vers commence par le petit mot (la préposition) "sur".
* Le quatrième vers ne change pas : "j'écris ton nom".
J'écris (en rouge) au tableau la structure du poème, au fur et à mesure qu'elle est donnée.
Avant de passer à l'écriture collective, il faut revenir sur les mots que le poète emploie et montrer que ce sont des mots fantaisistes, originaux, bizarres, inhabituels.
Poser la question : "Qu'est-ce que vous pouvez dire sur les termes, les mots que le poète emploie pour écrire ses strophes ?"
Ecriture collective (10 min).
"Maintenant qu'on a vu comment Paul Eluard a écrit son poème, on va le continuer, on va écrire ensemble une strophe qui fera suite à ce poème."
"Vous êtes libre de proposer ce que vous voulez, comme le poète était libre d'écrire ce qu'il voulait."
"Pensez à ce que vous aimez, aux planètes du système solaire par exemple…., à ce que l'on a vu ensemble, à vos lectures."
Je note au tableau les propositions des élèves, ( retenir uniquement les vers dont les mots sont agréables à entendre : relire quelques vers des strophes au tableau) puis je lis la strophe pour la classe.
Ecriture individuelle (15 min).
"Maintenant que vous avez vu comment on fait pour écrire la suite du poème, chacun de vous va écrire une strophe."
"Comment allez-vous faire pour écrire cette strophe ? Il faudra commencer par les trois premières strophes par "sur" et la dernière ne change pas."
Faire reformuler la consigne par 3 élèves : " Qu'allez-vous faire ? Comment allez-vous faire ? "
- Faire ressortir que l'on doit avoir la même structure.
- J'aide les enfants, je les encourage en passant dans la classe. Je respecte leurs idées.
Mise en commun (10 min).
Des volontaires viennent lire leur trouvaille (4 /5).
Demander aux élèves : "Est-ce que d'après vous, le poème Liberté se termine de la même manière que chaque strophe ?"
Faire écouter la fin du poème.
Prolongement :
Nouvelle écriture en respectant le nombre de pieds de chaque vers.
Le poème :
LIBERTE
(…)
Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom
(…)
Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom
Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom
(…)
Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom
(Dernière strophe
Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté
Poésie et vérité - Paul Eluard (1895 - 1952)
André Jorge
André Jorge
Création poétique : structure répétitive
Exemple d'exploitation d'un poème à structure répétitive.
Proposez aux enfants le poème ci-dessous et demandez leur de le compléter.
L'ARBRE
Perdu au milieu de la ville,
L'arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Les parkings, c'est pour stationner,
Les camions pour embouteiller,
Les motos pour pétarader,
Les vélos pour se faufiler.
L'arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Les télés, c'est pour ............................,
Les transistors pour ............................,
Les murs pour ............................,
Les magasins pour ............................ .
L'arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Les maisons, ..............................................,
Les bétons ..............................................,
Les néons ..............................................,
Les feux .............................................. .
L'arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Les ascenseurs, ..............................................,
Les présidents ..............................................,
Les monstres ..............................................,
Les mercredis ...............................................
L'arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Il suffit de le demander à l'oiseau qui chante à la cime.
Jacques Charpentreau
 
Il faudra certainement effectuer une phase de recherche et de socialisation des idées, afin d'aider les élèves les moins capables. On pourra également demander aux enfants qui auront terminé rapidement de lire à haute voix leur poème. Ce travail peut paraître trop facile pour des enfants de CM. On pourra dans ce cas il faudra procéder autrement, par exemple : leur donner les deux premières strophes du poème de Jacques Charpentreau et leur demander : d'en inventer deux autres à la manière de Charpentreau. de changer le dernier vers. [*]Si nécessaire, selon le niveau des enfants et les difficultés observées, effectuez, lors d'activités décrochées de 5/10 minutes un travail sur :
l'infinitif après "à", "de" et "pour". le pluriel des noms.  
Une fois le travail terminé, les enfants pourront comparer leur poème avec celui de Jacques Charpentreau :
L'ARBRE
Perdu au milieu de la ville,
L'arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Les parkings, c'est pour stationner,
Les camions pour embouteiller,
Les motos pour pétarader,
Les vélos pour se faufiler.
L'arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Les télés, c'est pour regarder,
Les transistors pour écouter,
Les murs pour la publicité,
Les magasins pour acheter.
L'arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Les maisons, c'est pour habiter,
Les bétons pour embétonner,
Les néons pour illuminer,
Les feux rouges pour traverser.
L'arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Les ascenseurs, c'est pour grimper,
Les présidents pour présider,
Les monstres pour se dépêcher,
Les mercredis pour s'amuser.
L'arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Il suffit de le demander à l'oiseau qui chante à la cime.
Jacques Charpentreau
 
Toujours valoriser le travail des enfants : affichage, publication dans le journal de l'école, création de recueil, etc.
 
Un exemple de création poétique par des enfants :
Le coquillage
Perdu au milieu de la plage.
Le coquillage tout seul à quoi sert-il ?
 
La mer c'est pour se baigner,
Les vagues pour surfer,
Le soleil pour pour bronzer,
Les oursins pour piquer.
 
Le coquillage tout seul à quoi sert-il ?
 
Les requins c'est pour effrayer,
Les dauphins pour sauver,
Les sirènes pour chanter,
Les méduses pour brûler.
 
Le coquillage tout seul à quoi sert-il ?
 
Les bateaux c'est pour naviguer,
Les plongeurs pour explorer,
Les maîtres nageurs pour surveiller,
Le sable pour s'amuser.
 
Le coquillage tout seul à quoi sert-il ?
 
Les crabes c'est pour percer,
Les étoiles de mer pour décorer,
Les coraux pour protéger,
Les phares pour guider.
 
Le coquillage tout seul à quoi sert-il ?
 
Il suffit de le demander au bernard-l'hermite
Qui se cache dans sa coquille.
 
CM1/CM2 - Bras Canot
Document proposé par Marie-Céline PAYET
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