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corazon
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Il y a 5 heures, nellou a dit :

Tu as compris la fin ?

Ah moi aussi elle me perturbe 

Il n’y a plus de protagonistes qui auraient pu faire le coup ? 
Donc j’en ai conclus que c’était juste pour le style , trouver une chute qui fasse cogiter les lecteurs 

Si tu as une théorie on peut en parler en mp 😂

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Il y a 14 heures, ptitloir a dit :

 

@nellou l'adresse est correcte mais n'est accessible que par VPN en ce moment (le site a sans doute dû mettre en place une restriction géographique)

Alors je sais pas trop ce qu'est un VPN, disons que j'ai rien compris en cherchant ! :D

Ça ne marche pas chez moi, ça marche chez @Keltia et en juillet quand on a parlé du lien, ça marchait chez moi et pas chez l'edipienne à qui j'avais confirmé le lien ! :scratch:

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Le 11/08/2022 à 16:25, Tide a dit :

 

Impossible Erri de Luca

On part en montagne pour éprouver la solitude, pour se sentir minuscule face à l'immensité de la nature. Nombreux sont les imprévus qui peuvent se présenter, d'une rencontre avec un cerf au franchissement d'une forêt déracinée par le vent.
Sur un sentier escarpé des Dolomites, un homme chute dans le vide. Derrière lui, un autre homme donne l'alerte. Or, ce ne sont pas des inconnus. Compagnons du même groupe révolutionnaire quarante ans plus tôt, le premier avait livré le second et tous ses anciens camarades à la police. Rencontre improbable, impossible coïncidence surtout, pour le magistrat chargé de l'affaire, qui tente de faire avouer au suspect un meurtre prémédité.
Dans un roman d'une grande tension, Erri De Luca reconstitue l'échange entre un jeune juge et un accusé, vieil homme "de la génération la plus poursuivie en justice de l'histoire d'Italie" . Mais l'interrogatoire se mue lentement en un dialogue et se dessine alors une riche réflexion sur l'engagement, la justice, l'amitié et la trahison.

 

Merci, je ne me souvenais plus de l'auteur et du titre de ce livre que je voulais lire ! Je me les note !

Le 11/08/2022 à 07:23, Mirobolande a dit :

Je viens de finir S'adapter de Clara Dupont-Monod. Fort, bouleversant, j'ai beaucoup aimé. 

La naissance d'un enfant handicapé dans une famille vue par sa fratrie, frère et sœur. La place qu'il laisse dans cette famille après sa mort, et la naissance d'un quatrième. 

Magnifique portrait de famille aussi. 

171 pages. 

Je recommande chaudement. 

+ 1 !

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Je viens de terminer Les fêlures de Barbara Abel et j'ai beaucoup aimé. Ça se lit très vite, j'avais du mal à le lâcher pour faire autre chose !

Citation

Qui est le véritable meurtrier d'un être qui se suicide ? Lui, sans doute. Et puis tous les autres, aussi.
Quand Roxane ouvre les yeux, elle sait que les choses ne se sont pas passées comme prévu.
Martin et elle formaient un couple fusionnel. Et puis, un matin, on les a retrouvés dans leur lit, suicidés. Si Roxane s'est réveillée, Martin, lui, n'a pas eu sa chance... ou sa malchance. Comment expliquer la folie de leur geste ? Comment justifier la terrible décision qu'ils ont prise ? Roxane va devoir s'expliquer devant ses proches, ceux de Martin, et bientôt devant la police, car ce suicide en partie raté ne serait-il pas en réalité un meurtre parfait ? Que savons-nous réellement de ce qui se passe au sein d'un couple ? Au sein d'une famille ? Que savons-nous des fêlures de chacun ?

 

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Je viens de finir de lire Disparition de Nicolas NUTTEN, grand prix du suspense 2020.

Après un début prometteur, je me suis finalement beaucoup ennuyée et l'intrigue était basique.

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Leur domaine de Jo Nesbo

Carl et Roy ont seize et dix-sept ans lorsque la voiture de leurs parents tombe au fond d'un ravin. Roy s'installe comme mécanicien dans une station-service du bourg voisin pour subvenir à leurs besoins. Carl, aussitôt sa scolarité finie, file au Canada poursuivre ses études et tenter sa chance.Des années plus tard, Carl revient au pays avec une trop ravissante épouse, mû par un ambitieux projet pour le modeste domaine familial : construire un hôtel spa de luxe qui fera leur fortune et celle de leur communauté, sur laquelle il compte pour financer les travaux. Mais le retour de l'enfant prodigue réveille de vieilles rancoeurs et les secrets de famille remontent à la surface. Tandis que les murs du palace peinent à s'ériger, les cadavres s'amoncellent.Leur domaine est un thriller complexe, déroutant, à l'atmosphère irrespirable, dans lequel Jo Nesbø expose avec un réalisme glaçant les rouages des rapports familiaux pervertis. On comprend que Stephen King ait trouvé ce roman "original et spécial" et qu'il "n'ait pas pu le lâcher"...

 

Je suis incapable de dire si j'ai apprécié ou pas... C'est très particulier.

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J'ai adoré L'affaire Alaska Sanders de Joël Dicker !

Ça fait un moment que j'attendais qu'il soit dispo à la bibliothèque et j'ai eu beaucoup de mal à le lâcher pour faire autre chose de mes journées une fois commencé ! Lu en 2 jours.

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Je viens de finir et je suis mitigée. J'avais beaucoup aimé Le gang des rêves. J'ai eu du mal cette fois. Rien à reprocher à l'histoire. Mais pas un coup de cœur comme la première fois. 

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Et pourtant, j'ai adoré ce bouquin. Je l'ai lu en deux jours tellement j'ai été emporté par l'histoire.

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Il y a 8 heures, Mirobolande a dit :

Je viens de finir et je suis mitigée. J'avais beaucoup aimé Le gang des rêves. J'ai eu du mal cette fois. Rien à reprocher à l'histoire. Mais pas un coup de cœur comme la première fois. 

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Pareil, énorme coup de coeur pour Le gang des rêves, Les enfants de Venise  moyen.

Le dernier Mamma Roma est insipide, selon moi.

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Grégoire Delacourt : les quatre saisons de l'été.

Été 99, dont certains prétendent qu’il est le dernier avant la fin du monde.
Sur les longues plages du Touquet, les enfants crient parce que la mer est froide, les mères somnolent au soleil. Et partout, dans les dunes, les bars, les digues, des histoires d’amour qui éclosent. Enivrent. Et griffent. Quatre couples, à l’âge des quatre saisons d’une vie, se rencontrent, se croisent et s’influencent sans le savoir.
Ils ont 15, 35, 55 et 75 ans. Ils sont toutes nos histoires d’amour.

J'ai beaucoup aimé ces 4 tranches de vie avec la chanson de Cabrel "hors saison" comme fil rouge. Jesuis entrée un peu à reculons dans cette lecture car je n'avais pas été emballée par la liste de mes envies.

 

Pierre Lemaître : Le miroir de nos peines

Avril 1940. Louise, trente ans, court, nue, sur le boulevard du Montparnasse. Pour comprendre la scène tragique qu'elle vient de vivre, elle devra plonger dans la folie d'une période sans équivalent dans l'histoire, où la France tout entière, saisie par la panique, sombre dans le chaos, faisant émerger les héros et les salauds, les menteurs et les lâches...

Toujours très documenté et bien écrit mais j'ai trouvé que ce tome manquait un poil de souffle.

Allie Reynolds : Hors piste

Six snowboardeurs. Amis (et rivaux).
Parmi eux, un disparu. Parmi eux, un assassin ?
Bienvenue dans les Alpes pour un week-end de retrouvailles. Dans un refuge de haute montagne, très isolé. Où on a vite fait de glisser dans une crevasse. (Ou de s'y faire pousser.) Mais qui a donc organisé cette escapade diabolique ?
Et surtout, qui a bien pu faire disparaître Saskia dix ans plus tôt ?
Entre thriller de haute voltige où tous les coups sont permis et huis clos hivernal des plus angoissants, Hors-Piste donne un vertige époustouflant !

étrange de lire un polar qui se déroule en hiver dans les Alpes en pleine canicule.

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Des témoignages terribles et une grande empathie qui se dégage de l'auteure. 

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Je viens de lire les Lettres persanes de Montesquieu. Satire et critique de la société de l'époque, ambigu, pas toujours captivant mais malin, un livre à re-découvrir. 

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Dans la série "œuvres d'un autre siècle", j'ai commencé Le Roman de Renart.

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"Marche blanche", par Claire Castillon.

Présentation de l'éditeur Dix ans après la disparition de leur fille Hortense, alors âgée de quatre ans, Carl et sa femme vivent toujours dans l'ombre terrible de ce drame. Des marches blanches ont été organisées, l'enquête se poursuit sans résultats. Carl voit avec inquiétude se dégrader l'état mental de son épouse, qui semble discerner partout des preuves que sa fille est encore en vie. Ces troubles de la raison vont se précipiter avec l'arrivée de nouveaux voisins dans la maison d'en face. Géraldine et Bertil ont deux enfants, Ludo et Hélène. Hélène a quatorze ans, exactement l'âge qu'aurait Hortense ; elle a une petite cicatrice sur la lèvre qui correspond à celle qu'avait la fillette. Il n'en faut pas plus pour que la mère se persuade qu'il s'agit de sa fille.
Ce roman, à la fois haletant et glaçant, est d'une extrême efficacité dans la description de la folie qui étend son empire sur l'esprit de la narratrice. Le délire logique de cette femme, le jugement implacable qu'elle porte sur son mari, sur son entourage, sur le monde et la vie (et assez peu sur elle-même) jettent un trouble profond dans l'esprit du lecteur. Ce roman d'une grande justesse psychologique ne résonnerait pas aussi violemment en nous sans le style très singulier et puissant de Claire Castillon, qui impose de bout en bout son charme vénéneux.

 

Mon avis : un court roman de 200 pages au point de départ très très classique (la mère d'une enfant kidnappée il y a dix ans croit la reconnaître dans la maison de ses nouveaux voisins). Claire Castillon réussit à rendre une ambiance inquiétante et glacée. L'histoire de cette mère est parfaitement racontée, l'auteure dévoile les faits petit à petit et si j'ai vite deviné le dénouement cela reste une bonne lecture.

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Sorman--la-folie

L'auteur rend compte de la vie dans une unité psychiatrique, soignants  soignés, elle brosse des portraits sans jugement. C'est prenant, très bien écrit. 

« Ce jour-là j'ai compris ce qui me troublait. Peut-être moins le spectacle de la douleur, de la déraison, du dénuement, que cette lutte qui ne s'éteint jamais, au bout d'un an comme de vingt, en dépit des traitements qui érodent la volonté et du sens de la défaite, ça ne meurt jamais, c'est la vie qui insiste, dont on ne vient jamais à bout malgré la chambre d'isolement et les injections à haute dose.
Tous refusent, contestent, récusent, aucune folie ne les éloigne définitivement de cet élan-là. » Durant toute une année, Joy Sorman s'est rendue au pavillon 4B d'un hôpital psychiatrique et y a recueilli les paroles de ceux que l'on dit fous et de leurs soignants.
De ces hommes et de ces femmes aux existences abîmées, l'auteure a fait un livre dont Franck, Maria, Catherine, Youcef, Barnabé et Robert sont les inoubliables personnages. À la folie est le roman de leur vie enfermée.

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"Au coeur de la prison des femmes" par Marie-Annick Horel qui fut, pendant toute sa carrière, surveillante, puis major, à la prison des femmes de Rennes. Pas de la grande littérature, mais un témoignage touchant et très humain - à faire lire de toute urgence à celles et ceux qui pensent qu'en prison les détenu(e)s sont en vacances !! -, dans lequel tous les aspects du métier de surveillante sont évoqués; et en fin d'ouvrage, les passages sur le recrutement et la formation, la politique du "pas de vagues" et les abus et violences commis par certain(e)s surveillant(e)s - protégés par des syndicats sur les dents - font furieusement penser à ce qui se passe au sein d'autres corps de métier, EN en tête ! ...

Sinon, rien à voir, mais dans un autre genre - roman noir ? - j'ai adoré "une fille facile" et "les grands prêtres de la Californie" de Charles Willeford !

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Je voulais partager ma dernière lecture : La bibliothèque des rêves secrets (Michiko Aoyama)

Tout en poésie et en douceur. C'était parfait pour se ressourcer avant d'attaquer une nouvelle semaine.
J'ai adoré retrouver le style japonnais.

 

Citation

Un livre peut changer notre vie

 

Femme imposante et énigmatique coincée entre le paravent et le bureau d’angle du coin Conseils d’une petite bibliothèque en plein coeur de Tokyo, Sayuri Komachi attend patiemment ceux qui décident de venir la voir. Hommes ou femmes, jeunes ou vieux, salariés ou retraités… ils sont au croisement de leur vie. Et à chacun, la mystérieuse bibliothécaire propose un ouvrage totalement inattendu, bien loin de celui qu’ils croyaient être venus chercher. Mais ce choix ne relève pas du hasard, car derrière cette lecture imprévue et surprenante se dessinent les premiers jalons d’un nouveau départ.
Un roman choral poétique qui célèbre le pouvoir des livres et l’importance qu’une personne attentive et à l’écoute peut avoir sur le destin de chacun d’entre nous.
Michiko Aoyama est une journaliste japonaise. Finaliste du Prix des libraires au Japon, La Bibliothèque des rêves secrets, son premier roman, s’est immédiatement hissé en tête des ventes avant de connaître un succès international.

 

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Est ce que l'une de vous a lu "pour une heure oubliée" de Frederic Perrot ? (c'est lui qui a écrit le carnet de bord de Ben Mazue, Grand Corps malade et Gael Faye pour leur album Ephémère, qui un bijou par ailleurs si vous ne l'avez pas écouté... 😍)

 

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La 56ème et dernière aventure de Spirou : La Mort de Spirou.

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cette semaine, c'était le festival du polar dans ma petite ville : prix littéraire des lecteurs (avec 4 livres sélectionnés à lire), des animations en soirée (une soirée avec des médecins légistes, une rencontre avec Thibaut Solano, un journaliste spécialiste des crimes et fait-divers, qui vient de sortir son premier roman, une énigme interactive à résoudre dans les rues, des activités adultes comme enfants sur la police scientifique et samedi, le salon du polar avec des auteurs présents et des discussions avec eux. Il y avait aussi un concert dessiné prévu mais le covid a frappé (et atteint aussi la lauréate du prix ...). c'était vraiment génial !

Les livres à lire étaient : Traverser la nuit de Hervé Le Corre, La nuit des chiens de Thomas Fecchio, La sacrifiée du Vercors, de François Médéline et Rosine, une criminelle ordinaire de Sandrine Cohen (qui a remporté le prix). Les 4 étaient très différents et très intéressants à lire. J'y ai ajouté "Les noyés du clain" de Thibaut Solano (c'était mieux pour discuter avec l'auteur ...).

et pour sortir du polar, je voulais partager avec vous une lecture "coup de coeur" , L'homme chevreuil de Geoffroy Delorme, le récit  authentique de ce jeune homme qui a vécu 7 ans parmi les chevreuils en immersion totale....

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J'ai lu my absolute darling de Gabriel Tallent. À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu'elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s'ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d'un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu'au jour où... Je recommande, ne serait ce que pour le style littéraire.

Là je lis Idaho d'Emile Ruskovich. Idaho, 1995. Par une chaude et insouciante journée d'août, Wade, Jenny et leurs deux petites filles, June et May, se rendent dans une clairière de montagne pour ramasser du bois. S'y produit soudain un drame inimaginable, qui détruit la famille à tout jamais. Neuf années plus tard, Wade a refait sa vie avec Ann au milieu des paysages sauvages et âpres de l'Idaho. Mais tandis que la mémoire de son mari vacille, Ann devient obsédée par le passé de Wade. Déterminée à comprendre cette famille qu'elle n'a jamais connue, elle s'efforce de reconstituer ce qui est arrivé à la première épouse de Wade et à leurs filles.

Je viens de terminer . Je ne recommande pas,  trop de questions sans réponse . 

Edited by loune
Rectification
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Lu un livre d'un auteur islandaisJon Kalman Stefansson : "Ton absence n'est que ténèbres". Livre absolument magnifique, bouleversant, poétique. https://www.babelio.com/livres/Stefnsson-Ton-absence-nest-que-tenebres/1376629

Un homme se retrouve dans une église, quelque part dans les fjords de l’ouest, sans savoir comment il est arrivé là, ni pourquoi. C’est comme s’il avait perdu tous ses repères. Quand il découvre l’inscription « Ton absence n’est que ténèbres » sur une tombe du cimetière du village, une femme se présentant comme la fille de la défunte lui propose de l’amener chez sa sœur qui tient le seul hôtel des environs. L’homme se rend alors compte qu’il n’est pas simplement perdu, mais amnésique : tout le monde semble le connaître, mais lui n’a aucune souvenir ni de Soley, la propriétaire de l’hôtel, ni de sa sœur Runa, ou encore d’Aldis, leur mère tant regrettée.
Petit à petit, se déploient alors différents récits, comme pour lui rendre la mémoire perdue, en le plongeant dans la grande histoire de cette famille, du milieu du 19ème siècle jusqu’en 2020. Aldis, une fille de la ville revenue dans les fjords pour y avoir croisé le regard bleu d’Haraldur ; Pétur, un pasteur marié, écrivant des lettres au poète Hölderlin et amoureux d’une inconnue ; Asi, dont la vie est régie par un appétit sexuel indomptable ; Svana, qui doit abandonner son fils si elle veut sauver son mariage ; Jon, un père de famille aimant mais incapable de résister à l’alcool ; Pall et Elias qui n’ont pas le courage de vivre leur histoire d’amour au grand jour ; Eirikur, un musicien que même sa réussite ne sauve pas de la tristesse – voici quelques-uns des personnages qui traversent cette saga familiale hors normes. Les actes manqués, les fragilités et les renoncements dominent la vie de ces femmes et hommes autant que la quête du bonheur. Tous se retrouvent confrontés à la question de savoir comment aimer, et tous doivent faire des choix difficiles.
« Ton absence n’est que ténèbres » frappe par son ampleur, sa construction et son audace : le nombre de personnages, les époques enjambées, la puissance des sentiments, la violence des destins – tout semble superlatif dans ce nouveau roman de Jón Kalman Stefánsson. Les récits s’enchâssent les uns dans les autres, se perdent, se croisent ou se répondent, puis finissent par former une mosaïque romanesque extraordinaire, comme si l’auteur islandais avait voulu reconstituer la mémoire perdue non pas d’un personnage mais de l’humanité tout entière. Le résultat est d’une intensité incandescente

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@loune J'ai lu aussi My absolute darling cet été ! J'ai trouvé ça très malfaisant, cette relation entre un père et sa fille, il y a des passages que je n'avais pas envie de lire 😱 Mais je ne regrette pas d'être allée au bout de ma lecture ! 

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Un très beau roman, très bien traduit. Parfois crue, cette longue lettre à sa mère aimante mais aussi maltraitante sans chronologie est bouleversante. Du coup, on pardonne quelques longueurs.

un bref moment de splendeur. Ocean Vuong

Un bref instant de splendeur se présente sous la forme d’une lettre qu’un fils adresse à sa mère qui ne la lira jamais. Fille d’un soldat américain et d’une paysanne vietnamienne, elle est analphabète, parle à peine anglais et travaille dans un salon de manucure aux États-Unis. Elle est le pur produit d’une guerre oubliée. Son fils, dont la peau est trop claire pour un Vietnamien mais pas assez pour un Américain, entreprend de retracer leur histoire familiale : la schizophrénie de sa grand-mère traumatisée par les bombes ennemies au Vietnam, les poings durs de sa mère contre son corps d’enfant, son premier amour marqué d’un sceau funeste, sa découverte du désir, de son homosexualité et du pouvoir rédempteur de l’écriture.
Ce premier roman, écrit dans une langue d’une beauté grandiose, explore avec une urgence et une grâce stupéfiantes les questions de race, de classe et de masculinité. Ocean Vuong signe une plongée dans les eaux troubles de la violence, du déracinement et de l’addiction, que la tendresse et la compassion viennent toujours adroitement contrebalancer. Un livre d’une justesse bouleversante sur la capacité des mots à panser les plaies ouvertes depuis des générations.

Je commence

le parc à chiens. Sofi Oksanen

Helsinki, 2016. Olenka, assise sur un banc dans un jardin public, observe un couple et leurs deux enfants en train de jouer avec leur chien. Une femme vient s'asseoir à ses côtés. Olenka sursaute : malgré les années, elle la reconnaîtrait entre mille. Après tout, Olenka n'a-t-elle pas ruiné la vie de cette femme, sa soi-disant amie ? Et cette dernière est sans doute ici pour lui rendre la pareille.
Elle seule connaît la vérité sur ce qu'a fait Olenka, d'où elle vient et de qui elle se cache. Malgré tout, pendant un court instant, les voici à nouveau réunies, spectatrices impuissantes de la vie qu'elles auraient pu avoir, si elles avaient fait d'autres choix.
Faisant alterner son récit entre la Finlande contemporaine et l'Ukraine aux premiers jours de la transition post-Soviétique, Sofi Oksanen raconte avec une acuité rare la trajectoire de ces deux femmes incapables de se libérer du passé.
Leurs histoires d'amitié, d'amour, d'ambition et de trahison, résonnent douloureusement dans ce monde où le corps des femmes est souvent réduit à une marchandise.

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La meute par Thomas Bronnec.

Un excellent livre, très réaliste, une plongée dans les poubelles de la politique. Malheureusement très crédible.

Présentation de l'éditeur :

Un vieux président défait qui n’arrive pas à décrocher et prépare son retour à l’occasion des prochaines élections : François Gabory.
Face à lui, Claire Bontems, une jeune ambitieuse qui, profitant du vide politique dans une France qui a voté pour la sortie de l’Union européenne, tente de faire main basse sur la gauche radicale en passant par-dessus les appareils politiques, aidée par Catherine Lengrand, la soeur de François Gabory.
Le choc de deux ambitions. Le choc de deux générations. Le choc de deux visions de la gauche. Et dans cette guerre sans merci, la rumeur, hypertrophiée par les réseaux sociaux et instrumentalisée ad nauseam. Tout dire et tout savoir, la vérité est accessoire. Le mensonge n’est plus seulement permis : il devient un devoir pour capter le pouvoir.
La Meute est un roman sur le pouvoir des médias à l’heure du numérique, une histoire où le pouvoir des algorithmes a remplacé le jugement éthique, une saga où l’amour familial s’est mué en une haine incommensurable sur fond de lutte d’influence. La Meute raconte notre société post-démocratique où l’exigence de transparence devient une arme de destruction massive capable de se retourner contre ceux qui l’utilisent.

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il y a une heure, chableu a dit :

Je vous envie...je n'arrive plus à lire depuis plusieurs semaines...🙄

Pareil 😒 Une vraie loque le soir, et en journée ou week-end pas le temps.

  • Solidaire 1
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il y a une heure, chableu a dit :

Je vous envie...je n'arrive plus à lire depuis plusieurs semaines...🙄

Pareil ! J'ai péniblement fini le livre commencé 2 ou 3 jours avant la reprise dimanche dernier. Pour l'instant, je n'ai même pas choisi le prochain. :(

  • Solidaire 1
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Je viens de lire "Le Président se tait" par Pauline Dreyfus.

En 1979 éclate l'affaire des diamants. En gros, Giscard ayant décidé de mettre dehors Bokassa "l'Empereur de Centrafrique", un dictateur sanguinaire et grotesque, celui-ci se venge. Il révèle au Canard enchaîné qu'il avait offert des diamants à Giscard à l'époque où celui-ci était ministre des finances. Vengeance stupide au moyen d'une anecdote sans intérêt, tous les hommes politiques reçoivent des cadeaux, mais Giscard réagit selon sa nature profonde, par le mépris. Et pendant 49 jours, pressé de questions, il ne répond pas et ne s'exprime pas sur le sujet. La presse s'empare de l'affaire, qui devient une source de fantasmes, et coûtera cher à VGE lors de l'élection de 81, la France entière ou presque se foutant de sa tête.

L'histoire se passe pendant ces 49 jours : chronique sociale de l'époque au moyen d'une galerie de portraits, l'affaire des diamants en fil rouge, j'ai aimé me plonger dans ces années-là grâce au talent de l'auteure : tout est crédible, les personnages attachants et bien dépeints, pas de pathos ni d'exagération partisane. J'aurais préféré un livre plus incisif et au final c'est une lecture anecdotique mais plaisante. Parfait pour le mois de septembre.

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